Mutuelle nationale du Budget : une nouvelle assurance sociale pour renforcer la performance des agents publics

Mutuelle nationale du Budget : une nouvelle assurance sociale pour renforcer la performance des agents publics La Mutuelle nationale du Budget veut franchir un nouveau cap dans l’accompagnement de ses membres. Elle a signé, le 4 juin 2026, des conventions de partenariat avec les compagnies Belife Insurance Général et Chanas Assurances, ouvrant la voie à un dispositif renforcé de couverture sociale au profit des personnels de gestion du programme budgétaire. À travers ces accords, les mutualistes bénéficieront désormais de garanties portant notamment sur l’assurance maladie, l’assurance individuelle accident ainsi que la prise en charge des frais funéraires. Une avancée présentée comme une réponse concrète aux préoccupations quotidiennes des agents et à la nécessité de mieux les protéger face aux aléas de la vie. Présidant la cérémonie, le Directeur général du Budget, Édou Alo’o Cyrill, a placé cette initiative au-delà d’un simple engagement contractuel. Pour lui, cette démarche traduit une vision nouvelle de la gestion des ressources humaines dans l’administration publique : celle d’une protection sociale capable de soutenir durablement la performance des institutions. « Aucun système, aussi performant soit-il, ne peut produire des résultats durables lorsque les femmes et les hommes qui le portent évoluent dans un climat d’incertitude, de stress et de précarité sociale », a-t-il relevé. Au cœur du pilotage des finances publiques, les agents du programme budgétaire sont soumis à des exigences élevées. Élaboration du budget de l’État, suivi de l’exécution des dépenses, analyse des performances publiques, programmation pluriannuelle et accompagnement des réformes : autant de missions qui nécessitent disponibilité, rigueur et capacité d’adaptation. Pour le DGB, un environnement social sécurisé constitue donc un facteur déterminant d’efficacité administrative. « Lorsque les agents se sentent protégés, soutenus et valorisés, ils développent un niveau supérieur d’engagement, de motivation et d’efficacité », a-t-il expliqué. Les conventions signées viennent ainsi instaurer des mécanismes destinés à améliorer le quotidien des mutualistes. L’assurance maladie doit permettre de réduire la pression liée aux dépenses de santé, tandis que les garanties accident et funéraires visent à apporter un soutien financier dans des moments particulièrement sensibles. Une démarche qui, selon Édou Alo’o Cyrill, participe à la construction d’une administration plus résiliente et mieux préparée à accompagner les objectifs de développement du Cameroun. Une responsabilité partagée pour garantir l’efficacité du dispositif Si la signature des conventions marque une étape importante, le Directeur général du Budget a rappelé que la réussite du partenariat dépendra surtout de sa mise en œuvre effective. Aux compagnies partenaires, il a demandé davantage de célérité, de proximité et d’efficacité dans le traitement des dossiers. « Une assurance n’a de véritable valeur que lorsqu’elle répond présente au moment où le bénéficiaire en a réellement besoin », a-t-il insisté. Les mutualistes ont également été appelés à s’approprier ce nouvel outil de protection sociale, tout en respectant les procédures établies afin de préserver la pérennité du système. Le Comité national de gestion de la mutuelle et ses démembrements auront, quant à eux, un rôle clé dans le suivi du dispositif, la coordination avec les assureurs et la prise en compte des préoccupations des adhérents. À travers ce partenariat, la Mutuelle nationale du Budget affirme ainsi une orientation stratégique : faire du bien-être des agents un levier de mobilisation, de stabilité et de performance au service de l’action publique.

