Promote 2026 : Afriland First Bank invite les entreprises africaines à miser sur l’économie du savoir

Promote 2026 : Afriland First Bank invite les entreprises africaines à miser sur l’économie du savoir Comment financer et développer une entreprise dont la principale richesse ne se trouve plus seulement dans ses bâtiments, ses machines ou ses stocks, mais dans ses idées, ses données, ses marques, ses logiciels et ses compétences ? Cette question a été au cœur des échanges du Forum économique de Promote (FOREP 2026), qui s’est achevé le 18 juin au Palais des congrès de Yaoundé. Organisé en marge du Salon Promote, le forum a réuni décideurs publics, dirigeants d’entreprises, institutions financières, chercheurs, universitaires, étudiants et experts autour des nouveaux défis de la compétitivité des économies africaines. Dans un contexte marqué par la transformation numérique, l’intelligence artificielle et la montée en puissance des actifs immatériels, les participants ont interrogé les mécanismes capables d’accompagner une nouvelle génération d’entreprises dont la valeur repose davantage sur le savoir et l’innovation. Partenaire majeur de cette édition, Afriland First Bank a consacré un panel aux enjeux du financement des PME innovantes dans une économie de plus en plus fondée sur la connaissance. Pour la banque, les entreprises africaines doivent désormais changer de perspective : la richesse ne se limite plus à la matière première ou à l’outil de production, mais se construit aussi autour de l’innovation, de la recherche, de la marque et du capital humain. L’un des intervenants a pris l’exemple du cacao pour illustrer cette réalité. « Nous vendons du cacao, mais il revient souvent plus cher ailleurs parce que d’autres ont investi sur le côté immatériel : la marque, le packaging, la communication, la recherche et la gestion. C’est toute l’économie de la connaissance », explique-t-il. Selon lui, la création de valeur se joue aujourd’hui dans cette capacité à transformer une ressource en un produit à forte identité et à forte valeur ajoutée. « Il faut miser sur l’innovation, la recherche-développement, la formation permanente des ressources humaines, les brevets et le pouvoir d’influence des marques », poursuit-il. Cette évolution interpelle directement les entreprises africaines, longtemps concentrées sur les actifs physiques. Les échanges ont insisté sur la nécessité d’intégrer davantage les données, les outils numériques, les savoir-faire et la propriété intellectuelle dans les stratégies de croissance. Pour Afriland First Bank, le rôle d’une institution financière ne doit plus se limiter à accorder des crédits. La banque défend une approche combinant financement et accompagnement. « Il ne s’agit pas seulement d’une aide financière. L’accompagnement passe aussi par le conseil, la transmission des compétences et la mise à disposition d’outils permettant aux entreprises de développer leurs activités », a expliqué un représentant de l’établissement. Cette vision a également trouvé un écho auprès du monde académique. Chercheurs et universitaires ont souligné l’importance de rapprocher davantage la recherche de l’entreprise afin de transformer les connaissances produites en solutions concrètes. Les étudiants présents ont, eux aussi, été sensibilisés aux nouvelles compétences recherchées dans une économie où la créativité, la maîtrise des technologies et la capacité d’adaptation deviennent des facteurs majeurs d’employabilité. Au-delà du financement, un dialogue sur la transformation économique Au-delà de la question bancaire, le FOREP 2026 a voulu poser un débat plus large sur l’environnement nécessaire à l’émergence d’entreprises plus compétitives. Pour Alain Blaise Batongue, CEO de Scope Consulting, organisateur du Forum économique de Promote, la création du FOREP répond à une volonté de compléter la dimension commerciale du salon par un espace de réflexion stratégique. « Les opportunités d’affaires ne peuvent prospérer durablement sans un environnement favorable », rappelle-t-il. Selon lui, les entreprises font face à plusieurs défis : accès au financement, coût des facteurs de production, mutations technologiques, pression concurrentielle et incertitudes économiques internationales. Le FOREP s’est ainsi présenté comme un espace de dialogue entre secteur privé, pouvoirs publics, institutions financières, monde académique et experts afin d’identifier des réponses adaptées aux transformations en cours. Les discussions ont notamment porté sur la valorisation des actifs immatériels, le financement du capital humain, le développement de l’innovation et la nécessité de mieux connecter la recherche aux besoins des entreprises. À travers cette édition, le Forum économique de Promote aura posé une question stratégique pour l’avenir du continent : comment passer d’une économie principalement fondée sur l’exploitation des ressources à une économie où le savoir, l’innovation et la créativité deviennent les véritables sources de richesse ?

