LUTTE CONTRE LA POLIOMYÉLITE

Au Cameroun, les artisans de la vaccination à l’honneur À l’occasion de la 38e Journée mondiale de lutte contre la poliomyélite, célébrée le 24 octobre 2026, trois agents de santé ont été distingués à Yaoundé pour leur engagement dans la vaccination. Remises par les Lionnes indomptables, ces médailles saluent des professionnels qui, depuis des décennies, protègent les enfants, malgré les réticences et les préjugés rencontrés dans certaines communautés. Le visage à la fois rassuré et ému, Brigitte Leumeni accueille la distinction qui vient saluer son engagement au service de la santé des enfants. À 58 ans, cette professionnelle de santé totalise 40 années de carrière, dont 30 consacrées à la vaccination. À ses côtés, Isidore Ekobo, 48 ans, agent de santé communautaire dans le district de santé de Djoungolo, témoigne des difficultés rencontrées au plus près des familles. Le vendredi 23 octobre, à la salle de conférence de l’Unicef à Yaoundé, les deux professionnels ont été honorés aux côtés de Lydie Kosco, qui travaille au service de vaccination de la Fondation Chantal Biya. Les trois récipiendaires ont reçu leurs médailles des mains des Lionnes indomptables Ajara Nchout Njoya, Ange Gabrielle Bawou et Doudou Ousmanou, engagées dans la campagne « Team End Polio ». Brigitte Leumeni, 30 ans au front de la vaccination L’émotion est palpable chez Brigitte Leumeni. Sa médaille vient saluer quatre décennies de carrière, dont trois passées dans la vaccination. Un parcours qui lui a permis d’observer l’évolution de la poliomyélite et les effets des efforts de prévention. « Dans les années 1988, il y avait beaucoup d’enfants paralysés, des adultes avec des séquelles. Mais dans le cadre de ma profession, 30 ans plus tard, je me rends compte qu’il n’y a plus des cas de polio comme avant. Que s’est-il passé ? Eh bien, c’est la vaccination », confie-t-elle, visiblement émue. Pour cette agente de santé, la protection des enfants commence dès les premiers jours de leur vie. Son travail consiste notamment à veiller à ce qu’aucun enfant ne quitte la structure sanitaire sans avoir bénéficié des vaccinations prévues. Les réticences de certains parents ne lui sont pas inconnues. Mais avec l’expérience, elle a appris à écouter, expliquer et rassurer. Car derrière chaque hésitation, il y a parfois une peur, une information mal comprise ou une croyance profondément ancrée. Isidore Ekobo, face aux préjugés dans les communautés À 48 ans, Isidore Ekobo exerce comme agent de santé communautaire dans le district de santé de Djoungolo, un district à dominante semi-urbaine. Sa mission le conduit au plus près des familles, y compris dans les zones où la méfiance envers la vaccination reste forte. Sur le terrain, les obstacles ne sont pas toujours d’ordre matériel. Ils prennent parfois la forme de croyances et de rumeurs qui font des vaccinateurs des personnes suspectes aux yeux de certains parents. Dans certaines communautés rurales, explique-t-il, les agents de santé peuvent être assimilés à des sorciers venus s’en prendre aux enfants. D’autres familles redoutent que les vaccins provoquent des maladies ou rendent leurs enfants stériles. Ces préjugés peuvent conduire certains parents à refuser la vaccination ou à retarder les rendez-vous de leurs enfants. Pour Isidore Ekobo, il faut alors prendre le temps de dialoguer, d’expliquer le rôle des vaccins et de déconstruire les fausses informations. Son travail ne consiste donc pas seulement à sensibiliser. Il faut aussi gagner la confiance des familles, répondre à leurs inquiétudes et, lorsque cela est nécessaire, s’appuyer sur les responsables communautaires pour faire passer le message. Parce qu’il connaît les réalités du milieu, l’agent communautaire peut établir un dialogue avec les parents et contribuer à dissiper les craintes qui freinent la vaccination. Son témoignage rappelle que la lutte contre la poliomyélite se joue aussi dans la confiance accordée aux professionnels de santé. Lydie Kosco, elle aussi au rendez-vous   Après Brigitte Leumeni et Isidore Ekobo, Lydie Kosco complète le tableau des trois professionnels distingués. En service au département de vaccination de la Fondation Chantal Biya, elle a également reçu une médaille des mains des Lionnes indomptables. Elle a, elle aussi, partagé son expérience professionnelle au cours de cette rencontre. Son témoignage s’ajoute à ceux de ses collègues pour rappeler le rôle essentiel des équipes de vaccination dans la prévention de la poliomyélite et la protection des enfants. Des progrès importants, une vigilance indispensable   Ces difficultés rencontrées auprès des familles n’effacent pas les progrès accomplis. Elles rappellent toutefois que la lutte contre la poliomyélite ne peut être gagnée sans une vaccination suffisamment large et une confiance durable des communautés. La poliomyélite est une maladie virale très contagieuse, susceptible de provoquer des paralysies irréversibles, notamment chez les enfants. Elle se transmet principalement par voie féco-orale, à travers des mains, de l’eau ou des aliments contaminés. Il n’existe pas de traitement permettant de guérir la poliomyélite. La vaccination demeure donc le moyen essentiel de prévenir la maladie et de protéger les enfants. Selon le Dr Shalom Tchockfé Ndoula, secrétaire permanent du Programme élargi de vaccination (PEV), le Cameroun a enregistré des progrès considérables. « On est quitté de 333 cas par an à zéro cas maintenant », indique-t-il dans un extrait d’interview. Cette évolution témoigne des résultats obtenus grâce aux campagnes de vaccination et à la mobilisation des professionnels de santé. Toutefois, l’absence de cas ne signifie pas que le risque a totalement disparu. La circulation de variants du poliovirus dans certaines régions africaines, ainsi que les déplacements de populations, imposent de maintenir la vigilance. Au Cameroun, la couverture vaccinale est estimée à 81 % pour la première dose et à 71 % pour la deuxième, selon les données présentées à l’occasion de cette journée. Ce qui rappelle qu’une partie des enfants doit encore être mieux protégée. Les Lionnes indomptables engagées dans la lutte Pour renforcer la sensibilisation, l’Unicef s’appuie également sur la popularité des footballeuses camerounaises. Ajara Nchout Njoya, Ange Gabrielle Bawou et Doudou Ousmanou ont rejoint la Team End Polio et portent le message de protection de l’enfance auprès des familles et des jeunes. Leur engagement s’inscrit

