Ponts Acrow : le MINTP attribue de nouveaux marchés pour renforcer la mobilité et le désenclavement des territoires

Ponts Acrow : le MINTP attribue de nouveaux marchés pour renforcer la mobilité et le désenclavement des territoires Le Ministre des Travaux Publics a procédé, le 9 février 2026, à l’attribution de plusieurs marchés relatifs à la construction de ponts métalliques modulaires de type Acrow à travers le pays. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à améliorer la connectivité des territoires, à sécuriser les franchissements et à faciliter l’évacuation des produits agricoles vers les marchés. Les marchés attribués portent sur la réalisation d’ouvrages dans plusieurs localités stratégiques, notamment sur les axes Foumban-Banyo-Tibati, Eseka-Song Mbong-Makot-Manguenguess (Malombé), Botmakak-Bissombé-Nkoumissié Sud-Nguibassal (Lobé), Sombo-Bogso (Kellé), Kobi-Kagnol Libang (Mbang), Badongué-Konga-Kambamiéri (Doumé), Messamena-Ekok (Dja), Mayo Djarendi-Mandinring (Mayo Lidi), Poli-Fignolé (Moto Mayo) ainsi que Kekem-Ngang-Ngomezock-Santchou (Nkam). Ces infrastructures sont destinées à remplacer les ouvrages de franchissement précaires existants par des structures métalliques durables, capables d’assurer la continuité du trafic en toute saison et de réduire les contraintes de mobilité auxquelles font face les populations riveraines. Les quatre marchés attribués concernent des ouvrages jugés prioritaires pour le développement économique local et le désenclavement des bassins de production. Le démarrage des travaux est attendu dans les meilleurs délais afin de répondre aux besoins urgents des usagers. Les entreprises retenues, toutes de droit camerounais, ont été sélectionnées à l’issue d’un Appel d’Offres National Ouvert conduit conformément aux dispositions du Code des marchés publics, garantissant ainsi la transparence et la régularité de la procédure. Denise EBELLE

Yaoundé : la première pierre d’un projet hydraulique majeur officiellement posée

Yaoundé : la première pierre d’un projet hydraulique majeur officiellement posée Une nouvelle étape a été franchie dans la mise en œuvre de la politique gouvernementale d’amélioration de l’accès à l’eau potable. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a procédé ce jeudi 25 juin 2026 à la pose de la première pierre du Projet de reconfiguration du réseau d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé et de ses environs. La cérémonie, organisée sur l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé VII, a réuni de nombreuses personnalités gouvernementales, administratives, municipales, traditionnelles et religieuses, ainsi que les partenaires techniques et financiers mobilisés autour de ce projet structurant. Aux côtés du ministre, le Directeur général de la CAMWATER, Dr Blaise Moussa, dont l’entreprise assure la maîtrise d’ouvrage déléguée du projet, a salué le démarrage effectif d’un chantier appelé à transformer durablement l’approvisionnement en eau potable dans la capitale politique du Cameroun et plusieurs localités environnantes. Cette infrastructure majeure traduit la volonté du Président de la République, Paul Biya, de garantir aux populations un accès durable à une eau potable de qualité, disponible en quantité suffisante et à un coût socialement acceptable. Le projet bénéficiera directement aux habitants de Yaoundé ainsi qu’à ceux de Soa, Akak, Mfou, Bikok et Mbankomo. Les établissements scolaires, universitaires, hospitaliers, administratifs, commerciaux et industriels devraient également tirer profit d’une amélioration significative de la desserte en eau potable. Prévu pour une durée d’exécution de 36 mois, le projet vise notamment à porter la capacité d’absorption et de distribution du réseau à 480 000 mètres cubes d’eau par jour, contre environ 300 000 actuellement. Il permettra également une meilleure intégration des productions issues des stations de Batchenga, d’Akomnyada et de la Mefou, tout en réduisant progressivement les rationnements observés dans plusieurs quartiers de la capitale. Les travaux prévoient notamment la création de nouvelles zones de distribution à Abomé, Zibi Antenne et Minkoameyos, avec la construction de stations de pompage et de réservoirs de grande capacité. Plus de 147 kilomètres de conduites primaires et secondaires seront installés ou renouvelés, tandis que 300 kilomètres de conduites tertiaires seront déployés dans plusieurs quartiers et zones périurbaines. Le projet comprend également la réalisation de 30 000 nouveaux branchements sociaux et ordinaires destinés à améliorer l’accès à l’eau potable pour les ménages, notamment dans les zones en forte croissance démographique. À terme, les autorités attendent une amélioration significative de la disponibilité de l’eau potable, une meilleure répartition des volumes produits sur l’ensemble de l’agglomération, une réduction des pertes techniques et commerciales, ainsi qu’une amélioration de la pression de distribution dans les quartiers situés en altitude. Dans son intervention, le ministre de l’Eau et de l’Énergie a souligné que cette réalisation s’inscrit dans la continuité des investissements engagés par l’État dans le secteur de l’eau potable, notamment à travers le Projet d’alimentation en eau potable de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga (PAEPYS). Pour le Directeur général de la CAMWATER, ce chantier constitue une réponse concrète aux besoins croissants d’une métropole en pleine expansion. Dr Blaise Moussa a réaffirmé l’engagement de l’entreprise à veiller à la bonne exécution des travaux afin que les populations bénéficient, dans les délais prévus, des retombées de cet investissement stratégique. Complémentaire aux infrastructures déjà réalisées dans le cadre du PAEPYS, ce projet devrait contribuer à améliorer durablement les conditions de vie des populations, soutenir les activités économiques et renforcer l’attractivité de la capitale. Avec le lancement effectif de ces travaux, le gouvernement réaffirme sa détermination à faire de l’accès à l’eau potable un droit effectif pour tous et à accompagner le développement harmonieux de Yaoundé et de ses environs.

