FEMMES AU CAMEROUN : ONU FEMMES VEUT ACCÉLÉRER LE CHANGEMENT

L’organisation ouvre une nouvelle réflexion stratégique pour les cinq prochaines années, avec en ligne de mire la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, leur autonomisation économique et une plus grande présence dans les espaces de décision. Les progrès en matière d’égalité entre les femmes et les hommes restent encore insuffisants au Cameroun. C’est l’un des constats qui ressort du discours prononcé par la représentante résidente d’ONU Femmes, à l’ouverture, ce 8 septembre 2026 à Yaoundé, des travaux consacrés à l’élaboration de la nouvelle Note stratégique de l’organisation pour la période 2027-2031. Pendant deux jours, les participants sont invités à examiner les principaux défis auxquels sont confrontées les femmes et les filles et à dégager les priorités sur lesquelles ONU Femmes devra concentrer son action au cours des cinq prochaines années. Les violences, une urgence persistante Parmi les préoccupations majeures figure la persistance des violences faites aux femmes et aux filles. La représentante résidente a notamment mis en avant les féminicides, qualifiés de forme la plus extrême des violences fondées sur le genre. Cette situation impose, selon elle, de renforcer les mécanismes de prévention, la protection des victimes et leur accès à la justice. Mais l’action ne devrait pas se limiter à la prise en charge des victimes. ONU Femmes entend également s’attaquer aux normes sociales et aux inégalités qui contribuent à maintenir ces violences. La nouvelle stratégie devra ainsi mieux articuler prévention, protection et réponse judiciaire, tout en tenant compte des réalités vécues par les femmes dans les différentes régions du pays. Autonomisation économique : lever les obstacles L’autonomie économique constitue un autre défi de taille. Malgré leur contribution à l’économie nationale et à la vie des communautés, les femmes continuent de rencontrer d’importants obstacles dans l’accès aux ressources économiques, au financement et aux opportunités d’emploi. Pour ONU Femmes, l’enjeu est donc de contribuer à créer des conditions permettant aux femmes de disposer davantage de ressources et de moyens pour développer leurs activités et renforcer leur indépendance économique. Cette question sera au cœur des discussions consacrées à l’autonomisation économique des femmes. L’organisation veut identifier, avec ses partenaires, les interventions susceptibles de produire des effets durables plutôt que de multiplier des actions dispersées. Davantage de femmes dans les lieux de décision La participation des femmes à la vie publique et politique demeure également un chantier prioritaire. ONU Femmes souhaite renforcer leur leadership et leur présence dans les espaces où se prennent les décisions. L’objectif est de faire en sorte que les femmes ne soient pas seulement bénéficiaires des politiques publiques, mais qu’elles participent pleinement à leur conception et à leur mise en œuvre. Cette ambition concerne également les situations de crise et de conflit. À travers l’agenda « Femmes, paix et sécurité », ONU Femmes entend promouvoir une participation effective des femmes à la prévention et à la résolution des conflits, à la consolidation de la paix et à la prise de décision. Ne laisser aucune femme de côté La nouvelle Note stratégique devra par ailleurs accorder une attention particulière aux femmes et aux filles les plus vulnérables ou exposées au risque d’exclusion. Les crises humanitaires, les déplacements, l’insécurité et les changements climatiques ont des conséquences différenciées sur les femmes et les filles et appellent des réponses adaptées. L’organisation entend également tirer les leçons de son Programme pays 2022-2026. Qu’est-ce qui a fonctionné ? Quelles approches doivent être renforcées ? Que faut-il faire différemment au cours des cinq prochaines années ? Les réponses à ces questions doivent permettre de bâtir une stratégie davantage orientée vers les résultats. Pour mesurer efficacement les progrès, ONU Femmes mise aussi sur les données sensibles au genre. Leur disponibilité, leur qualité et leur utilisation doivent être renforcées afin de mieux comprendre les inégalités et d’orienter les