Égalité hommes-femmes : ONU Femmes mobilise la jeunesse pour déconstruire les normes sociales discriminatoires

Égalité hommes-femmes : ONU Femmes mobilise la jeunesse pour déconstruire les normes sociales discriminatoires  Comment faire des jeunes des acteurs du changement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes ? La question était au cœur d’une rencontre organisée ce lundi 23 juin 2026 au Centre de ressources d’ONU Femmes à Yaoundé. Réunissant étudiants, jeunes professionnels et partenaires institutionnels, l’échange a permis d’aborder les défis liés aux normes sociales qui continuent de freiner le potentiel des jeunes filles et l’autonomisation des femmes. Pendant près de deux heures, les participants ont échangé à bâtons rompus avec les responsables d’ONU Femmes et de l’Union internationale des télécommunications (UIT) sur les discriminations persistantes auxquelles sont confrontées les femmes et les filles dans les domaines de l’éducation, de l’économie et de la participation sociale. Des discriminations qui persistent dès le parcours scolaire Prenant la parole devant les jeunes, la représentante résidente d’ONU Femmes au Cameroun, Raky Chaupin, a rappelé que les inégalités entre les sexes demeurent une réalité mondiale, même si leur expression varie selon les contextes. Elle a notamment évoqué les nombreux obstacles qui jalonnent le parcours éducatif des jeunes filles : grossesses précoces, violences sexuelles, charges domestiques, manque de ressources financières ou encore choix familiaux privilégiant parfois la scolarisation des garçons lorsque les moyens sont limités. « Le chemin est parsemé d’embûches et d’obstacles. Pourtant, lorsque les jeunes filles accèdent à l’enseignement supérieur, elles doivent être fières de leur parcours et convaincues qu’aucune limite ne devrait être imposée à leurs ambitions », a-t-elle souligné. Au-delà de l’éducation, la responsable d’ONU Femmes a également insisté sur les inégalités économiques qui maintiennent de nombreuses femmes dans le secteur informel, avec un accès limité aux financements, à la propriété foncière et aux opportunités de développement. Faire des jeunes des acteurs de transformation sociale Cette rencontre s’inscrivait dans la dynamique du Centre de ressources d’ONU Femmes, également appelé Gender Knowledge Center, mis en place pour offrir aux chercheurs et aux jeunes un espace de documentation sur les questions d’égalité de genre. Selon Marie Pierre Raky Chaupin, l’objectif dépasse désormais la simple mise à disposition de ressources documentaires. « Nous avons pensé qu’il fallait promouvoir des dialogues intergénérationnels pour permettre aux jeunes de mieux comprendre les questions liées aux normes sociales, aux discriminations et à l’égalité hommes-femmes, mais aussi les engager comme acteurs du changement », a-t-elle expliqué. L’échange a également permis d’aborder la question des violences faites aux femmes et aux filles, ainsi que le rôle que chacun peut jouer dans leur prévention. La représentante d’ONU Femmes a rappelé l’importance des campagnes de sensibilisation menées à l’échelle mondiale, notamment les « 16 jours d’activisme » contre les violences basées sur le genre. Les nouvelles technologies comme levier d’autonomisation Invitée à partager son expertise, la représentante résidente de l’Union internationale des télécommunications (UIT) au Cameroun, S. Tahiry, a mis en avant le potentiel des technologies numériques pour favoriser l’émancipation économique et sociale des jeunes filles. Selon elle, les télécommunications et les outils numériques ouvrent l’accès à l’information, à la formation et à de nouvelles opportunités professionnelles susceptibles de transformer durablement les trajectoires des jeunes femmes. « Les nouvelles technologies sont des outils très efficaces pour autonomiser les filles et les femmes et leur permettre de prendre pleinement leur place dans la société », a-t-elle affirmé. Interrogée sur la faible représentation féminine dans les filières STEM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques), elle a appelé les jeunes filles à dépasser les stéréotypes qui associent encore ces domaines aux seuls hommes. « Les STEM ne sont pas faits uniquement pour les garçons. Les jeunes filles ont toutes les capacités nécessaires pour apprendre, innover et réussir dans ces métiers d’avenir », a-t-elle déclaré. Le numérique pour réduire les inégalités Parmi les participants figurait également Marc Daha, chef du projet X CODE PATH et ingénieur des travaux en développement des logiciels. Il a présenté ce programme de formation professionnalisante aux métiers du numérique et de l’intelligence artificielle, ouvert gratuitement aux jeunes sur l’ensemble du territoire national. Selon lui, le partenariat avec ONU Femmes a permis d’accroîtren significativement la participation féminine au programme. « Sur les mille participants enregistrés, près de 200 femmes ont rejoint la formation grâce à la sensibilisation et à l’accompagnement d’ONU Femmes », a-t-il indiqué. D’une durée de six mois, le programme vise à renforcer l’employabilité des jeunes dans les métiers du digital à travers un dispositif accessible sans condition de diplôme à l’entrée. À travers cette rencontre, ONU Femmes, l’UIT et leurs partenaires ont ainsi réaffirmé leur conviction que l’éducation, l’accès au numérique et la remise en question des normes sociales discriminatoires constituent des leviers essentiels pour construire une société plus inclusive, où filles et garçons disposent des mêmes chances de réussite. Denise EBELLE