FRAUDE EN LIGNE AU CAMEROUN

IGNITE réaffirme sa politique de tolérance zéro envers l’usurpation de son identité de marque IGNITE Social Enterprise a été informée que son nom avait été associé à des systèmes de recrutement frauduleux et à des activités transfrontalières illicites au Cameroun, comme indiqué dans une récente publication de l’Institute for Security Studies (ISS Africa), ensuite relayée par plusieurs médias régionaux. IGNITE rejette catégoriquement tout lien avec ces opérations illégales, condamne l’utilisation frauduleuse de son nom de marque par des tiers non autorisés et publie la présente déclaration officielle afin de porter des faits vérifiés à la connaissance des médias, des autorités de réglementation et du public camerounais. Clarifications factuelles essentielles Impossibilité chronologique : Les enquêtes citées font état d’incidents, de réseaux de trafic et de systèmes de recrutement frauduleux remontant à 2025. Or, IGNITE n’a procédé à son lancement initial qu’en avril 2026. L’entreprise n’existant pas en 2025, il est chronologiquement et factuellement impossible qu’IGNITE ait organisé les activités mentionnées dans le rapport, y ait participé ou y ait été associée ; Indépendance totale vis-à-vis de QNET : IGNITE est une entreprise sociale autonome et indépendante. Elle n’entretient aucun lien capitalistique, aucune coentreprise, aucune relation de filiale ni aucun partenariat commercial avec QNET. Bien que des professionnels expérimentés de la vente directe et des acteurs indépendants de réseaux puissent évoluer au sein du secteur, IGNITE dispose de sa propre structure juridique indépendante, de son propre mandat opérationnel et de son propre conseil consultatif. Le 1er octobre 2026, IGNITE a officiellement diffusé à l’échelle mondiale une déclaration d’indépendance de l’entreprise par l’intermédiaire de plus de 200 services d’information internationaux et panafricains. Alors qu’IGNITE renforce sa visibilité internationale sur les marchés où elle est autorisée à exercer ses activités — notamment depuis son lancement au Ghana en août 2026, sous la direction de Nathan Kwabena Anokye Adisi (Bola Ray), Strategic Partner for Sub-Saharan Africa et membre du Global Advisory Board , des tiers peu scrupuleux et des réseaux criminels se sont illégalement approprié le nom IGNITE pour organiser de fausses offres de voyage et des escroqueries exigeant des paiements anticipés. L’entreprise coopère activement avec les services de sécurité, de renseignement et les autorités chargées de l’application de la loi dans toute la région afin d’échanger des renseignements, de retrouver les réseaux non autorisés et de traduire en justice les personnes qui usurpent l’identité de la marque IGNITE ou l’exploitent abusivement. Il est recommandé au public de ne jamais verser de frais pour de prétendues offres d’emploi ou possibilités de voyage à l’étranger utilisant le nom IGNITE. IGNITE exerce ses activités en tant qu’entreprise sociale légitime et marque de vente directe, centrée sur des produits concrets destinés à la vente au détail, à l’opposé des systèmes pyramidaux trompeurs et des opérations de recrutement non autorisées : Produits de consommation réels : Les micro-entrepreneurs IGNITE proposent des solutions de qualité élevée réparties en quatre piliers établis : SANAREY : Des solutions énergétiques et de bien-être holistique guidées par la science et reposant sur la technologie exclusive SANAREY Fusion Technology ; brAInify : Un écosystème d’apprentissage fondé sur l’intelligence artificielle et un module de culture numérique destinés aux entrepreneurs d’aujourd’hui ; SENA : Des montres contemporaines de style de vie, équipées de mouvements japonais de précision et assemblées en Malaisie ; ELARA : Des technologies avancées de filtration domestique pour une eau propre et un air pur. Aucune commission liée au recrutement : IGNITE ne verse jamais de commissions, de primes ou d’incitations financières pour le simple fait de recruter ou d’intégrer de nouvelles personnes. Les revenus proviennent exclusivement de la vente au détail de produits physiques et numériques vérifiés à des clients finaux. Politiques et procédures rigoureuses (P&Ps) : Dans les pays où IGNITE est présente, tous les Brand Affiliates (BAs) indépendants sont soumis à des règles strictes de conformité et à une formation professionnelle continue. Toute fausse déclaration, présentation trompeuse ou conduite contraire à l’éthique entraîne la suspension immédiate de l’affilié ou la résiliation formelle de son affiliation. Références publiques : déclarations d’indépendance de l’entreprise Afin de garantir la transparence envers le public et de faciliter la vérification indépendante par les médias, IGNITE présente les publications vérifiées de sa déclaration du 1er octobre 2026 relative à son autonomie : Publications en français : PR Newswire (Français): L’entreprise sociale IGNITE publie une déclaration sur l’indépendance des entreprises ; A Nous La Guinée (Afrique de l’Ouest): Focus Afrique: IGNITE Déclaration d’Indépendance ; Couverture panafricaine et internationale (en anglais) ; Africa Business: PR News: IGNITE Statement on Corporate Independence ; News Digest Nigeria: IGNITE Social Enterprise Statement on Corporate Independence ; Yahoo! Finance: IGNITE Social Enterprise Issues Statement on Corporate Independence ; Channel NewsAsia (CNA): Media Release: IGNITE Statement on Corporate Independence

CAMWATER : 4,5 milliards FCFA d’indemnités de fin de carrière intégralement soldés

