Yaoundé : la CAMWATER renforce l’approvisionnement en eau potable grâce à la montée en puissance de l’usine d’Akomnyada

Yaoundé : la CAMWATER renforce l’approvisionnement en eau potable grâce à la montée en puissance de l’usine d’Akomnyada La production d’eau potable destinée à la ville de Yaoundé connaît une hausse significative. La CAMWATER a remis en service la troisième pompe de refoulement de l’usine d’Akomnyada, à l’issue de travaux de réhabilitation du moteur vertical de 1 250 HP. Cette opération permet désormais au site de produire près de 130 000 m³ d’eau potable par jour, soit une augmentation d’environ 38 000 m³ quotidiens. Cette amélioration s’inscrit dans la politique de modernisation des infrastructures de production engagée par le Directeur général de la CAMWATER, Dr Blaise Moussa, afin de répondre à la demande croissante en eau potable dans la capitale. Les travaux, conduits par la Direction des Travaux et de la Maintenance (DTM), avec le concours du Secteur spécial de production d’Akomnyada, de la Division régionale de Yaoundé Agglomération (DIVRY) et du partenaire SNEF Cameroun, ont porté sur le reconditionnement du moteur, son installation, les raccordements électriques, les réglages ainsi que les essais techniques ayant précédé sa remise en exploitation. Le Directeur général de la CAMWATER s’est rendu sur le site pour constater l’aboutissement des travaux et la remise en fonctionnement de cet équipement stratégique. Une présence qui traduit l’attention accordée au renforcement des capacités de production d’eau potable au bénéfice des habitants de Yaoundé. Avec trois pompes désormais opérationnelles, l’usine d’Akomnyada augmente sensiblement son débit de production. La CAMWATER estime que cette montée en puissance contribuera à améliorer la continuité du service et à renforcer l’alimentation en eau potable dans plusieurs quartiers de la capitale. À travers cette réalisation, l’entreprise publique réaffirme sa volonté de poursuivre la modernisation de ses ouvrages stratégiques et de garantir un accès plus fiable à l’eau potable aux populations. Denise Ebelle 

Entrepreneuriat rural : le MINPMEESA et la CAPEF unissent leurs forces pour faire émerger un incubateur de référence à Ambam

Entrepreneuriat rural : le MINPMEESA et la CAPEF unissent leurs forces pour faire émerger un incubateur de référence à Ambam  Le Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA) et la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Élevage et des Forêts du Cameroun (CAPEF) ont franchi une nouvelle étape dans la promotion de l’entrepreneuriat rural. Les deux institutions ont signé un accord de partenariat le 17 juillet dernier à Yaoundé. Ledit accord est destiné à accompagner les activités d’incubation de l’École Pratique d’Agriculture et du Bois d’Ambam (EPABA), à travers son incubateur EPABA Business Lab, avec l’ambition d’en faire un pôle d’excellence pour les jeunes entrepreneurs. Cette convention s’inscrit dans le cadre du décret du 22 janvier 2020 encadrant les structures d’incubation des PME. Elle vise à garantir la conformité des activités de l’EPABA Business Lab aux normes nationales tout en renforçant l’accompagnement des porteurs de projets dans les secteurs agricoles, forestiers et de la transformation du bois. À travers cet accord, le MINPMEESA veillera notamment à la qualité des formations, au respect des dispositifs d’accompagnement et au suivi des projets incubés. L’objectif est de favoriser la création de PME solides, compétitives et créatrices d’emplois. Le partenariat prévoit également l’appui technique et institutionnel à l’incubateur, la promotion de ses activités, le suivi des entreprises en incubation, la sensibilisation des jeunes à l’entrepreneuriat ainsi que le partage d’expériences entre les deux institutions. En retour, la CAPEF s’engage à adapter son dispositif d’incubation aux exigences réglementaires, à harmoniser ses programmes avec la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat et à assurer un encadrement rigoureux des bénéficiaires. Miser sur des incubateurs spécialisés Au cours de la cérémonie, le ministre Achille Bassilekin III a souligné que le développement d’incubateurs spécialisés constitue un levier essentiel pour accompagner efficacement les entrepreneurs dans des secteurs à forte valeur ajoutée. Selon lui, l’EPABA Business Lab répond précisément à cette ambition en proposant un accompagnement adapté aux métiers de l’agriculture, de l’élevage, de la sylviculture, de l’agroalimentaire et de la transformation du bois. Une spécialisation qui s’aligne sur les objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), laquelle fait du secteur forêt-bois un moteur de l’industrialisation du pays. Le ministre a rappelé que le Cameroun mise désormais sur une transformation locale plus poussée du bois afin d’accroître la valeur ajoutée nationale, de réduire les exportations de grumes et de renforcer la compétitivité de son économie. Cette dynamique est soutenue par le Programme d’Appui au Développement des PME de Transformation du Bois (PAD-Bois), mis en œuvre depuis 2022 avec l’appui de la Banque mondiale dans le cadre du Programme des Économies Forestières du Bassin du Congo. Le programme prévoit notamment la création de parcs industriels spécialisés à Lomié, Édéa et Sangmélima. Ces infrastructures accueilleront des équipements modernes ainsi que des centres de formation et d’incubation destinés à accompagner les jeunes entreprises. Les promoteurs issus de l’EPABA Business Lab pourront ainsi accéder à de nouveaux débouchés industriels. Achille Bassilekin III a également évoqué la volonté de créer une synergie entre les incubateurs et ces futurs pôles industriels afin de faciliter l’intégration des jeunes entrepreneurs dans les chaînes de valeur du secteur bois, à l’image de l’expérience engagée avec les artisans menuisiers de Mbalmayo. Des investissements croissants dans les incubateurs Le membre du Gouvernement a rappelé les efforts financiers consentis par l’État pour développer l’écosystème national de l’incubation. Plus de deux milliards de francs CFA ont été mobilisés entre 2016 et 2022 pour soutenir les structures publiques d’incubation. En 2023, 300 millions de francs CFA ont été affectés aux incubateurs des universités d’État et des grandes écoles, avant qu’une nouvelle enveloppe de 214 millions de francs CFA ne soit accordée en 2024 à plusieurs établissements spécialisés, dont l’UIT-Bois de Mbalmayo, la NAHPI de l’Université de Buea et l’ENSET de l’Université d’Ebolowa. Le ministre a assuré que l’EPABA Business Lab pourra pleinement bénéficier de cette politique d’accompagnement. Créée en 1955, la CAPEF exerce des missions de service public au profit des acteurs des secteurs agricole, halieutique, pastoral et forestier. Son École Pratique d’Agriculture et du Bois d’Ambam, inaugurée en 2021 dans le département de la Vallée-du-Ntem, forme les jeunes aux métiers de l’agriculture et du bois avec un accent particulier sur l’entrepreneuriat. En conjuguant leurs expertises, le MINPMEESA et la CAPEF entendent faire de l’EPABA Business Lab un incubateur de référence, capable d’accompagner la création d’entreprises innovantes, de renforcer les chaînes de valeur rurales et de contribuer à l’industrialisation ainsi qu’à la création d’emplois au Cameroun. Denise Ebelle