politiques et les investissements. La représentante résidente a par ailleurs insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats. Gouvernement, système des Nations unies, partenaires au développement, société civile, organisations de femmes et de jeunes, secteur privé et universités sont appelés à unir davantage leurs efforts. La société civile, et particulièrement les organisations de défense des droits des femmes, devrait jouer un rôle déterminant grâce à son expérience de terrain et à sa proximité avec les communautés. Au terme des travaux, ONU Femmes espère disposer d’une vision commune des priorités pour 2027-2031. L’ambition affichée est de faire de cette nouvelle Note stratégique non pas un simple document de programmation, mais une véritable feuille de route pour accélérer les changements en faveur des femmes et des filles au Cameroun. Yvonne Leopoldine Akoa, présidente de l’Association Camerounaise des Femmes Juristes (ACAFEJ) : « Nous avons besoin d’une loi sur les violences basées sur le genre » « L’ONU Femmes a invité la société civile dans le cadre des consultations pour l’élaboration de sa note stratégique pour les cinq prochaines années. L’Association Camerounaise des Femmes Juristes (ACAFEJ) entretient un partenariat avec ONU Femmes, qui nous accompagne notamment dans le renforcement des capacités de nos membres. Chaque fois qu’ONU Femmes organise des activités, nous sommes à ses côtés en qualité de personnes-ressources. L’ACAFEJ constitue un véritable vivier de compétences en matière juridique, avec en son sein des magistrates, des avocates, des notaires, des juristes d’entreprise, des enseignantes d’université et bien d’autres professionnelles du droit. Aujourd’hui, le Cameroun fait face à un problème majeur de violences basées sur le genre, notamment les féminicides. Il ne se passe pratiquement pas un jour sans que nous recevions, à l’ACAFEJ, une femme venue se plaindre de violences. La période de rentrée scolaire constitue également un moment particulièrement sensible dans les foyers. Les difficultés liées aux dépenses scolaires et aux ressources financières peuvent parfois devenir des sources supplémentaires de tensions et de violences au sein des couples. Lorsqu’on nous demande quelles devraient être les priorités immédiates, je ne peux pas ne pas insister sur la nécessité pour le Cameroun de se doter d’une loi spécifique sur les violences basées sur le genre. C’est une urgence. » Dieudonné Annir Tina, maire de Yoko : « Nous

PRIX DE L’EAU : LE CAMEROUN FAIT LE CHOIX D’UN TARIF ENCADRÉ

D’un pays africain à l’autre, l’eau potable est rarement facturée selon un tarif unique. Tranches de consommation, tarifs sociaux et bornes-fontaines constituent autant de mécanismes utilisés pour préserver l’accès des ménages à ce service essentiel. Le modèle camerounais s’inscrit dans cette logique. Comparer le prix de l’eau en Afrique peut sembler simple : il suffirait de convertir les tarifs en francs CFA et de les classer. La réalité est beaucoup plus complexe. Les opérateurs appliquent des tranches différentes, certains ajoutent des frais fixes, d’autres intègrent l’assainissement ou différentes taxes. Une comparaison sérieuse doit donc tenir compte de ces paramètres. Au Cameroun, le système appliqué par CAMWATER repose notamment sur deux niveaux pour les consommateurs domestiques : 293 FCFA HT/m³ jusqu’à 10 m³ et 364 FCFA HT/m³ au-delà. Les bornes-fontaines bénéficient quant à elles d’un tarif de 293 FCFA HT/m³. Ce dispositif place la consommation au centre de la tarification et offre une protection particulière aux petits volumes. Cette construction progressive n’est pas propre au Cameroun. Dans plusieurs pays africains, les autorités de régulation ou les opérateurs publics utilisent également des tranches pour éviter que les ménages consommant peu ne supportent les mêmes charges unitaires que les gros consommateurs. Au Kenya, par exemple, le système tarifaire de Nairobi prévoit lui aussi plusieurs tranches pour les consommateurs résidentiels. Au Ghana, le régulateur PURC utilise également un « lifeline tariff » destiné aux petits consommateurs. Le principe commun est donc moins le niveau absolu du prix que la recherche d’un équilibre entre coût du service