Inclusion sociale: la mairie de Yaoundé 6 et la Plateforme des OPH officialisent leur partenariat

La mairie de Commune d’Arrondissement de Yaoundé 6 a servi de cadre, le 13 mai 2026, à la cérémonie officielle de signature de convention de partenariat entre la commune et la Plateforme Inclusive Society for Persons with Disabilities. Cette convention vise à renforcer la collaboration entre les deux parties en faveur de l’inclusion des personnes handicapées dans les politiques locales de développement. La cérémonie s’est tenue en présence des responsables communaux, des représentants des organisations de personnes handicapées, des partenaires techniques ainsi que de l’ONG internationale Sightsavers, engagée depuis plusieurs années dans l’accompagnement des initiatives inclusives au Cameroun. Représentant le maire de Yaoundé 6, Nga Ngomo Pie Claude, premier adjoint au maire, a rappelé les efforts déjà entrepris par la commune en matière d’inclusion des personnes handicapées. Il a notamment cité l’intégration des préoccupations des personnes handicapées dans le Plan Communal de Développement, la formation de quinze conseillers municipaux sur les questions d’inclusion, la création d’un Conseil communal inclusif des enfants de Yaoundé 6, ainsi que l’intégration de l’École inclusive Cardinal Émilie Léger dans l’initiative Green Cities de la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Dans son intervention, le représentant des personnes handicapées et président de l’Assemblée générale de la Plateforme a salué la signature de cette convention qu’il considère comme « un acte d’union » entre les personnes handicapées et la commune, sous « le regard attentif et affectif de Sightsavers qui a su nous accompagner dès les premiers jours ». Au cours de la cérémonie, un document de plaidoyer a également été remis au représentant du maire. À travers ce mémorandum, les associations de personnes handicapées formulent plusieurs recommandations destinées à renforcer leur participation au développement local. Parmi les principales doléances figurent l’aménagement d’une salle dédiée aux personnes handicapées dans le nouvel édifice de la mairie actuellement en construction, la réservation d’un quota de postes aux personnes handicapées lors des recrutements à la commune, ainsi que l’allègement des modalités d’attribution des boutiques en construction au marché communal au profit des personnes handicapées. Pour les organisations signataires, ces mesures permettront aux personnes handicapées de Yaoundé 6 d’être davantage autonomes, fortes et impliquées dans le développement de leur localité. Cette convention s’inscrit dans la continuité des actions menées depuis 2017 avec l’appui de Sightsavers pour promouvoir une gouvernance locale sensible au handicap. Plusieurs initiatives avaient déjà été conduites dans différentes communes du Cameroun, notamment à Maroua 3, Mbalmayo, Ebolowa 1er, Yagoua et Bafoussam 1er, avec des résultats salués en matière d’inclusion sociale et de participation citoyenne des personnes handicapées. À travers cette nouvelle étape, la commune de Yaoundé 6 affiche sa volonté de faire de l’inclusion un levier essentiel de son développement local.

Yaoundé: le CJARC et l’UNESCO vulgarisent des outils accessibles aux personnes déficientes visuelles