Secteur minier

Le gouvernement expose sa feuille de route pour accélérer l’exploitation industrielle Réunis le mercredi 15 juillet 2026 au ministère de la Communication à Yaoundé, le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, et le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (ai), Pr Fuh Calistus Gentry, ont présenté à la presse nationale et internationale les grandes orientations de la politique minière du Cameroun. Au cœur des échanges : l’état d’avancement des projets miniers structurants, la valorisation des ressources stratégiques et le renforcement de la lutte contre l’exploitation illégale des minerais. Le Gouvernement camerounais entend faire du secteur minier un pilier de la transformation économique et de l’industrialisation du pays. C’est le message fort délivré au cours de cette conférence de presse conjointe qui a mobilisé un important parterre de journalistes des médias nationaux et internationaux. Dans un exposé détaillé, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (ai), Pr Fuh Calistus Gentry, a dressé un état des lieux du secteur minier camerounais. Il a présenté les réformes engagées par le Gouvernement, les principaux projets en cours ainsi que les perspectives de développement destinées à faire du Cameroun une destination de premier plan pour les investissements miniers. Le membre du Gouvernement a notamment mis en lumière les projets structurants portant sur l’exploitation du fer de Bipindi-Grand Zambi et des mamelles de fer de Kribi-Lobé, la bauxite de Minim-Martap dans la région de l’Adamaoua, le marbre de Bidzar et Biou Sud, ainsi que le projet aurifère de Colomine dans la région de l’Est. Il a également annoncé le démarrage progressif, au cours de l’année 2026, d’autres projets majeurs, notamment ceux de Mbalam, Nkout, Ngovayang, Mborguéné et Bibemi. Le Pr Fuh Calistus Gentry a également insisté sur la volonté du Gouvernement de développer les filières des minéraux critiques et des terres rares, devenus essentiels à la transition énergétique mondiale. Cette orientation vise à renforcer l’attractivité du Cameroun auprès des investisseurs tout en favorisant la transformation locale des ressources minières. Intensifier la lutte contre l’exploitation illégale L’autre temps fort de la rencontre a porté sur la lutte contre l’exploitation artisanale et semi-mécanisée illégale, particulièrement dans les zones aurifères. Les autorités ont déploré les pertes de recettes pour l’État, les atteintes à l’environnement ainsi que les dérives observées dans certaines zones d’exploitation. Pour inverser cette tendance, le Gouvernement a annoncé le renforcement des contrôles, la régularisation des exploitants respectueux de la réglementation, l’application rigoureuse des normes environnementales et la poursuite des réformes destinées à garantir une gestion responsable des ressources minières. Selon les autorités, cette nouvelle dynamique devrait favoriser une augmentation des recettes publiques, la création d’emplois, le développement des infrastructures locales et une meilleure redistribution des retombées économiques au profit des populations riveraines, conformément aux objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).  Le Gouvernement a réaffirmé sa détermination à promouvoir une exploitation minière responsable, transparente et durable, en faisant des grands projets miniers un levier de croissance, de création de valeur ajoutée et de souveraineté économique pour le Cameroun. Denise Ebelle

