Réhabilitation de la SONARA : le gouvernement ouvre la voie à un partenariat international

Le gouvernement a franchi une nouvelle étape dans le processus de relance de la Société nationale de raffinage (SONARA). Les 29 et 30 juin 2026, il organise une consultation internationale du marché (Market Sounding) consacrée au projet de réhabilitation, de reconstruction et de modernisation de la raffinerie de Limbé, à l’arrêt depuis l’incendie du 31 mai 2019. Cette démarche intervient sept ans après le sinistre qui avait gravement endommagé plusieurs unités stratégiques de production, entraînant l’interruption des activités de raffinage de l’unique raffinerie du Cameroun. Depuis lors, l’État a engagé un vaste chantier de restructuration financière et institutionnelle afin de préserver l’entreprise et préparer sa relance. À l’ouverture des travaux, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a rappelé que la SONARA demeure un maillon essentiel de l’économie nationale en raison de son rôle dans l’approvisionnement énergétique, l’activité industrielle, les finances publiques et l’emploi. Il a souligné que les efforts déployés ces dernières années ont permis de stabiliser la situation financière de l’entreprise, notamment à travers la restructuration de sa dette et la mise en place de mécanismes destinés à restaurer sa viabilité. Pour le gouvernement, le projet en préparation dépasse la simple remise en état des installations endommagées. Il s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la souveraineté énergétique du Cameroun, à accroître les capacités locales de raffinage et à réduire la dépendance du pays aux importations de produits pétroliers raffinés. La modernisation envisagée doit également permettre à la SONARA de produire des carburants conformes aux normes internationales les plus récentes, tout en améliorant sa compétitivité. Le projet prévoit notamment la réhabilitation ou la reconstruction des unités existantes ainsi que l’intégration d’une unité d’hydrocraquage, technologie destinée à améliorer la qualité des produits raffinés et à optimiser les rendements de production. Directeur général de la SONARA, Harouna Bako a salué l’engagement constant des pouvoirs publics dans la relance de l’entreprise. Revenant sur les conséquences de l’incendie de 2019, il a indiqué que le projet actuellement porté par le gouvernement constitue une étape déterminante pour restaurer durablement les capacités de raffinage du pays et repositionner la société comme un acteur majeur du secteur énergétique dans la sous-région. Le programme sera réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé de type Design-Build-Finance-Maintain (DBFM), un modèle qui confiera au partenaire privé la conception, la réalisation, le financement et la maintenance des infrastructures. Ce schéma vise à mobiliser les meilleures expertises techniques et financières internationales tout en assurant une répartition équilibrée des risques entre les parties. La consultation du marché réunit des compagnies pétrolières, des entreprises d’ingénierie, des investisseurs, des institutions financières et des cabinets spécialisés. Les échanges doivent permettre au gouvernement d’évaluer l’intérêt des opérateurs, de tester la bancabilité du projet et d’affiner ses paramètres techniques, juridiques et financiers avant le lancement de la procédure de sélection. Cette phase préparatoire ouvrira la voie à un appel à manifestation d’intérêt puis à un dialogue compétitif avec les candidats présélectionnés. À terme, les autorités ambitionnent de doter le Cameroun d’une raffinerie modernisée, capable de répondre aux besoins du marché national et sous-régional, de soutenir l’industrialisation du pays et de renforcer sa sécurité énergétique. Denise Ebelle

Littoral : le MINMIDT mise sur la discipline industrielle et la transformation locale pour stimuler la croissance