Rayonnement sportif : le gouvernement célèbre les performances des athlètes camerounais à l’international

Rayonnement sportif : le gouvernement célèbre les performances des athlètes camerounais à l’international Les champions camerounais récemment distingués sur les scènes africaine et mondiale ont été célébrés mercredi 24 juin 2026 au ministère des Sports et de l’Éducation physique (MINSEP), au cours d’une cérémonie présidée par le ministre Narcisse Mouelle Kombi. Moment de reconnaissance nationale, cette rencontre a permis aux athlètes de présenter officiellement au gouvernement les médailles et trophées remportés lors de plusieurs compétitions internationales majeures. Tour à tour, les représentants de la Fédération camerounaise de bodybuilding et fitness (FECABOF), de la Fédération camerounaise de taekwondo (FECATAE), de la Fédération camerounaise des sports pour déficients intellectuels (FECASDI), de la Fédération camerounaise des sports pour déficients physiques (FECASDEP) et de la Fédération camerounaise des sports pour déficients visuels (FECASDEV) ont exposé les lauriers glanés par leurs athlètes, illustrant le dynamisme du sport camerounais dans toute sa diversité. Les performances saluées par les pouvoirs publics sont le fruit de plusieurs rendez-vous sportifs d’envergure. En bodybuilding, le Cameroun s’est particulièrement illustré lors du Grand Prix international disputé en mai 2026 en Géorgie. Avec une impressionnante moisson de médailles, les athlètes camerounais ont permis au pays de terminer en tête du classement général, confirmant son rang parmi les grandes nations de la discipline. Du 16 au 19 juin 2026 à Tunis, les para-athlètes camerounais ont également porté haut les couleurs nationales à l’occasion du Grand Prix mondial de para-athlétisme. Face à une concurrence relevée venue de plusieurs continents, ils ont fait preuve de détermination, de résilience et d’un remarquable esprit de compétition, réalisant des performances appréciées par les autorités sportives. Même satisfaction du côté du taekwondo. Engagées aux Championnats d’Afrique de taekwondo et de para-taekwondo organisés du 30 mai au 2 juin 2026 à Bamako, au Mali, les délégations camerounaises ont décroché onze médailles, dont quatre en or, trois en argent et quatre en bronze, ainsi que trois trophées. Deux para-taekwondoïstes camerounais ont en outre été sélectionnés parmi les quarante meilleurs mondiaux pour participer à un camp d’entraînement d’élite en République de Corée, dans la perspective des Jeux paralympiques de Los Angeles 2028. Dans son allocution, le ministre des Sports et de l’Éducation physique a salué des résultats qui témoignent du talent des athlètes, mais aussi de la qualité du travail accompli par les encadreurs techniques, administratifs et médicaux. Il a adressé les félicitations du gouvernement aux sportifs distingués, les invitant à demeurer des modèles de discipline, de patriotisme et d’excellence pour la jeunesse camerounaise. Narcisse Mouelle Kombi a également réaffirmé l’engagement de l’État à poursuivre les efforts visant à améliorer les conditions de préparation et de participation des sportifs aux compétitions internationales. Il a rappelé que ces performances s’inscrivent dans la dynamique de développement du sport impulsée par le Président de la République, Paul Biya. S’adressant au président de la FECABOF, Achille Balemagna, le ministre a insisté sur la nécessité d’intensifier les préparatifs en vue du Championnat du monde de bodybuilding que Yaoundé accueillera du 24 au 28 juillet 2026. Il a assuré que le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires afin de garantir le succès de cette compétition mondiale, appelée à renforcer davantage le rayonnement du Cameroun sur la scène sportive internationale. Le membre du gouvernement a par ailleurs appelé les responsables du mouvement sportif à privilégier le dialogue, la responsabilité et la cohésion, estimant que l’unité demeure un facteur essentiel pour poursuivre les progrès enregistrés par le sport camerounais. La cérémonie s’est achevée par la remise solennelle d’attestations de reconnaissance aux athlètes médaillés, sous les applaudissements des membres du mouvement sportif venus célébrer ces ambassadeurs qui continuent de porter haut les couleurs du Cameroun à travers le monde. Denise EBELLE