Violences contre les enfants et féminicides : le gouvernement promet une riposte implacable

Violences contre les enfants et féminicides : le gouvernement promet une riposte implacable Face à la recrudescence des violences sexuelles, des infanticides et des féminicides qui bouleversent l’opinion publique camerounaise depuis plusieurs semaines, le gouvernement est sorti de son silence. Au cours d’une conférence de presse conjointe tenue ce lundi au ministère de la Communication, les ministres de la Communication, de la Promotion de la Femme et de la Famille et des Affaires sociales ont réaffirmé la détermination de l’État à protéger les personnes vulnérables et à sanctionner sévèrement les auteurs de ces crimes. Cette prise de parole intervient dans un contexte marqué par une forte émotion nationale provoquée par plusieurs affaires particulièrement choquantes. Parmi elles, le viol présumé de la petite Joyce Nawal, âgée de trois ans et scolarisée au groupe scolaire La Gloire Olympique à Odza, ainsi que le viol suivi du meurtre de la jeune Divine, une élève de 11 ans retrouvée morte à Nkoabang. Ces drames ont suscité une vague d’indignation au sein de la population et relancé le débat sur la protection des enfants au Cameroun. Devant la presse nationale et internationale, le gouvernement a tenu à rappeler que la lutte contre les violences faites aux enfants et aux femmes ne date pas d’aujourd’hui. Plusieurs mesures préventives ont déjà été mises en œuvre afin de renforcer la protection des mineurs. Parmi celles-ci figurent l’élaboration et la diffusion du Programme de parentalité positive, destiné à promouvoir une meilleure éducation familiale, la création des « Child Desks » au sein de certaines unités de police et de gendarmerie pour une prise en charge adaptée des enfants victimes, ainsi que la lutte renforcée contre les abus sexuels à l’égard des mineurs. Le gouvernement a également mis en place une Ligne d’Assistance aux Enfants, accessible à travers le numéro vert 116, qui permet de signaler les cas de maltraitance, d’abandon, d’exploitation ou de violences sexuelles. Cet outil constitue aujourd’hui l’un des principaux mécanismes d’alerte et d’orientation des victimes. S’agissant des forces de sécurité, plusieurs dispositifs ont été renforcés. Les autorités évoquent notamment la mise en place de numéros verts facilitant les dénonciations, une présence accrue des forces de l’ordre dans les zones à risque ainsi qu’autour des établissements scolaires et universitaires, sans oublier la formation spécifique des personnels de sécurité à la protection de l’enfance et à la prise en compte des questions de genre. Sur le plan répressif, le gouvernement rappelle que le Cameroun dispose d’un arsenal juridique conséquent. Celui-ci comprend notamment le Code pénal de 2016, les textes relatifs à la lutte contre la traite et le trafic des enfants, la Charte de protection des enfants en ligne ainsi que la législation sur la cybersécurité et la cybercriminalité. Les autorités soulignent également que le pays a ratifié plusieurs instruments internationaux de protection de l’enfance, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, qui consacrent le droit des mineurs à être protégés contre toutes formes de violence, d’abus et d’exploitation. Selon les membres du gouvernement, les forces de sécurité investies des missions de police judiciaire ouvrent systématiquement des enquêtes lorsqu’un cas de violence sur une personne vulnérable est signalé. Elles procèdent également à l’identification et à la poursuite des infractions connexes afin d’assurer une répression complète des faits. Pour illustrer cette fermeté, le gouvernement a rappelé la condamnation à la peine de mort du meurtrier du petit Mathys, tout en précisant que plusieurs autres procédures sont actuellement en cours et demeurent couvertes par le secret de l’enquête et de l’instruction judiciaire. « Ni le gouvernement ni le pouvoir judiciaire ne sont insensibles à ces drames qui affectent de plus en plus notre société avec une fréquence et une ampleur stupéfiantes », ont insisté les autorités, promettant une réaction à la hauteur de la gravité de la situation. Au-delà de l’action de l’État, les responsables gouvernementaux ont lancé un appel à la mobilisation générale. Gouvernement, institutions publiques, autorités administratives et traditionnelles, confessions religieuses, associations, organisations de la société civile, familles et citoyens sont invités à unir leurs efforts pour prévenir, dénoncer et combattre ces actes criminels. Pour les autorités, la lutte contre les violences faites aux enfants et aux femmes ne peut être gagnée que grâce à une véritable synergie d’actions impliquant l’ensemble du corps social. Une responsabilité collective qui apparaît aujourd’hui comme une nécessité face à la multiplication de crimes qui choquent et indignent la nation tout entière.