Le 13 mai 2026, le siège du Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC), à Yaoundé, a accueilli un atelier de vulgarisation des outils de connaissances destinés aux Personnes Handicapées Visuelles (PHV). Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet d’appui au renforcement des droits des personnes vivant avec un handicap, de l’accessibilité, des services inclusifs et de la non-discrimination au Cameroun. La rencontre a connu la participation de plusieurs personnalités parmi lesquelles le représentant du ministre des Affaires sociales, la représentante du maire de Yaoundé IV, le représentant du Directeur régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, ainsi que des représentants des Organisations des Personnes Handicapées Visuelles (OPHV). Dans son allocution de circonstance, le Directeur Général du CJARC, Coco Bertin, a rappelé que cet atelier vise à assurer la transcription, la vulgarisation et la diffusion d’outils de connaissances auprès des personnes aveugles et malvoyantes. Il a précisé que cette initiative est portée dans le cadre d’un projet conjoint financé par l’UNPRPD et mis en œuvre par l’UNESCO, l’UNFPA et le HCDH, avec l’appui institutionnel du Ministère des Affaires sociales. Au cours des travaux, une quinzaine d’organisations de personnes handicapées visuelles ont reçu des versions en braille, audio et numérique de plusieurs documents stratégiques réalisés par le CJARC. Il s’agit notamment du Guide de renforcement des mécanismes de coordination inter-OPH, du Guide pour le renforcement des capacités des parties prenantes sur l’évaluation et la simplification du système de référencement des personnes handicapées au Cameroun, ainsi que du Guide pour une meilleure prise en compte du handicap dans les projets et programmes des Nations Unies. Pour une meilleure appropriation de ces outils, trois experts ont procédé à des présentations et analyses détaillées des différents guides avant leur remise solennelle aux organisations bénéficiaires. Prenant la parole au nom de l’UNESCO, Mathieu Kana, coordonnateur du projet et représentant du bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, a salué l’initiative ayant permis de produire ces documents dans des formats accessibles aux personnes déficientes visuelles. « Des documents ont été produits en braille, en version audio et numérique puis distribués aux organisations de personnes déficientes visuelles. Ces organisations vont se servir de ces outils pour sensibiliser leurs membres et les amener à connaître leurs droits afin d’être capables de les revendiquer », a-t-il déclaré. Le représentant de l’UNESCO a également souligné que plusieurs textes et instruments existent déjà pour favoriser l’inclusion des personnes handicapées, notamment la loi camerounaise de 2010 relative à la protection et à la promotion des personnes handicapées ainsi que la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées. Toutefois, il a regretté que ces outils demeurent peu connus lorsqu’ils ne sont pas adaptés aux besoins des bénéficiaires. « Tant que ces outils ne sont pas présentés dans un format accessible, les bénéficiaires ne sont même pas au courant des documents mis à leur disposition », a-t-il expliqué, saluant une initiative qui permettra aux personnes concernées de mieux connaître et défendre leurs droits. En clôturant les travaux, le Directeur Général du CJARC a exprimé sa gratitude à l’UNESCO pour la confiance accordée à son organisation dans le cadre de la vulgarisation de ces outils auprès des OPHV. Il a également remercié le Ministère des Affaires sociales et la mairie de Yaoundé IV pour leur accompagnement constant en faveur de l’inclusion sociale des personnes handicapées au Cameroun.

CAMWATER : retour à la normale à Yato après une panne technique

CAMWATER : retour à la normale à Yato après une panne technique La production d’eau potable à l’usine de Yato, à Douala, est revenue à son niveau normal après les perturbations enregistrées ces derniers jours dans plusieurs quartiers de la capitale économique. Le rétablissement du service est intervenu dans un délai de 48 heures, à la suite de la réparation d’une électropompe de captage ayant subi un incident technique majeur. Le Directeur général de la CAMWATER, le Dr Blaise Moussa, s’est personnellement rendu sur le site de Yato afin de superviser les travaux de maintenance et coordonner les équipes techniques mobilisées. Cette descente sur le terrain a permis d’accélérer les interventions et de rétablir rapidement la production d’eau potable. Au cours de cette visite, le top management de l’entreprise a également prescrit plusieurs mesures destinées à renforcer durablement la continuité de l’approvisionnement en eau à Douala. Un plan d’urgence assorti d’échéances précises, fixées au 13 mai prochain, a ainsi été mis en place. Parmi les principales mesures annoncées figurent le renforcement immédiat des stocks de pièces critiques afin de faciliter les réparations en cas de panne, l’accélération de la modernisation de l’atelier de maintenance de Yato et l’application rigoureuse du programme de maintenance préventive des équipements. La Direction générale entend également mettre un accent particulier sur la préservation du domaine public autour des installations hydrauliques, dans le cadre d’une gestion intégrée des infrastructures. À travers cette série d’actions, la CAMWATER réaffirme son engagement à garantir aux populations de Douala un accès durable, fiable et sécurisé à l’eau potable.