Huile MAYOR: la SCR MAYA dément les rumeurs de contrefaçon et rassure les consommateurs

La Société Camerounaise de Raffinage MAYA & Cie (SCR MAYA) monte au créneau pour mettre fin aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux concernant ses bouteilles d’huile MAYOR dotées de bouchons jaunes non marqués. Dans un communiqué rendu public ce 17 juin 2026 à Douala, la direction générale de la SCR MAYA indique que les informations présentant ces bouchons comme un signe de contrefaçon sont « totalement fausses ». L’entreprise explique que l’utilisation ponctuelle de bouchons non imprimés fait suite à des perturbations exceptionnelles du transport maritime international ayant affecté plusieurs chaînes d’approvisionnement. Selon la société, cette mesure temporaire visait uniquement à garantir la continuité de la production et à éviter une éventuelle rupture de stock sur le marché. Elle précise que l’absence d’inscription sur le bouchon ne constitue ni un défaut de qualité, ni un indice permettant de suspecter une falsification. La SCR MAYA assure que les huiles commercialisées sous la marque MAYOR restent authentiques et soumises aux mêmes exigences de qualité et de sécurité alimentaire. L’entreprise rappelle par ailleurs être certifiée ISO 22000 version 2018, une norme internationale consacrée à la sécurité des denrées alimentaires. Elle souligne également disposer d’un système de contrôle et de traçabilité permettant d’identifier rapidement les lots en cas de besoin. À ce jour, aucune non-conformité n’aurait été détectée sur les produits MAYOR, selon la direction générale. Face à la propagation d’informations non vérifiées, la SCR MAYA appelle les consommateurs à la vigilance et les invite à se référer uniquement aux canaux officiels de communication de l’entreprise. La société remercie enfin sa clientèle pour sa confiance et réaffirme son engagement à préserver la qualité et l’intégrité de la marque MAYOR.

Huile MAYOR : la Coalition des Consommateurs Camerounais salue les clarifications de la SCR MAYA et appelle à la vigilance

Réagissant à la polémique née de la circulation d’une image présentant deux bouteilles d’huile MAYOR avec des bouchons différents, la Coalition des Consommateurs Camerounais estime que cette situation était de nature à semer le doute dans l’esprit des consommateurs.   Selon la Coalition, la différence visible entre les deux bouchons  -l’un portant le logo de l’entreprise et l’autre non marqu- pouvait effectivement laisser croire à un cas de contrefaçon et susciter une méfiance légitime chez les consommateurs.   Après recoupement des informations, l’organisation indique toutefois qu’il ne s’agirait pas d’un phénomène de contrefaçon, mais plutôt d’un problème ponctuel lié à des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement. Ces difficultés auraient conduit la SCR MAYA à utiliser exceptionnellement des bouchons non estampillés afin d’éviter une rupture de stock sur le marché.   La Coalition rappelle qu’en matière de contrefaçon, l’entreprise détentrice de la marque demeure la mieux habilitée à confirmer l’authenticité de ses produits. Elle prend donc acte du communiqué de la SCR MAYA affirmant que les bouteilles concernées proviennent bien de ses unités de production.   L’organisation salue cette clarification qui, selon elle, permet de rassurer les consommateurs et de préserver l’image de la marque MAYOR. Elle invite néanmoins les entreprises à renforcer leur communication en amont lorsqu’elles procèdent à des modifications inhabituelles sur leurs emballages, afin d’éviter toute confusion.   « Informer le consommateur à temps permet de maintenir la confiance et de protéger l’image de l’entreprise », souligne la Coalition.   Tout en rassurant les consommateurs sur la qualité des produits concernés, la Coalition les encourage à rester vigilants et à continuer de signaler toute situation suspecte sur le marché. Pour elle, la réaction des consommateurs face à cette situation traduit également une veille citoyenne positive, témoignant d’un intérêt croissant pour la protection des produits et la défense des intérêts des consommateurs.