CAMWATER : le réseau d’eau potable renforcé dans cinq quartiers de Yaoundé

CAMWATER : le réseau d’eau potable renforcé dans cinq quartiers de Yaoundé Dans le cadre de l’amélioration continue de la desserte en eau potable dans la capitale, la CAMWATER poursuit le déploiement de son programme d’extension et de renforcement du réseau. À travers le Projet d’Urgence pour une meilleure intégration du volume d’eau potable additionnel issu du PAEPYS (PUMIP), plusieurs travaux viennent d’être achevés dans cinq quartiers de Yaoundé : Ngoulmakong, Etoug-Ebe, Minkan, Messamendongo et Obam Ongola. Menées par les équipes techniques de la Division Régionale Yaoundé Agglomération (DIVRY), ces interventions visent à rapprocher davantage le service public de l’eau des populations et à améliorer durablement la disponibilité de la ressource. À Minkan, la CAMWATER a procédé au raccordement de plus de 2 000 mètres linéaires de conduites PVC DN 110 au réseau de distribution. À Ngoulmakong, 1 312 mètres linéaires de conduites PVC DN 200 ont été mis en service, permettant d’accroître la capacité d’approvisionnement du quartier. Dans la zone d’Etoug-Ebe, les travaux ont porté sur le raccordement de 1 893 mètres linéaires de conduites PEHD DN 160 sur l’axe Jouvence – Montée des Sœurs à Simbock. À Messamendongo, au lieu-dit Antenne, 160 mètres linéaires de conduites PVC DN 160 ont également été intégrés au réseau existant. Une avancée majeure est enregistrée à Obam Ongola, où les populations bénéficient à nouveau d’un accès à l’eau potable après près de deux décennies de difficultés. Plus de 5 000 mètres linéaires de conduites PVC DN 110 ont été raccordés de part et d’autre de la chaussée. Les travaux de restauration de 18 bretelles se poursuivent pour achever cette opération. Ces résultats sont le fruit de 72 heures d’intervention intensive des équipes techniques de la DIVRY, mobilisées de jour comme de nuit malgré des conditions météorologiques contraignantes. La CAMWATER invite les habitants des zones concernées à se rapprocher des agences de Melen et de Messamendongo pour bénéficier de branchements légaux. Une campagne spéciale est actuellement en cours, avec notamment des facilités de paiement des frais de branchement et un délai annoncé de réalisation de 48 heures. Réalisés avec l’appui de SINOMACH et CGCOC dans le cadre du PUMIP, ces travaux accompagnent l’intégration du volume supplémentaire d’eau produit par le PAEPYS et traduisent l’engagement de la CAMWATER à élargir l’accès à l’eau potable à Yaoundé et dans ses environs. Ces nouveaux sites viennent compléter ceux déjà mis en service à Nyom 1 et 2, Nkolnda, Ayene, Emana Nkolbisson, Monti et Manassa, où plusieurs ménages bénéficient désormais d’une amélioration de leur alimentation en eau. La dynamique se poursuit avec d’autres opérations en cours, notamment sur l’axe Ngousso–Soa, dans l’objectif de renforcer durablement le réseau de distribution et la qualité du service public de l’eau en milieu urbain et périurbain.