MINSEP : la Conférence des responsables s’ouvre sous le signe de la performance et des “Grandes Espérances”

MINSEP : la Conférence des responsables s’ouvre sous le signe de la performance et des « Grandes Espérances » Le Palais polyvalent des sports de Yaoundé accueille depuis ce lundi 11 mai 2026 la Conférence des responsables des Services centraux, déconcentrés, rattachés et des organismes sous-tutelle du Ministère des Sports et de l’Éducation physique (MINSEP). Cette rencontre de haut niveau, qui s’achève demain 12 mai, réunit les principaux responsables administratifs et techniques du département ministériel autour des enjeux de gouvernance, de performance et de modernisation du secteur sportif camerounais. Placée sous le thème : « Activités physiques et sportives : levier de la cohésion sociale, socle de la mise en œuvre du Septennat des Grandes Espérances », cette conférence annuelle se veut un cadre d’évaluation, de concertation et d’harmonisation des actions du ministère. Dans son allocution d’ouverture, le ministre des Sports et de l’Éducation physique, le Pr Narcisse Mouelle Kombi, a souligné que cette conférence constitue une nécessité au regard de la place de plus en plus importante qu’occupent les activités physiques et sportives dans la vision politique du président de la République, Paul Biya. Le membre du gouvernement a rappelé que, depuis plusieurs années, l’État du Cameroun a consenti d’importants investissements dans les infrastructures sportives modernes à travers le pays, avec la construction de stades, complexes sportifs, gymnases et parcours Vita répondant aux standards internationaux. À cela s’ajoute l’accompagnement matériel, financier et logistique accordé aux fédérations sportives nationales. Selon le MINSEP, les performances enregistrées ces dernières années témoignent de cette dynamique. Entre 2018 et 2025, les équipes et athlètes camerounais ont remporté près de 3 030 médailles dans différentes compétitions internationales. Pour le premier trimestre du nouveau septennat, environ 150 médailles ont déjà été glanées. Pour le Pr Narcisse Mouelle Kombi, l’enjeu consiste désormais à consolider ces acquis et à renforcer davantage l’esprit de performance au sein du mouvement sportif national. Il a invité les participants à faire preuve d’innovation et de créativité dans leurs méthodes de travail afin d’atteindre les objectifs fixés dans le cadre du Septennat des Grandes Espérances. Prenant également la parole, le secrétaire général du MINSEP et coordonnateur administratif de la conférence, Joseph Yerima, a insisté sur la nécessité pour le ministère de renforcer la cohésion interne et d’améliorer les mécanismes de gouvernance administrative et managériale. Il a indiqué que cette rencontre intervient après une décennie marquée par de profondes mutations institutionnelles et générationnelles au sein du département ministériel. Selon lui, cette conférence permettra de créer davantage d’interactions entre les services centraux et déconcentrés, mais aussi d’harmoniser les approches autour des grandes orientations du ministère. Joseph Yerima a également rappelé que les travaux s’inscrivent dans la continuité du Cadre stratégique de performance et de la feuille de route gouvernementale prescrite par le Premier ministre, Chief Dr Joseph Dion Ngute. Durant deux jours, les participants plancheront sur plusieurs thématiques liées à la gouvernance sportive, au développement de l’éducation physique, à l’encadrement des fédérations sportives et à l’amélioration des performances administratives et institutionnelles du MINSEP. À travers cette conférence, le ministère entend renforcer sa contribution à la mise en œuvre des politiques publiques dans un secteur considéré comme stratégique pour la cohésion sociale, le rayonnement international du Cameroun et l’épanouissement de la jeunesse.    

Pourquoi le CJARC organise-t-il ce séminaire depuis quatre ans ?