Littoral : le MINMIDT mise sur la discipline industrielle et la transformation locale pour stimuler la croissance Au terme d’une mission de travail de trois jours dans la région du Littoral, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique par intérim, le Pr Fuh Calistus Gentry, a décliné les principaux axes de la politique gouvernementale en matière d’industrialisation et de valorisation des ressources minières. Lors d’un point de presse tenu le 26 juin 2026 à Douala, le membre du gouvernement a insisté sur la nécessité de renforcer la conformité des entreprises, d’assainir certains segments du marché et d’accélérer les projets structurants susceptibles de soutenir la croissance économique. Parmi les chantiers prioritaires figure la mise en œuvre de la cartographie nationale industrielle. Cette opération vise à disposer d’un état des lieux précis des unités de production implantées sur le territoire national, de leurs capacités et de leur situation réglementaire. Pour les autorités, cet outil permettra de mieux organiser le secteur, de lutter contre les activités illégales et d’améliorer l’orientation des investissements vers les filières porteuses. Le ministère entend également accroître la surveillance du respect des normes industrielles. Les opérateurs sont appelés à se conformer aux exigences réglementaires sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’à la fermeture de leurs installations. Selon le Pr Fuh Calistus Gentry, cette démarche est indispensable pour garantir un environnement d’affaires plus attractif et renforcer la compétitivité du tissu industriel national. Cette volonté d’assainissement concerne aussi certains produits de consommation dont la commercialisation ou le conditionnement ne répond pas aux standards exigés. Les pouvoirs publics encouragent ainsi les producteurs à adopter des emballages et des procédés conformes aux normes en vigueur, dans le souci de mieux protéger les consommateurs tout en améliorant la qualité de l’offre industrielle locale. Cap sur la transformation des ressources minières Dans le secteur minier, le gouvernement affiche son ambition de tirer davantage de valeur des ressources nationales. Le projet de bauxite de Minim-Martap constitue à cet égard l’un des dossiers majeurs. Une première exportation du minerai est attendue en octobre 2026, tandis qu’une phase de transformation en alumine est envisagée dès 2027. Au-delà de l’exploitation de la ressource, l’objectif est de favoriser la création d’emplois, le développement d’une industrie de transformation locale et l’augmentation des recettes économiques. Le potentiel de la bauxite camerounaise est présenté comme un levier stratégique susceptible de renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux. Un intérêt croissant pour la filière aluminium Le ministre a également évoqué l’évolution de la situation d’Alucam, qui suscite un intérêt marqué de la part d’investisseurs étrangers. Selon les informations communiquées, une quinzaine d’entreprises internationales auraient manifesté leur volonté d’intégrer le capital de la société. Pour les autorités, cet engouement confirme les perspectives de développement de la filière aluminium et les opportunités qu’elle offre à l’économie nationale et sous-régionale. Toutefois, le succès de cette dynamique dépendra de la capacité à concrétiser les projets industriels, miniers et logistiques annoncés. À travers cette mission dans le Littoral, le MINMIDT réaffirme ainsi sa volonté de bâtir un secteur industriel plus structuré, plus compétitif et davantage tourné vers la transformation locale des ressources. Entre exigence de conformité, protection des consommateurs et promotion de la valeur ajoutée, le gouvernement entend faire de l’industrie et des mines des moteurs essentiels du développement économique du Cameroun.

Ponts Acrow : le MINTP attribue de nouveaux marchés pour renforcer la mobilité et le désenclavement des territoires

Ponts Acrow : le MINTP attribue de nouveaux marchés pour renforcer la mobilité et le désenclavement des territoires Le Ministre des Travaux Publics a procédé, le 9 février 2026, à l’attribution de plusieurs marchés relatifs à la construction de ponts métalliques modulaires de type Acrow à travers le pays. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à améliorer la connectivité des territoires, à sécuriser les franchissements et à faciliter l’évacuation des produits agricoles vers les marchés. Les marchés attribués portent sur la réalisation d’ouvrages dans plusieurs localités stratégiques, notamment sur les axes Foumban-Banyo-Tibati, Eseka-Song Mbong-Makot-Manguenguess (Malombé), Botmakak-Bissombé-Nkoumissié Sud-Nguibassal (Lobé), Sombo-Bogso (Kellé), Kobi-Kagnol Libang (Mbang), Badongué-Konga-Kambamiéri (Doumé), Messamena-Ekok (Dja), Mayo Djarendi-Mandinring (Mayo Lidi), Poli-Fignolé (Moto Mayo) ainsi que Kekem-Ngang-Ngomezock-Santchou (Nkam). Ces infrastructures sont destinées à remplacer les ouvrages de franchissement précaires existants par des structures métalliques durables, capables d’assurer la continuité du trafic en toute saison et de réduire les contraintes de mobilité auxquelles font face les populations riveraines. Les quatre marchés attribués concernent des ouvrages jugés prioritaires pour le développement économique local et le désenclavement des bassins de production. Le démarrage des travaux est attendu dans les meilleurs délais afin de répondre aux besoins urgents des usagers. Les entreprises retenues, toutes de droit camerounais, ont été sélectionnées à l’issue d’un Appel d’Offres National Ouvert conduit conformément aux dispositions du Code des marchés publics, garantissant ainsi la transparence et la régularité de la procédure. Denise EBELLE