Journée olympique mondiale : le MINSEP célèbre les nouvelles performances du sport camerounais

Journée olympique mondiale : le MINSEP célèbre les nouvelles performances du sport camerounais Le 23 juin 2026, date marquant la célébration de la Journée olympique mondiale, le ministre des Sports et de l’Éducation physique (MINSEP), Narcisse Mouelle Kombi, a reçu dans son département ministériel plusieurs athlètes camerounais récemment distingués sur la scène internationale. Ces champions étaient accompagnés des présidents de leurs fédérations respectives ainsi que de leurs encadreurs techniques. La cérémonie, placée sous le signe de l’excellence sportive, a notamment mis à l’honneur les athlètes de la Fédération Camerounaise de Cyclisme (FECACYCLISME), de la Fédération Camerounaise de Sambo (FECASAMBO) et de la Fédération Camerounaise d’Athlétisme (FECATHLETISME), auteurs de performances remarquables lors de récentes compétitions internationales. Dans son allocution, le membre du gouvernement a exprimé sa satisfaction face aux résultats enregistrés par les ambassadeurs du sport camerounais, saluant leur courage, leur discipline, leur patriotisme et leur détermination. Il a rappelé que cette cérémonie s’inscrivait dans la volonté du Président de la République, Son Excellence Paul Biya, de promouvoir l’excellence sportive et de valoriser les performances des athlètes qui portent haut les couleurs nationales. Le cyclisme à l’honneur Narcisse Mouelle Kombi a particulièrement félicité les Lions Indomptables du cyclisme pour leur brillante participation à la 22e édition du Tour Cycliste International du Cameroun. Face à une concurrence relevée, les coureurs camerounais ont su faire preuve d’abnégation et d’esprit de sacrifice. Le ministre a notamment salué l’exploit de Rodrigues Kuéré Nounawé, coureur de la SNH vélo Club, vainqueur du prestigieux maillot jaune et premier au classement général de l’épreuve. Une performance qui, selon lui, témoigne de la vitalité du cyclisme national ainsi que de la qualité du travail réalisé par la FECACYCLISME en matière d’encadrement technique et logistique. Les Lions du Sambo confirment leur ascension Autre motif de satisfaction : la moisson réalisée par les Lions Indomptables de Sambo lors des Championnats d’Afrique disputés du 13 au 15 juin 2026 au Caire, en Égypte. Avec neuf médailles, dont quatre en or, deux en argent et trois en bronze, le Cameroun a terminé deuxième sur 27 nations participantes. Une performance que le MINSEP a qualifiée de remarquable pour une discipline relativement jeune dans le paysage sportif national. Saluant le travail de la Fédération Camerounaise de Sambo (FECASAMBO), conduite par son président, le ministre a réaffirmé le soutien de l’État à cette fédération dont les résultats augurent des perspectives encore plus prometteuses. Emmanuel Eseme et l’athlétisme également célébrés La cérémonie a également permis de rendre un hommage particulier au sprinteur Emmanuel Eseme, figure de proue de l’athlétisme camerounais. Absent lors d’une précédente cérémonie de célébration des performances sportives en raison de ses engagements internationaux, l’athlète a cette fois reçu les félicitations du gouvernement en présence des responsables de la Fédération Camerounaise d’Athlétisme (FECATHLETISME). Pour Narcisse Mouelle Kombi, ces différentes distinctions illustrent le dynamisme du mouvement sportif camerounais, marqué par une présence constante des délégations nationales sur les scènes continentale et internationale grâce à l’accompagnement de l’État. En cette Journée olympique mondiale, le patron des sports a réitéré l’engagement du gouvernement à poursuivre ses efforts en faveur du développement du sport, de l’amélioration des conditions de préparation des athlètes et de la quête permanente de la performance au service du rayonnement du Cameroun. Denise Ebelle

