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Bôme François : De la controverse à l’amélioration continue

Face aux allégations qui circulent sur les réseaux sociaux autour du Bôme François, François Ekouma Ananga, promoteur de François Santé SARL, a choisi de jouer la carte de la transparence. Lors d’un point de presse tenu le 12 août 2026 à l’Hôtel La Falaise de Yaoundé, il a présenté les actions engagées avec le LANACOME pour renforcer la qualité, l’hygiène, la sécurité sanitaire et la traçabilité des produits.

À ses côtés, Christophe Mvondo, directeur de la communication du Laboratoire national de contrôle de qualité des médicaments et d’expertise (LANACOME), dont l’accompagnement constitue l’un des axes majeurs de la démarche présentée au cours de cette rencontre avec la presse.

Pour le promoteur, cette prise de parole ne vise pas uniquement à répondre à la polémique. Elle entend également montrer le chemin parcouru par l’entreprise en matière d’amélioration des pratiques.

Les constats du LANACOME comme point de départ

François Ekouma Ananga est revenu sur la mission d’évaluation conduite par les experts du LANACOME en août 2025. Réalisée selon la méthode des « 5 M », et en référence notamment aux Bonnes Pratiques de Fabrication et à la norme ISO 22000:2018, cette mission avait permis d’identifier les forces de l’entreprise, mais également les domaines nécessitant des améliorations. L’entreprise affirme avoir choisi de considérer ces observations comme un levier de progression.

« Nous avons choisi de ne pas considérer ces constats comme une critique, mais comme une opportunité de progresser », a expliqué le promoteur. Cette démarche s’inscrit dans le prolongement de la convention d’accompagnement technique conclue en juillet 2025 entre François Santé SARL et le LANACOME. L’objectif est notamment de renforcer les pratiques de production, la qualité, l’hygiène, la traçabilité et la maîtrise des risques.

La formation au cœur du dispositif

L’un des premiers chantiers engagés a été la formation du personnel. Avec l’accompagnement du LANACOME, les équipes ont été formées aux Bonnes Pratiques d’Hygiène et de Fabrication, à la démarche HACCP, à la méthode 5S, aux procédures opératoires standardisées ainsi qu’à la traçabilité.

Pour François Ekouma Ananga, cette formation dépasse le simple cadre réglementaire.

« Cette formation n’est pas une simple formalité ; elle traduit une conviction : la qualité commence par les femmes et les hommes qui fabriquent le produit », a-t-il souligné.

Les premiers résultats présentés sont encourageants, selon le promoteur. Ils portent notamment sur une amélioration de la discipline en matière d’hygiène et de traçabilité, une meilleure appropriation des outils HACCP et 5S, ainsi que sur la structuration progressive du système documentaire de l’entreprise.

Cette évolution répond à une exigence centrale : pouvoir non seulement réaliser correctement une opération, mais également la documenter et en apporter la preuve.

« Pour nous, la culture qualité signifie une chose simple : mieux documenter ce que nous faisons, mieux contrôler ce que nous faisons, et surtout, pouvoir démontrer ce que nous faisons », a déclaré François Ekouma Ananga.

Produire mieux, une exigence revendiquée

Le promoteur reconnaît toutefois que la démarche n’est pas achevée. François Santé entend poursuivre le travail engagé et consolider progressivement les acquis obtenus.« Notre objectif n’est pas simplement de produire davantage, notre objectif est de produire mieux », a-t-il affirmé.

L’entreprise annonce ainsi la poursuite de sa dynamique avec l’Agence des normes et de la qualité (ANOR), parallèlement au travail réalisé avec le LANACOME.

Pour François Santé, l’enjeu est désormais d’inscrire les améliorations dans la durée. Cela passe, selon le promoteur, par des investissements dans les équipes, les méthodes de travail et l’organisation interne. « Nous avons choisi la transparence, l’accompagnement technique et l’amélioration continue », a-t-il insisté.

Le Made in Cameroon à l’épreuve de la qualité

Au-delà du Bôme François, le promoteur veut donner à cette démarche une portée plus large. Celle de la crédibilité des produits fabriqués localement.Pour lui, le « Made in Cameroon » ne doit pas être uniquement un slogan. Il doit être associé à des exigences de qualité, de rigueur, de traçabilité et de responsabilité.

« Nous voulons qu’un produit fabriqué au Cameroun soit regardé avec confiance, fierté et exigence dans le monde entier », a-t-il déclaré. Cette ambition repose, selon François Ekouma Ananga, sur plusieurs facteurs : la qualité des matières premières, la rigueur des équipes, la maîtrise des procédés de fabrication, la traçabilité, le contrôle et la capacité de l’entreprise à corriger ses insuffisances.

Un discours qui place donc la qualité au centre de la stratégie de François Santé, au moment où le Bôme François fait l’objet d’une attention particulière sur les réseaux .Au terme de cette rencontre avec la presse, le promoteur a voulu recentrer le débat sur la responsabilité du fabricant vis-à-vis du consommateur.

Pour lui, la confiance ne peut reposer uniquement sur la notoriété acquise par un produit. Elle doit être constamment confortée par des pratiques vérifiables et une capacité à améliorer ce qui doit l’être.

« Parce qu’au-delà d’un produit, il y a une responsabilité, celle de mettre sur le marché des produits pour lesquels le consommateur peut continuer à accorder sa confiance », a-t-il conclu.

À travers cette démarche, François Santé entend donc faire de la qualité un élément central de son identité et transformer les interrogations suscitées autour du Bôme François en une occasion de renforcer ses standards de production.

Le défi reste désormais de traduire ces engagements en résultats durables et vérifiables, afin que la promesse du « Made in Cameroon » s’accompagne effectivement de qualité, de traçabilité et de confiance.

Denise EBELLE

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