Yaoundé : la première pierre d’un projet hydraulique majeur officiellement posée

Yaoundé : la première pierre d’un projet hydraulique majeur officiellement posée Une nouvelle étape a été franchie dans la mise en œuvre de la politique gouvernementale d’amélioration de l’accès à l’eau potable. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a procédé ce jeudi 25 juin 2026 à la pose de la première pierre du Projet de reconfiguration du réseau d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé et de ses environs. La cérémonie, organisée sur l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé VII, a réuni de nombreuses personnalités gouvernementales, administratives, municipales, traditionnelles et religieuses, ainsi que les partenaires techniques et financiers mobilisés autour de ce projet structurant. Aux côtés du ministre, le Directeur général de la CAMWATER, Dr Blaise Moussa, dont l’entreprise assure la maîtrise d’ouvrage déléguée du projet, a salué le démarrage effectif d’un chantier appelé à transformer durablement l’approvisionnement en eau potable dans la capitale politique du Cameroun et plusieurs localités environnantes. Cette infrastructure majeure traduit la volonté du Président de la République, Paul Biya, de garantir aux populations un accès durable à une eau potable de qualité, disponible en quantité suffisante et à un coût socialement acceptable. Le projet bénéficiera directement aux habitants de Yaoundé ainsi qu’à ceux de Soa, Akak, Mfou, Bikok et Mbankomo. Les établissements scolaires, universitaires, hospitaliers, administratifs, commerciaux et industriels devraient également tirer profit d’une amélioration significative de la desserte en eau potable. Prévu pour une durée d’exécution de 36 mois, le projet vise notamment à porter la capacité d’absorption et de distribution du réseau à 480 000 mètres cubes d’eau par jour, contre environ 300 000 actuellement. Il permettra également une meilleure intégration des productions issues des stations de Batchenga, d’Akomnyada et de la Mefou, tout en réduisant progressivement les rationnements observés dans plusieurs quartiers de la capitale. Les travaux prévoient notamment la création de nouvelles zones de distribution à Abomé, Zibi Antenne et Minkoameyos, avec la construction de stations de pompage et de réservoirs de grande capacité. Plus de 147 kilomètres de conduites primaires et secondaires seront installés ou renouvelés, tandis que 300 kilomètres de conduites tertiaires seront déployés dans plusieurs quartiers et zones périurbaines. Le projet comprend également la réalisation de 30 000 nouveaux branchements sociaux et ordinaires destinés à améliorer l’accès à l’eau potable pour les ménages, notamment dans les zones en forte croissance démographique. À terme, les autorités attendent une amélioration significative de la disponibilité de l’eau potable, une meilleure répartition des volumes produits sur l’ensemble de l’agglomération, une réduction des pertes techniques et commerciales, ainsi qu’une amélioration de la pression de distribution dans les quartiers situés en altitude. Dans son intervention, le ministre de l’Eau et de l’Énergie a souligné que cette réalisation s’inscrit dans la continuité des investissements engagés par l’État dans le secteur de l’eau potable, notamment à travers le Projet d’alimentation en eau potable de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga (PAEPYS). Pour le Directeur général de la CAMWATER, ce chantier constitue une réponse concrète aux besoins croissants d’une métropole en pleine expansion. Dr Blaise Moussa a réaffirmé l’engagement de l’entreprise à veiller à la bonne exécution des travaux afin que les populations bénéficient, dans les délais prévus, des retombées de cet investissement stratégique. Complémentaire aux infrastructures déjà réalisées dans le cadre du PAEPYS, ce projet devrait contribuer à améliorer durablement les conditions de vie des populations, soutenir les activités économiques et renforcer l’attractivité de la capitale. Avec le lancement effectif de ces travaux, le gouvernement réaffirme sa détermination à faire de l’accès à l’eau potable un droit effectif pour tous et à accompagner le développement harmonieux de Yaoundé et de ses environs.

Rayonnement sportif : le gouvernement célèbre les performances des athlètes camerounais à l’international

