Corridor Douala-Bangui: le MINTP mobilise le secteur privé autour du programme d’aménagement

Le Ministre des Travaux Publics a tenu, le 14 avril 2026, un atelier d’information, d’échanges et de consultation à l’intention des acteurs du secteur privé, dans le cadre du programme d’aménagement du corridor Douala-Bangui, soutenu par plusieurs partenaires financiers, dont la Banque mondiale. Cette rencontre avait pour objectif d’évaluer l’intérêt du marché pour le projet, de recueillir les observations des participants sur les exigences, les risques et les opportunités, ainsi que d’identifier des partenaires capables de proposer des solutions innovantes pour la réalisation des travaux. Elle a également permis d’engager une réflexion sur la structuration optimale du projet, en amont du lancement d’un éventuel appel d’offres. Présidée par le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, la session a permis au Directeur Général des Études Techniques de préciser que cette phase est consacrée au partage d’informations et à la collecte de contributions. Il a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas du démarrage du processus de passation des marchés, et que la participation à cet atelier ne confère aucun avantage pour les procédures futures. Le corridor concerné couvre plusieurs axes stratégiques, notamment :   la route Yaoundé–Douala (215 km), dont la reconstruction est envisagée ;   les sections Yaoundé–Ayos–Bonis (332 km) et Bonis–Bertoua–Garoua-Boulaï (253 km), qui feront l’objet de travaux de réhabilitation La mise en œuvre du programme bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires, parmi lesquels la Banque mondiale, la Banque islamique de développement (BID), l’Agence française de développement (AFD), l’Union européenne (UE) et la Banque européenne d’investissement (BEI). Il s’inscrit dans les orientations du Président de la République, en cohérence avec la Stratégie nationale de développement à l’horizon 2030 et le programme spécial de relèvement du réseau routier. Selon le Ministre Emmanuel Nganou Djoumessi, ce projet vise à répondre à la fois aux attentes des usagers et aux besoins des populations riveraines. Dans la perspective de renforcer la participation des entreprises de construction et des bureaux d’études, le Coordonnateur de la Cellule des projets routiers à financements conjoints a soumis plusieurs axes de réflexion aux participants, notamment : les méthodes de passation des marchés les plus adaptées ; les facteurs influençant la décision de soumissionner (taille des marchés, délais, conditions contractuelles, etc.) ; les incitations contractuelles susceptibles de stimuler la participation (avances, primes de performance, etc.) ; les principaux risques liés au projet et les mesures d’atténuation ; les leviers d’amélioration de l’attractivité des marchés ; ainsi que les modalités de valorisation des couches de chaussée existantes. Les contributions attendues alimenteront les prochaines concertations, dans une démarche de co-construction du projet avec l’ensemble des parties prenantes.

Entretien routier: le Cameroun amorce un virage stratégique vers la prévention et la performance

Le Ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a présidé le 14 avril 2026 un atelier consacré à la refonte du système d’entretien du réseau routier camerounais. Cette rencontre a réuni partenaires techniques et financiers, administrations sectorielles ainsi que les professionnels du domaine, autour d’une étude en cours conduite par le groupement EGIS Cameroun/MESNO et financée par la Banque mondiale. L’objectif est de renforcer durablement le système d’entretien du réseau routier national, dans un contexte marqué par l’extension continue des infrastructures, impulsée par le Président de la République, Paul Biya. Face aux défis liés à la durabilité des routes, les pouvoirs publics entendent opérer un changement de paradigme en privilégiant désormais une approche préventive et mieux planifiée. Cette nouvelle orientation repose sur un diagnostic approfondi de l’état du réseau, l’élaboration d’une stratégie réaliste et finançable, ainsi que la définition d’une feuille de route opérationnelle. Les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs priorités, notamment le renforcement du financement de l’entretien, le contrôle des charges à l’essieu pour limiter la dégradation des routes, et l’amélioration de l’accès des entreprises locales aux marchés publics. Les participants ont également insisté sur la nécessité de professionnaliser davantage le secteur, à travers la formation et le renforcement des capacités, tout en intégrant des outils modernes de gestion. La digitalisation, notamment des stations de pesage, ainsi que le développement de systèmes d’aide à la décision ont été identifiés comme des leviers essentiels pour améliorer l’efficacité globale du dispositif. Le Ministre des Travaux publics a appelé à une mobilisation accrue de l’ensemble des parties prenantes afin de garantir le succès de cette réforme, avec pour ambition de doter le Cameroun d’un système d’entretien routier moderne, performant et durable. À travers cette démarche, le Cameroun entend poser les bases d’une gestion plus proactive et efficiente de son patrimoine routier, en phase avec les exigences de développement et de durabilité.   Réaction de Stéphane Dagba, Directeur des opérations à EGIS Cameroun: « Cette stratégie que nous élaborons a pour ambition de répondre aux grandes orientations de l’État, notamment la vision à l’horizon 2035, la SND30 et les enjeux liés au développement durable et aux changements climatiques. Elle va nous permettre de poser un diagnostic clair de l’état actuel du patrimoine routier et d’identifier l’ensemble des acteurs afin de créer de véritables synergies. À partir de ce travail, nous allons définir une feuille de route qui précisera les politiques et les actions à mettre en œuvre pour améliorer la gestion du réseau, que ce soit en matière de financement, d’organisation des acteurs ou encore de gestion des matériaux. L’objectif est de fournir des outils fiables et opérationnels à toutes les parties prenantes. Concernant les PME, il est essentiel de mieux connaître leurs capacités réelles et de revoir certains mécanismes, notamment les conditions d’accès aux marchés, les modalités de financement, les avances de démarrage et les délais de paiement, qui constituent aujourd’hui de véritables contraintes. Il s’agit de créer un environnement plus favorable à leur développement. S’agissant des stations de pesage et des péages, rien n’est encore arrêté à ce stade. Nous sommes encore en phase de cadrage, mais nous allons analyser les possibilités de digitalisation et d’automatisation, notamment pour améliorer le contrôle et la prise en compte des données. Enfin, il ne faut pas oublier que l’entretien routier est une responsabilité partagée. La réussite de cette stratégie reposera aussi sur une bonne communication et sur l’implication de tous les acteurs, y compris les usagers, afin d’encourager un véritable changement de comportement. »