Égalité hommes-femmes : ONU Femmes mobilise la jeunesse pour déconstruire les normes sociales discriminatoires

Égalité hommes-femmes : ONU Femmes mobilise la jeunesse pour déconstruire les normes sociales discriminatoires  Comment faire des jeunes des acteurs du changement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes ? La question était au cœur d’une rencontre organisée ce lundi 23 juin 2026 au Centre de ressources d’ONU Femmes à Yaoundé. Réunissant étudiants, jeunes professionnels et partenaires institutionnels, l’échange a permis d’aborder les défis liés aux normes sociales qui continuent de freiner le potentiel des jeunes filles et l’autonomisation des femmes. Pendant près de deux heures, les participants ont échangé à bâtons rompus avec les responsables d’ONU Femmes et de l’Union internationale des télécommunications (UIT) sur les discriminations persistantes auxquelles sont confrontées les femmes et les filles dans les domaines de l’éducation, de l’économie et de la participation sociale. Des discriminations qui persistent dès le parcours scolaire Prenant la parole devant les jeunes, la représentante résidente d’ONU Femmes au Cameroun, Raky Chaupin, a rappelé que les inégalités entre les sexes demeurent une réalité mondiale, même si leur expression varie selon les contextes. Elle a notamment évoqué les nombreux obstacles qui jalonnent le parcours éducatif des jeunes filles : grossesses précoces, violences sexuelles, charges domestiques, manque de ressources financières ou encore choix familiaux privilégiant parfois la scolarisation des garçons lorsque les moyens sont limités. « Le chemin est parsemé d’embûches et d’obstacles. Pourtant, lorsque les jeunes filles accèdent à l’enseignement supérieur, elles doivent être fières de leur parcours et convaincues qu’aucune limite ne devrait être imposée à leurs ambitions », a-t-elle souligné. Au-delà de l’éducation, la responsable d’ONU Femmes a également insisté sur les inégalités économiques qui maintiennent de nombreuses femmes dans le secteur informel, avec un accès limité aux financements, à la propriété foncière et aux opportunités de développement. Faire des jeunes des acteurs de transformation sociale Cette rencontre s’inscrivait dans la dynamique du Centre de ressources d’ONU Femmes, également appelé Gender Knowledge Center, mis en place pour offrir aux chercheurs et aux jeunes un espace de documentation sur les questions d’égalité de genre. Selon Marie Pierre Raky Chaupin, l’objectif dépasse désormais la simple mise à disposition de ressources documentaires. « Nous avons pensé qu’il fallait promouvoir des dialogues intergénérationnels pour permettre aux jeunes de mieux comprendre les questions liées aux normes sociales, aux discriminations et à l’égalité hommes-femmes, mais aussi les engager comme acteurs du changement », a-t-elle expliqué. L’échange a également permis d’aborder la question des violences faites aux femmes et aux filles, ainsi que le rôle que chacun peut jouer dans leur prévention. La représentante d’ONU Femmes a rappelé l’importance des campagnes de sensibilisation menées à l’échelle mondiale, notamment les « 16 jours d’activisme » contre les violences basées sur le genre. Les nouvelles technologies comme levier d’autonomisation Invitée à partager son expertise, la représentante résidente de l’Union internationale des télécommunications (UIT) au Cameroun, S. Tahiry, a mis en avant le potentiel des technologies numériques pour favoriser l’émancipation économique et sociale des jeunes filles. Selon elle, les télécommunications et les outils numériques ouvrent l’accès à l’information, à la formation et à de nouvelles opportunités professionnelles susceptibles de transformer durablement les trajectoires des jeunes femmes. « Les nouvelles technologies sont des outils très efficaces pour autonomiser les filles et les femmes et leur permettre de prendre pleinement leur place dans la société », a-t-elle affirmé. Interrogée sur la faible représentation féminine dans les filières STEM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques), elle a appelé les jeunes filles à dépasser les stéréotypes qui associent encore ces domaines aux seuls hommes. « Les STEM ne sont pas faits uniquement pour les garçons. Les jeunes filles ont toutes les capacités nécessaires pour apprendre, innover et réussir dans ces métiers d’avenir », a-t-elle déclaré. Le numérique pour réduire les inégalités Parmi les participants figurait également Marc Daha, chef du projet X CODE PATH et ingénieur des travaux en développement des logiciels. Il a présenté ce programme de formation professionnalisante aux métiers du numérique et de l’intelligence artificielle, ouvert gratuitement aux jeunes sur l’ensemble du territoire national. Selon lui, le partenariat avec ONU Femmes a permis d’accroîtren significativement la participation féminine au programme. « Sur les mille participants enregistrés, près de 200 femmes ont rejoint la formation grâce à la sensibilisation et à l’accompagnement d’ONU Femmes », a-t-il indiqué. D’une durée de six mois, le programme vise à renforcer l’employabilité des jeunes dans les métiers du digital à travers un dispositif accessible sans condition de diplôme à l’entrée. À travers cette rencontre, ONU Femmes, l’UIT et leurs partenaires ont ainsi réaffirmé leur conviction que l’éducation, l’accès au numérique et la remise en question des normes sociales discriminatoires constituent des leviers essentiels pour construire une société plus inclusive, où filles et garçons disposent des mêmes chances de réussite. Denise EBELLE