Rayonnement sportif : le gouvernement célèbre les performances des athlètes camerounais à l’international Les champions camerounais récemment distingués sur les scènes africaine et mondiale ont été célébrés mercredi 24 juin 2026 au ministère des Sports et de l’Éducation physique (MINSEP), au cours d’une cérémonie présidée par le ministre Narcisse Mouelle Kombi. Moment de reconnaissance nationale, cette rencontre a permis aux athlètes de présenter officiellement au gouvernement les médailles et trophées remportés lors de plusieurs compétitions internationales majeures. Tour à tour, les représentants de la Fédération camerounaise de bodybuilding et fitness (FECABOF), de la Fédération camerounaise de taekwondo (FECATAE), de la Fédération camerounaise des sports pour déficients intellectuels (FECASDI), de la Fédération camerounaise des sports pour déficients physiques (FECASDEP) et de la Fédération camerounaise des sports pour déficients visuels (FECASDEV) ont exposé les lauriers glanés par leurs athlètes, illustrant le dynamisme du sport camerounais dans toute sa diversité. Les performances saluées par les pouvoirs publics sont le fruit de plusieurs rendez-vous sportifs d’envergure. En bodybuilding, le Cameroun s’est particulièrement illustré lors du Grand Prix international disputé en mai 2026 en Géorgie. Avec une impressionnante moisson de médailles, les athlètes camerounais ont permis au pays de terminer en tête du classement général, confirmant son rang parmi les grandes nations de la discipline. Du 16 au 19 juin 2026 à Tunis, les para-athlètes camerounais ont également porté haut les couleurs nationales à l’occasion du Grand Prix mondial de para-athlétisme. Face à une concurrence relevée venue de plusieurs continents, ils ont fait preuve de détermination, de résilience et d’un remarquable esprit de compétition, réalisant des performances appréciées par les autorités sportives. Même satisfaction du côté du taekwondo. Engagées aux Championnats d’Afrique de taekwondo et de para-taekwondo organisés du 30 mai au 2 juin 2026 à Bamako, au Mali, les délégations camerounaises ont décroché onze médailles, dont quatre en or, trois en argent et quatre en bronze, ainsi que trois trophées. Deux para-taekwondoïstes camerounais ont en outre été sélectionnés parmi les quarante meilleurs mondiaux pour participer à un camp d’entraînement d’élite en République de Corée, dans la perspective des Jeux paralympiques de Los Angeles 2028. Dans son allocution, le ministre des Sports et de l’Éducation physique a salué des résultats qui témoignent du talent des athlètes, mais aussi de la qualité du travail accompli par les encadreurs techniques, administratifs et médicaux. Il a adressé les félicitations du gouvernement aux sportifs distingués, les invitant à demeurer des modèles de discipline, de patriotisme et d’excellence pour la jeunesse camerounaise. Narcisse Mouelle Kombi a également réaffirmé l’engagement de l’État à poursuivre les efforts visant à améliorer les conditions de préparation et de participation des sportifs aux compétitions internationales. Il a rappelé que ces performances s’inscrivent dans la dynamique de développement du sport impulsée par le Président de la République, Paul Biya. S’adressant au président de la FECABOF, Achille Balemagna, le ministre a insisté sur la nécessité d’intensifier les préparatifs en vue du Championnat du monde de bodybuilding que Yaoundé accueillera du 24 au 28 juillet 2026. Il a assuré que le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires afin de garantir le succès de cette compétition mondiale, appelée à renforcer davantage le rayonnement du Cameroun sur la scène sportive internationale. Le membre du gouvernement a par ailleurs appelé les responsables du mouvement sportif à privilégier le dialogue, la responsabilité et la cohésion, estimant que l’unité demeure un facteur essentiel pour poursuivre les progrès enregistrés par le sport camerounais. La cérémonie s’est achevée par la remise solennelle d’attestations de reconnaissance aux athlètes médaillés, sous les applaudissements des membres du mouvement sportif venus célébrer ces ambassadeurs qui continuent de porter haut les couleurs du Cameroun à travers le monde. Denise EBELLE

Journée olympique mondiale : le MINSEP célèbre les nouvelles performances du sport camerounais