Milly Nadège FOKAM: entreprendre au Cameroun comme acte de foi

Quand on rencontre Milly Nadège FOKAM pour la première fois, on est immédiatement frappé par sa simplicité désarmante, sa courtoisie naturelle et cette chaleur humaine qui émane d’elle spontanément. Rien dans son attitude ne trahit le parcours exceptionnel de cette femme d’affaires franco-camerounaise, qui dirige depuis la France deux structures entrepreneuriales au Cameroun avec une vision aussi claire qu’ambitieuse : faire du Cameroun un pays où le talent n’attend plus une chance, il en crée.   Un parcours forgé dans l’excellence et la diversité Milly Nadège FOKAM est de celles qui ne font jamais les choses à moitié. Titulaire d’un MBA en Management et Administration des Entreprises option Marketing, obtenu en école de commerce, elle pousse plus loin son excellence académique avec un Master en Administration des Entreprises option Ressources Humaines. Une double formation qui lui forge très tôt une vision globale et transversale du monde de l’entreprise. Avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale camerounaise, elle forge son expérience à la tête de plusieurs entreprises dans des secteurs aussi variés que le prêt-à-porter, les télécommunications et le transport. À chaque étape, elle occupe des postes de direction, affûtant sa capacité à gérer, à innover et à anticiper. Installée en France depuis 25 ans, elle aurait pu, comme beaucoup, se contenter de construire sa réussite personnelle en Europe. Mais ce n’est pas le chemin qu’elle a choisi.   Un engagement né d’une indignation constructive C’est une réalité qui lui était devenue insupportable : des jeunes camerounais brillants, diplômés bac+4, bac+5, bac+7, réduits au chômage faute d’opportunités. Des compétences exceptionnelles, invisibles. Des talents qui s’éteignent avant même d’avoir eu la chance de briller. Face à ce constat, Milly Nadège FOKAM ne se contente pas de s’indigner — elle agit. En 2015, elle crée Promillys au Cameroun, une entreprise multisectorielle basée à Yaoundé, positionnée autour de trois départements stratégiques : les Solutions Ressources Humaines, la Communication – Marketing – Digital, et les Formations Professionnelles & Renforcement de Capacités. Son idée directrice ? Proposer des services d’externalisation de compétences et des solutions RH innovantes pour donner un emploi concret à un maximum de jeunes diplômés camerounais. « Mon objectif premier était de pouvoir donner un emploi à un maximum de jeunes diplômés », confie-t-elle avec cette franchise qui la caractérise. Aujourd’hui, Promillys emploie une équipe dont 80% des collaborateurs sont des femmes — un chiffre qui n’est pas le fruit du hasard, mais d’une politique de recrutement délibérément inclusive et favorable à l’employabilité féminine.   Promillys Academy : former pour transformer Parallèlement à Promillys, Milly Nadège FOKAM développe Promillys Academy, centre de formation agréé par le MINEFOP — ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle du Cameroun. Une structure qui propose des formations professionnelles en présentiel et en ligne, couvrant des domaines aussi variés que le marketing digital, l’intelligence artificielle, les langues étrangères, la gestion de projet, la comptabilité, la photographie, la décoration ou encore les arts culinaires. Promillys Academy, c’est la conviction profonde que la formation est le levier le plus puissant de transformation sociale et économique. Former un individu, c’est changer une trajectoire. Changer une trajectoire, c’est transformer une famille. Transformer une famille, c’est contribuer au développement d’un pays. Une équation simple, mais dont Milly Nadège FOKAM a fait sa philosophie de vie.   L’entrepreneuriat féminin, un combat du quotidien Au-delà de la gestion de ses structures, Milly Nadège FOKAM s’engage personnellement et concrètement en faveur de l’entrepreneuriat féminin. Elle coache et encadre des femmes entrepreneures, les accompagnant dans le développement et la structuration des entreprises qu’elles ont déjà créées. Pour elle, accompagner une femme dans son projet entrepreneurial, c’est démultiplier l’impact social et économique de son action. « Il y a des femmes extraordinaires au Cameroun, qui ont des projets, des idées, de l’énergie. Ce dont elles ont besoin, c’est d’un cadre, d’un accompagnement et d’une confiance. C’est ce que j’essaie de leur apporter », explique-t-elle avec cette bienveillance qui définit sa relation aux autres. Son engagement pour l’employabilité des femmes ne se limite pas au discours. Il se traduit par des actes concrets, mesurables et durables, au sein même de ses structures et dans l’écosystème entrepreneurial camerounais qu’elle contribue à façonner jour après jour.   Une diaspora qui donne, pas qui prend Milly Nadège FOKAM incarne une vision positive et engagée de la diaspora africaine. Loin des clichés, elle ne perçoit pas l’entrepreneuriat comme un simple levier de croissance financière ou matérielle. Pour elle, entreprendre au Cameroun depuis la France, c’est avant tout participer activement à la vie économique de son pays d’origine, contribuer à la réduction du chômage et assumer une responsabilité sociale réelle. « Quand on embauche dans un pays, on participe à la réduction du chômage. C’est une forme d’action sociale directe », affirme-t-elle avec conviction. Une philosophie qui se prolonge bien au-delà des murs de ses entreprises, à travers des actions sociales menées en faveur des personnes démunies et défavorisées — un engagement discret, pudique, mais profondément ancré dans ses valeurs.   La grandeur dans la simplicité Ce qui frappe ceux qui ont la chance de croiser Milly Nadège, c’est cette rare combinaison entre l’excellence professionnelle et l’humilité personnelle. Une femme de conviction, respectueuse de ses aînés et de ceux qui l’ont précédée, d’une politesse et d’une courtoisie exemplaires, qui avance avec la certitude tranquille de celle qui sait pourquoi elle se bat. Dans un monde entrepreneurial souvent dominé par l’ego et l’apparence, Milly Nadège FOKAM choisit la voie de la substance et de l’impact. Et c’est précisément cette authenticité qui fait d’elle une figure inspirante, non seulement pour les femmes entrepreneures camerounaises et africaines, mais pour tous ceux qui croient que l’entrepreneuriat peut et doit être un outil de transformation sociale. Martial Obiona