« Nous nous sommes construits dans la société et à l’école », explique Martin Luther Amahata Adibita Co-fondateur du Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC), Martin Luther Amahata Adibita revient sur les objectifs du séminaire consacré aux familles d’enfants à besoins spécifiques et sur l’importance de soutenir la santé mentale des parents. Pourquoi le CJARC organise-t-il ce séminaire depuis quatre ans ? Le CJARC œuvre pour la promotion et la protection des personnes handicapées, notamment des personnes aveugles. Dans cette dynamique, nous accordons une place importante à la sensibilisation, à la formation et à l’éducation des enfants à besoins spécifiques. Chaque année, nous réunissons les familles afin qu’elles puissent échanger sur leurs expériences, partager leurs difficultés et apprendre auprès des spécialistes présents. Ce séminaire permet aussi aux parents de comprendre qu’ils ne sont pas seuls face aux défis qu’ils rencontrent au quotidien. Nous voulons créer un cadre où chacun peut apprendre des autres. Les techniciens, les psychologues et les spécialistes apportent leurs connaissances, mais les familles elles-mêmes ont également beaucoup à partager à travers leurs vécus. L’objectif est que chaque participant reparte mieux outillé pour accompagner son enfant. Pourquoi avoir choisi la santé mentale comme thème central cette année ? Beaucoup de familles et même une partie de la société ne comprennent pas encore suffisamment les réalités liées au handicap. Cette incompréhension entraîne souvent peur, isolement et souffrance psychologique chez les parents. À travers ce séminaire, les spécialistes vont expliquer que le handicap n’est pas une fatalité. C’est une réalité avec laquelle il est possible de vivre et de construire un avenir. Je prends souvent mon propre exemple ainsi que celui de mon ami Coco Bertin. Nous sommes tous deux déficients visuels. Nos parents ne disposaient pas des connaissances nécessaires pour encadrer des enfants à besoins spécifiques. Pourtant, grâce à l’école et à la société, nous avons pu nous construire et devenir aujourd’hui des soutiens pour nos familles. C’est pour cette raison que nous encourageons les parents à croire au potentiel de leurs enfants et à ne jamais les marginaliser. Ces enfants peuvent eux aussi contribuer au développement de leurs familles et de la société. Quel message adressez-vous aux familles qui cachent encore leurs enfants à la maison ? Je voudrais leur dire de ne pas avoir honte du handicap. Il ne faut pas considérer cette situation comme une malédiction ou une fin en soi. Les parents doivent sortir de l’isolement, rencontrer d’autres familles et chercher du soutien auprès des structures d’accompagnement. Garder les enfants enfermés à la maison ne les aide pas à s’épanouir. Ils doivent vivre comme tous les autres enfants, aller à l’école, participer à la vie sociale et développer leurs capacités. Le Cameroun, l’Afrique et le monde ont besoin de la contribution de chacun. Chaque enfant, quelles que soient ses difficultés, a un rôle à jouer dans la société.

Santé mentale des parents d’enfants à besoins spécifiques : le CJARC plaide pour une mobilisation collective