Hygiène menstruelle : Cherrel et Plan Cameroun appellent les jeunes à briser le silence autour des règles

Hygiène menstruelle : Cherrel et Plan Cameroun appellent les jeunes à briser le silence autour des règles Longtemps entourée de tabous et de préjugés dans plusieurs communautés, la question de l’hygiène menstruelle s’est invitée au cœur des échanges entre jeunes à Yaoundé. À l’occasion de la Journée internationale de l’hygiène menstruelle, l’organisation non gouvernementale Cherrel, en partenariat avec Plan Cameroun, a organisé ce mardi 2 juin 2026 une session de sensibilisation au siège de Plan Cameroun. Cette rencontre a réuni des jeunes autour des enjeux liés à la gestion de l’hygiène menstruelle, à la lutte contre les stigmatisations et à la place des garçons dans l’accompagnement des filles. À travers des échanges, des formations et des témoignages, les participants ont été outillés sur la menstruation, les moyens de protection et les bonnes pratiques permettant aux jeunes filles de vivre cette période avec plus de sérénité. Pour Dr Jeannette Afounde, médecin de santé publique, l’hygiène menstruelle reste encore « l’un des maillons faibles » de la santé de la reproduction. Elle rappelle que les règles sont un phénomène naturel, mais qu’une mauvaise gestion de cette période peut avoir des conséquences sur la santé, la scolarité et le bien-être des adolescentes. « Beaucoup de jeunes filles sont en précarité menstruelle. Pendant leurs règles, elles n’ont pas accès aux protections nécessaires, ce qui fait qu’elles ne peuvent pas toujours aller à l’école et perdent plusieurs jours de cours par mois », a-t-elle expliqué. La spécialiste a également insisté sur l’importance d’un accompagnement médical en cas de douleurs menstruelles importantes, afin que les jeunes filles puissent bénéficier d’une prise en charge adaptée. Changer le regard des garçons La rencontre a également mis en avant l’implication des garçons dans la compréhension de l’hygiène menstruelle. Une démarche qui vise à faire de la menstruation une question de santé, de respect et de dignité collective. Présent à cette activité, Germain Michel Evouna, artiste slameur, illustrateur et auteur, a invité les jeunes garçons à adopter une nouvelle attitude face aux règles. « Le message que j’aimerais porter à tous les jeunes garçons comme moi, c’est d’arrêter de stigmatiser la jeune fille en milieu scolaire et dans la rue », a-t-il déclaré. À travers un slam présenté lors de la rencontre, l’artiste a dénoncé les difficultés auxquelles certaines jeunes filles font face et appelé à davantage d’actions pour améliorer leur accès aux protections menstruelles. Pour lui, artistes, associations et pouvoirs publics doivent unir leurs efforts afin que la menstruation ne soit plus un facteur d’exclusion scolaire. À travers cette initiative, Cherrel et Plan Cameroun souhaitent contribuer à une meilleure éducation menstruelle des jeunes et encourager un changement durable des perceptions autour des règles.

Journée mondiale sans tabac 2026 : à Yaoundé, des jeunes formés pour dire non à la nicotine