La CAMWATER annonce l’apurement intégral de ses arriérés d’indemnités de fin de carrière (IFC), pour un montant cumulé de plus de 4,5 milliards de FCFA. Une avancée sociale majeure mise en lumière le 21 octobre 2026 à Douala, lors d’une rencontre entre la direction générale, les syndicats, les associations de consommateurs et les délégués du personnel. L’occasion également de faire le point sur les grands chantiers engagés par l’entreprise pour améliorer l’approvisionnement en eau potable. À la station de production de Japoma, le dialogue social s’est accompagné d’une immersion au cœur des infrastructures. À l’initiative de la Synergie des syndicats de la CAMWATER, les représentants des travailleurs et des consommateurs ont visité le chantier de réhabilitation et d’extension de cette installation stratégique pour la desserte en eau potable de Douala. Un projet dont la mise en service est annoncée avant la fin de l’année 2026. Cette visite a permis aux participants de mesurer l’ampleur des transformations engagées pour accroître les capacités de production et répondre à une demande urbaine en constante progression. Au-delà de cette réalisation, la rencontre a donné lieu à un hommage au bilan de l’entreprise au cours des quatre dernières années, notamment en matière de développement des infrastructures hydrauliques et d’amélioration du climat social. Prenant la parole au nom des forces vives de l’entreprise, le doyen des syndicalistes actifs, Thomas Ndoyo, a salué les efforts de la direction générale. Il a exprimé la reconnaissance des travailleurs et des usagers envers le directeur général, le Dr Blaise Moussa, dont le leadership est présenté comme conciliant performance industrielle, vision stratégique et progrès social. Le directeur général, accompagné de son adjointe, a pris part à cette concertation en qualité d’invité spécial. Plusieurs responsables du siège et de la Division régionale de Douala Agglomération étaient également présents. Le principal motif de satisfaction de cette rencontre reste le règlement intégral des indemnités de fin de carrière dues aux personnels retraités. La CAMWATER annonce le paiement de 391 millions de FCFA au bénéfice de 311 anciens employés, dont 83 femmes et 228 hommes. Cette dernière opération vient clôturer un passif social accumulé sur plusieurs années. Au 1er octobre 2022, le stock des arriérés d’IFC, couvrant la période de janvier 2016 à octobre 2022, s’élevait à 1,198 milliard de FCFA. Entre octobre 2022 et octobre 2026, les engagements pris au titre de ces indemnités ont atteint 3,340 milliards de FCFA. Au total, selon les chiffres communiqués par l’entreprise, 4,539 milliards de FCFA ont été mobilisés pour apurer l’ensemble des droits concernés. La direction générale attribue cette évolution à la responsabilité des bénéficiaires, au dialogue permanent avec les partenaires sociaux, au redressement organisationnel et financier de la société ainsi qu’aux appuis du gouvernement et des partenaires institutionnels. Les bénéficiaires sont invités à vérifier la disponibilité de leurs règlements auprès de leurs banques respectives. En cas de réclamation, ils peuvent saisir les services compétents ou le secrétariat de la direction générale. En parallèle, la CAMWATER indique avoir procédé à des apurements et régularisations auprès de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), afin de consolider la couverture sociale des personnels en activité et des retraités.   Japoma, un chantier stratégique pour Douala Sur le front de l’approvisionnement en eau potable, la réhabilitation et l’extension de la station de Japoma constituent l’un des projets majeurs de l’entreprise. L’objectif annoncé est de porter la production journalière de 55 000 à 123 000 m³ d’ici à la fin de l’année 2026. Mené avec le concours de partenaires norvégiens, notamment INRIGO AS, le projet comprend la réhabilitation des prises d’eau de Dibamba et de Massoumbou, la construction d’unités de filtration membranaire d’une capacité de 68 000 m³ par jour, ainsi que l’installation d’un système de supervision et de contrôle à distance SCADA. Le renforcement des conduites de refoulement doit également améliorer la desserte de plusieurs zones de Douala, notamment Japoma, Yassa, Logbaba et les environs de l’université.   Des investissements dans plusieurs villes La CAMWATER poursuit parallèlement le programme d’alimentation en eau potable de neuf villes, dans sa deuxième phase, avec des travaux ciblés notamment à Dschang, Garoua, Garoua-Boulaï, Maroua et Yabassi. À Dschang, les interventions portent sur la réhabilitation de la prise d’eau, l’extension des installations de production pour atteindre une capacité annoncée de 7 000 m³ par jour et la densification du réseau sur 22 kilomètres. À Garoua, le programme prévoit la construction de huit nouveaux forages et la réhabilitation de quatre autres, pour une capacité globale annoncée de 11 600 m³ par jour. Des stations de traitement, des équipements électriques et électromécaniques ainsi que des infrastructures de stockage doivent compléter ces travaux. À Garoua-Boulaï, la réhabilitation de la station de traitement vise une capacité de 1 800 m³ par jour. La construction d’un château d’eau de 500 m³ portera la capacité totale de stockage annoncée à 850 m³. À Maroua, les investissements comprennent un réservoir de 5 000 m³, sept nouveaux forages et le renforcement du réseau de distribution. À Yabassi, la réhabilitation et l’extension des installations de production doivent porter leur capacité à 600 m³ par jour, avec une densification du réseau sur près de 18 kilomètres.   Yaoundé : moderniser et étendre le réseau Dans la capitale, la CAMWATER déploie le Projet d’urgence et de modernisation des infrastructures pour une meilleure intégration du volume d’eau potable du PAEPYS (PUMIP). Ce programme vise notamment la réhabilitation des équipements électromécaniques, l’extension des réseaux secondaires et tertiaires, l’installation de compteurs stratégiques et la sectorisation des débits, avec le recours à la télégestion. À ce dispositif s’ajoute la reconfiguration du réseau d’alimentation de Yaoundé, annoncée sur une période de 36 mois. Les travaux prévoient la construction de stations de pompage et de réservoirs à Abomé, Zibi Antenne et Minkoameyos, ainsi que la pose de conduites primaires, secondaires et tertiaires. Les différentes composantes du projet comprennent également le renforcement des conduites de transfert du PAEPYS, l’installation de centaines de kilomètres de canalisations et la fourniture de 30 000 kits de raccordement.   200 000 nouveaux branchements annoncés Pour élargir

Sécurité routière : le CJARC veut faire de la canne blanche un réflexe citoyen

Le 15 octobre 2026, le Club des jeunes aveugles réhabilités du Cameroun (CJARC) a profité de la Journée internationale de la canne blanche pour interpeller les pouvoirs publics et les usagers de la route. L’organisation réclame une meilleure connaissance de cet outil de mobilité, mais surtout des mesures concrètes pour garantir la sécurité des personnes aveugles et malvoyantes. Un passage piéton, une moto qui arrive, un taxi qui s’arrête brusquement. Pour une personne déficiente visuelle, les déplacements sur la voie publique peuvent rapidement devenir une épreuve. La canne blanche, qui lui permet de se déplacer et signale sa présence aux autres usagers, ne suffit pas toujours à la protéger. Encore faut-il que son langage soit compris et que le signal qu’elle représente soit respecté. C’est le constat au cœur du plaidoyer porté par le Club des jeunes aveugles réhabilités du Cameroun (CJARC), à l’occasion de la Journée internationale de la canne blanche, célébrée le 15 octobre. Réunis au siège de l’organisation à Yaoundé, des déficients visuels et leurs partenaires ont placé la sécurité routière au centre des échanges, autour du thème : « Canne blanche, code pour tous, une route sûre pour chacun ». Pour le CJARC, l’enjeu dépasse la simple sensibilisation. Il s’agit de faire entrer la canne blanche dans les habitudes des automobilistes, des motocyclistes, des transporteurs et des piétons, afin que les déplacements des personnes aveugles et malvoyantes ne reposent pas uniquement sur leur vigilance. Présent à la cérémonie, le directeur général du CJARC, Coco Bertin Mowa, estime que la formation des conducteurs constitue un levier essentiel. L’organisation souhaite que les auto-écoles intègrent un module consacré à la canne blanche dans leurs enseignements. Les futurs conducteurs pourraient ainsi apprendre à identifier les signaux des personnes déficientes visuelles et à adopter les comportements appropriés. « Si le code est enseigné au niveau des auto-écoles, si le code indiqué par les déficients visuels lorsqu’ils se déplacent est respecté par tous, nous aurons une route sûre pour chacun », plaide-t-il. Cette demande s’accompagne d’un autre appel : encourager les personnes déficientes visuelles à utiliser leur canne blanche lors de leurs déplacements. Pour le responsable du CJARC, cet outil ne doit pas rester dans un sac. Sa présence visible contribue à signaler aux autres usagers qu’une personne peut avoir besoin d’une attention particulière. La réalité du terrain donne à ce plaidoyer toute son urgence. Coco Bertin Mowa évoque des camarades victimes d’accidents de la circulation alors qu’ils se déplaçaient avec leur canne blanche. Il rapporte aussi des incidents au cours desquels des conducteurs de taxis ou de motos-taxis ont brisé ces outils de mobilité. Autant de situations qui, selon lui, révèlent les conséquences d’une méconnaissance persistante du code de la canne blanche. Le cofondateur du CJARC, Abidita Martin Luther, était également présent aux côtés du directeur général. Les responsables de l’organisation ont ainsi porté leurs préoccupations devant les représentants du ministère des Affaires sociales et de la Commission des droits de l’homme du Cameroun, associés à cette rencontre. Les difficultés quotidiennes des personnes déficientes visuelles ont été exposées dans l’espoir d’obtenir une réponse des autorités. Le CJARC entend par ailleurs donner une dimension nationale à cette mobilisation. Pour cette édition, ses représentants, ses antennes et ses partenaires des dix régions du Cameroun ont été associés à l’initiative. L’objectif est de faire circuler le message au-delà de Yaoundé et des grandes villes, jusque dans les localités de l’arrière-pays. Derrière cette campagne se joue une question fondamentale : celle du droit de circuler en sécurité. La canne blanche permet aux personnes aveugles et malvoyantes de gagner en autonomie, mais cette autonomie reste fragile lorsque les autres usagers ne connaissent pas les signaux qu’elle transmet. En réclamant son intégration dans la formation des conducteurs et en appelant à son usage effectif, le CJARC invite donc à changer les comportements. La sécurité des personnes déficientes visuelles ne peut être une responsabilité individuelle. Elle engage aussi les conducteurs, les structures de formation et les pouvoirs publics, appelés à faire du respect de la canne blanche une règle de conduite partagée.