Buea accueille un camp de codage pour autonomiser les jeunes filles dans le numérique

La ville de Buéa a servi de cadre hier au lancement du camp national de codage pour jeunes filles, organisé dans le cadre de l’initiative African Girls Can Code Initiative (AGCCI), portée par l’International Telecommunication Union en collaboration avec ONU Femmes et la Commission de l’Union africaine. Ce programme ambitieux vise à réduire la fracture numérique entre les sexes en dotant les jeunes filles âgées de 14 à 25 ans de compétences essentielles en technologies de l’information et de la communication (TIC), en programmation et en innovation numérique. Le camp, qui s’étend sur une semaine, combine une formation en présentiel avec un apprentissage en ligne via la plateforme ITU Academy. Cette approche hybride permet aux participantes de développer à la fois des compétences techniques et transversales. Au programme figurent notamment : L’introduction à la programmation (Scratch, HTML, bases du Python); Le développement web La cybersécurité et la sécurité en ligne; L’intelligence artificielle et la robotique; Le design graphique, l’animation et les jeux; L’entrepreneuriat et le développement de modèles économiques Les participantes sont également initiées aux grandes priorités continentales telles que l’Agenda 2063 et les Objectifs de Développement Durable (ODD).   Combler le fossé entre les genres dans les STEM Dans un contexte où le secteur des TIC constitue un pilier majeur des économies africaines, les organisateurs soulignent l’urgence de renforcer la participation des femmes dans les filières scientifiques et technologiques. « Les jeunes filles et les femmes restent largement sous-représentées dans les domaines des TIC et des STEM, malgré leur immense potentiel », a déclaré une représentante d’ONU FEMMES « Cette initiative vise à leur donner les moyens de devenir des leaders et des innovatrices dans l’économie numérique. >> Au-delà des compétences techniques, le camp met un accent particulier sur le développement personnel : leadership, travail en équipe, résolution de problèmes et esprit entrepreneurial. Les participantes auront l’opportunité de concevoir et de présenter des projets innovants à la fin de la formation, lors d’une session de démonstration suivie de la remise des certificats.   Un partenariat stratégique pour l’avenir numérique du Cameroun L’événement bénéficie du soutien de plusieurs partenaires institutionnels et académiques, dont le Higher Institute of Management Studies of Buea, illustrant l’importance de la collaboration pour promouvoir l’inclusion numérique. Ce camp s’inscrit dans une série d’initiatives déployées dans plusieurs pays africains, notamment le Cameroon, le Ghana, le Kenya, le Nigeria et l’Éthiopie. Dans son allocution, la représentante résidente a encouragé les jeunes filles à croire en leur potentiel : « Osez apprendre, créer et innover. Les compétences que vous acquerrez ici ouvriront des portes vers l’emploi, l’entrepreneuriat et vous permettront de contribuer activement au développement de votre pays. » Alors que le Cameroun poursuit sa transformation numérique, des initiatives comme l’AGCCI apparaissent comme des leviers essentiels pour bâtir une société plus inclusive, où aucune fille n’est laissée de côté. « Si vous éduquez une fille, vous éduquez une nation. »