CAMWATER : le réseau d’eau potable renforcé dans cinq quartiers de Yaoundé

CAMWATER : le réseau d’eau potable renforcé dans cinq quartiers de Yaoundé Dans le cadre de l’amélioration continue de la desserte en eau potable dans la capitale, la CAMWATER poursuit le déploiement de son programme d’extension et de renforcement du réseau. À travers le Projet d’Urgence pour une meilleure intégration du volume d’eau potable additionnel issu du PAEPYS (PUMIP), plusieurs travaux viennent d’être achevés dans cinq quartiers de Yaoundé : Ngoulmakong, Etoug-Ebe, Minkan, Messamendongo et Obam Ongola. Menées par les équipes techniques de la Division Régionale Yaoundé Agglomération (DIVRY), ces interventions visent à rapprocher davantage le service public de l’eau des populations et à améliorer durablement la disponibilité de la ressource. À Minkan, la CAMWATER a procédé au raccordement de plus de 2 000 mètres linéaires de conduites PVC DN 110 au réseau de distribution. À Ngoulmakong, 1 312 mètres linéaires de conduites PVC DN 200 ont été mis en service, permettant d’accroître la capacité d’approvisionnement du quartier. Dans la zone d’Etoug-Ebe, les travaux ont porté sur le raccordement de 1 893 mètres linéaires de conduites PEHD DN 160 sur l’axe Jouvence – Montée des Sœurs à Simbock. À Messamendongo, au lieu-dit Antenne, 160 mètres linéaires de conduites PVC DN 160 ont également été intégrés au réseau existant. Une avancée majeure est enregistrée à Obam Ongola, où les populations bénéficient à nouveau d’un accès à l’eau potable après près de deux décennies de difficultés. Plus de 5 000 mètres linéaires de conduites PVC DN 110 ont été raccordés de part et d’autre de la chaussée. Les travaux de restauration de 18 bretelles se poursuivent pour achever cette opération. Ces résultats sont le fruit de 72 heures d’intervention intensive des équipes techniques de la DIVRY, mobilisées de jour comme de nuit malgré des conditions météorologiques contraignantes. La CAMWATER invite les habitants des zones concernées à se rapprocher des agences de Melen et de Messamendongo pour bénéficier de branchements légaux. Une campagne spéciale est actuellement en cours, avec notamment des facilités de paiement des frais de branchement et un délai annoncé de réalisation de 48 heures. Réalisés avec l’appui de SINOMACH et CGCOC dans le cadre du PUMIP, ces travaux accompagnent l’intégration du volume supplémentaire d’eau produit par le PAEPYS et traduisent l’engagement de la CAMWATER à élargir l’accès à l’eau potable à Yaoundé et dans ses environs. Ces nouveaux sites viennent compléter ceux déjà mis en service à Nyom 1 et 2, Nkolnda, Ayene, Emana Nkolbisson, Monti et Manassa, où plusieurs ménages bénéficient désormais d’une amélioration de leur alimentation en eau. La dynamique se poursuit avec d’autres opérations en cours, notamment sur l’axe Ngousso–Soa, dans l’objectif de renforcer durablement le réseau de distribution et la qualité du service public de l’eau en milieu urbain et périurbain.