Octobre Rose 2026 : au CH-AGH, la sensibilisation s’achève, le défi de l’accès aux soins demeure

Les rubans roses peuvent être rangés, les activités de terrain ont pris fin, mais le combat contre les cancers féminins, lui, se poursuit. Au CH-AGH, la campagne d’Octobre Rose 2026 aura été l’occasion d’aller à la rencontre des populations, de rappeler l’importance du dépistage précoce et de mettre en évidence les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes lorsqu’elles souhaitent accéder aux soins. Du 7 au 15 octobre, l’établissement a multiplié les initiatives de proximité, entre sensibilisation dans les écoles, visites dans les ménages et mobilisation autour d’activités sportives. L’objectif était de rapprocher l’information sanitaire des communautés et d’encourager les femmes à ne pas attendre l’apparition de signes inquiétants pour consulter. Selon Gabriel Mbarga, responsable des projets au CH-AGH, près de 15 000 personnes ont été sensibilisées directement sur le terrain. Les campagnes numériques, notamment les publications sponsorisées, ont permis de toucher environ 70 000 personnes supplémentaires. Une mobilisation qui témoigne de l’importance de l’information dans la prévention, alors que la méconnaissance des signes et symptômes, tout comme les difficultés financières, peuvent retarder le recours aux examens.   Du message préventif aux examens médicaux La campagne ne s’est pas limitée à la diffusion de conseils. Du 13 au 15 octobre, le CH-AGH a également organisé la phase clinique de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus. Pour cette séquence, 20 professionnels issus notamment de la maternité, de l’échographie et du laboratoire ont bénéficié d’un renforcement de capacités. Au-delà de la mobilisation des équipes, l’enjeu était de proposer aux femmes un parcours d’examens et, lorsque cela s’avérait nécessaire, une orientation vers des investigations complémentaires. Pour le cancer du sein, le dépistage peut commencer par une consultation et un examen clinique, notamment la palpation mammaire. Selon les constatations du spécialiste, une échographie peut être prescrite. Une mammographie ou une biopsie peuvent ensuite être nécessaires lorsque les résultats appellent des vérifications supplémentaires. Ces examens ne sont toutefois pas systématiques pour toutes les femmes. Leur indication dépend notamment de l’âge, des antécédents, des signes observés et des résultats des premières investigations. Gabriel Mbarga souligne que le coût de ce parcours peut constituer un frein important. Au CH-AGH, l’échographie mammaire, habituellement facturée entre 10 000 et 13 000 FCFA selon ses indications, a été proposée à 7 500 FCFA durant la campagne. Lorsque plusieurs examens sont nécessaires pour explorer une suspicion, la facture globale peut atteindre environ 50 000 FCFA. Une dépense difficile à supporter pour certaines patientes, particulièrement lorsque le dépistage doit être suivi d’autres examens. « Les femmes de plus en plus veulent se faire dépister, mais il y a un problème d’accès à l’information, il y a un problème d’accessibilité financière », relève le responsable des projets.   Réduire la facture, renforcer les capacités Pour le CH-AGH, les campagnes ponctuelles de dépistage à tarifs réduits ne suffisent pas à répondre durablement aux besoins. L’établissement souhaite pouvoir élargir son offre et faciliter l’accès aux examens grâce à un meilleur approvisionnement en intrants médicaux. « Si on met à notre disposition des intrants, je pense qu’on pourra aller peut-être au-delà de ce que nous offrons déjà dans le cadre de ces campagnes », explique Gabriel Mbarga. L’appel concerne aussi les moyens nécessaires au fonctionnement des équipements : maintenance, électricité et autres charges liées à la réalisation des examens. Le responsable estime qu’un accompagnement des partenaires et des institutions compétentes pourrait contribuer à consolider les activités de dépistage. Le CH-AGH envisage notamment de travailler avec le Comité national de lutte contre le cancer afin d’explorer des pistes de collaboration. L’ambition est de dépasser le cadre des campagnes d’Octobre Rose et de développer des solutions permettant aux femmes d’accéder plus régulièrement aux examens. Cette préoccupation concerne également le cancer du col de l’utérus, pour lequel l’information, la disponibilité des moyens de dépistage et l’orientation des patientes restent essentielles.   Après les résultats, accompagner les femmes La fin de la campagne pose une question déterminante : que deviennent les femmes dont les examens révèlent une anomalie ou font suspecter un cancer ? Le dépistage constitue une étape essentielle, mais il ne représente pas à lui seul une réponse médicale complète. Un résultat suspect doit pouvoir conduire à des examens complémentaires, à une consultation spécialisée et, si nécessaire, à une prise en charge adaptée. C’est sur cet aspect que le CH-AGH souhaite également avancer. Gabriel Mbarga évoque la perspective d’une collaboration avec le Comité national de lutte contre le cancer et la recherche de partenaires capables de contribuer à l’accompagnement médical et psychosocial des femmes concernées. Les modalités de ce dispositif restent à préciser. Elles traduisent néanmoins une volonté de ne pas laisser les patientes seules face aux résultats de leurs examens, notamment lorsque les moyens financiers ou l’accès aux services spécialisés compliquent la suite du parcours. Au terme de cette édition d’Octobre Rose, le CH-AGH aura donc mis l’accent sur deux priorités indissociables : convaincre les femmes de se faire dépister et leur permettre d’aller jusqu’au bout de la démarche. Car sensibiliser des milliers de personnes n’aura pleinement de portée que si l’information débouche sur des examens accessibles et sur un accompagnement effectif des patientes.

