Cameroun-Union européenne : Jean-Marc Châtaigner dresse le bilan d’un partenariat « fiable et constant »
Cameroun-Union européenne : Jean-Marc Châtaigner dresse le bilan d’un partenariat « fiable et constant »
En fin de mission au Cameroun, le chef de la délégation de l’Union européenne, Jean-Marc Châtaigner, a été reçu mercredi par le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi. À la sortie de cette audience, il a évoqué les principaux axes de la coopération entre le Cameroun et l’Union européenne, notamment les infrastructures, le développement du secteur privé, l’accompagnement des jeunes et des femmes, ainsi que la lutte contre les infox.
La coopération entre le Cameroun et l’Union européenne s’est invitée au cœur des échanges entre le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, et le chef de la délégation de l’Union européenne au Cameroun, Jean-Marc Châtaigner. En fin de mission, le diplomate européen a profité de sa sortie d’audience pour dresser un aperçu des principaux programmes conduits par l’Union européenne aux côtés du Cameroun.

Parmi les domaines évoqués figurent les infrastructures, secteur dans lequel l’Union européenne accompagne plusieurs projets structurants. Jean-Marc Châtaigner a notamment cité le pont sur le Logone, réalisé dans le cadre de la coopération entre le Cameroun et le Tchad, le barrage hydroélectrique de Nachtigal, ainsi que le projet de pont sur le Ntem avec la Guinée équatoriale.
À travers ces différents projets, l’Union européenne entend contribuer à la mise en œuvre des politiques de développement du Cameroun et de sa Stratégie nationale de développement. « Nous soutenons les politiques de développement et la Stratégie nationale de développement du Cameroun », a-t-il souligné.
Au-delà des grands projets d’infrastructures, le diplomate européen a insisté sur l’importance accordée au secteur privé. À ses yeux, le développement économique ne peut être durable sans un tissu entrepreneurial suffisamment fort.
Il s’est dit particulièrement satisfait de l’accompagnement apporté par l’Union européenne dans ce domaine, mais aussi des initiatives destinées à soutenir la jeunesse et les femmes camerounaises. Des catégories qu’il considère comme essentielles pour les perspectives d’avenir du pays.
Cette coopération, a-t-il relevé, repose sur une relation qui dépasse le seul cadre de l’aide au développement. Jean-Marc Châtaigner considère ainsi l’Union européenne comme un partenaire « fiable » et « constant » du Cameroun, avec lequel elle entretient des relations depuis plus de 50 ans.
Le partenariat présente également, selon lui, des intérêts pour les deux parties. Pour l’Union européenne, le Cameroun représente notamment un marché et un espace de coopération économique. « C’est un intérêt commun que nous avons », a-t-il résumé.
La communication et l’information ont également figuré parmi les sujets abordés lors de l’audience. Sur ce terrain, Jean-Marc Châtaigner a rappelé les échanges réguliers entre l’Union européenne et le ministère de la Communication autour de la lutte contre les fausses informations.
Le diplomate a notamment insisté sur la nécessité de promouvoir une information fiable et vérifiée, dans un contexte marqué par la circulation rapide des infox. Cette coopération porte également sur la formation des journalistes, autre volet auquel l’Union européenne accorde une attention particulière.
Pour Jean-Marc Châtaigner, la vérification de l’information demeure essentielle. « Il faut bien sûr toujours s’assurer d’une information fiable, vérifier », a-t-il insisté, soulignant l’importance de poursuivre les échanges avec les autorités camerounaises et les professionnels des médias sur ces questions.
Des souvenirs marqués par la cuisine et la culture camerounaises
Au moment de se projeter vers son départ, le chef de la délégation de l’Union européenne a également livré une dimension plus personnelle de son séjour au Cameroun.
Interrogé sur les souvenirs qu’il conservera du pays, il a évoqué « beaucoup d’attachement » et « beaucoup d’amitié », mais aussi les personnalités rencontrées au cours de sa mission.
La gastronomie camerounaise occupe une place particulière dans ces souvenirs. Le diplomate a cité avec enthousiasme le beignet-haricot de Maman Angèle à Akwa, le ndolé royal et le taro accompagné de sa sauce jaune. La musique et les musiciens camerounais figurent également parmi les éléments qui, dit-il, resteront dans sa mémoire.
Une manière, pour le diplomate européen en fin de mission, de résumer une relation avec le Cameroun qui aura été à la fois institutionnelle, économique, mais aussi humaine et culturelle.
Denise Ebelle






































































































