Climat des affaires : l’API s’attaque aux zones d’ombre du parcours de l’investisseur

Climat des affaires : l’API s’attaque aux zones d’ombre du parcours de l’investisseur Créer une entreprise, obtenir les informations utiles, franchir les étapes administratives, produire puis accéder aux marchés : pour de nombreux opérateurs économiques, le parcours de l’investissement reste encore marqué par des interrogations et des obstacles. C’est à cette réalité que l’Agence de Promotion des Investissements (API) a consacré une conférence organisée vendredi 19 juin 2026, en marge du Salon Promote à Yaoundé. Sous le thème « Parcours administratif de l’opérateur économique au Cameroun : analyse critique et pistes de réforme pour un meilleur climat des affaires », la rencontre a réuni administrations publiques, chefs d’entreprises, organisations professionnelles, partenaires au développement, chercheurs, universitaires et étudiants. L’objectif : comprendre les difficultés qui persistent et dégager des pistes pour rendre l’environnement économique plus favorable. Pour Emmanuel Tamungang Ako, Directeur de la promotion des investissements à l’API, représentant le Directeur général de l’institution, l’un des principaux freins reste l’asymétrie d’information. Selon lui, plusieurs opérateurs économiques ne disposent pas toujours d’une connaissance suffisamment claire des étapes à suivre, des administrations compétentes ou des mécanismes d’accompagnement disponibles. « L’investisseur doit pouvoir comprendre son parcours, depuis la naissance de son idée jusqu’à la commercialisation et l’exportation », a-t-il expliqué, rappelant la nécessité de rendre les procédures plus lisibles et mieux coordonnées. Faire du parcours administratif un levier de compétitivité Les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs défis : circulation de l’information, articulation entre les différentes structures, rapidité des procédures et efficacité des réformes engagées. Pour l’API, l’amélioration du climat des affaires repose sur une approche collective. L’institution entend continuer à jouer son rôle d’interface entre le secteur public et le secteur privé afin d’identifier les blocages et de favoriser l’émergence de solutions adaptées aux réalités des entreprises. Car au-delà des textes, c’est l’expérience concrète de l’opérateur économique qui permet de mesurer l’efficacité d’un environnement d’affaires. Des réformes attendues dans leur application Au cours des échanges, les participants ont insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des réformes afin qu’elles produisent des effets visibles sur le terrain. Sandra Gouadjo, Directrice exécutive de la Chambre de commerce européenne au Cameroun (Eurocham), a relevé que le défi actuel est moins lié à l’annonce de nouvelles mesures qu’à leur application effective. « L’investisseur ne demande pas un système parfait, il demande un système prévisible pour mieux s’organiser », a-t-elle indiqué, soulignant l’importance d’un dialogue public-privé orienté vers des résultats concrets. Du côté du secteur privé, les attentes portent notamment sur une meilleure fluidité des démarches et une plus grande visibilité pour permettre aux entreprises de planifier leurs activités. Une ambition : renforcer l’attractivité du Cameroun À travers cette conférence, l’API a voulu ouvrir un espace de réflexion sur les moyens de transformer les contraintes actuelles en opportunités d’amélioration. Le défi reste désormais de traduire les recommandations issues de ces échanges en actions concrètes, capables de simplifier le quotidien des investisseurs et de renforcer la position du Cameroun comme destination économique compétitive. Denise Ebelle

Promote 2026 : au stand de la CSPH, les visiteurs veulent comprendre ce qui se cache derrière le prix à la pompe