Drépanocytose : une forte mobilisation autour du dépistage gratuit à African Genesis Health Hospital

Drépanocytose : une forte mobilisation autour du dépistage gratuit à African Genesis Health Hospital Avant 10 heures, des centaines de personnes étaient déjà présentes. Le Centre Hospitalier African Genesis Health a connu une affluence remarquable le lundi 15 juin 2026, à l’occasion du lancement d’une campagne de dépistage et de sensibilisation consacrée à la drépanocytose. Une mobilisation qui traduit l’intérêt croissant des populations pour la connaissance de leur statut d’électrophorèse. Organisée en partenariat avec l’association African Genesis Health et la Zita Nadège Foundation, cette campagne qui s’étend jusqu’au 19 juin vise à informer les populations sur cette maladie génétique encore méconnue, mais dont les conséquences peuvent être lourdes lorsqu’elle n’est pas prise en charge à temps. Pour le Dr Havry steve Mbozo’o Essamba, médecin au Centre Hospitalier African Genesis Health et à la Zita Nadège Foundation, l’initiative trouve son origine dans une expérience personnelle vécue par une des fondatrices. « Une de nos présidentes fondatrices a perdu sa petite sœur atteinte de drépanocytose, notamment à cause des complications liées à la maladie et du manque d’informations », explique-t-il. Au-delà du dépistage, la campagne poursuit deux objectifs majeurs : « sensibiliser la population et apporter un soutien aux familles démunies qui ont des patients atteints de drépanocytose », précise le médecin. Connaître son statut pour mieux prévenir La principale recommandation portée par les organisateurs est claire : chaque personne doit connaître son statut d’électrophorèse. Cet examen permet de déterminer si une personne est AA, AS ou SS. Le médecin insiste particulièrement sur les personnes AS, souvent considérées comme des porteurs sains. « Les personnes AS ne développent généralement pas la maladie, mais il est important qu’elles connaissent aussi le statut de leur partenaire. C’est à travers la connaissance de ces statuts qu’on peut réduire l’apparition de nouveaux cas de drépanocytose », souligne-t-il. Selon lui, le dépistage ne devrait pas uniquement être recherché lors des campagnes gratuites. Les jeunes couples et toute personne ayant un projet de mariage ou de conception devraient intégrer cet examen dans les bilans préventifs. « Il ne faut pas attendre les campagnes pour connaître son statut d’électrophorèse. Les examens prénuptiaux sont importants pour ceux qui souhaitent construire une famille », conseille le Dr Mbozo’o. Une population en quête d’information Parmi les participants présents, Essama Ngueme Josepha Kathy, infirmière de 27 ans, a profité de cette occasion pour effectuer son dépistage. Informée de la campagne par sa sœur en stage à African Genesis Health, elle salue l’accueil réservé aux participants. « Le personnel est accueillant et la prise en charge est rapide », témoigne-t-elle. Elle reconnaît également l’importance de connaître son statut avant de fonder une famille. « Il est important de se faire dépister d’abord. Connaître son statut permet de mieux prévenir les risques liés à la drépanocytose », affirme-t-elle. Cette forte affluence enregistrée dès la première journée montre que la demande d’information et de dépistage reste importante. À travers cette campagne, African Genesis Health et la Zita Nadège Foundation entendent contribuer à une meilleure prévention et à une prise de conscience collective autour de la drépanocytose.