APPROVISIONNEMENT DU MARCHÉ NATIONAL

Le marché camerounais du poisson pourrait connaître des tensions d’approvisionnement dès la fin du mois de novembre 2026, avec des répercussions possibles sur les prix pendant les fêtes de fin d’année.* C’est l’alerte lancée jeudi 15 octobre 2026 à Yaoundé par la société Congelcam S.A., à l’occasion d’un point de presse animé par Joseph Flavien Kankeu, responsable de la communication de l’entreprise. En cause, la réduction de ses quotas d’importation, qu’elle juge insuffisants au regard de la demande nationale. D’après les explications fournies par l’entreprise, Congelcam a importé 200 000 tonnes de poisson en 2025. Pour l’année 2026, elle souhaitait maintenir ce volume d’approvisionnement. Mais son quota a été ramené à 100 000 tonnes par le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia). L’entreprise affirme que cette réduction de moitié a entraîné l’épuisement de ses stocks au bout de sept mois. Le 18 septembre dernier, elle a sollicité un réajustement de son quota à hauteur de 100 000 tonnes supplémentaires. En réponse, un volume additionnel de 30 000 tonnes lui a été accordé. Une quantité que ses responsables estiment insuffisante, prévoyant son épuisement en environ deux mois. Selon les projections avancées par Congelcam, si la situation demeure inchangée, les étals pourraient être fortement dégarnis dès la fin du mois de novembre. Les tensions pourraient se prolonger jusqu’à la première moitié du mois de mars 2027, compte tenu des délais nécessaires pour commander, expédier et acheminer le poisson vers le Cameroun, estimés entre un et trois mois. Face à cette perspective, l’entreprise demande aux pouvoirs publics de réexaminer les quotas d’importation, de clarifier les critères de leur calcul et de mieux anticiper les délais d’approvisionnement. Elle souhaite également l’ouverture d’un dialogue avec les autorités compétentes et les autres acteurs de la filière afin d’éviter une rupture importante de l’offre.   Des accusations de monopole contestées Au cours de cette rencontre avec la presse, Congelcam a également tenu à répondre aux accusations récurrentes faisant état d’une position monopolistique sur le marché camerounais du poisson. Pour réfuter ces allégations, l’entreprise s’appuie notamment sur les déclarations du ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales devant le Parlement, selon lesquelles environ 34 opérateurs agréés disposent d’avis techniques d’importation dans le secteur des produits halieutiques. Pour Joseph Flavien Kankeu, l’existence de ces autorisations démontre que le marché compte plusieurs intervenants. Il estime toutefois qu’il convient de distinguer la détention d’une autorisation administrative de la capacité réelle à importer et à distribuer du poisson, laquelle dépend notamment des moyens financiers, logistiques et commerciaux. L’entreprise a, par ailleurs, rejeté les affirmations selon lesquelles elle serait une création des pouvoirs publics ou bénéficierait de privilèges particuliers. Elle présente son développement comme le fruit d’un engagement entrepreneurial porté depuis 1982 par le sénateur Sylvestre Ngouchinghe.   Des contentieux fiscaux et portuaires au cœur des préoccupations Congelcam a également évoqué plusieurs différends administratifs, fiscaux et portuaires qui, selon elle, ont affecté ses activités et ses capacités financières au cours des dernières années. L’entreprise est notamment revenue sur un rapport publié en 2018 par la Commission nationale anticorruption (CONAC), faisant état d’un prétendu non-paiement de droits de douane de 32 milliards de FCFA au titre de l’année 2014. Elle conteste ces accusations et soutient que le poisson bénéficiait d’une exonération totale des droits de douane entre 2008 et 2016. Selon ses responsables, la procédure judiciaire engagée pour faire établir les faits n’a pas encore connu d’issue définitive. La société fait également état de redressements fiscaux de 2,2 milliards de FCFA en 2020, de 3,2 milliards en 2022 et de 6 milliards en 2024. Elle estime que la succession de ces procédures a mobilisé des ressources importantes et soulève des interrogations sur les conditions d’application des règles fiscales. Autre dossier évoqué : celui de 510 conteneurs de poisson qui auraient été débranchés au Port autonome de Douala en 2023. Congelcam évalue à environ 13 milliards de FCFA les pertes résultant de la destruction des marchandises concernées. L’entreprise indique avoir saisi la justice pour obtenir réparation et affirme avoir déjà versé plus d’un milliard de FCFA au titre de la consignation auprès du Tribunal de grande instance de Douala. Elle soutient également que cet épisode a eu des répercussions sur ses relations bancaires. Après avoir perdu en 2025 son statut d’entreprise de grand standing auprès de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), elle affirme avoir retrouvé ce statut en 2026, au prix d’efforts financiers et opérationnels importants. Sur le plan douanier, Congelcam affirme que certains opérateurs du secteur bénéficieraient de décotes sur les droits de douane de l’ordre de 25 à 30 %, sans que l’entreprise ne profite des mêmes conditions. Elle appelle ainsi à davantage de transparence dans l’attribution des avantages et l’application des règles aux différents importateurs. La société conteste également les chiffres rendus publics concernant ses contributions douanières. Pour l’exercice 2025, elle affirme avoir versé 24 milliards de FCFA de droits de douane, contre 14 milliards annoncés publiquement. En 2024, elle indique avoir payé 18 milliards de FCFA. Elle demande que ces données soient vérifiées et, si nécessaire, rectifiées, estimant que la contribution réelle des entreprises aux recettes publiques doit être présentée avec exactitude.   Des capacités de stockage importantes Pour justifier sa demande de révision des quotas, Congelcam met en avant ses infrastructures logistiques. L’entreprise annonce disposer à Douala d’une capacité totale de stockage de 104 000 tonnes. Un nouvel entrepôt d’une capacité de 10 000 tonnes doit également venir renforcer ses installations au port de Kribi. Elle estime cependant que ces capacités ne peuvent contribuer pleinement à l’approvisionnement du marché sans des autorisations d’importation adaptées aux besoins des consommateurs et aux délais d’acheminement. Au terme de son intervention, Congelcam a réaffirmé sa volonté de poursuivre ses activités et de contribuer à l’approvisionnement régulier des marchés camerounais. Elle appelle les pouvoirs publics à prendre des mesures anticipatives pour éviter les tensions annoncées sur la disponibilité du poisson et ses prix. L’entreprise précise enfin que toute éventuelle pénurie devra faire l’objet d’une analyse objective

INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE : LE CHANTIER YICHENG FACE À L’EXIGENCE D’ACCÉLÉRATION

À Meyo, le Premier ministre mobilise les administrations pour lever les blocages et consolider l’avancement d’un investissement de 530 milliards de FCFA. Une délégation officielle composée notamment du ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, du ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, du directeur général de la Camwater, Blaise Moussa, et du gouverneur de la région du Centre, Paul Naseri Béa, a accompagné le Premier ministre, chef du gouvernement, Dr Joseph Dion Ngute, sur le site de l’usine pharmaceutique Yicheng à Meyo, ce mardi 13 octobre 2026. Au centre de cette visite d’évaluation : les directives du chef du gouvernement aux administrations concernées pour accélérer les procédures administratives, notamment le déblocage des équipements technologiques encore immobilisés au port. Un an après la pose de la première pierre, la première phase du chantier affiche un taux d’avancement supérieur à 70 %. Porté par Idriss Confiance Mbe, président-directeur général du Yicheng Group Pharmaceutical, ce projet développé dans le cadre d’un partenariat camerouno-chinois ambitionne de renforcer la production locale de médicaments essentiels et de dispositifs médicaux.   Les procédures administratives dans le viseur À Meyo, le principal défi n’est plus seulement de faire avancer les travaux, mais de garantir que les équipements nécessaires suivent le rythme de construction des infrastructures. C’est l’un des constats majeurs de la visite du Premier ministre. Alors que la première phase du projet affiche plus de 70 % d’avancement, certains matériels technologiques indispensables à la poursuite du programme restent bloqués au port en raison de lenteurs administratives. Face à cette situation, Joseph Dion Ngute a appelé les administrations compétentes à accélérer les procédures afin de faciliter l’acheminement des équipements vers le site. Cette directive traduit la volonté du gouvernement de prévenir les retards susceptibles de compromettre le calendrier de réalisation de cette infrastructure industrielle. L’enjeu est de taille : au-delà des bâtiments en construction, la mise en service de l’usine dépendra de la disponibilité des équipements, de leur installation et de leur intégration dans le processus de production. La levée des obstacles administratifs apparaît ainsi comme une condition essentielle pour transformer l’avancement physique du chantier en capacité industrielle effective.   Un investissement au service de la souveraineté sanitaire Estimé à 530 milliards de FCFA, le projet Yicheng porte une ambition stratégique pour le Cameroun. Il vise à développer sur le territoire national une capacité de production de médicaments essentiels et de dispositifs médicaux, dans un contexte où le renforcement des industries locales constitue un enjeu pour l’approvisionnement du système de santé. À travers cette initiative, le promoteur, Idriss Confiance Mbe, entend contribuer à la structuration d’une industrie pharmaceutique nationale capable de répondre à une partie des besoins du marché local. Le partenariat entre le Cameroun et la Chine constitue le cadre de développement de cet investissement. La visite gouvernementale permet ainsi d’apprécier les progrès réalisés, mais aussi de mettre en évidence les contraintes qui subsistent. Pour un projet de cette envergure, la coordination entre les différents acteurs institutionnels et industriels demeure déterminante. L’objectif est de faire converger les efforts afin que les infrastructures, les équipements et les procédures nécessaires avancent de manière cohérente.   Un complexe hospitalier et un laboratoire annoncés Au terme de la visite, le promoteur a présenté les prochaines échéances envisagées. Idriss Confiance Mbe a annoncé l’inauguration prochaine de l’usine pharmaceutique Yicheng ainsi que la pose de la première pierre d’un complexe hospitalier accompagné d’un laboratoire de recherche et de développement. Ces annonces élargissent la portée du projet, qui pourrait associer production pharmaceutique, prestations de soins et recherche scientifique. Le laboratoire annoncé ouvre notamment des perspectives en matière de développement et d’innovation, même si la concrétisation de ces ambitions dépendra de la réalisation effective des différentes infrastructures. Pour le gouvernement comme pour le promoteur, la prochaine étape consistera donc à franchir les derniers obstacles susceptibles de ralentir la mise en œuvre du programme. À Meyo, le chantier Yicheng se trouve à la croisée de deux exigences : poursuivre les travaux et lever les contraintes qui conditionnent leur aboutissement. Les directives du Premier ministre aux administrations concernées donnent une orientation claire à cette phase du projet : faire en sorte que les procédures administratives accompagnent l’investissement au lieu de freiner son exécution. L’enjeu final reste la transformation de cette ambition industrielle en une capacité de production pharmaceutique opérationnelle au Cameroun.

Vaccination contre la rougeole et la rubéole : le Cameroun mise sur la prévention pour protéger les enfants et les ménages

La lutte contre la rougeole et la rubéole dépasse le seul cadre sanitaire. Elle constitue également un enjeu économique et social pour les familles camerounaises. C’est l’un des messages forts de la cérémonie de lancement de la campagne nationale de vaccination de suivi contre ces deux maladies, organisée le mercredi 14 octobre 2026 à l’école catholique Saint-Joseph de Mvolyé, à Yaoundé. Présidée par le ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie, et l’archevêque métropolitain de Yaoundé, Mgr Jean Mbarga, la cérémonie a connu la participation du représentant résident de l’OMS au Cameroun, le Dr Bagayoko Magaran Monzon, ainsi que des responsables de l’UNICEF et d’autres partenaires du secteur de la santé. Au-delà de l’objectif de couverture vaccinale, cette initiative rappelle que prévenir une maladie permet aussi d’éviter des dépenses parfois insoutenables pour les ménages.   La non-vaccination, un coût humain et économique considérable Pour le représentant résident de l’OMS au Cameroun, le coût de la non-vaccination, ou de l’inaction, est exorbitant. Il se mesure d’abord en vies humaines, à travers les conséquences parfois irréversibles de maladies qui auraient pu être évitées. La rougeole peut entraîner des complications graves, notamment des pneumonies, des atteintes neurologiques, la cécité et la malnutrition. Quant à la rubéole, lorsqu’elle survient pendant la grossesse, elle peut provoquer chez le nouveau-né des malformations cardiaques, une surdité et d’autres handicaps durables. À ce coût humain s’ajoute une charge financière importante pour les familles. L’hospitalisation d’un enfant malade peut mobiliser une part considérable des ressources du ménage, fragiliser son équilibre financier et accentuer la précarité. À l’échelle des communautés, les conséquences des maladies évitables peuvent également peser sur la productivité et ralentir les activités économiques. C’est dans cette perspective que le Cameroun s’est engagé en faveur de la couverture sanitaire universelle (CSU), qui vise notamment à réduire les obstacles financiers à l’accès aux soins et à prévenir les dépenses de santé catastrophiques pour les ménages. La vaccination apparaît ainsi comme un investissement dans la santé des enfants, mais aussi dans la protection économique des familles et le développement du pays. « Chaque enfant ciblé doit recevoir sa dose de protection. Aucun enfant ne doit être laissé de côté », a insisté le Dr Bagayoko Magaran Monzon, réaffirmant la disponibilité de l’OMS à accompagner les autorités camerounaises dans cette opération.   Des progrès encourageants, mais des enfants restent exposés Malgré les avancées enregistrées ces dernières années, des insuffisances persistent dans la couverture vaccinale nationale. En 2025, la couverture de la première dose du vaccin contre la rougeole et la rubéole s’établissait à 85 %, tandis que celle de la deuxième dose atteignait 70 %. Ce dernier indicateur a néanmoins connu une progression notable, passant de 28 % en 2020 à 70 % en 2025. Ces résultats témoignent des efforts engagés, mais révèlent également la nécessité de poursuivre les interventions pour atteindre les enfants qui échappent encore aux services de vaccination. Selon les données présentées lors du lancement, environ 76 % des cas confirmés de rougeole concernent des enfants non vaccinés. La rubéole, pour sa part, continue d’être signalée chaque année sur l’ensemble du territoire national. Les disparités géographiques, l’accumulation d’enfants non vaccinés, les difficultés d’accès aux formations sanitaires et les situations humanitaires entretiennent cette vulnérabilité. Face à ce constat, la campagne ambitionne d’atteindre 95 % des enfants âgés de 9 à 59 mois, grâce à une mobilisation renforcée des familles, des professionnels de santé et des acteurs. Pour le ministre de la Santé publique, la protection des enfants contre ces maladies évitables relève d’une responsabilité qui dépasse les seules compétences de son département ministériel. Le Dr Manaouda Malachie a rappelé que la santé des enfants représente un investissement stratégique pour l’avenir du Cameroun. Il a notamment invité les parents et les tuteurs à faire vacciner gratuitement les enfants concernés et à ne pas se laisser influencer par les rumeurs ou les informations erronées susceptibles de compromettre leur protection. Cette mobilisation implique également les autorités administratives, les collectivités territoriales, les professionnels des médias, les organisations de la société civile ainsi que les leaders religieux et traditionnels. Présent à la cérémonie, l’archevêque métropolitain de Yaoundé, Mgr Jean Mbarga, a souligné l’importance de l’engagement communautaire face à des maladies capables de se propager rapidement lorsque la couverture vaccinale demeure insuffisante. De son côté, Juliette Haenni, représentante adjointe aux programmes de l’UNICEF au Cameroun, a insisté sur la nécessité d’associer la disponibilité des vaccins à un travail de proximité avec les populations. L’écoute des préoccupations parentales, le renforcement de la confiance et la suppression des obstacles à la vaccination figurent parmi les conditions essentielles à la réussite de l’opération.   L’OMS garantit la qualité du vaccin utilisé Dans le cadre de son accompagnement, l’OMS soutient les autorités sanitaires camerounaises, aux côtés de l’UNICEF, de Gavi et des autres partenaires, pour renforcer la vaccination et favoriser un accès plus équitable aux services de santé. Le Dr Bagayoko Magaran Monzon a également tenu à rassurer les populations sur la qualité du vaccin combiné contre la rougeole et la rubéole utilisé pendant la campagne. Selon lui, celui-ci est sûr, efficace et préqualifié par l’OMS, conformément aux exigences internationales en matière de qualité, de sécurité et d’efficacité. Cette assurance intervient dans un contexte où la désinformation peut compromettre l’adhésion des familles aux programmes de vaccination. Pour les autorités sanitaires et leurs partenaires, l’enjeu consiste désormais à transformer la mobilisation institutionnelle en actes concrets, en veillant particulièrement aux enfants vivant dans les zones difficiles d’accès ou appartenant aux communautés les plus vulnérables. En ciblant les enfants de 9 à 59 mois, cette campagne nationale de suivi vise à consolider les acquis de la vaccination systématique et à réduire les risques de transmission de la rougeole et de la rubéole. Au-delà des doses administrées, son succès se mesurera à la capacité du dispositif sanitaire à atteindre les enfants encore insuffisamment protégés. Le message défendu par l’OMS est clair : le coût de la prévention reste préférable à celui de l’inaction. En protégeant les enfants contre ces maladies,