Avec Rhapsodies sur l’Absence, Narcisse Mouelle Kombi célèbre la résilience et les valeurs humaines

Avec Rhapsodies sur l’Absence, Narcisse Mouelle Kombi célèbre la résilience et les valeurs humaines  Le paysage littéraire camerounais s’enrichit d’une nouvelle œuvre. Le Pr Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Sports et de l’Éducation physique, a présenté et dédicacé, mercredi 15 Juillet 2026, à Yaoundé, son nouveau recueil de poésie intitulé Rhapsodies sur l’Absence. Une publication qui invite à une réflexion profonde sur les épreuves de l’existence, la mémoire et l’espérance. Publié aux Éditions Éclosions, cet ouvrage de 86 pages rassemble une cinquantaine de poèmes dans lesquels l’auteur explore les multiples visages de l’absence. Devant un parterre d’universitaires, d’écrivains, de critiques littéraires, d’étudiants et de passionnés des lettres, la cérémonie s’est voulue un moment d’échanges autour de la place de la poésie dans la société contemporaine. Une poésie tournée vers la dignité humaine À travers cette neuvième œuvre, Narcisse Mouelle Kombi entraîne le lecteur dans une quête intérieure où les mots deviennent un moyen de résister aux blessures de la vie. L’auteur y aborde notamment les thèmes de l’exil, de la solitude, de la disparition des êtres chers et de l’espérance, dans une écriture qui fait dialoguer émotion, spiritualité et engagement. Pour le Pr Dolisané Cécile Ebosse Nyambe, chef du département de Littérature et Civilisations africaines à l’Université de Yaoundé I, qui a présenté une note de lecture de l’ouvrage, Rhapsodies sur l’Absence met en lumière des valeurs universelles telles que la sérénité, la justice, l’équité, l’humanisme et la solidarité. Selon elle, le recueil s’articule autour de trois grands axes : la solitude face à la déchirure, les vicissitudes de l’existence et la puissance de l’espérance. Un plaidoyer contre les violences Prenant la parole, le ministre-écrivain a expliqué que son inspiration est née des différentes formes d’absence qui traversent les sociétés actuelles. Il a évoqué les pertes causées par les conflits, les violences, les féminicides, les homicides et les actes terroristes. L’auteur a notamment rendu hommage aux victimes des crises qui frappent certaines régions du Cameroun, notamment le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et l’Extrême-Nord. Pour lui, ces drames rappellent la nécessité de promouvoir un système de valeurs fondé sur l’éthique, la justice et la solidarité afin de préserver la dignité humaine. La rencontre a rassemblé plusieurs personnalités du monde culturel et universitaire, parmi lesquelles le Dr Pascal Bekolo, dit Pabe Mongo, président de l’Association des Poètes et Écrivains du Cameroun, ainsi que le Pr Charles Binam Bikoi, secrétaire exécutif du CERDOTOLA. Les différents intervenants ont salué une œuvre qui s’inscrit dans la continuité de la production littéraire de Narcisse Mouelle Kombi, caractérisée par une réflexion constante sur la condition humaine, la mémoire et la résilience. Une carrière littéraire récompensée Professeur agrégé de droit public et de science politique, écrivain, homme politique et chef traditionnel, Narcisse Mouelle Kombi figure parmi les auteurs majeurs de la littérature camerounaise contemporaine. Son parcours a été distingué par plusieurs récompenses, notamment le Grand Prix international de poésie du Cercle international de la pensée et des arts français (CIPAF) en 1980 pour Renaître à la parole, le Prix de poésie de l’Association nationale des poètes et écrivains camerounais (APEC) en 1986 pour Traduit de l’événementiel, ainsi que le Grand Prix littéraire du Mont Cameroun obtenu en 2025 pour Les Luminaires de l’espoir. Avec Rhapsodies sur l’Absence, l’auteur confirme son attachement à une littérature engagée, qui interroge la société tout en portant un message de paix, de mémoire et d’espérance. Denise Ebelle