et capacité de paiement des ménages. Le cas camerounais : le tarif comme instrument d’accessibilité Au Cameroun, cette logique est particulièrement visible avec les bornes-fontaines. CAMWATER a récemment mis en service plusieurs équipements de ce type à Ngaoundéré et dans ses environs, avec un tarif de 293 FCFA HT/m³. L’entreprise présente cette politique comme un moyen de renforcer l’accès à l’eau potable dans les zones urbaines et périurbaines. L’intérêt de ces équipements est double. Ils rapprochent le point d’eau des populations qui ne disposent pas nécessairement d’un branchement individuel et proposent un tarif inférieur à celui appliqué aux ménages raccordés. L’action sociale se situe donc également dans l’infrastructure : lorsqu’un réseau est étendu, lorsqu’une borne-fontaine est installée ou lorsqu’un quartier jusque-là mal desservi est raccordé, c’est la capacité d’accès au service qui progresse. Un service dont les coûts sont loin du seul prix affiché La comparaison internationale permet également de replacer le tarif camerounais dans son contexte économique. Le budget 2026 de CAMWATER s’élève à 84,024 milliards de FCFA. Sur cette enveloppe, 9,615 milliards de FCFA sont consacrés au développement des infrastructures et près de 32,921 milliards à la gestion de l’exploitation. À cela s’ajoutent des dépenses indispensables au traitement de l’eau. Pour 2026, l’entreprise a prévu une mobilisation de 10,66 milliards de FCFA pour l’acquisition de produits chimiques destinés au traitement de l’eau potable. Ces données ne permettent pas, à elles seules, de calculer le coût complet d’un mètre cube. Elles montrent cependant l’importance des ressources mobilisées pour faire fonctionner le service. C’est pourquoi comparer uniquement « le prix du mètre cube » peut être trompeur. Le véritable coût supporté par le système inclut une chaîne beaucoup plus large : production, traitement, énergie, transport, maintenance, renouvellement des équipements et extension des réseaux. Dans cette perspective, le tarif de 364 FCFA HT/m³ appliqué aux ménages camerounais doit être lu comme le résultat d’un système tarifaire encadré, et non comme le reflet automatique de l’ensemble des dépenses engagées pour fournir l’eau. La question centrale devient alors celle de l’équilibre : comment maintenir l’eau potable à un niveau accessible tout en donnant à l’opérateur les moyens de moderniser ses infrastructures et d’améliorer la qualité du service ? C’est sur cette ligne de crête que se situe la dimension sociale de CAMWATER. Elle se manifeste dans la tarification, mais également dans les investissements destinés à rapprocher l’eau potable des populations. L’enjeu dépasse donc la facture individuelle. Il touche à une question fondamentale de service public : permettre au plus grand nombre d’accéder à une eau potable à un coût supportable, tout en assurant la pérennité des infrastructures qui rendent cette desserte possible. Dans ce modèle, le prix du mètre cube n’est qu’une partie de l’histoire. L’autre se trouve dans les milliards mobilisés pour que l’eau puisse effectivement. Denise Ebelle

CAMWATER : L’ACCÈS À L’EAU DEVIENT UNE QUESTION DE SOLIDARITÉ

Derrière le prix du mètre cube se cache une réalité moins visible : celle des investissements, des infrastructures et des charges nécessaires pour faire parvenir l’eau potable aux ménages. Au Cameroun, la tarification encadrée et les actions de proximité de CAMWATER donnent au service public de l’eau une dimension sociale. À première vue, il ne s’agit que d’un chiffre sur une facture. Pourtant, les 364 FCFA HT le mètre cube appliqués aux ménages racontent une réalité beaucoup plus large. Derrière ce montant se trouvent des stations de production et de traitement, des kilomètres de canalisations, de l’énergie, des produits chimiques, des équipes techniques et des interventions quotidiennes pour maintenir la desserte. Le dispositif tarifaire prévoit par ailleurs un niveau inférieur pour certaines catégories. À Ngaoundéré, par exemple, CAMWATER indique que l’eau destinée aux bornes-fontaines est facturée 293 FCFA HT/m³, contre 364 FCFA HT/m³ pour les ménages. L’objectif affiché est notamment de rapprocher l’eau potable des populations des zones