Journée mondiale sans tabac 2026 : à Yaoundé, des jeunes formés pour dire non à la nicotine « Je vais sensibiliser mes camarades dès la prochaine rentrée scolaire. » Cette promesse est celle de Lekini Prince Stéphane, 14 ans, élève en classe de Seconde C. Comme lui, une trentaine de jeunes venus de plusieurs établissements scolaires de Yaoundé ont pris part à une activité de sensibilisation organisée à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac célébrée le 31 mai 2026. Placée sous le thème « Démasquons l’attrait et luttons contre l’addiction nicotinique et la dépendance au tabac », cette rencontre a permis aux participants de mieux comprendre les dangers liés à la consommation du tabac, de la chicha, des cigarettes électroniques et des nouveaux produits à base de nicotine qui ciblent particulièrement les adolescents. Pendant plusieurs heures, les jeunes ont échangé avec des spécialistes de la lutte antitabac, des responsables d’organisations de la société civile et des acteurs de la santé publique. L’objectif était de les informer sur les risques auxquels s’exposent les consommateurs, mais également de les transformer en relais de sensibilisation au sein de leurs établissements scolaires et de leurs communautés. Pour Judith Noël Chekoumo, secrétaire exécutive de la Coalition camerounaise contre le tabac, l’urgence est réelle face aux stratégies de séduction développées par l’industrie du tabac. « Aujourd’hui, les jeunes sont particulièrement ciblés à travers des produits aux saveurs attrayantes comme la menthe, la fraise, le chocolat ou encore les agrumes. Ces arômes masquent la nocivité des produits et facilitent l’entrée des adolescents dans la consommation », explique-t-elle. L’experte a également attiré l’attention des participants sur les dangers de la chicha et des cigarettes électroniques, souvent perçues à tort comme des alternatives sans risque. « Beaucoup de jeunes pensent que la chicha est moins dangereuse que la cigarette. Pourtant, elle expose à de nombreux problèmes de santé et peut entraîner une forte dépendance à la nicotine », a-t-elle précisé. Le tabac détruit aussi l’environnement Au-delà des conséquences sanitaires, les organisateurs ont voulu montrer aux jeunes que le tabac constitue également une menace pour l’environnement. Présidente de l’ONG Action des Femmes pour une Planète Bio, Tchokouachou Ghislaine Dorelie a expliqué que l’industrie du tabac contribue à la déforestation, à la pollution des sols et des cours d’eau ainsi qu’à la dégradation de la biodiversité. « Le tabac contient plus de 7 000 substances chimiques dont environ 70 sont cancérogènes. Mais il faut aussi comprendre que sa production et sa consommation ont des effets néfastes sur notre environnement. Les mégots abandonnés dans la nature, la fumée rejetée dans l’air et la destruction des forêts pour la culture du tabac ont des conséquences importantes sur notre planète », a-t-elle indiqué. Selon elle, chaque jeune sensibilisé devient un acteur important de la protection de sa santé et de son environnement. Une jeunesse consciente des dangers Dans la salle, les messages semblent avoir trouvé un écho favorable. À seulement 14 ans, Lekini Ebele Prince Stéphane affirme avoir découvert des informations qui l’ont profondément marqué. « J’ai appris qu’une cigarette contient des milliers de substances chimiques dangereuses. J’ai aussi compris que même les personnes qui ne fument pas peuvent être affectées par la fumée. Cela m’a vraiment fait réfléchir. Dès la rentrée scolaire, je vais parler de ces dangers à mes camarades pour les empêcher de commencer à fumer », confie-t-il. Même engagement chez Feudjo Rayan Evrad, 14 ans, élève en classe de Seconde Bâtiment au Lycée technique d’Ekounou. « Cette sensibilisation m’a permis de comprendre que la cigarette peut devenir une véritable dépendance. Beaucoup de jeunes commencent sans mesurer les conséquences. Moi, je vais partager ce que j’ai appris avec mes amis pour qu’ils évitent de commettre cette erreur », assure-t-il. Les deux adolescents font partie de cette trentaine de jeunes garçons et filles qui ont participé à l’activité et qui repartent désormais avec la mission de sensibiliser à leur tour leurs camarades. Un accompagnement pour ceux qui souhaitent arrêter Les organisateurs ont également tenu à adresser un message aux personnes déjà dépendantes au tabac. Contrairement à certaines idées reçues, il est possible d’arrêter de fumer grâce à un accompagnement adapté. À Yaoundé, les personnes qui éprouvent des difficultés à se libérer seules de leur dépendance peuvent bénéficier d’une prise en charge spécialisée au Centre La Vue de l’Hôpital Central de Yaoundé, reconnu pour son programme de sevrage tabagique. L’Hôpital Jamot dispose également d’un service d’accompagnement destiné aux fumeurs qui souhaitent abandonner définitivement le tabac. Pour les organisateurs, la lutte contre le tabagisme passe autant par la prévention que par l’accompagnement des personnes déjà touchées par l’addiction. Au terme de cette journée, un message fort a été transmis aux jeunes : face aux stratégies de séduction de l’industrie du tabac, la meilleure protection reste l’information. Une responsabilité que les participants semblent prêts à assumer en devenant, chacun à leur niveau, des ambassadeurs de la lutte antitabac. Denise Ebelle