Leadership féminin: Women Elevate trace la voie de l’élévation

« Femme, tu peux… alors élève-toi ». Ce message fort est au cœur de Women Elevate, une conférence-atelier initiée par Suzy Thérèse Atangana, présidente fondatrice de la Fondation Kids Cries in Africa, avec l’appui stratégique de Samuel Ervé Mandeng, président du Mouvement Give Back to Mama. Conçue comme une plateforme d’expression et de transformation, Women Elevate vise à révéler des femmes inspirantes et à encourager une nouvelle dynamique de leadership féminin. L’événement met en lumière des parcours engagés, capables d’impacter positivement la société, que ce soit dans les sphères professionnelle, sociale ou communautaire. Dans un environnement où les questions d’autonomisation et de participation des femmes au développement sont de plus en plus centrales, cette initiative apporte une réponse concrète en favorisant le partage d’expériences et la montée en compétences.   Une dynamique portée par l’expérience À travers ce projet, Samuel Ervé Mandeng poursuit son engagement en faveur de la valorisation du potentiel féminin. Son ambition : faire émerger une génération de femmes conscientes de leur valeur et prêtes à s’imposer comme des actrices de changement. Convaincu que de nombreuses femmes hésitent encore à exploiter pleinement leurs capacités, il mise sur des espaces comme Women Elevate pour susciter l’émulation et renforcer la confiance. Figure centrale de cette initiative, Suzy Thérèse Atangana illustre parfaitement l’engagement féminin au service de la communauté. Enseignante de formation, elle s’est distinguée par ses actions sociales en faveur des enfants vulnérables à travers la Fondation Kids Cries in Africa. Son parcours témoigne de la capacité des femmes à concilier leadership, solidarité et impact durable.   L’homme, allié de l’élévation féminine Originalité majeure de l’événement : l’intégration de l’homme comme partenaire du processus d’élévation. Women Elevate défend une approche inclusive, où le soutien du conjoint et l’équilibre familial sont considérés comme des leviers essentiels de réussite. Cette vision promeut une complémentarité constructive, dans laquelle l’épanouissement de la femme devient un facteur de progrès partagé. Les échanges s’articuleront autour de trois axes essentiels : L’élévation personnelle : développer la confiance en soi, surmonter les blocages et construire une vision claire ; L’élévation professionnelle : renforcer les compétences, affirmer son leadership et créer des opportunités ; L’élévation sociale : s’engager, impacter sa communauté et promouvoir la solidarité féminine. Conférences, ateliers interactifs, témoignages et sessions de networking rythmeront cette rencontre. Destiné aux femmes leaders, entrepreneures, professionnelles et responsables associatives ou institutionnelles, l’événement s’ouvre également aux hommes, appelés à jouer un rôle actif dans cette dynamique. Avec Women Elevate, les organisateurs ambitionnent d’inscrire durablement cet événement dans le paysage national comme un carrefour incontournable du leadership féminin au Cameroun. Au-delà des échanges, il s’agit de bâtir un véritable réseau de femmes engagées, capables de porter des initiatives à fort impact. Le message est clair : chaque femme détient en elle un potentiel immense. Encore faut-il oser l’exprimer, le développer et le mettre au service de la société. Women Elevate se veut ainsi un déclencheur -une invitation à croire en soi, à se dépasser et à s’élever.