8th ISBEE World Congress

Yaoundé Opens the Debate on Rebalancing Business and Economic Ethics From 13 to 17 July 2026, Cameroon’s capital, Yaoundé, is bringing together researchers, academics, and practitioners from all five continents to reflect on the future of business and economic ethics. Organized by the International Society of Business, Economics and Ethics (ISBEE), the forum seeks to challenge the dominant discourse on business ethics by incorporating the realities of the Global South into academic, economic, and entrepreneurial thinking. Following previous congresses held in Geneva, Tokyo, São Paulo, and Melbourne, Yaoundé is hosting the 8th ISBEE World Congress—the first ever to be held in Sub-Saharan Africa—under the theme: « Rethinking Business Ethics from the Perspective of the Global South: Local Perspectives and Global Impact. » The opening ceremony, held on 14 July at the Catholic University of Central Africa (UCAC) in Ekounou, Yaoundé, brought together distinguished guests, including Gabriel Bahina Evina, Mayor of Yaoundé IV; Bienvenu Thomas Tchoungui, Rector of UCAC Cameroon; and Nathalie Kohli, Swiss Ambassador to Cameroon. For the organizers, choosing Yaoundé represents a significant shift. Their goal is to move the center of academic debate in order to promote genuine epistemic justice and learn from African realities rather than imposing a single model. Researchers from around the world gathered to address one fundamental question: What place should human beings occupy in the way businesses operate? According to Professor Thierry Ngosso, who teaches at universities in both Cameroon and Switzerland, the objective is not to provide immediate solutions to systemic problems but to initiate an essential debate. « We want to examine the issue of justice in the way knowledge about business ethics is produced. Global narratives tend to overlook the productive potential of local communities in shaping the transformation of our societies, » he explained. The forum therefore aims to promote a more equitable, inclusive, and locally grounded reflection on business ethics. For many years, criticism of corporations and profit-driven models has largely been shaped by scholars from the Global North. Yet the needs and realities of countries in the Global South differ considerably. ISBEE therefore hopes to achieve three concrete outcomes: decentralizing knowledge, fostering global dialogue, and influencing business practice. According to Florian Wettstein, President of ISBEE Switzerland, discussions on business ethics remain overwhelmingly dominated by Northern perspectives. « We want to challenge some of these assumptions, frameworks, and concepts. To do so effectively, we believed it was essential to relocate the ISBEE Congress. That is why we ultimately chose Yaoundé, » he said. A Systemic Challenge For participants, geographical diversity is not merely symbolic—it is methodological. Local realities should actively shape the global discourse on business ethics. The expectation in Yaoundé is not to replace existing perspectives but to enrich them. « This is a systemic problem that requires solutions developed over many years. At this stage, what matters most is simply initiating a conversation about marginalization, exclusion, inclusion, and more holistic and comprehensive approaches to business ethics. Ultimately, we hope to develop broader frameworks that can be applied consistently around the world, » emphasized Florian Wettstein. It is worth recalling that hosting the forum in Yaoundé is fully aligned with ISBEE’s mission. Founded in 1989 in Geneva and bringing together members from around 40 countries, ISBEE is the world’s first professional association devoted exclusively to the study of business, economics, and ethics. The organization meets every four years with the aim of uniting the global scholarly community and influencing business school curricula. The hope emerging from Yaoundé is that every participant will return home with new perspectives and knowledge, contributing to the development of a more balanced global approach to business and economic ethics. In this sense, Yaoundé is positioning itself as a gateway for the voices of the Global South in this important international debate. Germaine Ngo Holl

Décentralisation : le gouvernement veut lever les derniers verrous de l’autonomie des régions