François Bingono Bingono : « Le numérique doit être le contenant de notre culture »

François Bingono Bingono : « Le numérique doit être le contenant de notre culture »   Présentée officiellement le 28 mai 2026 à Yaoundé, la plateforme numérique Aňdjeun ambitionne de démocratiser l’accès au savoir, à la culture et à la formation à travers une bibliothèque numérique pensée pour la jeunesse africaine. Au cours de cette cérémonie qui a réuni acteurs du monde culturel, éducatif et numérique, plusieurs personnalités ont salué cette initiative portée par Gabriel Fopa. Parmi elles, le journaliste, écrivain et homme de culture François Bingono Bingono a livré une réflexion profonde sur les liens entre culture, langue et transformation numérique, plaidant pour un développement technologique enraciné dans les réalités africaines. Journaliste, écrivain et homme de culture, Bingono Bingono a salué l’initiative Aňdjeun, qu’il considère comme une réponse pertinente au défi de la transmission des savoirs africains à l’ère du numérique. Dans une intervention à la fois philosophique et engagée, il a insisté sur l’importance des langues locales et de l’ancrage culturel dans les projets de transformation numérique. Prenant la parole au cours de la cérémonie, Bingono Bingono a d’abord rappelé le rôle central de la langue dans la construction des peuples. Selon lui, la langue peut devenir un instrument de domination lorsqu’elle est imposée au détriment des langues locales. À l’inverse, elle constitue un puissant levier d’émancipation lorsqu’elle permet à une communauté de transmettre ses valeurs, son histoire et sa vision du monde. L’homme de culture a ainsi plaidé pour une meilleure valorisation des langues africaines, qu’il considère comme des vecteurs essentiels de mémoire et d’identité. Poursuivant son propos, il a salué l’initiative portée par Gabriel Fopa à travers la plateforme Aňdjeun, dont le nom puise ses racines dans le patrimoine linguistique camerounais. Dans plusieurs langues bamiléké, notamment le ghomala’ et le fe’efe’, « Aňdjeun » désigne une source d’eau potable. Pour Bingono Bingono, ce choix n’est pas anodin. Il y voit une métaphore forte du rôle que doit jouer la connaissance dans la société. « L’eau est source de vie. Elle irrigue les terres, nourrit les hommes et assure la continuité de l’existence. Dans la cosmologie africaine, elle occupe une place centrale. Donner ce nom à une bibliothèque numérique, c’est affirmer que le savoir doit être une source accessible à tous », a-t-il expliqué. L’écrivain a également mis en avant la nécessité de construire une véritable alliance entre la culture et le numérique. Selon lui, les technologies modernes ne doivent pas être de simples outils de consommation de contenus venus d’ailleurs, mais des espaces de valorisation du patrimoine intellectuel africain. Pour illustrer sa pensée, il a eu recours à une image simple : le numérique représente le contenant, tandis que la culture africaine en constitue le contenu. « Nous disposons aujourd’hui d’outils technologiques performants. Mais leur véritable valeur dépend de ce que nous y mettons. Si nous remplissons ces outils de nos savoirs, de nos langues, de notre histoire et de nos savoir-faire, alors le numérique deviendra un puissant moteur de développement pour le Cameroun et pour l’Afrique », a-t-il affirmé. Pour François Bingono Bingono, l’avenir du continent passe précisément par cette rencontre harmonieuse entre innovation technologique et héritage culturel. Une vision qui rejoint pleinement l’ambition portée par Aňdjeun : faire du numérique un vecteur de diffusion des connaissances, de préservation des identités et d’émancipation des jeunes générations africaines. Cette version est rédigée dans un style de reportage de presse et assure une transition fluide entre le contexte de l’événement et l’intervention de François Bingono Bingono.