Promote 2026 : au stand de la CSPH, les visiteurs veulent comprendre ce qui se cache derrière le prix à la pompe Ouvert depuis le 12 juin 2026 à Yaoundé, le Salon Promote continue de mobiliser les acteurs économiques et le grand public. Le jeudi 18 juin, la rédaction de 237 News s’est rendue au stand de la Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH) pour recueillir les impressions des visiteurs et comprendre les échanges autour d’un sujet qui touche directement le quotidien des Camerounais : le prix des produits pétroliers. Au stand de la CSPH, l’affluence est constante. Des visiteurs s’y arrêtent, posent des questions et cherchent à comprendre ce qui se cache derrière le prix affiché à la pompe. Pourquoi le carburant augmente-t-il parfois ? Quel est le rôle exact de l’État dans la fixation des prix ? Pourquoi le gaz domestique reste-t-il accessible malgré les fluctuations du marché international ? Autant d’interrogations auxquelles les équipes de la CSPH répondent depuis leur espace d’exposition. Pour Nelson Ndong, cadre administratif à la CSPH, l’enjeu est avant tout d’expliquer simplement la mission de l’institution. « De manière simple, la CSPH est le bras ouvrier de l’État qui veille à ce que les prix à la pompe soient le moins discutables possible et restent en adéquation avec le niveau de vie du citoyen. Nous travaillons pour que ces prix restent accessibles au Camerounais moyen », explique-t-il. Créée pour accompagner la politique de l’État dans le secteur des hydrocarbures, la CSPH intervient notamment dans le mécanisme de stabilisation des prix. Son rôle consiste à suivre la chaîne d’approvisionnement, analyser la structure des prix et contribuer à limiter les variations trop importantes pour les consommateurs. Sur le stand, les questions du public reviennent souvent. « Les visiteurs veulent savoir si l’État a réellement une mainmise sur les prix, comment fonctionne ce mécanisme, pourquoi certains pays connaissent des hausses plus importantes que d’autres, ou encore pourquoi il peut y avoir des périodes de tension sur l’approvisionnement », indique Nelson Ndong. La question de la raffinerie revient également régulièrement dans les échanges, notamment autour de la situation de la Société nationale de raffinage (SONARA). Des préoccupations auxquelles les agents présents apportent des éléments d’explication à travers des supports pédagogiques. Parmi ces outils figure le document consacré à la structure des prix, présenté comme une clé de compréhension du circuit des produits pétroliers. « Ce document permet de voir tout le parcours, depuis l’approvisionnement du produit à l’extérieur jusqu’à son arrivée chez les marketeurs, c’est-à-dire les stations-services », précise Nelson Ndong. Une démarche d’information qui semble porter ses fruits auprès des visiteurs. Yolande, rencontrée sur le stand, raconte être arrivée avec plusieurs interrogations. « J’étais curieuse de savoir concrètement ce que fait la CSPH. Les explications reçues m’ont permis de comprendre comment les prix sont fixés et pourquoi ils peuvent évoluer », témoigne-t-elle. Elle dit également avoir mieux compris la question des subventions publiques, notamment sur le gaz domestique. « On nous a expliqué que l’État accompagne les consommateurs. Sans ce soutien, le prix du gaz pourrait être beaucoup plus élevé. Cela permet de comprendre l’importance de ce mécanisme », ajoute-t-elle, satisfaite des informations reçues. Au-delà de la sensibilisation du public, le stand de la CSPH est aussi un espace de rencontres entre acteurs économiques C’est dans cette dynamique que Rodrigues Bonjawo, responsable des ventes B2B à Confiance Sarl, entreprise spécialisée dans la mobilité urbaine à travers les véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), est venu présenter des pistes de collaboration. « La CSPH est une entreprise citoyenne avec laquelle nous souhaitons construire des partenariats gagnant-gagnant », explique-t-il. Son entreprise propose notamment aux organisations des solutions d’externalisation du transport professionnel. « Nous pouvons mettre à disposition des véhicules pour les déplacements de courte durée des employés, notamment les cadres, afin d’aider les entreprises à optimiser leurs coûts. Nous accompagnons également les missions professionnelles à travers notre flotte automobile », poursuit-il. Avec une flotte de plus de 300 véhicules, Confiance Sarl propose plusieurs gammes adaptées aux besoins des entreprises. À Promote, le stand de la CSPH devient ainsi un lieu où se croisent consommateurs, entreprises et institution publique autour d’une même question : mieux comprendre et mieux maîtriser les enjeux liés aux hydrocarbures.

Promote 2026 : Afriland First Bank invite les entreprises africaines à miser sur l’économie du savoir