Décentralisation : le gouvernement veut lever les derniers verrous de l’autonomie des régions Réuni le 10 juillet 2026 à Yaoundé sous la présidence du Premier ministre, Joseph Dion Ngute, le Conseil national de la décentralisation (CND) a procédé à une évaluation approfondie de la mise en œuvre de la décentralisation au niveau régional. Si le gouvernement estime que les régions sont désormais pleinement installées, il reconnaît que leur montée en puissance reste freinée par l’insuffisance des ressources financières, les lenteurs dans le transfert effectif des compétences et l’absence de certains textes d’application. Plusieurs mesures ont été prescrites pour accélérer le processus. Cette rencontre avait pour objectif d’évaluer le fonctionnement des régions, d’apprécier les avancées enregistrées depuis leur mise en place et d’identifier les principaux obstacles qui freinent encore leur développement. Une attention particulière a été accordée aux régions à statut spécial du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Les membres du Conseil ont successivement examiné le rapport d’activités du Secrétariat permanent du CND présenté par Evelyne Otsili Medzoggo épouse Koa, l’état de la mise en œuvre de la décentralisation dans les régions présenté par le ministère de la Décentralisation et du Développement local (Minddevel), les perspectives de financement exposées par le ministère des Finances, ainsi que les contributions de l’Association des Régions du Cameroun (ARC) et des responsables des régions à statut spécial. Un consensus sur les acquis À l’issue des travaux, un constat semble faire l’unanimité. Selon le ministre de la Décentralisation et du Développement local, Georges Élanga Obam, le processus de mise en place des régions durant cette première mandature est globalement une réussite. Les institutions régionales fonctionnent, disposent d’organes délibérants, d’une administration et d’un environnement de travail. Cette étape, considérée comme fondamentale, marque l’achèvement de l’installation institutionnelle des régions prévue par les réformes engagées ces dernières années. Toutefois, les participants reconnaissent que cette réussite institutionnelle ne suffit pas encore à permettre aux régions d’exercer pleinement les missions qui leur sont confiées. Des compétences encore à clarifier Parmi les difficultés identifiées figure la nécessité de préciser davantage les compétences transférées aux régions et leur articulation avec celles des communes, des communautés urbaines et des services déconcentrés de l’État. Pour le Minddevel, il devient indispensable de mettre en place un cadre formel de concertation afin d’encadrer les relations entre les différents acteurs de la décentralisation, mais également entre les collectivités territoriales et les administrations de l’État.L’objectif est d’éviter les chevauchements de compétences et de rendre plus efficace l’action publique au niveau local. Le défi du financement Le principal obstacle demeure cependant financier.Les échanges ont mis en évidence les difficultés rencontrées par les régions pour disposer effectivement des ressources prévues par les textes. Au cœur des discussions figurait la réforme de la fiscalité locale introduite par la loi de 2024. Selon les explications apportées par le ministre des Finances, les recettes issues de cette fiscalité sont actuellement centralisées et seront reversées aux collectivités dès que les dispositifs techniques et numériques de gestion seront entièrement opérationnels. Le Premier ministre a demandé que cette opérationnalisation intervienne dans les meilleurs délais afin que les régions puissent bénéficier rapidement des ressources qui leur reviennent de droit. Il a également prescrit l’accélération de la production des textes d’application relatifs à la décentralisation et le règlement des questions liées aux ressources humaines, deux conditions jugées indispensables pour permettre aux exécutifs régionaux de remplir efficacement leurs missions. Accompagnement renforcé pour le Nord-Ouest et le Sud-Ouest La situation des deux régions à statut spécial a également occupé une place importante durant les travaux. Le chef du gouvernement a demandé que le Nord-Ouest et le Sud-Ouest soient davantage associés aux réflexions portant sur l’amélioration de l’enseignement dans le sous-système éducatif anglophone. Il a également prescrit que les Houses of Chiefs soient pleinement impliquées dans les questions relatives à l’organisation de la chefferie traditionnelle dans ces deux régions.Ces orientations visent à consolider la prise en compte des spécificités institutionnelles de ces collectivités. accélérer la décentralisation Au terme de cette session, le gouvernement affiche sa volonté de faire évoluer la décentralisation vers une phase plus opérationnelle. Si les régions disposent désormais d’une existence institutionnelle incontestable, leur efficacité dépendra désormais de la disponibilité des ressources financières, de l’effectivité des transferts de compétences et du renforcement de la coopération entre l’État et les collectivités territoriales.Les prescriptions formulées par le Premier ministre traduisent ainsi la volonté de transformer les régions en véritables leviers du développement territorial, conformément aux ambitions portées par la politique nationale de décentralisation.

Forum africain sur les statistiques de genre et de l’enfant : à Yaoundé, l’Afrique s’engage à faire des données un moteur des politiques publiques