Cameroun : le premier symposium national sur les maladies non transmissibles s’achève sur des recommandations fortes

Cameroun : le premier symposium national sur les maladies non transmissibles s’achève sur des recommandations fortes Le premier symposium national et table ronde pour l’action contre les maladies non transmissibles (MNT) s’est achevé le 9 avril 2026 à Yaoundé, marquant une étape décisive dans la lutte contre ces pathologies devenues un enjeu majeur de santé publique au Cameroun. Organisé par la Reconciliation and Development Association (RADA), en collaboration avec le ministère de la Santé publique et plusieurs partenaires, ce rendez-vous de deux jours a réuni des acteurs gouvernementaux, des experts de santé, des organisations internationales et la société civile autour du thème : « Nutrition et maladies non transmissibles ». Une urgence sanitaire confirmée Les échanges ont été dominés par un constat alarmant : les maladies non transmissibles, notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète et les cancers, représentent désormais environ 43 % des décès annuels au Cameroun. Une progression inquiétante largement attribuée à l’évolution des habitudes alimentaires, marquée par une consommation croissante d’aliments ultra-transformés riches en sucre, en sel et en graisses. Les données présentées lors du symposium ont également révélé une augmentation préoccupante du surpoids chez les enfants, signe que la crise sanitaire pourrait s’aggraver dans les années à venir. Le gouvernement prêt à passer à l’action La clôture des travaux a été marquée par l’engagement des autorités publiques. Représentant le Premier ministre, le Dr Gustave Iyong a assuré les organisateurs du soutien du gouvernement, appelant à une finalisation rapide des recommandations pour leur transmission au ministère de la Santé publique en vue d’une action exécutive. Cette implication traduit une volonté de passer d’une phase de plaidoyer à une véritable mise en œuvre de politiques publiques. Des recommandations structurantes Au terme des discussions, plusieurs mesures prioritaires ont été formulées : Adoption urgente d’un système d’étiquetage nutritionnel simplifié (Front-of-Package Warning Labelling) pour informer clairement les consommateurs sur la qualité des produits alimentaires ; Finalisation du modèle de profil nutritionnel (Nutrient Profile Model), base scientifique indispensable à cette politique ; Taxation des boissons sucrées et des aliments ultra-transformés, afin de réduire leur consommation ; Renforcement de la sensibilisation des populations, notamment dans les écoles et les zones périurbaines ; Promotion d’aliments locaux sains et accessibles, pour encourager un retour à des habitudes alimentaires traditionnelles ; Affectation des recettes fiscales issues de ces taxes au financement du système de santé. Les participants ont également insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les ministères clés, notamment ceux de la Santé, des Finances, du Commerce et de l’Industrie, pour garantir l’efficacité des politiques à venir. Le rôle clé des partenaires internationaux Les partenaires techniques et financiers ont réaffirmé leur engagement à accompagner le Cameroun dans cette transition. Nicole Ide, conseillère technique senior pour le programme nutrition de Resolve to Save Lives, a souligné l’importance d’une action durable : « Une politique ne vit pas sur le papier ; elle a besoin de mise en œuvre, de suivi et d’application. » Elle a également alerté sur l’impact de la commercialisation des aliments ultra-transformés, qui fragilise les régimes alimentaires traditionnels autrefois protecteurs pour les populations. Au-delà des recommandations, les organisateurs ont insisté sur la nécessité de pérenniser cette initiative. Le symposium, présenté comme le premier d’une série, devrait ouvrir la voie à un cadre de concertation régulier pour suivre les progrès et ajuster les stratégies. Dans un contexte où les maladies non transmissibles progressent silencieusement, le Cameroun semble désormais déterminé à engager une réponse structurée, combinant politiques publiques, sensibilisation et mobilisation multisectorielle.

Son Excellence Jimmy Billy FOKUM, Haut Commissaire Général du Haut Conseil d’intervention Général