Climat des affaires : l’API s’attaque aux zones d’ombre du parcours de l’investisseur

Climat des affaires : l’API s’attaque aux zones d’ombre du parcours de l’investisseur Créer une entreprise, obtenir les informations utiles, franchir les étapes administratives, produire puis accéder aux marchés : pour de nombreux opérateurs économiques, le parcours de l’investissement reste encore marqué par des interrogations et des obstacles. C’est à cette réalité que l’Agence de Promotion des Investissements (API) a consacré une conférence organisée vendredi 19 juin 2026, en marge du Salon Promote à Yaoundé. Sous le thème « Parcours administratif de l’opérateur économique au Cameroun : analyse critique et pistes de réforme pour un meilleur climat des affaires », la rencontre a réuni administrations publiques, chefs d’entreprises, organisations professionnelles, partenaires au développement, chercheurs, universitaires et étudiants. L’objectif : comprendre les difficultés qui persistent et dégager des pistes pour rendre l’environnement économique plus favorable. Pour Emmanuel Tamungang Ako, Directeur de la promotion des investissements à l’API, représentant le Directeur général de l’institution, l’un des principaux freins reste l’asymétrie d’information. Selon lui, plusieurs opérateurs économiques ne disposent pas toujours d’une connaissance suffisamment claire des étapes à suivre, des administrations compétentes ou des mécanismes d’accompagnement disponibles. « L’investisseur doit pouvoir comprendre son parcours, depuis la naissance de son idée jusqu’à la commercialisation et l’exportation », a-t-il expliqué, rappelant la nécessité de rendre les procédures plus lisibles et mieux coordonnées. Faire du parcours administratif un levier de compétitivité Les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs défis : circulation de l’information, articulation entre les différentes structures, rapidité des procédures et efficacité des réformes engagées. Pour l’API, l’amélioration du climat des affaires repose sur une approche collective. L’institution entend continuer à jouer son rôle d’interface entre le secteur public et le secteur privé afin d’identifier les blocages et de favoriser l’émergence de solutions adaptées aux réalités des entreprises. Car au-delà des textes, c’est l’expérience concrète de l’opérateur économique qui permet de mesurer l’efficacité d’un environnement d’affaires. Des réformes attendues dans leur application Au cours des échanges, les participants ont insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des réformes afin qu’elles produisent des effets visibles sur le terrain. Sandra Gouadjo, Directrice exécutive de la Chambre de commerce européenne au Cameroun (Eurocham), a relevé que le défi actuel est moins lié à l’annonce de nouvelles mesures qu’à leur application effective. « L’investisseur ne demande pas un système parfait, il demande un système prévisible pour mieux s’organiser », a-t-elle indiqué, soulignant l’importance d’un dialogue public-privé orienté vers des résultats concrets. Du côté du secteur privé, les attentes portent notamment sur une meilleure fluidité des démarches et une plus grande visibilité pour permettre aux entreprises de planifier leurs activités. Une ambition : renforcer l’attractivité du Cameroun À travers cette conférence, l’API a voulu ouvrir un espace de réflexion sur les moyens de transformer les contraintes actuelles en opportunités d’amélioration. Le défi reste désormais de traduire les recommandations issues de ces échanges en actions concrètes, capables de simplifier le quotidien des investisseurs et de renforcer la position du Cameroun comme destination économique compétitive. Denise Ebelle

Promote 2026 : au stand de la CSPH, les visiteurs veulent comprendre ce qui se cache derrière le prix à la pompe