Forum africain sur les statistiques de genre et de l’enfant : à Yaoundé, l’Afrique s’engage à faire des données un moteur des politiques publiques  Pendant cinq jours, statisticiens, décideurs, chercheurs et partenaires techniques ont débattu de la manière dont les données peuvent contribuer à faire progresser les droits, la justice et les opportunités pour tous. Au terme du premier Forum africain sur les statistiques de genre et de l’enfant, organisé autour du thème « Des statistiques qui comptent : faire progresser les droits, la justice et les opportunités pour tous », les participants sont repartis avec une conviction commune : les chiffres n’ont de valeur que lorsqu’ils améliorent concrètement la vie des populations. « Derrière chaque donnée collectée, il y a une réalité humaine » L’émotion était perceptible dans la salle au moment de refermer cette première édition du Forum africain sur les statistiques de genre et de l’enfant. Les discours de clôture ont dépassé le cadre technique des travaux pour rappeler la finalité des statistiques : servir les populations. Représentant le directeur général de l’Institut national de la statistique (INS), SHE Etoundi a donné le ton en invitant les participants à ne jamais perdre de vue la dimension humaine de leur mission. « Derrière chaque donnée collectée, il y a une réalité humaine », a-t-il rappelé, résumant en quelques mots l’esprit des cinq journées d’échanges. Selon lui, le forum aura démontré que l’Afrique ne pourra bâtir « une prospérité véritablement inclusive » qu’en apprenant à mieux connaître ses populations, à mieux mesurer les inégalités et à mieux comprendre les réalités que vivent les femmes, les filles, les garçons et les groupes les plus vulnérables. Il a salué la mobilisation des délégations africaines, des organisations internationales et des partenaires techniques et financiers qui ont fait de Yaoundé « une véritable capitale africaine du dialogue statistique au service des droits, de la justice et de l’action publique ». Des progrès, mais des défis persistants Les différentes sessions du forum ont permis de dresser un état des lieux des statistiques de genre et de l’enfant sur le continent. Pour le représentant de l’INS, plusieurs avancées sont enregistrées dans les États africains. Les capacités nationales de production statistique progressent, de nouvelles sources de données se développent et les gouvernements accordent une place croissante aux statistiques dans l’élaboration des politiques publiques. Mais ces progrès ne doivent pas masquer les défis. Les inégalités entre les femmes et les hommes persistent, les vulnérabilités qui affectent les enfants demeurent préoccupantes et les systèmes statistiques doivent encore être renforcés afin de produire des données plus complètes, plus fiables et davantage désagrégées. Autant de défis qui appellent, selon lui, à une responsabilité partagée entre les gouvernements, les instituts nationaux de statistique, les organisations régionales et les partenaires au développement. Transformer les recommandations en actions Prenant la parole au nom de la directrice de StatAfric, Gildas Crépin Nzingoula a remercié le gouvernement camerounais pour l’accueil réservé aux délégations et la qualité de l’organisation de cette rencontre continentale. Au-delà du bilan des travaux, son message s’est voulu résolument tourné vers l’avenir. « Le véritable succès de ce forum ne réside pas uniquement dans la qualité de nos échanges, mais surtout dans notre capacité à transformer les recommandations formulées cette semaine en actions concrètes dans chacun de nos pays », a-t-il déclaré. Les discussions ont notamment mis en évidence la nécessité de renforcer les systèmes statistiques nationaux, d’améliorer les données administratives, de promouvoir l’innovation, de produire davantage de données désagrégées et de développer des partenariats solides entre producteurs et utilisateurs de données, y compris la société civile. StatAfric a également réaffirmé son engagement à accompagner les États membres de l’Union africaine dans le cadre de la deuxième Stratégie pour l’harmonisation des statistiques en Afrique (SHaSA 2), à travers le renforcement des capacités, l’harmonisation des méthodes et le développement des compétences. L’institution a annoncé sa volonté de poursuivre la dynamique engagée à Yaoundé, notamment par la formalisation d’un groupe de travail continental et la préparation d’une publication africaine consacrée aux statistiques de genre. Faire des statistiques un instrument de justice Pour Marie Pierre Raky Chaupin, représentante d’ONU Femmes au Cameroun, cette première édition marque un tournant dans la manière de produire et d’utiliser les statistiques sur le continent. Elle s’est réjouie que, pour la première fois en Afrique, producteurs et utilisateurs de statistiques sensibles au genre et à l’enfant aient partagé un même espace de réflexion. « Nous avons confronté nos approches, clarifié nos besoins, commencé à parler un langage commun autour des données et défini ensemble un agenda qui relie la production statistique aux décisions publiques, du niveau continental jusqu’aux territoires », a-t-elle souligné. La représentante d’ONU Femmes a replacé ces échanges dans un contexte mondial marqué par les conflits, les crises économiques, les effets du changement climatique et les violences qui continuent d’affecter les femmes et les filles.Dans un tel environnement, a-t-elle insisté, les approximations n’ont plus leur place. Des données fiables, accessibles et utilisées par les décideurs deviennent indispensables pour concevoir des9 politiques publiques efficaces et garantir les droits des populations. Au terme de cette première édition, un message s’est imposé comme le fil conducteur des interventions : les statistiques ne constituent pas une fin en soi.Elles n’acquièrent leur pleine valeur que lorsqu’elles permettent d’améliorer les décisions publiques, de mesurer les progrès accomplis et d’orienter les investissements vers les besoins réels des populations.En quittant Yaoundé, les participants ont ainsi réaffirmé leur volonté de poursuivre la coopération entre États, instituts nationaux de statistique, organisations régionales, agences des Nations unies et partenaires techniques afin de consolider des systèmes statistiques capables d’accompagner les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et des Objectifs de développement durable. Au-delà des chiffres et des indicateurs, cette première édition du Forum africain sur les statistiques de genre et de l’enfant aura surtout rappelé qu’une donnée n’est jamais abstraite. Elle raconte une vie, révèle une inégalité, met en lumière une injustice ou témoigne d’un progrès. Et c’est précisément cette réalité humaine que les participants ont appelé à