Son Excellence Jimmy Billy FOKUM, Haut Commissaire Général du Haut Conseil d’intervention Général. « Le HACIG se positionne comme un organe de veille citoyenne, de défense juridique et de plaidoyer pour les droits humains, opérant à la fois au Cameroun et en coopération avec des institutions internationales » *Vous avez hérité d’une structure qui était en proie à de nombreuses difficultés dont vous avez la lourde charge de remettre de l’ordre ?* En tant que Haut-Commissaire Général, après avoir pris fonction dans le Haut-Commissariat d’Intervention Générale depuis 21 Décembre 2022, et au regard des difficultés héritées, je tiens à rappeler que notre vision pour le HACIG est claire et résolument tournée vers l’atteinte efficace et efficiente de nos objectifs, avec un impact concret et non dissuasif. Quelles sont vos priorités ? Nos priorités reposent d’abord sur le renforcement de la discipline interne, fondée sur un code d’éthique et de déontologie strict, garantissant professionnalisme, intégrité et responsabilité à tous les niveaux. Nous accordons également une importance primordiale au respect absolu des autorités compétentes ainsi que des lois et règlements en vigueur, qui constituent le socle de toute action crédible et durable. Nous travaillons à faire du HACIG un levier stratégique puissant au service de l’État et des citoyens. De façon concrète qu’est-ce que cela signifie ? Concrètement, cela signifie renforcer notre rôle de coordination des interventions, qu’elles soient d’urgence ou multisectorielles, afin d’apporter des réponses rapides, cohérentes et efficaces face aux défis de la paix, sécuritaires, aux catastrophes et aux enjeux de gouvernance. Le HACIG a également vocation à être un appui direct aux politiques publiques, en assurant leur mise en œuvre transversale, surtout dans un contexte où l’administration peut parfois être fragmentée. Nous voulons ainsi créer des passerelles, fluidifier l’action publique et maximiser les résultats sur le terrain. À court et moyen terme, notre ambition est de positionner le HACIG comme un organe stratégique reconnu, un centre de coordination performant et un outil clé de la gouvernance moderne. Cela passe par des actions concrètes, mesurables et visibles pour les populations. Notre objectif ultime est d’inscrire le HACIG dans une dynamique durable, avec une utilité réelle et tangible pour le Cameroun. Nous veillons à ce qu’il s’intègre intelligemment dans l’écosystème institutionnel existant, en complémentarité avec les autres structures, et non en concurrence. C’est cette vision pragmatique, rigoureuse et orientée vers les résultats qui guide aujourd’hui notre action et qui, nous en sommes convaincus, fera du HACIG un acteur incontournable dans un avenir proche. La collaboration avec les autorités locales est -elle digeste ? La collaboration avec les autorités est une priorité capitale pour nous avec des collaborations officielles. Il y’a quelques semaines, nous avons saisi les Ministres de la justice, de l’administration territoriale, de la santé, du Secrétariat d’état à la défense chargé de la gendarmerie, du Délégué Général à la Sureté Nationale dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’homme sur l’ensemble du territoire camerounais. Dans le cadre de notre programme d’actions sur le terrain, notre organisation a conduit une mission d’observation, d’investigation citoyenne et de sensibilisation, axée notamment sur La lutte contre le trafic de stupéfiants et de drogues ; La lutte contre la contrebande et le commerce de produits illicites ; La dénonciation et la prévention des violations des droits de l’Hommes ; La lutte contre l’exploitation et le trafic illégal de produits pétroliers ; La promotion de l’Etat de droit, de la justice et du respect des lois de la République. La mise en œuvre efficace de cette campagne nécessitait une collaboration étroite avec les autorités compétentes. En résumé, le HACIG se positionne comme un organe de veille citoyenne, de défense juridique et de plaidoyer pour les droits humains, opérant à la fois au Cameroun et en coopération avec des institutions internationales. Pour rappel, le Dr Étienne NEBOT a été le Haut Commissaire Général fondateur du HACIG de 1998 à 2012, et a quitté ses fonctions à la suite d’une élection démocratique à Douala. Plusieurs élections se sont déroulées jusqu’à mon élection le 21 Décembre 2022. Propos recueillis par Denise Ebelle

Visite du Pape Léon XIV au Cameroun : le gouvernement rassure, tout est fin prêt pour un accueil à la hauteur de l’événement