Journée olympique mondiale : le MINSEP célèbre les nouvelles performances du sport camerounais Le 23 juin 2026, date marquant la célébration de la Journée olympique mondiale, le ministre des Sports et de l’Éducation physique (MINSEP), Narcisse Mouelle Kombi, a reçu dans son département ministériel plusieurs athlètes camerounais récemment distingués sur la scène internationale. Ces champions étaient accompagnés des présidents de leurs fédérations respectives ainsi que de leurs encadreurs techniques. La cérémonie, placée sous le signe de l’excellence sportive, a notamment mis à l’honneur les athlètes de la Fédération Camerounaise de Cyclisme (FECACYCLISME), de la Fédération Camerounaise de Sambo (FECASAMBO) et de la Fédération Camerounaise d’Athlétisme (FECATHLETISME), auteurs de performances remarquables lors de récentes compétitions internationales. Dans son allocution, le membre du gouvernement a exprimé sa satisfaction face aux résultats enregistrés par les ambassadeurs du sport camerounais, saluant leur courage, leur discipline, leur patriotisme et leur détermination. Il a rappelé que cette cérémonie s’inscrivait dans la volonté du Président de la République, Son Excellence Paul Biya, de promouvoir l’excellence sportive et de valoriser les performances des athlètes qui portent haut les couleurs nationales. Le cyclisme à l’honneur Narcisse Mouelle Kombi a particulièrement félicité les Lions Indomptables du cyclisme pour leur brillante participation à la 22e édition du Tour Cycliste International du Cameroun. Face à une concurrence relevée, les coureurs camerounais ont su faire preuve d’abnégation et d’esprit de sacrifice. Le ministre a notamment salué l’exploit de Rodrigues Kuéré Nounawé, coureur de la SNH vélo Club, vainqueur du prestigieux maillot jaune et premier au classement général de l’épreuve. Une performance qui, selon lui, témoigne de la vitalité du cyclisme national ainsi que de la qualité du travail réalisé par la FECACYCLISME en matière d’encadrement technique et logistique. Les Lions du Sambo confirment leur ascension Autre motif de satisfaction : la moisson réalisée par les Lions Indomptables de Sambo lors des Championnats d’Afrique disputés du 13 au 15 juin 2026 au Caire, en Égypte. Avec neuf médailles, dont quatre en or, deux en argent et trois en bronze, le Cameroun a terminé deuxième sur 27 nations participantes. Une performance que le MINSEP a qualifiée de remarquable pour une discipline relativement jeune dans le paysage sportif national. Saluant le travail de la Fédération Camerounaise de Sambo (FECASAMBO), conduite par son président, le ministre a réaffirmé le soutien de l’État à cette fédération dont les résultats augurent des perspectives encore plus prometteuses. Emmanuel Eseme et l’athlétisme également célébrés La cérémonie a également permis de rendre un hommage particulier au sprinteur Emmanuel Eseme, figure de proue de l’athlétisme camerounais. Absent lors d’une précédente cérémonie de célébration des performances sportives en raison de ses engagements internationaux, l’athlète a cette fois reçu les félicitations du gouvernement en présence des responsables de la Fédération Camerounaise d’Athlétisme (FECATHLETISME). Pour Narcisse Mouelle Kombi, ces différentes distinctions illustrent le dynamisme du mouvement sportif camerounais, marqué par une présence constante des délégations nationales sur les scènes continentale et internationale grâce à l’accompagnement de l’État. En cette Journée olympique mondiale, le patron des sports a réitéré l’engagement du gouvernement à poursuivre ses efforts en faveur du développement du sport, de l’amélioration des conditions de préparation des athlètes et de la quête permanente de la performance au service du rayonnement du Cameroun. Denise Ebelle

Égalité hommes-femmes : ONU Femmes mobilise la jeunesse pour déconstruire les normes sociales discriminatoires