Coopération Cameroun–BAD : le portefeuille de projets retrouve des couleurs à mi-parcours du DSP 2023-2028

Coopération Cameroun–BAD : le portefeuille de projets retrouve des couleurs à mi-parcours du DSP 2023-2028  Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, a présidé, mardi 14 Juillet 2026 à Yaoundé, les travaux de la revue à mi-parcours du Document de stratégie pays (DSP) 2023-2028, couplée à la revue 2026 de la performance du portefeuille des projets financés par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) au Cameroun. Cette rencontre a permis d’évaluer les progrès enregistrés, d’identifier les défis persistants et de fixer les priorités pour améliorer l’exécution des projets. Depuis le lancement de sa coopération avec le Cameroun en 1972, le Groupe de la Banque africaine de développement a accordé au pays 130 prêts et dons, représentant un engagement cumulé d’environ 3 345 milliards de FCFA. Aujourd’hui, le portefeuille actif compte 30 opérations pour un montant de 1 629,24 milliards de FCFA, principalement concentrées dans les secteurs des transports, de l’énergie, de l’agriculture et du social, qui représentent plus de 96 % des financements. Une stratégie qui dépasse les prévisions Le bilan présenté au cours de la rencontre montre que la BAD a approuvé huit nouveaux projets sur les onze initialement programmés dans le cadre du DSP 2023-2028, pour un montant de 833,8 milliards de FCFA. À ces financements s’ajoutent des ressources destinées à la préparation de projets et à l’assistance technique, ainsi que deux opérations non souveraines en faveur du secteur privé, dont une ligne de financement accordée à CCA Bank et une autre au groupe SUCDEN SA. Au total, les approbations réalisées pendant cette période atteignent 923,7 milliards de FCFA, portant les engagements globaux de la Banque au Cameroun à 1 603,59 milliards de FCFA. Selon les responsables de la BAD, ces performances s’expliquent notamment par l’augmentation significative des ressources mises à la disposition du Cameroun, les allocations annuelles étant passées de 273,25 milliards de FCFA en 2023 à 429,39 milliards de FCFA en 2026. Des réalisations visibles sur le terrain La revue a également mis en lumière plusieurs résultats concrets issus des interventions de la Banque au cours des trois dernières années. Parmi les principales réalisations figurent la construction de 571 kilomètres de routes bitumées, l’inauguration du pont sur le fleuve Logone, reliant Yagoua au Cameroun à Bongor au Tchad, ainsi que la mise en service du barrage hydroélectrique de Nachtigal d’une capacité de 420 MW, qui couvre près de 30 % des besoins énergétiques du pays. Les participants ont également cité la centrale hydroélectrique de Lom Pangar, le décaissement d’un appui budgétaire de 48,7 milliards de FCFA destiné au secteur de l’électricité, ainsi que d’importants investissements dans les infrastructures rurales, notamment la construction de magasins de stockage, de marchés de viande et de poisson, d’adductions d’eau potable et de près de 1 000 kilomètres de routes rurales. Dans le secteur agricole, les appuis de la BAD ont notamment permis de soutenir la distribution d’engrais subventionnés, de semences certifiées et de graines pré-germées de palmier à huile, au bénéfice de centaines de milliers de producteurs. L’ensemble de ces projets devrait générer 14 509 emplois directs entre 2023 et 2025, dont 39 % au profit des femmes et près de 50 % pour les jeunes. Une amélioration de la performance du portefeuille Les échanges ont également porté sur la qualité de l’exécution des projets. Si la performance du portefeuille demeure perfectible, les indicateurs affichent une amélioration sensible. Le taux d’opérations classées en alerte rouge est passé de 48 % en février 2026 à 26 % à la mi-juillet 2026, se rapprochant de l’objectif institutionnel fixé à 25 %. Cette évolution est attribuée au renforcement du suivi des projets, aux missions régulières de supervision et à une meilleure coordination entre la Banque, les administrations sectorielles et les unités de gestion des projets. Les participants ont toutefois souligné plusieurs défis à relever, notamment l’accélération de la signature et de la mise en vigueur des nouvelles opérations, la mobilisation plus rapide des fonds de contrepartie, la réduction des délais de production des audits, le renforcement des capacités des unités de gestion des projets et l’amélioration des dispositifs de suivi-évaluation. Une stratégie tournée vers la transformation structurelle Le Document de stratégie pays 2023-2028 de la BAD vise à accompagner la transformation structurelle de l’économie camerounaise à travers deux axes majeurs : le développement des infrastructures au service de l’agro-industrie, et le renforcement du capital humain ainsi que de la gouvernance. La stratégie met également l’accent sur l’emploi des jeunes et des femmes, le développement du secteur privé, la croissance verte, la résilience face au changement climatique et l’intégration régionale, notamment dans le contexte de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). À l’issue des travaux, la Banque africaine de développement et le gouvernement camerounais ont réaffirmé leur engagement à accélérer la mise en œuvre du Plan d’amélioration de la performance du portefeuille, avec l’objectif de consolider les résultats obtenus et d’accroître l’impact des investissements sur le développement économique et social du Cameroun. Denise Ebelle