Visite du Pape Léon XIV au Cameroun : le gouvernement rassure, tout est fin prêt pour un accueil à la hauteur de l’événement À quelques jours de l’arrivée du Souverain pontife, le gouvernement camerounais affine les derniers préparatifs. Reçu par le Président de la République, programme apostolique dans trois villes, portée historique et importante mobilisation logistique : face à la presse le 8 avril 2026 à Yaoundé, le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, a présenté les principaux axes de la visite officielle de Pope Leo XIV, attendue du 15 au 18 avril au Cameroun. Dans le détail, cette visite s’inscrit dans la première tournée africaine du chef de l’Église catholique depuis son élection en mai 2025. Au Cameroun, le Saint-Père effectuera un séjour de quatre jours qui le conduira successivement à Yaoundé, Bamenda et Douala. Le programme annoncé comprend plusieurs moments forts. Sur le plan diplomatique, le Pape sera reçu en audience par le Président de la République, Paul Biya, en sa qualité de Chef de l’État du Vatican. Sur le plan pastoral, il présidera des célébrations de messes dans chacune des villes visitées et rencontrera les évêques, les responsables de l’Église catholique, les fidèles ainsi que des acteurs de la société civile. Au cours de cette communication, le ministre a également mis en relief la dimension historique de cette visite. Il s’agira de la quatrième visite d’un Pape au Cameroun, après celles de John Paul II en 1985 et 1995, et de Benedict XVI en 2009. Une fréquence qui, selon lui, témoigne de la qualité des relations entre le Cameroun et le Saint-Siège. Ces relations, établies officiellement en 1966, n’ont cessé de se consolider. René Emmanuel Sadi a rappelé qu’elles reposent sur une coopération active dans plusieurs domaines, notamment l’éducation, la santé et le social. L’Église catholique demeure ainsi l’un des principaux partenaires privés de l’État, avec un réseau important d’écoles, d’universités et d’hôpitaux répartis sur l’ensemble du territoire national. Le ministre est également revenu sur quelques repères historiques marquants, notamment la signature à Yaoundé en 1995 de l’exhortation apostolique Ecclesia in Africa par le pape Jean-Paul II, ainsi que la présentation en 2009 par le pape Benoît XVI du document préparatoire du second Synode des évêques pour l’Afrique. Des événements qui ont contribué à positionner le Cameroun comme un centre important de réflexion de l’Église sur le continent africain. Sur le plan organisationnel, le membre du gouvernement s’est voulu rassurant : toutes les dispositions sont prises pour garantir le bon déroulement de cette visite. Des mesures spécifiques ont été mises en place pour l’accueil du Saint-Père, la sécurité, la mobilité entre les différents sites, ainsi que pour la couverture médiatique. Des centres de presse seront notamment opérationnels et un dispositif d’accréditation a été prévu pour les professionnels des médias. René Emmanuel Sadi a, à cet effet, invité les hommes et femmes de médias à faire preuve de professionnalisme afin de valoriser cet événement d’envergure internationale. Il a insisté sur le rôle essentiel de la presse dans la diffusion de l’information et dans le rayonnement de l’image du Cameroun. Avec une population catholique estimée à environ 38 %, dans un contexte de coexistence harmonieuse entre les différentes confessions religieuses, la visite de Pope Leo XIV suscite déjà une forte attente au sein de l’opinion publique. Au-delà de son caractère religieux, cet événement apparaît comme un moment de communion nationale, mais aussi comme une opportunité de renforcer davantage les liens entre le Cameroun et le Saint-Siège.   Denise EBELLE

Alimentation au Cameroun : quand nos assiettes deviennent un enjeu de santé publique

Alimentation au Cameroun : quand nos assiettes deviennent un enjeu de santé publique Dans la plupart des ménages au Cameroun aujourd’hui, les habitudes alimentaires ont profondément changé. Les cuisines traditionnelles cèdent progressivement la place aux boîtes de conserve et aux produits ultra-transformés. Au petit déjeuner, céréales industrielles, saucisson, sardines en boîte s’invitent sur les tables. À cela s’ajoutent pâtisseries, pain blanc, beignets et gâteaux souvent trop gras et trop sucrés. À midi, les viandes rouges, les aliments frits et les produits importés dominent les assiettes. Le soir, ce n’est guère différent : repas rapides, restes réchauffés, nouilles instantanées ou aliments transformés viennent souvent clore la journée. Peu à peu, l’alimentation saine semble avoir déserté les foyers. Ce basculement n’est pas sans conséquences. Derrière ces choix alimentaires se cache une réalité préoccupante : la montée en flèche des maladies non transmissibles, notamment le diabète, les maladies cardiovasculaires et certains cancers. Aujourd’hui, ces pathologies représentent près de 43 % des décès au Cameroun. Un chiffre alarmant qui traduit l’urgence d’agir. C’est dans ce contexte que se tient à Yaoundé le tout premier symposium national et table ronde pour l’action contre les maladies non transmissibles, à l’initiative de Reconciliation and Development Association. Pendant deux jours, décideurs publics, experts de la santé, parlementaires et partenaires techniques unissent leurs voix autour d’un objectif commun : repenser les politiques alimentaires pour protéger la santé des populations. L’approche adoptée se veut résolument multisectorielle. Il ne s’agit plus seulement d’une affaire de médecins, mais d’un enjeu national impliquant plusieurs ministères, les institutions publiques, la société civile et même les acteurs économiques. Comme l’ont rappelé les intervenants, la nutrition, la prévention et la gouvernance doivent désormais avancer main dans la main. Au cœur des échanges, une conviction forte : il est temps de passer des constats aux actions concrètes. Le professeur Claude Mbanya a insisté sur la nécessité de transformer les données scientifiques en décisions politiques applicables. Pour lui, l’évolution rapide des habitudes alimentaires expose dangereusement les populations, y compris les plus jeunes, à des maladies autrefois rares à ces âges. Parmi les solutions envisagées figurent plusieurs mesures déjà expérimentées ailleurs avec succès. L’étiquetage nutritionnel simplifié sur le devant des emballages permettrait aux consommateurs de mieux comprendre ce qu’ils achètent. La taxation des produits jugés nocifs pourrait, quant à elle, décourager leur consommation tout en favorisant les aliments locaux plus sains. À cela s’ajoute la nécessité de limiter le marketing agressif ciblant les enfants, particulièrement vulnérables face à ces produits. Depuis 2021, RADA travaille déjà sur ces pistes. Mais pour que ces initiatives portent leurs fruits, leur adoption doit s’accompagner d’une mise en œuvre effective et d’une sensibilisation massive des populations. Car le constat est clair : beaucoup de Camerounais ignorent encore l’impact réel de leur alimentation sur leur santé. Aujourd’hui, il n’est plus rare de voir des personnes développer un diabète dès la trentaine. Au-delà de la santé, c’est aussi l’avenir économique du pays qui est en jeu. Une population malade est une population moins productive, et le coût des soins pèse lourdement sur les familles comme sur l’État. Investir dans une alimentation saine, c’est donc aussi investir dans le développement durable du Cameroun. Ce symposium marque ainsi un tournant. Il se veut un espace de convergence entre savoir scientifique, volonté politique et engagement citoyen. Les recommandations issues de ces travaux pourraient jeter les bases d’une nouvelle politique nutritionnelle nationale, plus protectrice et plus adaptée aux réalités actuelles. Mais au-delà des discours et des stratégies, le véritable défi reste celui du changement des habitudes. Car la lutte contre les maladies non transmissibles commence aussi dans les cuisines, dans les marchés, et dans les choix quotidiens de chaque famille. Le message est clair : il est temps de revenir à une alimentation plus saine, plus locale et plus équilibrée. Non seulement pour vivre mieux aujourd’hui, mais aussi pour préserver les générations futures.