FIERTÉ DE LA LÉKIÉ : ESSOMBA ASSE AUGUSTE, UN HOMME D’ACTION AU SERVICE DE LA JEUNESSE ET DE LA NATION

Originaire de Sa’a, dans le département de la Lékié, Essomba Asse Auguste s’illustre par son engagement politique, ses responsabilités dans le secteur hospitalier et ses actions sociales. De Yaoundé à Douala, en passant par la diaspora camerounaise de New York et du Canada, son parcours lui vaut des témoignages de reconnaissance. Il est des personnalités dont le parcours se construit au croisement de l’engagement politique, du service public et de la solidarité. Essomba Asse Auguste est présenté par ses soutiens comme l’une de ces figures qui placent l’action au cœur de leur engagement. Originaire de Sa’a, dans le département de la Lékié, région du Centre, il bénéficie d’une reconnaissance particulière auprès de ses proches, des jeunes et de membres de la diaspora camerounaise, qui saluent son attachement à ses racines et son implication dans la vie nationale. Sur le plan politique, Essomba Asse Auguste est connu pour ses fonctions de président du Bureau national de l’Organisation des jeunes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (OJRDPC). À ce poste, il s’est investi dans la mobilisation et l’encadrement de la jeunesse, notamment à l’occasion de l’élection présidentielle de 2018. Son engagement dans cette dynamique lui a valu le Prix spécial du meilleur acteur jeune de la victoire, décerné par l’Agence camerounaise de communication (ACACOM), selon les informations communiquées par ses soutiens. Au-delà de son engagement partisan, son parcours est également marqué par ses responsabilités dans le secteur de la santé. Il occupe la fonction de président du conseil d’administration de l’Hôpital général de Yaoundé, l’une des principales formations sanitaires du Cameroun. Cette responsabilité l’inscrit au cœur des enjeux de gouvernance hospitalière, d’amélioration des services de santé et de prise en charge des patients. Un engagement social revendiqué C’est toutefois sur le terrain de la solidarité que ses admirateurs souhaitent particulièrement mettre en lumière son action. Soutien aux personnes vulnérables, attention accordée aux orphelins, dons et accompagnement social : autant d’initiatives que ses proches présentent comme les expressions d’un engagement guidé par l’humanisme et la générosité. À travers ces gestes, Essomba Asse Auguste est décrit comme un homme accessible, attaché aux relations humaines et soucieux de maintenir un lien avec les communautés auxquelles il appartient. Ses soutiens mettent notamment en avant sa disponibilité et son intérêt pour les préoccupations des jeunes, qu’il s’agisse de leur encadrement ou de leur participation à la construction nationale. Son nom est également associé, dans les témoignages de ses partisans, aux préoccupations liées à l’accès aux soins et à la dignité des patients, notamment à l’Hôpital Laquintinie de Douala. Ils évoquent son plaidoyer en faveur des populations et les efforts visant à améliorer leurs conditions de prise en charge. Ces appréciations s’inscrivent dans une reconnaissance plus large de son implication dans le domaine sanitaire.   De Sa’a à la diaspora, un attachement aux racines À Zamengouer et dans d’autres localités de la Lékié, son origine constitue un motif de fierté pour ceux qui voient en lui un fils du terroir demeuré proche de sa communauté. À Yaoundé comme à Douala, son engagement politique et social nourrit également les témoignages de personnes qui apprécient sa présence dans les initiatives collectives. La diaspora camerounaise, notamment celle de New York et du Canada, est elle aussi évoquée parmi les communautés qui lui témoignent leur considération. Pour ses admirateurs, la distance géographique ne doit pas effacer les liens avec le pays d’origine, les traditions de solidarité et la responsabilité envers les générations montantes. Cette reconnaissance repose sur une image que ses soutiens souhaitent préserver : celle d’un responsable qui conjugue responsabilités publiques, engagement politique et actions de proximité. Dans un contexte où les attentes des populations envers leurs élites sont importantes, ils mettent en avant la nécessité de transformer les engagements annoncés en réalisations concrètes et durables.   La jeunesse au cœur de son engagement En tant que responsable de l’OJRDPC, Essomba Asse Auguste porte également une ambition liée à la place des jeunes dans la vie publique. Leur mobilisation, leur encadrement et leur participation aux initiatives nationales figurent parmi les axes associés à son action politique. Pour ses partisans, l’enjeu dépasse la seule activité partisane : il s’agit de donner aux jeunes des repères, de favoriser leur implication citoyenne et de les encourager à prendre part au développement du Cameroun. De la Lékié à Yaoundé, de Douala à New York et au Canada, les témoignages de sympathie adressés à Essomba Asse Auguste traduisent ainsi la volonté de ses soutiens de saluer un parcours placé, à leurs yeux, sous le signe du service et de l’attachement à la communauté. Aku-delà des hommages, le véritable défi reste celui de la continuité : consolider les acquis, poursuivre les initiatives sociales et contribuer, dans le cadre de ses responsabilités, à l’amélioration des conditions de vie des populations. Pour ceux qui le considèrent comme une fierté de la Lékié et un interlocuteur privilégié de la jeunesse, Essomba Asse Auguste incarne l’espoir d’un engagement qui ne se limite pas aux discours, mais entend se mesurer à ses effets sur le terrain.