Promote 2026 : au stand de la CSPH, les visiteurs veulent comprendre ce qui se cache derrière le prix à la pompe Ouvert depuis le 12 juin 2026 à Yaoundé, le Salon Promote continue de mobiliser les acteurs économiques et le grand public. Le jeudi 18 juin, la rédaction de 237 News s’est rendue au stand de la Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH) pour recueillir les impressions des visiteurs et comprendre les échanges autour d’un sujet qui touche directement le quotidien des Camerounais : le prix des produits pétroliers. Au stand de la CSPH, l’affluence est constante. Des visiteurs s’y arrêtent, posent des questions et cherchent à comprendre ce qui se cache derrière le prix affiché à la pompe. Pourquoi le carburant augmente-t-il parfois ? Quel est le rôle exact de l’État dans la fixation des prix ? Pourquoi le gaz domestique reste-t-il accessible malgré les fluctuations du marché international ? Autant d’interrogations auxquelles les équipes de la CSPH répondent depuis leur espace d’exposition. Pour Nelson Ndong, cadre administratif à la CSPH, l’enjeu est avant tout d’expliquer simplement la mission de l’institution. « De manière simple, la CSPH est le bras ouvrier de l’État qui veille à ce que les prix à la pompe soient le moins discutables possible et restent en adéquation avec le niveau de vie du citoyen. Nous travaillons pour que ces prix restent accessibles au Camerounais moyen », explique-t-il. Créée pour accompagner la politique de l’État dans le secteur des hydrocarbures, la CSPH intervient notamment dans le mécanisme de stabilisation des prix. Son rôle consiste à suivre la chaîne d’approvisionnement, analyser la structure des prix et contribuer à limiter les variations trop importantes pour les consommateurs. Sur le stand, les questions du public reviennent souvent. « Les visiteurs veulent savoir si l’État a réellement une mainmise sur les prix, comment fonctionne ce mécanisme, pourquoi certains pays connaissent des hausses plus importantes que d’autres, ou encore pourquoi il peut y avoir des périodes de tension sur l’approvisionnement », indique Nelson Ndong. La question de la raffinerie revient également régulièrement dans les échanges, notamment autour de la situation de la Société nationale de raffinage (SONARA). Des préoccupations auxquelles les agents présents apportent des éléments d’explication à travers des supports pédagogiques. Parmi ces outils figure le document consacré à la structure des prix, présenté comme une clé de compréhension du circuit des produits pétroliers. « Ce document permet de voir tout le parcours, depuis l’approvisionnement du produit à l’extérieur jusqu’à son arrivée chez les marketeurs, c’est-à-dire les stations-services », précise Nelson Ndong. Une démarche d’information qui semble porter ses fruits auprès des visiteurs. Yolande, rencontrée sur le stand, raconte être arrivée avec plusieurs interrogations. « J’étais curieuse de savoir concrètement ce que fait la CSPH. Les explications reçues m’ont permis de comprendre comment les prix sont fixés et pourquoi ils peuvent évoluer », témoigne-t-elle. Elle dit également avoir mieux compris la question des subventions publiques, notamment sur le gaz domestique. « On nous a expliqué que l’État accompagne les consommateurs. Sans ce soutien, le prix du gaz pourrait être beaucoup plus élevé. Cela permet de comprendre l’importance de ce mécanisme », ajoute-t-elle, satisfaite des informations reçues. Au-delà de la sensibilisation du public, le stand de la CSPH est aussi un espace de rencontres entre acteurs économiques C’est dans cette dynamique que Rodrigues Bonjawo, responsable des ventes B2B à Confiance Sarl, entreprise spécialisée dans la mobilité urbaine à travers les véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), est venu présenter des pistes de collaboration. « La CSPH est une entreprise citoyenne avec laquelle nous souhaitons construire des partenariats gagnant-gagnant », explique-t-il. Son entreprise propose notamment aux organisations des solutions d’externalisation du transport professionnel. « Nous pouvons mettre à disposition des véhicules pour les déplacements de courte durée des employés, notamment les cadres, afin d’aider les entreprises à optimiser leurs coûts. Nous accompagnons également les missions professionnelles à travers notre flotte automobile », poursuit-il. Avec une flotte de plus de 300 véhicules, Confiance Sarl propose plusieurs gammes adaptées aux besoins des entreprises. À Promote, le stand de la CSPH devient ainsi un lieu où se croisent consommateurs, entreprises et institution publique autour d’une même question : mieux comprendre et mieux maîtriser les enjeux liés aux hydrocarbures.

Promote 2026 : Afriland First Bank invite les entreprises africaines à miser sur l’économie du savoir