Santé mentale des parents d’enfants à besoins spécifiques : le CJARC plaide pour une mobilisation collective Le siège du Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC), situé à Ékié dans la ville de Yaoundé, accueille depuis le 7 mai 2026 un séminaire consacré aux familles d’enfants à besoins spécifiques. Prévue jusqu’au 9 mai, cette rencontre met l’accent sur la santé mentale et le bien-être psychologique des parents, considérés comme des acteurs essentiels de l’inclusion sociale et scolaire des enfants en situation de handicap. À l’initiative de Martin Luther Amahata Adibita, cette quatrième édition du séminaire réunit des parents, des spécialistes de la santé mentale, des représentants des administrations publiques ainsi que plusieurs médias. Les échanges portent notamment sur la lutte contre la détresse psychologique des familles, le renforcement de la résilience parentale et la nécessité d’un accompagnement communautaire plus actif. Dès l’ouverture des travaux, le co-fondateur du CJARC a insisté sur les difficultés souvent vécues dans le silence par les parents d’enfants à besoins spécifiques : stress, fatigue psychologique, isolement et regard stigmatisant de la société. Selon lui, la prise en charge de ces enfants ne devrait plus être considérée comme une responsabilité individuelle, mais comme une cause collective nécessitant l’implication de toute la société. Le séminaire bénéficie du soutien des pouvoirs publics. Des représentants du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) et du Ministère de l’Éducation de Base (MINEDUB) ont pris part à la cérémonie d’ouverture. Pour Mme Olive Nancy Eyango, représentante du MINPROFF dans la région du Centre, cette initiative traduit concrètement la volonté de promouvoir une inclusion sans exclusion. Elle a rappelé que son ministère assure déjà un accompagnement psychosocial des familles confrontées aux difficultés liées au handicap. De son côté, Mme Françoise Atangana, point focal inclusion au MINEDUB pour la région du Centre, a souligné le rôle central de la famille dans la réussite scolaire et l’intégration sociale des enfants à besoins spécifiques. Elle a salué l’action du CJARC qui, selon elle, s’inscrit pleinement dans la politique nationale d’éducation inclusive. Les parents présents ont également partagé leurs expériences. Mme Elisabeth Modjoto, mère d’un enfant autiste, a témoigné des progrès accomplis par son fils grâce à l’accompagnement du CJARC. Elle a néanmoins évoqué les discriminations et les jugements auxquels les familles restent confrontées au quotidien, notamment dans leur environnement social. Pendant trois jours, les participants suivent plusieurs ateliers et conférences portant sur l’impact psychologique du handicap sur les familles, la gestion du stress et de l’épuisement parental, la résilience, le soutien familial et spirituel, ainsi que l’importance pour les parents de préserver leur propre équilibre mental afin de mieux accompagner leurs enfants.

Chantiers routiers : le Mintp accélère le suivi des projets en cours à travers le Cameroun

Chantiers routiers : le Mintp accélère le suivi des projets en cours à travers le Cameroun Le Ministère des Travaux publics du Cameroun poursuit le suivi des projets routiers engagés sur l’ensemble du territoire national. Depuis le 5 mai 2026, les principaux acteurs du secteur participent à une nouvelle session de revue des projets routiers conduite par le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi. Cette rencontre périodique permet d’évaluer l’état d’avancement des travaux réalisés dans le cadre du Plan d’urgence triennal ainsi que des programmes d’entretien et de réhabilitation du réseau routier national. Les travaux se poursuivent autour de plusieurs projets structurants visant à améliorer la connectivité entre les différentes régions du pays. Au cours des échanges, les entreprises chargées des travaux présentent les niveaux d’exécution physique et financière des chantiers, les contraintes rencontrées sur le terrain ainsi que les mesures envisagées pour respecter les délais contractuels. Parmi les projets examinés figurent notamment les axes Guidjiba–Taparé, Douala–Bonépoupa, Foumban–Koupamatait, Awae–Esse–Soa, Ngaoundéré–Paro et Siga Bongo–Bonamakong. Les travaux de bitumage de la section Saotchaï–Datcheka–Takréo–Yoldéo–Doukoula ainsi que les voiries en enduits superficiels dans le département du Mfoundi ont également été passés en revue. D’autres projets importants concernent les travaux sur les tronçons Sangmélima–Nkolotou’otou et ses bretelles, Nkoumadjap–Nkolfong–Oveng, Mboussa–Ngoro–Meiganga, Meiganga–Ngaoundéré ainsi que Ngaoundéré–Pont Maidikoum–Touboro. Les réhabilitations des axes Bankim–Mayo Darley–Banyo et Tibati–Pont Mbamti–Banyo figurent aussi parmi les dossiers suivis par les équipes techniques du ministère. Selon les responsables du secteur, plusieurs chantiers enregistrent une évolution satisfaisante malgré certaines difficultés liées au financement des travaux et aux contraintes sécuritaires dans certaines zones du pays. À fin 2025, le Cameroun comptait plus de 10 700 kilomètres de routes bitumées et près de 121 000 kilomètres de routes linéaires, avec plus de 4 000 kilomètres supplémentaires en cours de bitumage. À travers cette revue des projets routiers, le gouvernement entend accélérer le développement des infrastructures afin de réduire l’enclavement des localités et soutenir les activités économiques à travers le pays.