Égalité hommes-femmes : ONU Femmes mobilise la jeunesse pour déconstruire les normes sociales discriminatoires  Comment faire des jeunes des acteurs du changement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes ? La question était au cœur d’une rencontre organisée ce lundi 23 juin 2026 au Centre de ressources d’ONU Femmes à Yaoundé. Réunissant étudiants, jeunes professionnels et partenaires institutionnels, l’échange a permis d’aborder les défis liés aux normes sociales qui continuent de freiner le potentiel des jeunes filles et l’autonomisation des femmes. Pendant près de deux heures, les participants ont échangé à bâtons rompus avec les responsables d’ONU Femmes et de l’Union internationale des télécommunications (UIT) sur les discriminations persistantes auxquelles sont confrontées les femmes et les filles dans les domaines de l’éducation, de l’économie et de la participation sociale. Des discriminations qui persistent dès le parcours scolaire Prenant la parole devant les jeunes, la représentante résidente d’ONU Femmes au Cameroun, Raky Chaupin, a rappelé que les inégalités entre les sexes demeurent une réalité mondiale, même si leur expression varie selon les contextes. Elle a notamment évoqué les nombreux obstacles qui jalonnent le parcours éducatif des jeunes filles : grossesses précoces, violences sexuelles, charges domestiques, manque de ressources financières ou encore choix familiaux privilégiant parfois la scolarisation des garçons lorsque les moyens sont limités. « Le chemin est parsemé d’embûches et d’obstacles. Pourtant, lorsque les jeunes filles accèdent à l’enseignement supérieur, elles doivent être fières de leur parcours et convaincues qu’aucune limite ne devrait être imposée à leurs ambitions », a-t-elle souligné. Au-delà de l’éducation, la responsable d’ONU Femmes a également insisté sur les inégalités économiques qui maintiennent de nombreuses femmes dans le secteur informel, avec un accès limité aux financements, à la propriété foncière et aux opportunités de développement. Faire des jeunes des acteurs de transformation sociale Cette rencontre s’inscrivait dans la dynamique du Centre de ressources d’ONU Femmes, également appelé Gender Knowledge Center, mis en place pour offrir aux chercheurs et aux jeunes un espace de documentation sur les questions d’égalité de genre. Selon Marie Pierre Raky Chaupin, l’objectif dépasse désormais la simple mise à disposition de ressources documentaires. « Nous avons pensé qu’il fallait promouvoir des dialogues intergénérationnels pour permettre aux jeunes de mieux comprendre les questions liées aux normes sociales, aux discriminations et à l’égalité hommes-femmes, mais aussi les engager comme acteurs du changement », a-t-elle expliqué. L’échange a également permis d’aborder la question des violences faites aux femmes et aux filles, ainsi que le rôle que chacun peut jouer dans leur prévention. La représentante d’ONU Femmes a rappelé l’importance des campagnes de sensibilisation menées à l’échelle mondiale, notamment les « 16 jours d’activisme » contre les violences basées sur le genre. Les nouvelles technologies comme levier d’autonomisation Invitée à partager son expertise, la représentante résidente de l’Union internationale des télécommunications (UIT) au Cameroun, S. Tahiry, a mis en avant le potentiel des technologies numériques pour favoriser l’émancipation économique et sociale des jeunes filles. Selon elle, les télécommunications et les outils numériques ouvrent l’accès à l’information, à la formation et à de nouvelles opportunités professionnelles susceptibles de transformer durablement les trajectoires des jeunes femmes. « Les nouvelles technologies sont des outils très efficaces pour autonomiser les filles et les femmes et leur permettre de prendre pleinement leur place dans la société », a-t-elle affirmé. Interrogée sur la faible représentation féminine dans les filières STEM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques), elle a appelé les jeunes filles à dépasser les stéréotypes qui associent encore ces domaines aux seuls hommes. « Les STEM ne sont pas faits uniquement pour les garçons. Les jeunes filles ont toutes les capacités nécessaires pour apprendre, innover et réussir dans ces métiers d’avenir », a-t-elle déclaré. Le numérique pour réduire les inégalités Parmi les participants figurait également Marc Daha, chef du projet X CODE PATH et ingénieur des travaux en développement des logiciels. Il a présenté ce programme de formation professionnalisante aux métiers du numérique et de l’intelligence artificielle, ouvert gratuitement aux jeunes sur l’ensemble du territoire national. Selon lui, le partenariat avec ONU Femmes a permis d’accroîtren significativement la participation féminine au programme. « Sur les mille participants enregistrés, près de 200 femmes ont rejoint la formation grâce à la sensibilisation et à l’accompagnement d’ONU Femmes », a-t-il indiqué. D’une durée de six mois, le programme vise à renforcer l’employabilité des jeunes dans les métiers du digital à travers un dispositif accessible sans condition de diplôme à l’entrée. À travers cette rencontre, ONU Femmes, l’UIT et leurs partenaires ont ainsi réaffirmé leur conviction que l’éducation, l’accès au numérique et la remise en question des normes sociales discriminatoires constituent des leviers essentiels pour construire une société plus inclusive, où filles et garçons disposent des mêmes chances de réussite. Denise EBELLE

CAMWATER : le réseau d’eau potable renforcé dans cinq quartiers de Yaoundé

CAMWATER : le réseau d’eau potable renforcé dans cinq quartiers de Yaoundé Dans le cadre de l’amélioration continue de la desserte en eau potable dans la capitale, la CAMWATER poursuit le déploiement de son programme d’extension et de renforcement du réseau. À travers le Projet d’Urgence pour une meilleure intégration du volume d’eau potable additionnel issu du PAEPYS (PUMIP), plusieurs travaux viennent d’être achevés dans cinq quartiers de Yaoundé : Ngoulmakong, Etoug-Ebe, Minkan, Messamendongo et Obam Ongola. Menées par les équipes techniques de la Division Régionale Yaoundé Agglomération (DIVRY), ces interventions visent à rapprocher davantage le service public de l’eau des populations et à améliorer durablement la disponibilité de la ressource. À Minkan, la CAMWATER a procédé au raccordement de plus de 2 000 mètres linéaires de conduites PVC DN 110 au réseau de distribution. À Ngoulmakong, 1 312 mètres linéaires de conduites PVC DN 200 ont été mis en service, permettant d’accroître la capacité d’approvisionnement du quartier. Dans la zone d’Etoug-Ebe, les travaux ont porté sur le raccordement de 1 893 mètres linéaires de conduites PEHD DN 160 sur l’axe Jouvence – Montée des Sœurs à Simbock. À Messamendongo, au lieu-dit Antenne, 160 mètres linéaires de conduites PVC DN 160 ont également été intégrés au réseau existant. Une avancée majeure est enregistrée à Obam Ongola, où les populations bénéficient à nouveau d’un accès à l’eau potable après près de deux décennies de difficultés. Plus de 5 000 mètres linéaires de conduites PVC DN 110 ont été raccordés de part et d’autre de la chaussée. Les travaux de restauration de 18 bretelles se poursuivent pour achever cette opération. Ces résultats sont le fruit de 72 heures d’intervention intensive des équipes techniques de la DIVRY, mobilisées de jour comme de nuit malgré des conditions météorologiques contraignantes. La CAMWATER invite les habitants des zones concernées à se rapprocher des agences de Melen et de Messamendongo pour bénéficier de branchements légaux. Une campagne spéciale est actuellement en cours, avec notamment des facilités de paiement des frais de branchement et un délai annoncé de réalisation de 48 heures. Réalisés avec l’appui de SINOMACH et CGCOC dans le cadre du PUMIP, ces travaux accompagnent l’intégration du volume supplémentaire d’eau produit par le PAEPYS et traduisent l’engagement de la CAMWATER à élargir l’accès à l’eau potable à Yaoundé et dans ses environs. Ces nouveaux sites viennent compléter ceux déjà mis en service à Nyom 1 et 2, Nkolnda, Ayene, Emana Nkolbisson, Monti et Manassa, où plusieurs ménages bénéficient désormais d’une amélioration de leur alimentation en eau. La dynamique se poursuit avec d’autres opérations en cours, notamment sur l’axe Ngousso–Soa, dans l’objectif de renforcer durablement le réseau de distribution et la qualité du service public de l’eau en milieu urbain et périurbain.