Drépanocytose : à Yaoundé, la sensibilisation passe par le dépistage

Drépanocytose : à Yaoundé, la sensibilisation passe par le dépistage À quelques jours de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, célébrée le 19 juin, les acteurs engagés contre cette maladie génétique multiplient les actions de proximité. À Yaoundé, l’association African Genesic Health (AGH) a organisé le 12 juin 2026 une marche sportive de sensibilisation pour rappeler l’importance du dépistage précoce. Soutenue par Zita Nadège Foundation, l’association About Drepa et plusieurs relais communautaires, cette initiative avait pour objectif d’informer les populations sur la drépanocytose et d’encourager la réalisation gratuite du test d’électrophorèse de l’hémoglobine du 15 au 19 juin. De Mimboman à Essos, en passant par Omnisports, Titi Garage et Hôtel du Plateau, les participants ont porté un même message : connaître son statut permet d’anticiper les risques et de mieux prévenir la maladie. Pour les responsables d’AGH, la lutte contre la drépanocytose repose avant tout sur la connaissance et la prévention. « C’est une maladie qu’on devrait normalement prévenir. Pour cela, il faut connaître la maladie et faire des dépistages précoces avant de s’engager dans une relation », explique Gabriel Mbarga, responsable des programmes à African Genesic Health. L’électrophorèse, un outil clé de prévention Au cœur de cette campagne figure l’électrophorèse de l’hémoglobine, un examen permettant d’identifier le profil génétique d’une personne. Pour les promoteurs, connaître son statut, notamment lorsqu’on est porteur sain, constitue une étape essentielle pour réduire la transmission de la maladie. Le médecin Havry Stève Mbozo’o Essamba, de Zita Nadège Foundation et du Centre Hospitalier African Genesic Health, rappelle que la sensibilisation doit toucher l’ensemble de la population. Selon lui, une meilleure connaissance des profils génétiques permet aux familles de prendre des décisions éclairées et de limiter les risques pour les générations futures. Mobiliser les communautés contre les préjugés La campagne a également bénéficié du soutien d’About Drepa, une association qui accompagne les personnes vivant avec la drépanocytose ainsi que leurs familles. Sa présidente, Véronique Chloé Mindzie Nko’o, insiste sur la nécessité d’un accompagnement global, associant suivi médical, soutien psychologique et éducation des familles. La mobilisation des autorités traditionnelles a aussi contribué à rapprocher le message des populations. Pour le chef de 3ᵉ degré de Mimboman Plateau, Majesté Hubert Francis Oloa Abanda, la sensibilisation est indispensable face aux nombreux cas observés dans les communautés. Au-delà de la prise en charge médicale, les acteurs engagés veulent surtout combattre les idées reçues autour de la maladie. Souvent entourée de croyances et de fausses interprétations, la drépanocytose reste pourtant une maladie génétique qui nécessite information et responsabilité collective. À travers cette marche, African Genesic Health et ses partenaires rappellent ainsi que la lutte contre la drépanocytose concerne toute la société : dépister, informer et accompagner pour mieux protéger les familles.Cette version est environ deux fois plus courte, avec un angle plus reportage terrain + prévention, plutôt qu’un compte rendu d’activité.

Drépanocytose : le combat silencieux d’Emmanuel Minkoe, entre douleur, abandon et espoir

Drépanocytose : le combat silencieux d’Emmanuel Minkoe, entre douleur, abandon et espoir Debout à l’entrée d’African Genesic Health (AGH), au quartier Mimboman, Emmanuel Minkoe attend patiemment que l’espace aménagé à l’extérieur pour accueillir les malades soit un peu moins encombré. À quelques pas de l’entrée, ce jeune homme de 21 ans garde les yeux tournés vers le lieu où il espère être reçu. Il est venu chercher une nouvelle chance face à une maladie qui accompagne son quotidien : la drépanocytose. Ce 15 juin 2026, la rédaction de 237 News rencontre Emmanuel lors d’une campagne de dépistage et de sensibilisation organisée par AGH dans le cadre des activités marquant la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, célébrée chaque année le 19 juin. Originaire de la région du Sud, Emmanuel vit avec cette maladie génétique depuis son enfance. Mais au-delà de la douleur physique, son parcours est aussi marqué par des difficultés sociales qui compliquent son accès aux soins. « Je ne suis plus vraiment suivi à l’hôpital depuis au moins deux ans. Je ne fais plus régulièrement les examens de contrôle », confie-t-il. Pour gérer ses crises, il bénéficie de l’aide d’un pharmacien qui connaît son protocole médical. « Il m’aide beaucoup. Il connaît bien le protocole et je vais souvent à sa pharmacie pour m’approvisionner gratuitement », raconte-t-il. Après une longue période sans crise majeure — plus d’un an — Emmanuel a récemment été rattrapé par la maladie. « La semaine dernière, j’ai eu une violente crise », explique-t-il. C’est ce pharmacien qui l’a orienté vers AGH. « Il m’a demandé de venir ici parce qu’il y a plusieurs actions menées pour les personnes qui vivent avec cette maladie. J’attends d’être reçu », dit-il. Derrière cette attente se cache une histoire plus complexe. Emmanuel n’a jamais connu son père. Il vivait avec sa mère et son frère aîné avant de perdre le contact avec sa mère. « Elle est sortie de la maison et elle n’est plus jamais revenue. Je pense qu’elle a craqué face à la dureté de la vie. Les crises étaient fréquentes et elle avait aussi perdu son travail », témoigne-t-il. Aujourd’hui, Emmanuel vit chez un ami avec son frère aîné âgé de 23 ans. Ce dernier multiplie les petits travaux sur les chantiers pour subvenir à leurs besoins. « Mon frère se bat comme il peut pour nous nourrir. Les parents de mon ami nous aident aussi parfois, même s’ils n’ont pas beaucoup de moyens », explique-t-il. La maladie a également interrompu son parcours scolaire. Emmanuel a dû arrêter ses études en classe de première D. « J’ai arrêté parce qu’il n’y avait pas les moyens pour payer les frais de scolarité, les fournitures et même les déplacements », regrette-t-il. Son histoire rappelle que la drépanocytose n’est pas seulement une question médicale. Elle révèle aussi les défis liés à l’accès aux soins, au soutien familial et à l’accompagnement social. À l’entrée d’AGH, Emmanuel attend toujours. Mais derrière cette attente, il y a l’espoir d’un suivi meilleur et d’une vie où la maladie ne décidera pas seule de son avenir.