Naissance du Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant : un tournant académique et institutionnel

Naissance du Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant : un tournant académique et institutionnel Les premières assises consacrées à la création du Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant, organisées à l’initiative de UNICEF, se sont achevées sur une note d’engagement fort et d’ambition continentale. Cette rencontre marque une étape décisive dans la mobilisation du monde académique africain en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’enfant. Une ambition devenue réalité Dans son allocution de clôture, Raky Chaupin a salué la concrétisation d’une ambition portée depuis plusieurs années : faire des universités africaines de véritables leviers de transformation sociale. « Ce que nous avons posé ici est un jalon, pas un aboutissement », a-t-elle souligné, insistant sur la nécessité de traduire les cadres normatifs existants en résultats concrets pour les enfants. Elle a appelé à un réseau « transformationnel », capable de produire une recherche utile aux politiques publiques, d’influencer les systèmes et de générer des solutions adaptées aux réalités africaines. L’objectif est clair : dépasser le cadre théorique pour impacter directement la vie des enfants à travers des actions mesurables. Un réseau structuré et inclusif Le nouveau réseau entend s’appuyer sur des mécanismes concrets tels que des programmes de stages, des recherches conjointes et des plateformes régulières de dialogue entre chercheurs et décideurs. L’enjeu est également d’assurer une représentativité continentale équilibrée, en intégrant toutes les régions, langues et réalités africaines. Les centres universitaires dédiés aux droits de l’enfant ont été identifiés comme des outils stratégiques. Leur institutionnalisation est jugée essentielle pour renforcer le lien entre recherche, politiques publiques et communautés, tout en formant une nouvelle génération de professionnels engagés. Parmi les priorités définies figurent l’harmonisation des curricula, la mise en place d’un agenda de recherche commun, le renforcement des systèmes de données et la création d’espaces réguliers d’échange. Une gouvernance en construction Élu premier président du réseau, Ndiaye Ibrahim a exprimé sa reconnaissance envers ses pairs, soulignant le caractère collectif de cette initiative. « Ce n’est pas une réussite individuelle, mais le fruit d’un long processus de collaboration », a-t-il déclaré. La priorité immédiate de son mandat sera la structuration du réseau. Cela passe par l’élaboration des textes fondateurs, la définition des règles de fonctionnement, ainsi que la mise en place d’un plan stratégique. Un mandat d’environ trois ans est envisagé, même si sa durée reste à formaliser. Le président a également insisté sur la nécessité d’élargir rapidement le réseau à l’ensemble du continent. À ce jour, une quarantaine d’universités issues d’Afrique centrale, de l’Ouest et du Nord, dont une vingtaine au Cameroun, ont déjà rejoint l’initiative. Au terme de ces assises, un message fort se dégage : le réseau devra produire des résultats visibles et mesurables. Cela implique un engagement ferme des universités, un accompagnement actif de l’UNICEF, ainsi qu’un soutien accru des gouvernements et partenaires. Avec la création de cette plateforme, les acteurs impliqués ambitionnent de faire passer les droits de l’enfant du stade des principes à celui de la pratique, à grande échelle, sur l’ensemble du continent africain.