Promote 2026 : Afriland First Bank invite les entreprises africaines à miser sur l’économie du savoir Comment financer et développer une entreprise dont la principale richesse ne se trouve plus seulement dans ses bâtiments, ses machines ou ses stocks, mais dans ses idées, ses données, ses marques, ses logiciels et ses compétences ? Cette question a été au cœur des échanges du Forum économique de Promote (FOREP 2026), qui s’est achevé le 18 juin au Palais des congrès de Yaoundé. Organisé en marge du Salon Promote, le forum a réuni décideurs publics, dirigeants d’entreprises, institutions financières, chercheurs, universitaires, étudiants et experts autour des nouveaux défis de la compétitivité des économies africaines. Dans un contexte marqué par la transformation numérique, l’intelligence artificielle et la montée en puissance des actifs immatériels, les participants ont interrogé les mécanismes capables d’accompagner une nouvelle génération d’entreprises dont la valeur repose davantage sur le savoir et l’innovation. Partenaire majeur de cette édition, Afriland First Bank a consacré un panel aux enjeux du financement des PME innovantes dans une économie de plus en plus fondée sur la connaissance. Pour la banque, les entreprises africaines doivent désormais changer de perspective : la richesse ne se limite plus à la matière première ou à l’outil de production, mais se construit aussi autour de l’innovation, de la recherche, de la marque et du capital humain. L’un des intervenants a pris l’exemple du cacao pour illustrer cette réalité. « Nous vendons du cacao, mais il revient souvent plus cher ailleurs parce que d’autres ont investi sur le côté immatériel : la marque, le packaging, la communication, la recherche et la gestion. C’est toute l’économie de la connaissance », explique-t-il. Selon lui, la création de valeur se joue aujourd’hui dans cette capacité à transformer une ressource en un produit à forte identité et à forte valeur ajoutée. « Il faut miser sur l’innovation, la recherche-développement, la formation permanente des ressources humaines, les brevets et le pouvoir d’influence des marques », poursuit-il. Cette évolution interpelle directement les entreprises africaines, longtemps concentrées sur les actifs physiques. Les échanges ont insisté sur la nécessité d’intégrer davantage les données, les outils numériques, les savoir-faire et la propriété intellectuelle dans les stratégies de croissance. Pour Afriland First Bank, le rôle d’une institution financière ne doit plus se limiter à accorder des crédits. La banque défend une approche combinant financement et accompagnement. « Il ne s’agit pas seulement d’une aide financière. L’accompagnement passe aussi par le conseil, la transmission des compétences et la mise à disposition d’outils permettant aux entreprises de développer leurs activités », a expliqué un représentant de l’établissement. Cette vision a également trouvé un écho auprès du monde académique. Chercheurs et universitaires ont souligné l’importance de rapprocher davantage la recherche de l’entreprise afin de transformer les connaissances produites en solutions concrètes. Les étudiants présents ont, eux aussi, été sensibilisés aux nouvelles compétences recherchées dans une économie où la créativité, la maîtrise des technologies et la capacité d’adaptation deviennent des facteurs majeurs d’employabilité. Au-delà du financement, un dialogue sur la transformation économique Au-delà de la question bancaire, le FOREP 2026 a voulu poser un débat plus large sur l’environnement nécessaire à l’émergence d’entreprises plus compétitives. Pour Alain Blaise Batongue, CEO de Scope Consulting, organisateur du Forum économique de Promote, la création du FOREP répond à une volonté de compléter la dimension commerciale du salon par un espace de réflexion stratégique. « Les opportunités d’affaires ne peuvent prospérer durablement sans un environnement favorable », rappelle-t-il. Selon lui, les entreprises font face à plusieurs défis : accès au financement, coût des facteurs de production, mutations technologiques, pression concurrentielle et incertitudes économiques internationales. Le FOREP s’est ainsi présenté comme un espace de dialogue entre secteur privé, pouvoirs publics, institutions financières, monde académique et experts afin d’identifier des réponses adaptées aux transformations en cours. Les discussions ont notamment porté sur la valorisation des actifs immatériels, le financement du capital humain, le développement de l’innovation et la nécessité de mieux connecter la recherche aux besoins des entreprises. À travers cette édition, le Forum économique de Promote aura posé une question stratégique pour l’avenir du continent : comment passer d’une économie principalement fondée sur l’exploitation des ressources à une économie où le savoir, l’innovation et la créativité deviennent les véritables sources de richesse ?

Huile MAYOR: la SCR MAYA dément les rumeurs de contrefaçon et rassure les consommateurs