EXPLOITATION MINIÈRE : LE CAMEROUN S’ENGAGE DANS L’INDUSTRIALISATION ET RÉORGANISE LE SECTEUR ARTISANAL

EXPLOITATION MINIÈRE : LE CAMEROUN S’ENGAGE DANS L’INDUSTRIALISATION ET RÉORGANISE LE SECTEUR ARTISANAL Le Cameroun amorce une nouvelle étape dans son secteur minier, marquée par l’entrée dans l’exploitation industrielle et une profonde restructuration de l’activité artisanale. Désormais, toute entreprise souhaitant exploiter l’or doit se conformer à de nouvelles exigences strictes. Parmi celles-ci figurent le paiement préalable d’une caution environnementale de 63 millions de francs CFA (soit 3 millions par hectare), l’obligation de migrer vers un système d’exploitation à vase clos, ou, à défaut et de manière transitoire, l’engagement à atteindre un seuil minimal de production de 10 kg d’or par mois. La reprise des activités est conditionnée au respect rigoureux de ces mesures. Les autorités entendent ainsi mettre un terme à l’exploitation frauduleuse de l’or. À cet effet, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (ai) a ordonné la suspension totale des activités aurifères sur l’ensemble du territoire national. Cette opération a été conduite par l’Inspecteur général du MINMIDT, le magistrat Philippe Nyetam. Du 22 au 29 mars 2026, une mission conjointe réunissant le MINMIDT, les autorités administratives et les forces de défense a été déployée dans plusieurs arrondissements de la région de l’Est. L’objectif principal était de s’assurer de l’arrêt effectif des exploitations semi-mécanisées après le retrait des autorisations, tout en sensibilisant les opérateurs à la mise en place du seuil minimal de production en attendant l’adoption du système à vase clos. Sur le terrain, les actions menées ont été claires : arrêt immédiat des activités sur les sites illégaux ou non autorisés, retrait des engins d’exploitation, signature des cahiers de charges conformes à la réglementation en vigueur, et sensibilisation au paiement de la caution de réhabilitation des sites, condition indispensable à toute reprise d’activité. Les sites frauduleux situés dans les arrondissements de Garoua-Boulaï, Ngoura, Bétaré-Oya, Batouri et Ketté ont été particulièrement ciblés. Tous ont reçu l’ordre de cesser immédiatement leurs activités et de retirer leurs équipements. Au total, plus d’une centaine de sites ont été inspectés, et plusieurs dizaines d’engins lourds — camions-bennes, pelleteuses, bulldozers et chargeuses — ont été saisis ou scellés. À travers ces mesures, le gouvernement vise à mieux encadrer la production aurifère, accroître les recettes de l’État, renforcer les réserves nationales et lutter efficacement contre la contrebande, source de pertes importantes pour l’économie. Cette première phase d’évaluation a permis aux autorités d’établir un diagnostic précis de la situation sur le terrain et d’engager le dialogue avec les acteurs du secteur. Plusieurs réunions de sensibilisation et de concertation ont été organisées, réunissant notamment les responsables du MINMIDT, les autorités locales — dont le maire de Batouri — ainsi que les opérateurs miniers. La mission s’est achevée le 27 mars à Batouri par une réunion de synthèse. Celle-ci a permis de rappeler aux exploitants des sites semi-mécanisés les nouvelles conditions à remplir pour la reprise de leurs activités, dans un cadre désormais strictement réglementé. Denise Ebelle