Revue des projets routiers : le MINTP met l’accent sur des résultats tangibles

  Revue des projets routiers : le MINTP met l’accent sur des résultats tangibles Les 5 et 6 mai 2026, au siège du Ministère des Travaux Publics, le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi préside une session d’évaluation des projets routiers en cours et programmés pour l’année 2026. Près de 80 chantiers, couvrant un linéaire important, ont été examinés en détail par les équipes techniques et les responsables de leur mise en œuvre. Dès l’ouverture des travaux, le ministre a appelé à un changement profond dans le suivi des projets. Il a insisté sur la nécessité de dépasser la simple présence visible des entreprises sur le terrain pour privilégier des résultats concrets et mesurables. Selon lui, l’objectif principal reste l’amélioration réelle de la circulation sur les axes concernés. Des avancées notables ont été relevées, notamment sur les corridors Yaoundé–Douala et Edéa–Kribi, où des progrès significatifs ont été enregistrés ces derniers mois. Le ministre a toutefois invité les différents acteurs à poursuivre et intensifier leurs efforts afin de consolider ces acquis. Les échanges ont également permis d’identifier les principales contraintes freinant l’exécution des projets, avec pour ambition d’apporter des solutions concertées et efficaces. Une attention particulière a été accordée aux projets en attente de démarrage. À ce titre, le respect des délais a été fermement rappelé, notamment pour les axes Ngaoundéré–Garoua et Edéa–Kribi, pour lesquels une clarification immédiate de l’état d’avancement a été exigée. Par ailleurs, des orientations ont été données en matière de préparation des projets, en particulier pour le réseau routier structurant long de 18 157 km. L’objectif est clair : assurer une circulation fluide avec une vitesse moyenne d’au moins 60 km/h, aussi bien sur les routes bitumées que sur les routes en terre. Le ministre a également insisté sur la rigueur dans le suivi des chantiers, rappelant le caractère obligatoire du journal de chantier. Cet outil, essentiel pour la traçabilité et l’évaluation de la mobilisation, doit être tenu de manière régulière et fidèle à la réalité des travaux. À l’issue de cette revue, des recommandations précises seront formulées afin de mieux encadrer l’action des différents intervenants et insuffler une nouvelle dynamique dans la réalisation des infrastructures routières au Cameroun. Denise Ebelle

Yaoundé accueille la naissance d’un réseau africain des universités pour les droits de l’enfant

Ce 4 mai 2026, à Yaoundé, s’est tenue une rencontre internationale marquant une étape majeure dans la promotion des droits de l’enfant en Afrique. À l’initiative de UNICEF, des universitaires, représentants gouvernementaux et experts venus de plusieurs pays africains ont uni leurs voix pour lancer le Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant. Parmi les personnalités présentes figuraient des membres du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant, ainsi que des recteurs et doyens d’universités du Cameroun, du Mali, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Cette mobilisation traduit une volonté commune : faire des universités des acteurs centraux de transformation sociale au service de l’enfance. Dans son allocution, la représentante de l’UNICEF au Cameroun, Nadine Perrault, a souligné le rôle stratégique du monde académique. « Les universités ne sont pas seulement des lieux de transmission du savoir, mais de véritables moteurs de changement », a-t-elle affirmé. Elle a rappelé que depuis 2024, un partenariat avec les universités camerounaises a permis la création de neuf Centres des droits de l’enfant à travers le pays. Ces centres reposent sur trois piliers essentiels : le plaidoyer pour les droits de l’enfant, la recherche et l’analyse des problématiques qui les concernent, ainsi que l’intégration de ces droits dans les curricula universitaires. Une approche jugée nécessaire dans un pays marqué par une diversité culturelle importante, justifiant l’implantation de centres dans chaque région. L’événement s’inscrit dans la continuité de la Déclaration de Yaoundé adoptée en novembre 2025, lors de la première conférence internationale sur le rôle des universités dans ce domaine. Il marque désormais une ouverture vers une dynamique continentale avec la création d’un réseau destiné à fédérer les initiatives et à mutualiser les expériences. Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur, le professeur Alfonse Tonye a salué « une innovation majeure », soulignant que cette initiative permettra de partager l გამოცდილ camerounaise à l’échelle africaine. Il a insisté sur l’importance de garantir les droits fondamentaux des enfants, notamment l’accès à la sécurité et à l’alimentation, conditions indispensables à leur épanouissement. Au-delà des discours, cette rencontre se veut un appel à l’action. Pendant deux jours, les participants sont invités à élaborer une feuille de route ambitieuse pour faire des universités africaines des laboratoires d’idées et des bastions de défense des droits de l’enfant. À travers cette initiative, l’Afrique affirme une ambition claire : placer l’enfant au cœur des politiques publiques, de la recherche et du développement, en s’appuyant sur la force du savoir et de l’engagement académique. Denise Ebelle