La Société Camerounaise de Raffinage MAYA & Cie (SCR MAYA) monte au créneau pour mettre fin aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux concernant ses bouteilles d’huile MAYOR dotées de bouchons jaunes non marqués. Dans un communiqué rendu public ce 17 juin 2026 à Douala, la direction générale de la SCR MAYA indique que les informations présentant ces bouchons comme un signe de contrefaçon sont « totalement fausses ». L’entreprise explique que l’utilisation ponctuelle de bouchons non imprimés fait suite à des perturbations exceptionnelles du transport maritime international ayant affecté plusieurs chaînes d’approvisionnement. Selon la société, cette mesure temporaire visait uniquement à garantir la continuité de la production et à éviter une éventuelle rupture de stock sur le marché. Elle précise que l’absence d’inscription sur le bouchon ne constitue ni un défaut de qualité, ni un indice permettant de suspecter une falsification. La SCR MAYA assure que les huiles commercialisées sous la marque MAYOR restent authentiques et soumises aux mêmes exigences de qualité et de sécurité alimentaire. L’entreprise rappelle par ailleurs être certifiée ISO 22000 version 2018, une norme internationale consacrée à la sécurité des denrées alimentaires. Elle souligne également disposer d’un système de contrôle et de traçabilité permettant d’identifier rapidement les lots en cas de besoin. À ce jour, aucune non-conformité n’aurait été détectée sur les produits MAYOR, selon la direction générale. Face à la propagation d’informations non vérifiées, la SCR MAYA appelle les consommateurs à la vigilance et les invite à se référer uniquement aux canaux officiels de communication de l’entreprise. La société remercie enfin sa clientèle pour sa confiance et réaffirme son engagement à préserver la qualité et l’intégrité de la marque MAYOR.

Huile MAYOR : la Coalition des Consommateurs Camerounais salue les clarifications de la SCR MAYA et appelle à la vigilance

Réagissant à la polémique née de la circulation d’une image présentant deux bouteilles d’huile MAYOR avec des bouchons différents, la Coalition des Consommateurs Camerounais estime que cette situation était de nature à semer le doute dans l’esprit des consommateurs.   Selon la Coalition, la différence visible entre les deux bouchons  -l’un portant le logo de l’entreprise et l’autre non marqu- pouvait effectivement laisser croire à un cas de contrefaçon et susciter une méfiance légitime chez les consommateurs.   Après recoupement des informations, l’organisation indique toutefois qu’il ne s’agirait pas d’un phénomène de contrefaçon, mais plutôt d’un problème ponctuel lié à des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement. Ces difficultés auraient conduit la SCR MAYA à utiliser exceptionnellement des bouchons non estampillés afin d’éviter une rupture de stock sur le marché.   La Coalition rappelle qu’en matière de contrefaçon, l’entreprise détentrice de la marque demeure la mieux habilitée à confirmer l’authenticité de ses produits. Elle prend donc acte du communiqué de la SCR MAYA affirmant que les bouteilles concernées proviennent bien de ses unités de production.   L’organisation salue cette clarification qui, selon elle, permet de rassurer les consommateurs et de préserver l’image de la marque MAYOR. Elle invite néanmoins les entreprises à renforcer leur communication en amont lorsqu’elles procèdent à des modifications inhabituelles sur leurs emballages, afin d’éviter toute confusion.   « Informer le consommateur à temps permet de maintenir la confiance et de protéger l’image de l’entreprise », souligne la Coalition.   Tout en rassurant les consommateurs sur la qualité des produits concernés, la Coalition les encourage à rester vigilants et à continuer de signaler toute situation suspecte sur le marché. Pour elle, la réaction des consommateurs face à cette situation traduit également une veille citoyenne positive, témoignant d’un intérêt croissant pour la protection des produits et la défense des intérêts des consommateurs.

Drépanocytose : une forte mobilisation autour du dépistage gratuit à African Genesis Health Hospital

