Coopération décentralisée : EFRACAM mise sur la diaspora pour accélérer le développement des territoires
Transformer les liens historiques entre le Cameroun et la France en investissements, partenariats et projets concrets au bénéfice des collectivités locales. C’est l’ambition affichée à l’ouverture des premières Assises de l’Association des Élus Français d’Origine ou de Nationalité Camerounaise (EFRACAM), qui se tiennent du 8 au 12 juillet dans plusieurs villes du pays.
Lancée dans la salle Ongola Samba du Conseil régional du Centre à Yaoundé, cette rencontre réunit des élus locaux camerounais et français, des représentants d’institutions publiques, des partenaires techniques, des opérateurs économiques ainsi que des membres de la diaspora. Les travaux se poursuivront notamment à Buea, Elig-Mfomo, Kribi et Douala autour du thème : « Contribution des élus de la diaspora pour le développement des territoires ». L’objectif est de renforcer les passerelles entre les collectivités territoriales des deux pays afin de faire émerger des initiatives communes dans des secteurs tels que la gouvernance locale, les infrastructures, l’investissement, la formation ou encore le développement économique territorial.
Partenaires de l’événement, les Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC) participent activement aux échanges. L’organisation entend contribuer aux réflexions sur le renforcement des capacités des collectivités locales et sur la création de nouvelles opportunités de coopération avec les élus issus de la diaspora.
Dans son allocution d’ouverture, le président d’EFRACAM, Pierre de Gaëtan Djikam Mouliom, a rappelé que l’association se veut avant tout un cadre permanent de concertation entre les collectivités camerounaises et françaises, les institutions et les acteurs du développement. Selon lui, ces assises illustrent l’engagement d’élus exerçant des responsabilités en France tout en restant profondément attachés au développement de leur pays d’origine.

Le président d’EFRACAM a également insisté sur la continuité de l’action de l’association au Cameroun. « EFRACAM n’a jamais quitté le Cameroun. Nous ne sommes pas de retour. Nous poursuivons la dynamique que nous avons enclenchée il y a deux ans à travers des démarches concrètes », a-t-il déclaré, soulignant que l’organisation privilégie désormais les réalisations aux intentions.
Les enjeux économiques occupent également une place importante dans ces assises. Invité à la cérémonie d’ouverture, le directeur du Port de Bordeaux a qualifié le Cameroun de partenaire stratégique pour la France, mettant en avant le potentiel économique et démographique du pays ainsi que les perspectives qu’il offre pour le développement des échanges commerciaux.

Le responsable français a plaidé pour la construction de nouvelles chaînes logistiques et industrielles entre les deux pays afin de renforcer leur compétitivité et de consolider des partenariats mutuellement bénéfiques. À ses yeux, le Port de Bordeaux a tout intérêt à intensifier sa coopération avec le Cameroun dans une logique de développement partagé.
Pendant cinq jours, ateliers, rencontres institutionnelles et échanges d’expériences devront permettre d’identifier des projets susceptibles d’être portés conjointement par les collectivités territoriales, les acteurs économiques et les élus de la diaspora. À travers cette première édition, EFRACAM entend démontrer que les compétences et les réseaux de la diaspora peuvent constituer un levier majeur pour le développement local et le renforcement de la coopération décentralisée entre le Cameroun et la France.
Denise Ebelle









































































