Innovation, intelligence artificielle, électromobilité : la Diaspora camerounaise dévoile ses projets pour accompagner le développement du pays

Innovation, intelligence artificielle, électromobilité : la Diaspora camerounaise dévoile ses projets pour accompagner le développement du pays La mobilisation des compétences de la Diaspora camerounaise était au centre d’une rencontre entre le Rémapsen Cameroun et les promoteurs d’Horizon Cameroun, organisée le 14 juin 2026 en marge du Salon Promote. Au cours de cet échange avec les professionnels des médias, plusieurs initiatives destinées à rapprocher les talents camerounais établis à l’étranger des besoins du pays ont été présentées. Intelligence artificielle, transformation numérique, santé numérique, agriculture intelligente ou encore électromobilité : autant de secteurs identifiés comme des leviers d’accélération du développement. Longtemps considérée comme une perte de compétences pour le pays d’origine, la migration est aujourd’hui perçue autrement par plusieurs acteurs. La Diaspora représente désormais un potentiel d’expertise, d’innovation, de réseaux et d’investissement capable de contribuer aux transformations économiques du Cameroun. Horizon Cameroun, une passerelle entre talents et opportunités Au cœur des initiatives présentées figure Horizon Cameroun, une plateforme qui ambitionne de connecter les Camerounais du monde avec les entreprises, les universités, les institutions et les porteurs de projets locaux. L’objectif est de créer un écosystème où les compétences acquises à l’étranger peuvent être mises au service des priorités nationales, à travers des partenariats, des formations et des projets structurants. La plateforme intervient notamment dans des domaines considérés comme stratégiques pour l’avenir du pays, parmi lesquels l’intelligence artificielle, le numérique, la santé connectée, l’agriculture intelligente artificielle. L’un des projets majeurs présentés concerne la création à Douala d’un centre de formation professionnelle en intelligence artificielle. Cette structure vise à offrir aux jeunes des compétences pratiques dans un secteur en pleine expansion, en privilégiant une approche professionnelle adaptée aux besoins des entreprises et de l’économie numérique. « Former nos jeunes en intelligence artificielle est incontournable. Il faut commencer avec des centres de formation professionnels techniques capables de répondre aux besoins actuels », explique Oussoumanou Sehou, entrepreneur basé au Canada. Pour lui, l’enjeu n’est pas seulement de suivre une tendance technologique, mais de préparer dès maintenant les ressources humaines capables d’utiliser l’intelligence artificielle dans la santé, l’éducation, l’administration publique ou encore l’entrepreneuriat. L’électromobilité, un nouveau chantier d’avenir Autre axe présenté : l’électromobilité. Horizon Cameroun entend accompagner le Cameroun dans l’anticipation des mutations liées aux transports durables. La démarche prévoit notamment le développement de compétences dans la conception, l’entretien des véhicules électriques et la maîtrise des infrastructures de recharge. « Dire que le Cameroun doit déjà prendre le virage électrique serait prétentieux, mais il faut commencer à s’y préparer », estime Oussoumanou Sehou. Selon lui, plusieurs pays africains ont déjà engagé cette transition. Le Cameroun pourrait se positionner comme un acteur important en Afrique centrale en investissant dans la formation et l’innovation autour de ce secteur. Montréal 2026, une étape vers des partenariats concrets Cette dynamique se poursuivra le 14 novembre 2026 à Montréal avec Horizon Cameroun 2026, un rendez-vous international qui réunira investisseurs, chercheurs, entrepreneurs, étudiants et institutions. L’objectif affiché est d’aller au-delà des rencontres de réseautage pour favoriser des collaborations concrètes entre le Cameroun et ses partenaires internationaux. « Nous connectons déjà certaines entreprises canadiennes avec des entreprises camerounaises. Avec les universités, le travail avance également autour de programmes de double diplomation. L’objectif est de sortir avec des projets, des contrats et des financements », précise Oussoumanou Sehou. Give Back to Mama, accompagner les talents à impact Cette dynamique rejoint la vision portée par Give Back to Mama, initiative mise en avant par Samuel Ervél Mandeng, qui milite pour une meilleure valorisation des compétences camerounaises à travers le monde. Le mouvement défend une approche fondée sur le « retour par l’impact », en mettant en lumière des profils capables d’apporter des solutions innovantes au développement du pays. Fort de son expérience dans l’accompagnement entrepreneurial à Montréal, Samuel Ervél Mandeng estime que de nombreux Camerounais développent déjà des expertises utiles et doivent être davantage connectés aux opportunités nationales. Dans le cadre du programme Give Back to Mama prévu du 22 juillet au 22 août 2026, l’expertise d’Oussoumanou Sehou dans le domaine de l’intelligence artificielle sera également mise à contribution. À travers la rencontre Rémapsen Cameroun – Horizon Cameroun, l’enjeu n’était donc pas seulement de présenter des projets, mais de montrer comment les compétences de la Diaspora peuvent devenir un moteur de transformation. En misant sur la formation, l’innovation et les partenariats internationaux, les promoteurs veulent faire émerger une nouvelle dynamique où les talents camerounais, où qu’ils se trouvent, participent à la construction d’un Cameroun plus connecté, compétitif et tourné vers les opportunités du futur.Cette version est plus équilibrée : l’événement est posé dès l’introduction, les projets deviennent le fil conducteur, et la chute revient naturellement sur Rémapsen-Horizon.