Promote 2026 : Afriland First Bank invite les entreprises africaines à miser sur l’économie du savoir Comment financer et développer une entreprise dont la principale richesse ne se trouve plus seulement dans ses bâtiments, ses machines ou ses stocks, mais dans ses idées, ses données, ses marques, ses logiciels et ses compétences ? Cette question a été au cœur des échanges du Forum économique de Promote (FOREP 2026), qui s’est achevé le 18 juin au Palais des congrès de Yaoundé. Organisé en marge du Salon Promote, le forum a réuni décideurs publics, dirigeants d’entreprises, institutions financières, chercheurs, universitaires, étudiants et experts autour des nouveaux défis de la compétitivité des économies africaines. Dans un contexte marqué par la transformation numérique, l’intelligence artificielle et la montée en puissance des actifs immatériels, les participants ont interrogé les mécanismes capables d’accompagner une nouvelle génération d’entreprises dont la valeur repose davantage sur le savoir et l’innovation. Partenaire majeur de cette édition, Afriland First Bank a consacré un panel aux enjeux du financement des PME innovantes dans une économie de plus en plus fondée sur la connaissance. Pour la banque, les entreprises africaines doivent désormais changer de perspective : la richesse ne se limite plus à la matière première ou à l’outil de production, mais se construit aussi autour de l’innovation, de la recherche, de la marque et du capital humain. L’un des intervenants a pris l’exemple du cacao pour illustrer cette réalité. « Nous vendons du cacao, mais il revient souvent plus cher ailleurs parce que d’autres ont investi sur le côté immatériel : la marque, le packaging, la communication, la recherche et la gestion. C’est toute l’économie de la connaissance », explique-t-il. Selon lui, la création de valeur se joue aujourd’hui dans cette capacité à transformer une ressource en un produit à forte identité et à forte valeur ajoutée. « Il faut miser sur l’innovation, la recherche-développement, la formation permanente des ressources humaines, les brevets et le pouvoir d’influence des marques », poursuit-il. Cette évolution interpelle directement les entreprises africaines, longtemps concentrées sur les actifs physiques. Les échanges ont insisté sur la nécessité d’intégrer davantage les données, les outils numériques, les savoir-faire et la propriété intellectuelle dans les stratégies de croissance. Pour Afriland First Bank, le rôle d’une institution financière ne doit plus se limiter à accorder des crédits. La banque défend une approche combinant financement et accompagnement. « Il ne s’agit pas seulement d’une aide financière. L’accompagnement passe aussi par le conseil, la transmission des compétences et la mise à disposition d’outils permettant aux entreprises de développer leurs activités », a expliqué un représentant de l’établissement. Cette vision a également trouvé un écho auprès du monde académique. Chercheurs et universitaires ont souligné l’importance de rapprocher davantage la recherche de l’entreprise afin de transformer les connaissances produites en solutions concrètes. Les étudiants présents ont, eux aussi, été sensibilisés aux nouvelles compétences recherchées dans une économie où la créativité, la maîtrise des technologies et la capacité d’adaptation deviennent des facteurs majeurs d’employabilité. Au-delà du financement, un dialogue sur la transformation économique Au-delà de la question bancaire, le FOREP 2026 a voulu poser un débat plus large sur l’environnement nécessaire à l’émergence d’entreprises plus compétitives. Pour Alain Blaise Batongue, CEO de Scope Consulting, organisateur du Forum économique de Promote, la création du FOREP répond à une volonté de compléter la dimension commerciale du salon par un espace de réflexion stratégique. « Les opportunités d’affaires ne peuvent prospérer durablement sans un environnement favorable », rappelle-t-il. Selon lui, les entreprises font face à plusieurs défis : accès au financement, coût des facteurs de production, mutations technologiques, pression concurrentielle et incertitudes économiques internationales. Le FOREP s’est ainsi présenté comme un espace de dialogue entre secteur privé, pouvoirs publics, institutions financières, monde académique et experts afin d’identifier des réponses adaptées aux transformations en cours. Les discussions ont notamment porté sur la valorisation des actifs immatériels, le financement du capital humain, le développement de l’innovation et la nécessité de mieux connecter la recherche aux besoins des entreprises. À travers cette édition, le Forum économique de Promote aura posé une question stratégique pour l’avenir du continent : comment passer d’une économie principalement fondée sur l’exploitation des ressources à une économie où le savoir, l’innovation et la créativité deviennent les véritables sources de richesse ?

Huile MAYOR: la SCR MAYA dément les rumeurs de contrefaçon et rassure les consommateurs

La Société Camerounaise de Raffinage MAYA & Cie (SCR MAYA) monte au créneau pour mettre fin aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux concernant ses bouteilles d’huile MAYOR dotées de bouchons jaunes non marqués. Dans un communiqué rendu public ce 17 juin 2026 à Douala, la direction générale de la SCR MAYA indique que les informations présentant ces bouchons comme un signe de contrefaçon sont « totalement fausses ». L’entreprise explique que l’utilisation ponctuelle de bouchons non imprimés fait suite à des perturbations exceptionnelles du transport maritime international ayant affecté plusieurs chaînes d’approvisionnement. Selon la société, cette mesure temporaire visait uniquement à garantir la continuité de la production et à éviter une éventuelle rupture de stock sur le marché. Elle précise que l’absence d’inscription sur le bouchon ne constitue ni un défaut de qualité, ni un indice permettant de suspecter une falsification. La SCR MAYA assure que les huiles commercialisées sous la marque MAYOR restent authentiques et soumises aux mêmes exigences de qualité et de sécurité alimentaire. L’entreprise rappelle par ailleurs être certifiée ISO 22000 version 2018, une norme internationale consacrée à la sécurité des denrées alimentaires. Elle souligne également disposer d’un système de contrôle et de traçabilité permettant d’identifier rapidement les lots en cas de besoin. À ce jour, aucune non-conformité n’aurait été détectée sur les produits MAYOR, selon la direction générale. Face à la propagation d’informations non vérifiées, la SCR MAYA appelle les consommateurs à la vigilance et les invite à se référer uniquement aux canaux officiels de communication de l’entreprise. La société remercie enfin sa clientèle pour sa confiance et réaffirme son engagement à préserver la qualité et l’intégrité de la marque MAYOR.