Pêche illicite au Cameroun : les risques potentiels du poisson contaminé au cœur des préoccupations

La pêche illicite au Cameroun soulève des préoccupations qui dépassent la préservation des ressources halieutiques et des écosystèmes aquatiques. L’utilisation de certaines substances toxiques pour capturer les poissons pourrait également poser des risques pour la sécurité sanitaire des aliments. Cette alerte a été au centre d’un atelier de formation des journalistes organisé le vendredi 9 octobre au siège de l’AMCO, à Yaoundé, auquel ont pris part une vingtaine de professionnels des médias issus des réseaux REMAPSEN et MEFAR. Au Cameroun, le poisson occupe une place importante dans l’alimentation des populations et constitue une source essentielle de protéines. Mais les conditions dans lesquelles certaines captures sont réalisées suscitent des interrogations sur la qualité sanitaire des produits mis sur le marché. Parmi les pratiques préoccupantes figurent notamment l’utilisation de substances chimiques toxiques et le recours aux explosifs, qui sont susceptibles de porter atteinte aux organismes aquatiques et à leurs habitats. Lors de cet atelier, Ysaac Chavely Mbile Nguema, responsable du programme Pêche et Économie bleue à l’African Marine Conservation Organization (AMCO), a attiré l’attention sur les conséquences possibles de ces pratiques pour les consommateurs. « Le poison qui va dans les poissons va naturellement se retrouver sur les tables des consommateurs », a-t-il averti. Cette déclaration souligne la nécessité d’examiner les risques de transfert de substances dangereuses vers la chaîne alimentaire. Toutefois, sur le plan scientifique, la présence d’un produit toxique dans le milieu aquatique ne suffit pas à démontrer que les poissons capturés dans cette zone contiennent des concentrations dangereuses pour l’être humain. Le risque dépend notamment de la nature de la substance, de sa concentration, de sa persistance dans l’environnement, de son éventuelle accumulation dans les tissus des organismes aquatiques et de l’exposition des consommateurs. Le cyanure, par exemple, est une substance hautement toxique pour les organismes vivants. Son utilisation dans les milieux aquatiques peut entraîner des effets néfastes sur les poissons et d’autres espèces. Cependant, déterminer si des poissons exposés présentent un risque sanitaire pour les consommateurs nécessite des analyses adaptées, capables d’identifier les substances recherchées et d’en mesurer les concentrations. La pêche à l’explosif présente, quant à elle, des conséquences environnementales importantes. Elle peut provoquer la destruction d’habitats, tuer des organismes non ciblés et perturber l’équilibre des écosystèmes aquatiques. Ces dommages sont établis indépendamment de la question d’une éventuelle contamination chimique des poissons. Il convient donc de distinguer les effets directs des explosifs sur le milieu aquatique des risques liés à l’utilisation de substances toxiques. En l’absence de données analytiques permettant de caractériser la contamination des produits halieutiques concernés, il serait prématuré d’affirmer que tous les poissons capturés au moyen de pratiques illicites sont contaminés ou qu’ils provoquent systématiquement des maladies. Une évaluation rigoureuse nécessite des prélèvements représentatifs, des analyses en laboratoire et une interprétation des résultats au regard des seuils sanitaires applicables et des niveaux d’exposition. Cette prudence scientifique ne diminue en rien l’importance de l’alerte. Elle souligne plutôt la nécessité de mettre en place des dispositifs de surveillance capables de documenter le phénomène, d’identifier les substances éventuellement présentes et d’évaluer les risques pour les populations. La prévention doit ainsi s’appuyer sur des données fiables, tout en tenant compte de la toxicité connue de certaines substances et des dommages causés par les méthodes de pêche interdites. Pour l’AMCO, la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée doit intégrer cette dimension sanitaire. Depuis 2022, l’organisation accompagne les efforts du gouvernement camerounais dans ce domaine, notamment à travers le projet Stop Illegal Fishing in Cameroon, conduit avec le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (MINEPIA) et des partenaires. L’efficacité de cette lutte repose sur plusieurs leviers complémentaires : l’application effective de la réglementation, le renforcement des contrôles sur les sites de pêche et dans les circuits de commercialisation, la sensibilisation des pêcheurs et le suivi sanitaire des produits lorsque des risques de contamination sont suspectés. La traçabilité des captures et des circuits de distribution peut également contribuer à mieux identifier l’origine des produits et à faciliter les interventions en cas de problème sanitaire. La formation des journalistes constitue, dans ce contexte, un moyen de mieux informer le public sur les liens entre pratiques de pêche, environnement et sécurité alimentaire. Les médias ont un rôle important à jouer pour rendre ces enjeux compréhensibles sans confondre les risques potentiels avec des contaminations effectivement démontrées. Il importe également de rappeler qu’un poisson d’apparence normale n’est pas nécessairement exempt de contaminants chimiques. Inversement, son origine dans une zone où des pratiques illicites sont signalées ne suffit pas à prouver qu’il est contaminé. L’aspect visuel ne permet donc pas, à lui seul, d’évaluer la sécurité sanitaire du produit. Par ailleurs, la cuisson ne garantit pas l’élimination de toutes les substances toxiques : son efficacité dépend de la nature du contaminant. La protection des consommateurs ne peut dès lors reposer uniquement sur les précautions individuelles. Elle nécessite des contrôles officiels, des capacités d’analyse suffisantes, une coopération entre les services chargés de la pêche, de l’environnement et de la sécurité sanitaire des aliments, ainsi qu’une communication transparente sur les résultats obtenus. Au terme de cet atelier, un enjeu majeur se dégage : renforcer la lutte contre la pêche illicite tout en améliorant les connaissances scientifiques sur ses éventuelles conséquences sanitaires. Préserver les écosystèmes aquatiques et garantir la sécurité des produits destinés à la consommation sont deux objectifs complémentaires, qui nécessitent des mesures de prévention, de contrôle et de surveillance adaptées. L’alerte lancée par Ysaac Chavely Mbile Nguema invite ainsi les autorités, les professionnels de la filière et les chercheurs à accorder une attention accrue aux risques potentiels liés aux méthodes de pêche dangereuses. La priorité est de documenter ces risques, de faire respecter la réglementation et de protéger les consommateurs sans présenter comme établies des contaminations qui n’auraient pas été confirmées par des analyses.