Climat des affaires : l’API s’attaque aux zones d’ombre du parcours de l’investisseur

Climat des affaires : l’API s’attaque aux zones d’ombre du parcours de l’investisseur Créer une entreprise, obtenir les informations utiles, franchir les étapes administratives, produire puis accéder aux marchés : pour de nombreux opérateurs économiques, le parcours de l’investissement reste encore marqué par des interrogations et des obstacles. C’est à cette réalité que l’Agence de Promotion des Investissements (API) a consacré une conférence organisée vendredi 19 juin 2026, en marge du Salon Promote à Yaoundé. Sous le thème « Parcours administratif de l’opérateur économique au Cameroun : analyse critique et pistes de réforme pour un meilleur climat des affaires », la rencontre a réuni administrations publiques, chefs d’entreprises, organisations professionnelles, partenaires au développement, chercheurs, universitaires et étudiants. L’objectif : comprendre les difficultés qui persistent et dégager des pistes pour rendre l’environnement économique plus favorable. Pour Emmanuel Tamungang Ako, Directeur de la promotion des investissements à l’API, représentant le Directeur général de l’institution, l’un des principaux freins reste l’asymétrie d’information. Selon lui, plusieurs opérateurs économiques ne disposent pas toujours d’une connaissance suffisamment claire des étapes à suivre, des administrations compétentes ou des mécanismes d’accompagnement disponibles. « L’investisseur doit pouvoir comprendre son parcours, depuis la naissance de son idée jusqu’à la commercialisation et l’exportation », a-t-il expliqué, rappelant la nécessité de rendre les procédures plus lisibles et mieux coordonnées. Faire du parcours administratif un levier de compétitivité Les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs défis : circulation de l’information, articulation entre les différentes structures, rapidité des procédures et efficacité des réformes engagées. Pour l’API, l’amélioration du climat des affaires repose sur une approche collective. L’institution entend continuer à jouer son rôle d’interface entre le secteur public et le secteur privé afin d’identifier les blocages et de favoriser l’émergence de solutions adaptées aux réalités des entreprises. Car au-delà des textes, c’est l’expérience concrète de l’opérateur économique qui permet de mesurer l’efficacité d’un environnement d’affaires. Des réformes attendues dans leur application Au cours des échanges, les participants ont insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des réformes afin qu’elles produisent des effets visibles sur le terrain. Sandra Gouadjo, Directrice exécutive de la Chambre de commerce européenne au Cameroun (Eurocham), a relevé que le défi actuel est moins lié à l’annonce de nouvelles mesures qu’à leur application effective. « L’investisseur ne demande pas un système parfait, il demande un système prévisible pour mieux s’organiser », a-t-elle indiqué, soulignant l’importance d’un dialogue public-privé orienté vers des résultats concrets. Du côté du secteur privé, les attentes portent notamment sur une meilleure fluidité des démarches et une plus grande visibilité pour permettre aux entreprises de planifier leurs activités. Une ambition : renforcer l’attractivité du Cameroun À travers cette conférence, l’API a voulu ouvrir un espace de réflexion sur les moyens de transformer les contraintes actuelles en opportunités d’amélioration. Le défi reste désormais de traduire les recommandations issues de ces échanges en actions concrètes, capables de simplifier le quotidien des investisseurs et de renforcer la position du Cameroun comme destination économique compétitive. Denise Ebelle