urbaines et périurbaines. Une tarification qui tient compte des petits consommateurs La dimension sociale apparaît d’abord dans la structure même du tarif. Les données disponibles font état d’un tarif de 293 FCFA HT/m³ pour une consommation allant jusqu’à 10 m³, puis de 364 FCFA HT/m³ au-delà. Cette différenciation mérite d’être soulignée. Elle traduit le choix d’un système dans lequel la consommation des ménages est prise en compte plutôt que l’application d’un prix uniforme quelle que soit la quantité consommée. Le cas des bornes-fontaines est encore plus révélateur. À Ngaoundéré, dix nouvelles bornes-fontaines ont été mises en service dans plusieurs quartiers et dans l’arrondissement de Dang. CAMWATER indique que cette opération s’inscrit dans sa volonté d’élargir l’accès à l’eau potable en milieu urbain et périurbain. Des milliards mobilisés derrière un mètre cube Le prix payé par l’usager ne permet cependant pas, à lui seul, de mesurer les efforts nécessaires à la fourniture du service. Pour l’exercice 2026, le conseil d’administration de CAMWATER a arrêté le budget de l’entreprise à 84,024 milliards de FCFA. Sur cette enveloppe, 9,615 milliards de FCFA, soit 11,44 %, sont destinés au développement des infrastructures, tandis que plus de 32,9 milliards sont affectés à l’exploitation. Ces chiffres donnent une autre dimension au débat sur le prix de l’eau. Produire et distribuer de l’eau potable suppose en effet des dépenses permanentes, auxquelles s’ajoutent les investissements nécessaires pour augmenter les capacités et desservir de nouvelles populations. En février 2026, CAMWATER a notamment engagé 10,66 milliards de FCFA pour l’acquisition de produits chimiques destinés au traitement de l’eau potable. Cette dépense, financée sur le budget de fonctionnement 2026, illustre le poids des opérations indispensables avant même que l’eau n’arrive au robinet du consommateur. L’investissement comme autre forme d’action sociale Dans le secteur de l’eau, l’action sociale ne se résume donc pas nécessairement à des dons. Elle peut également se traduire par la capacité à maintenir un tarif encadré, à installer une borne-fontaine dans une zone insuffisamment desservie ou à étendre un réseau vers des populations jusque-là éloignées du service. À Dang, par exemple, les travaux de densification et d’extension du réseau ont porté sur plus de 35 kilomètres, selon les informations publiées par CAMWATER. La mise en service de nouvelles bornes-fontaines est venue compléter cette extension. Cette approche donne un contenu concret à la notion d’accessibilité : il ne suffit pas que l’eau soit disponible dans une ville ; encore faut-il qu’elle puisse atteindre les quartiers et les ménages qui en ont besoin. Préserver l’équilibre L’enjeu pour CAMWATER consiste dès lors à maintenir un équilibre délicat : garantir un service public accessible tout en disposant de ressources suffisantes pour exploiter, entretenir et moderniser ses infrastructures. Le prix de l’eau apparaît ainsi comme bien davantage qu’un simple tarif commercial. Il constitue l’un des éléments d’un système dans lequel se rencontrent les impératifs économiques du service public et la nécessité de préserver l’accès des populations à une ressource essentielle. À 364 FCFA HT le mètre cube pour les ménages, le consommateur ne voit qu’une ligne sur sa facture. Derrière cette ligne se déploie pourtant toute une chaîne technique et financière destinée à faire parvenir l’eau potable jusqu’à lui. C’est dans cet écart entre le prix payé et l’ensemble des moyens mobilisés que se mesure une partie de la dimension sociale du service public de l’eau. Denise Ebelle

À Yaoundé, une nouvelle promotion d’éducateurs se forme à l’inclusion