Drépanocytose : une forte mobilisation autour du dépistage gratuit à African Genesis Health Hospital Avant 10 heures, des centaines de personnes étaient déjà présentes. Le Centre Hospitalier African Genesis Health a connu une affluence remarquable le lundi 15 juin 2026, à l’occasion du lancement d’une campagne de dépistage et de sensibilisation consacrée à la drépanocytose. Une mobilisation qui traduit l’intérêt croissant des populations pour la connaissance de leur statut d’électrophorèse. Organisée en partenariat avec l’association African Genesis Health et la Zita Nadège Foundation, cette campagne qui s’étend jusqu’au 19 juin vise à informer les populations sur cette maladie génétique encore méconnue, mais dont les conséquences peuvent être lourdes lorsqu’elle n’est pas prise en charge à temps. Pour le Dr Havry steve Mbozo’o Essamba, médecin au Centre Hospitalier African Genesis Health et à la Zita Nadège Foundation, l’initiative trouve son origine dans une expérience personnelle vécue par une des fondatrices. « Une de nos présidentes fondatrices a perdu sa petite sœur atteinte de drépanocytose, notamment à cause des complications liées à la maladie et du manque d’informations », explique-t-il. Au-delà du dépistage, la campagne poursuit deux objectifs majeurs : « sensibiliser la population et apporter un soutien aux familles démunies qui ont des patients atteints de drépanocytose », précise le médecin. Connaître son statut pour mieux prévenir La principale recommandation portée par les organisateurs est claire : chaque personne doit connaître son statut d’électrophorèse. Cet examen permet de déterminer si une personne est AA, AS ou SS. Le médecin insiste particulièrement sur les personnes AS, souvent considérées comme des porteurs sains. « Les personnes AS ne développent généralement pas la maladie, mais il est important qu’elles connaissent aussi le statut de leur partenaire. C’est à travers la connaissance de ces statuts qu’on peut réduire l’apparition de nouveaux cas de drépanocytose », souligne-t-il. Selon lui, le dépistage ne devrait pas uniquement être recherché lors des campagnes gratuites. Les jeunes couples et toute personne ayant un projet de mariage ou de conception devraient intégrer cet examen dans les bilans préventifs. « Il ne faut pas attendre les campagnes pour connaître son statut d’électrophorèse. Les examens prénuptiaux sont importants pour ceux qui souhaitent construire une famille », conseille le Dr Mbozo’o. Une population en quête d’information Parmi les participants présents, Essama Ngueme Josepha Kathy, infirmière de 27 ans, a profité de cette occasion pour effectuer son dépistage. Informée de la campagne par sa sœur en stage à African Genesis Health, elle salue l’accueil réservé aux participants. « Le personnel est accueillant et la prise en charge est rapide », témoigne-t-elle. Elle reconnaît également l’importance de connaître son statut avant de fonder une famille. « Il est important de se faire dépister d’abord. Connaître son statut permet de mieux prévenir les risques liés à la drépanocytose », affirme-t-elle. Cette forte affluence enregistrée dès la première journée montre que la demande d’information et de dépistage reste importante. À travers cette campagne, African Genesis Health et la Zita Nadège Foundation entendent contribuer à une meilleure prévention et à une prise de conscience collective autour de la drépanocytose.

Drépanocytose : à Yaoundé, la sensibilisation passe par le dépistage

Drépanocytose : à Yaoundé, la sensibilisation passe par le dépistage À quelques jours de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, célébrée le 19 juin, les acteurs engagés contre cette maladie génétique multiplient les actions de proximité. À Yaoundé, l’association African Genesic Health (AGH) a organisé le 12 juin 2026 une marche sportive de sensibilisation pour rappeler l’importance du dépistage précoce. Soutenue par Zita Nadège Foundation, l’association About Drepa et plusieurs relais communautaires, cette initiative avait pour objectif d’informer les populations sur la drépanocytose et d’encourager la réalisation gratuite du test d’électrophorèse de l’hémoglobine du 15 au 19 juin. De Mimboman à Essos, en passant par Omnisports, Titi Garage et Hôtel du Plateau, les participants ont porté un même message : connaître son statut permet d’anticiper les risques et de mieux prévenir la maladie. Pour les responsables d’AGH, la lutte contre la drépanocytose repose avant tout sur la connaissance et la prévention. « C’est une maladie qu’on devrait normalement prévenir. Pour cela, il faut connaître la maladie et faire des dépistages précoces avant de s’engager dans une relation », explique Gabriel Mbarga, responsable des programmes à African Genesic Health. L’électrophorèse, un outil clé de prévention Au cœur de cette campagne figure l’électrophorèse de l’hémoglobine, un examen permettant d’identifier le profil génétique d’une personne. Pour les promoteurs, connaître son statut, notamment lorsqu’on est porteur sain, constitue une étape essentielle pour réduire la transmission de la maladie. Le médecin Havry Stève Mbozo’o Essamba, de Zita Nadège Foundation et du Centre Hospitalier African Genesic Health, rappelle que la sensibilisation doit toucher l’ensemble de la population. Selon lui, une meilleure connaissance des profils génétiques permet aux familles de prendre des décisions éclairées et de limiter les risques pour les générations futures. Mobiliser les communautés contre les préjugés La campagne a également bénéficié du soutien d’About Drepa, une association qui accompagne les personnes vivant avec la drépanocytose ainsi que leurs familles. Sa présidente, Véronique Chloé Mindzie Nko’o, insiste sur la nécessité d’un accompagnement global, associant suivi médical, soutien psychologique et éducation des familles. La mobilisation des autorités traditionnelles a aussi contribué à rapprocher le message des populations. Pour le chef de 3ᵉ degré de Mimboman Plateau, Majesté Hubert Francis Oloa Abanda, la sensibilisation est indispensable face aux nombreux cas observés dans les communautés. Au-delà de la prise en charge médicale, les acteurs engagés veulent surtout combattre les idées reçues autour de la maladie. Souvent entourée de croyances et de fausses interprétations, la drépanocytose reste pourtant une maladie génétique qui nécessite information et responsabilité collective. À travers cette marche, African Genesic Health et ses partenaires rappellent ainsi que la lutte contre la drépanocytose concerne toute la société : dépister, informer et accompagner pour mieux protéger les familles.Cette version est environ deux fois plus courte, avec un angle plus reportage terrain + prévention, plutôt qu’un compte rendu d’activité.

