Travail des enfants : le Comité national renforce l’arsenal de prévention et de suivi
Travail des enfants : le Comité national renforce l’arsenal de prévention et de suivi
Prévention renforcée, meilleure application des textes, amélioration du suivi statistique et prise en compte des enseignements du précédent plan d’action. Telles sont les principales résolutions arrêtées le 2 juillet 2026 à Yaoundé par le Comité national de lutte contre le travail des enfants, réuni en session annuelle sous la présidence du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona.
Les membres du comité ont convenu de faire de la prévention l’un des principaux axes de la stratégie nationale. Ils recommandent ainsi d’intensifier les campagnes de sensibilisation auprès des parents, des familles et des communautés afin de mieux faire la distinction entre le travail des enfants, interdit lorsqu’il compromet leur développement, et les activités à caractère socialisant, une confusion qui demeure fréquente dans plusieurs localités.
Le comité a également décidé de capitaliser les enseignements tirés de l’évaluation finale du Plan d’action national d’élimination du travail des enfants au Cameroun (PANETEC). Les recommandations issues de cette évaluation devront être intégrées à la préparation du prochain plan d’action national, avec l’objectif d’améliorer la coordination des interventions, leur efficacité ainsi que leur pérennité.
Autre priorité retenue : le renforcement de l’application des textes en vigueur. Les participants appellent les administrations compétentes, les partenaires sociaux, les organisations de la société civile et les collectivités territoriales décentralisées à mieux s’approprier la liste nationale des travaux dangereux interdits aux enfants. Pour y parvenir, ils préconisent le renforcement des actions de formation, de sensibilisation et de contrôle sur le terrain.
La session a aussi mis l’accent sur la nécessité de disposer de données plus fiables pour orienter les politiques publiques. Les membres du comité recommandent la diffusion, en français et en anglais, du rapport national sur le travail des enfants, considéré comme un instrument d’aide à la décision et de suivi des progrès accomplis.
Dans la même logique, ils demandent l’achèvement des différents outils du système national d’observation et de suivi du travail des enfants. Leur mise en œuvre effective est attendue au plus tard le 31 juillet 2026 afin d’améliorer la collecte des données, le suivi de l’évolution du phénomène et l’évaluation des actions engagées.
Les participants ont enfin insisté sur l’importance d’une culture de résultats. Ils recommandent que les activités menées soient systématiquement confrontées aux objectifs fixés, afin de produire des statistiques plus pertinentes et de mesurer avec davantage de précision l’impact des programmes.
Réunie dans la salle des conférences du ministère du Travail et de la Sécurité sociale, la session 2026 du Comité national de lutte contre le travail des enfants a également permis de dresser le bilan des actions menées au cours de l’année écoulée et de définir les priorités des prochains mois. À travers les résolutions adoptées, les pouvoirs publics et leurs partenaires entendent consolider les acquis et accélérer les efforts visant à éliminer progressivement le travail des enfants au Cameroun.
Denise Ebelle









































































