Promote 2026 : au stand de la CSPH, les visiteurs veulent comprendre ce qui se cache derrière le prix à la pompe

Promote 2026 : au stand de la CSPH, les visiteurs veulent comprendre ce qui se cache derrière le prix à la pompe Ouvert depuis le 12 juin 2026 à Yaoundé, le Salon Promote continue de mobiliser les acteurs économiques et le grand public. Le jeudi 18 juin, la rédaction de 237 News s’est rendue au stand de la Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH) pour recueillir les impressions des visiteurs et comprendre les échanges autour d’un sujet qui touche directement le quotidien des Camerounais : le prix des produits pétroliers. Au stand de la CSPH, l’affluence est constante. Des visiteurs s’y arrêtent, posent des questions et cherchent à comprendre ce qui se cache derrière le prix affiché à la pompe. Pourquoi le carburant augmente-t-il parfois ? Quel est le rôle exact de l’État dans la fixation des prix ? Pourquoi le gaz domestique reste-t-il accessible malgré les fluctuations du marché international ? Autant d’interrogations auxquelles les équipes de la CSPH répondent depuis leur espace d’exposition. Pour Nelson Ndong, cadre administratif à la CSPH, l’enjeu est avant tout d’expliquer simplement la mission de l’institution. « De manière simple, la CSPH est le bras ouvrier de l’État qui veille à ce que les prix à la pompe soient le moins discutables possible et restent en adéquation avec le niveau de vie du citoyen. Nous travaillons pour que ces prix restent accessibles au Camerounais moyen », explique-t-il. Créée pour accompagner la politique de l’État dans le secteur des hydrocarbures, la CSPH intervient notamment dans le mécanisme de stabilisation des prix. Son rôle consiste à suivre la chaîne d’approvisionnement, analyser la structure des prix et contribuer à limiter les variations trop importantes pour les consommateurs. Sur le stand, les questions du public reviennent souvent. « Les visiteurs veulent savoir si l’État a réellement une mainmise sur les prix, comment fonctionne ce mécanisme, pourquoi certains pays connaissent des hausses plus importantes que d’autres, ou encore pourquoi il peut y avoir des périodes de tension sur l’approvisionnement », indique Nelson Ndong. La question de la raffinerie revient également régulièrement dans les échanges, notamment autour de la situation de la Société nationale de raffinage (SONARA). Des préoccupations auxquelles les agents présents apportent des éléments d’explication à travers des supports pédagogiques. Parmi ces outils figure le document consacré à la structure des prix, présenté comme une clé de compréhension du circuit des produits pétroliers. « Ce document permet de voir tout le parcours, depuis l’approvisionnement du produit à l’extérieur jusqu’à son arrivée chez les marketeurs, c’est-à-dire les stations-services », précise Nelson Ndong. Une démarche d’information qui semble porter ses fruits auprès des visiteurs. Yolande, rencontrée sur le stand, raconte être arrivée avec plusieurs interrogations. « J’étais curieuse de savoir concrètement ce que fait la CSPH. Les explications reçues m’ont permis de comprendre comment les prix sont fixés et pourquoi ils peuvent évoluer », témoigne-t-elle. Elle dit également avoir mieux compris la question des subventions publiques, notamment sur le gaz domestique. « On nous a expliqué que l’État accompagne les consommateurs. Sans ce soutien, le prix du gaz pourrait être beaucoup plus élevé. Cela permet de comprendre l’importance de ce mécanisme », ajoute-t-elle, satisfaite des informations reçues. Au-delà de la sensibilisation du public, le stand de la CSPH est aussi un espace de rencontres entre acteurs économiques C’est dans cette dynamique que Rodrigues Bonjawo, responsable des ventes B2B à Confiance Sarl, entreprise spécialisée dans la mobilité urbaine à travers les véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), est venu présenter des pistes de collaboration. « La CSPH est une entreprise citoyenne avec laquelle nous souhaitons construire des partenariats gagnant-gagnant », explique-t-il. Son entreprise propose notamment aux organisations des solutions d’externalisation du transport professionnel. « Nous pouvons mettre à disposition des véhicules pour les déplacements de courte durée des employés, notamment les cadres, afin d’aider les entreprises à optimiser leurs coûts. Nous accompagnons également les missions professionnelles à travers notre flotte automobile », poursuit-il. Avec une flotte de plus de 300 véhicules, Confiance Sarl propose plusieurs gammes adaptées aux besoins des entreprises. À Promote, le stand de la CSPH devient ainsi un lieu où se croisent consommateurs, entreprises et institution publique autour d’une même question : mieux comprendre et mieux maîtriser les enjeux liés aux hydrocarbures.