Drépanocytose : le combat silencieux d’Emmanuel Minkoe, entre douleur, abandon et espoir

Drépanocytose : le combat silencieux d’Emmanuel Minkoe, entre douleur, abandon et espoir Debout à l’entrée d’African Genesic Health (AGH), au quartier Mimboman, Emmanuel Minkoe attend patiemment que l’espace aménagé à l’extérieur pour accueillir les malades soit un peu moins encombré. À quelques pas de l’entrée, ce jeune homme de 21 ans garde les yeux tournés vers le lieu où il espère être reçu. Il est venu chercher une nouvelle chance face à une maladie qui accompagne son quotidien : la drépanocytose. Ce 15 juin 2026, la rédaction de 237 News rencontre Emmanuel lors d’une campagne de dépistage et de sensibilisation organisée par AGH dans le cadre des activités marquant la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, célébrée chaque année le 19 juin. Originaire de la région du Sud, Emmanuel vit avec cette maladie génétique depuis son enfance. Mais au-delà de la douleur physique, son parcours est aussi marqué par des difficultés sociales qui compliquent son accès aux soins. « Je ne suis plus vraiment suivi à l’hôpital depuis au moins deux ans. Je ne fais plus régulièrement les examens de contrôle », confie-t-il. Pour gérer ses crises, il bénéficie de l’aide d’un pharmacien qui connaît son protocole médical. « Il m’aide beaucoup. Il connaît bien le protocole et je vais souvent à sa pharmacie pour m’approvisionner gratuitement », raconte-t-il. Après une longue période sans crise majeure — plus d’un an — Emmanuel a récemment été rattrapé par la maladie. « La semaine dernière, j’ai eu une violente crise », explique-t-il. C’est ce pharmacien qui l’a orienté vers AGH. « Il m’a demandé de venir ici parce qu’il y a plusieurs actions menées pour les personnes qui vivent avec cette maladie. J’attends d’être reçu », dit-il. Derrière cette attente se cache une histoire plus complexe. Emmanuel n’a jamais connu son père. Il vivait avec sa mère et son frère aîné avant de perdre le contact avec sa mère. « Elle est sortie de la maison et elle n’est plus jamais revenue. Je pense qu’elle a craqué face à la dureté de la vie. Les crises étaient fréquentes et elle avait aussi perdu son travail », témoigne-t-il. Aujourd’hui, Emmanuel vit chez un ami avec son frère aîné âgé de 23 ans. Ce dernier multiplie les petits travaux sur les chantiers pour subvenir à leurs besoins. « Mon frère se bat comme il peut pour nous nourrir. Les parents de mon ami nous aident aussi parfois, même s’ils n’ont pas beaucoup de moyens », explique-t-il. La maladie a également interrompu son parcours scolaire. Emmanuel a dû arrêter ses études en classe de première D. « J’ai arrêté parce qu’il n’y avait pas les moyens pour payer les frais de scolarité, les fournitures et même les déplacements », regrette-t-il. Son histoire rappelle que la drépanocytose n’est pas seulement une question médicale. Elle révèle aussi les défis liés à l’accès aux soins, au soutien familial et à l’accompagnement social. À l’entrée d’AGH, Emmanuel attend toujours. Mais derrière cette attente, il y a l’espoir d’un suivi meilleur et d’une vie où la maladie ne décidera pas seule de son avenir.