Construction du pont définitif sur la rivière Lessogone : les travaux achevés, la réception provisoire attendue

Construction du pont définitif sur la rivière Lessogone : les travaux achevés, la réception provisoire attendue Entièrement achevés, les travaux de construction du pont définitif sur la rivière Lessogone, dans le département du Haut-Nyong (région de l’Est), affichent un taux d’exécution de 100 %. L’ouvrage est désormais en attente de sa réception provisoire. Réalisé sur la route en terre Lomié–Ngoyla, au point kilométrique PK 93+200, le projet concerne la construction d’un pont définitif d’une portée de 14 mètres linéaires destiné à améliorer la circulation des personnes et des biens sur cet axe stratégique. Les travaux ont été financés à hauteur de 108 774 848 FCFA TTC sur le Budget d’investissement public (BIP) du ministère des Travaux publics (MINTP), ligne Fonds routier, au titre des exercices 2022 et suivants. Leur exécution a été assurée par ETS Alvine Company. L’ensemble des prestations prévues au marché a été réalisé. Elles comprennent notamment l’installation du chantier, l’amenée et le repli du matériel, le débroussaillement, l’abattage d’arbres, les enrochements, la mise en place des barbacanes, les fouilles en terrain ordinaire, en lit de rivière et en terrain rocheux, les matériaux filtrants à l’arrière des culées, le remblai contigu à l’ouvrage, le béton de propreté, le béton armé dosé à 400 kg/m³, les entretoises, la pose des poutres métalliques de type IPE 500, les gargouilles, les études géotechniques et d’exécution, les garde-corps mixtes, les panneaux de signalisation métallique de type A, les mesures de maintien de la circulation ainsi que les travaux de peinture anticorrosive et de finition. Avec un taux d’avancement de 100 %, le projet est désormais en attente de la réception provisoire, dernière étape avant sa mise en service officielle. La réalisation de cet ouvrage contribuera à renforcer la continuité du réseau routier et à faciliter les déplacements entre Lomié et Ngoyla, tout en améliorant les échanges économiques dans cette partie de la région de l’Est.

Construction du pont définitif sur la rivière Mienne : un financement additionnel attendu pour achever le projet

Construction du pont définitif sur la rivière Mienne : un financement additionnel attendu pour achever le projet La réalisation du pont définitif sur la rivière Mienne, dans la commune de Lomié (département du Haut-Nyong), approche de son terme. Toutefois, l’achèvement complet de l’ouvrage reste conditionné à la mobilisation d’un financement additionnel par le ministère des Travaux publics (MINTP). Financé sur le Budget d’Investissement Public (BIP), ligne Fonds routier, au titre des exercices 2019 et suivants, le projet bénéficie d’une enveloppe de 137 789 499 FCFA TTC. Les travaux portent sur la construction d’un pont définitif de 20 mètres linéaires sur la route communale Mepale–Alat Makay, un axe essentiel pour la mobilité des populations et le transport des biens dans cette partie du département du Haut-Nyong. Si le chantier affiche un niveau d’exécution avancé, son achèvement intégral nécessite des ressources financières complémentaires. L’ouvrage a fait l’objet d’une réception provisoire le 12 septembre 2024, mais l’entreprise ALTI Construction, chargée de son exécution, demeure dans l’attente du financement additionnel sollicité auprès du MINTP afin de réaliser les travaux restants. À ce jour, plusieurs prestations ont déjà été exécutées. Elles comprennent notamment l’installation du chantier, l’amenée et le repli du matériel, le débroussaillement, l’abattage d’arbres, les enrochements, la mise en place des barbacanes, les fouilles en terrain ordinaire et en lit de rivière, les fouilles en terrain rocheux, la mise en œuvre des matériaux filtrants à l’arrière des culées, le remblai contigu à l’ouvrage, le béton de propreté ainsi que le béton armé dosé à 400 kg/m³ et les entretoises. L’achèvement de ce projet permettra de sécuriser durablement le franchissement de la rivière Mienne et d’améliorer les conditions de circulation des personnes et des marchandises dans la commune de Lomié, tout en renforçant la connectivité de cette zone de la région de l’Est.