Seize professionnels de l’éducation ont achevé, le 31 août 2026, une formation intensive consacrée à l’accompagnement des apprenants à besoins éducatifs particuliers. Une première expérience portée par l’IFPEC-B et le CJARC, avec des participants camerounais et étrangers.   L’inclusion scolaire se construit aussi dans les salles de formation. À Ekie, à Yaoundé, l’Institut de formation professionnelle inclusive Coco Bertin (IFPEC-B) a célébré, le 31 août 2026, la fin d’une session intensive consacrée à l’éducation inclusive. Initiée par le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC), cette première promotion a rassemblé 16 participants venus se perfectionner dans la prise en charge des apprenants présentant des besoins éducatifs spécifiques.   La particularité de cette promotion tient à sa diversité. Elle compte 14 femmes et deux hommes, issus de plusieurs régions et villes du Cameroun, parmi lesquelles Yaoundé, Mfou, Foumban, Bamenda, Dschang et Foumbot. Des participants de Guinée équatoriale et du Ghana ont également pris part à la session.   Durant huit semaines, les stagiaires ont travaillé sur dix modules destinés à leur fournir des outils immédiatement utilisables dans les établissements scolaires. Les enseignements ont notamment porté sur les relations entre l’école, la famille et la communauté, les méthodes d’enseignement différencié, l’adaptation pédagogique, le braille, la langue des signes et les technologies d’assistance destinées aux personnes ayant des déficiences visuelles ou des troubles de l’apprentissage. La formation s’est également intéressée aux réponses pédagogiques adaptées aux différents profils d’apprenants. L’installation d’un élève malvoyant à une place appropriée, l’utilisation de supports agrandis ou du braille, le recours à des consignes orales pour certains apprenants, mais aussi l’adaptation du rythme de travail pour les élèves présentant des troubles de l’apprentissage figurent parmi les pratiques abordées.   Pour les personnes présentant des troubles neurodéveloppementaux, notamment l’autisme ou le TDAH, les participants ont été sensibilisés à l’importance d’un cadre structuré, des repères visuels et des espaces favorisant l’autorégulation.   Cette approche a progressivement modifié la perception des stagiaires sur la notion même d’inclusion. Dans son intervention, Ntenjem Marcel Nshutpuen, représentant des apprenants, a expliqué que l’expérience leur avait permis de comprendre que placer un enfant handicapé dans une classe ordinaire ne suffit pas. L’inclusion exige également de revoir les méthodes d’apprentissage, les supports, les modalités d’évaluation et l’organisation de l’espace scolaire.   Mme Monesso épouse Efa Marie Gerard Secondine, conseillère d’orientation et co-représentante de la promotion, a, elle aussi, insisté sur la dimension opérationnelle des connaissances acquises. Elle a notamment appelé les administrations compétentes à valoriser ces nouvelles compétences en facilitant le recrutement d’éducateurs formés à l’inclusion dans les services déconcentrés et les établissements publics.   Les performances de la promotion viennent conforter cette première expérience. Tous les participants ont obtenu leur diplôme, soit un taux de réussite de 100 %. Les moyennes enregistrées vont de 12,78/20 à 16,22/20. Yonga Tchouameni Nadia Gisèle, avec 16,22/20, s’est distinguée comme major de la promotion. La cérémonie de sortie a réuni plusieurs acteurs institutionnels. Les ministères des Affaires sociales (MINAS), de l’Éducation de base (MINEDUB), des Enseignements secondaires (MINESEC) et de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP) y étaient représentés. Au nom du MINAS, le délégué régional des Affaires sociales a salué l’initiative et l’importance du renforcement des capacités dans le domaine de l’inclusion.   Pour le CJARC, cette session constitue une première étape. Coco Bertin, cofondateur de l’organisation, a rappelé que le programme de deux mois avait été conçu comme une formation accélérée destinée notamment aux professionnels en exercice. Le cursus régulier de l’IFPEC-B demeure, quant à lui, établi sur douze mois.   L’établissement prévoit déjà la suite. Les inscriptions pour l’année académique 2026-2027 doivent s’ouvrir en septembre 2026. L’objectif affiché est d’élargir progressivement le recrutement, notamment aux candidats issus d’autres pays de la sous-région.   Avec cette première promotion, le CJARC et l’IFPEC-B entendent ainsi contribuer à faire évoluer les pratiques éducatives. Car derrière le principe d’inclusion se trouve une exigence concrète : donner aux professionnels les compétences nécessaires pour que chaque enfant puisse apprendre dans un environnement réellement adapté à ses besoins.   Denise Ebelle