2 442 km de routes bitumées et 833 km réhabilités : le MINTP dresse le bilan de la SND30

SAGO 2026 2 442 km de routes bitumées et 833 km réhabilités : le MINTP dresse le bilan de la SND30 A mi-parcours de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), le Cameroun affiche des avancées significatives dans le secteur routier. C’est ce qui ressort de la conférence publique animée le 11 juin 2026 au Salon de l’Action gouvernementale (SAGO) par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi. Entre réalisations, contraintes et perspectives, le membre du gouvernement a présenté l’état d’avancement des projets routiers engagés à travers le pays. Près de 2 442 kilomètres de routes bitumées réalisés et environ 833 kilomètres de routes dégradées réhabilités. Ces chiffres traduisent les performances enregistrées dans le secteur routier à mi-parcours de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030. Ils ont été dévoilés par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, au cours d’une conférence publique organisée le 11 juin 2026 au Salon de l’Action gouvernementale (SAGO 2026). Face aux professionnels des médias, aux visiteurs du Salon et aux différents acteurs du secteur, le ministre a présenté les avancées réalisées ainsi que les défis qui subsistent dans l’exécution des projets routiers. Il a rappelé que le développement des infrastructures routières demeure un levier essentiel de croissance économique, d’intégration nationale et de cohésion territoriale. Selon lui, les actions menées par son département ministériel participent à la concrétisation des engagements du président de la République, Paul Biya, dans le cadre de la SND30. Le ministre a particulièrement mis en lumière les progrès enregistrés au cours des cinq dernières années. Le linéaire des routes bitumées est passé de 8 498 kilomètres en 2020 à près de 10 939 kilomètres à la fin de l’année 2025, soit une augmentation de plus de 2 400 kilomètres et une moyenne annuelle supérieure à 488 kilomètres de routes revêtues. Au cœur de cette dynamique figure le réseau routier structurant, présenté comme la priorité des interventions du ministère. Ce réseau vise à renforcer la connectivité entre les régions, à fluidifier les échanges économiques et à améliorer la mobilité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. Malgré ces avancées, plusieurs contraintes continuent d’affecter le rythme d’exécution des projets. Emmanuel Nganou Djoumessi a cité l’insécurité dans certaines zones d’intervention, les lourdeurs liées à la mobilisation des financements, les délais de passation des marchés, les difficultés de trésorerie rencontrées par certaines entreprises ainsi que l’insuffisance des ressources consacrées à l’entretien routier. Pour la suite, le ministre a assuré que les actions engagées depuis le début de l’année 2026 s’inscrivent dans la mise en œuvre des Très Hautes Prescriptions du président de la République. Les priorités restent l’extension du réseau routier structurant, l’amélioration de la qualité des infrastructures et le renforcement de la connectivité entre les territoires afin d’accompagner les ambitions de développement économique du Cameroun.

MÉDIAS ET CHANGEMENT SOCIAL : LES JOURNALISTES APPELÉS À DEVENIR DES ACTEURS DE TRANSFORMATION

MÉDIAS ET CHANGEMENT SOCIAL : LES JOURNALISTES APPELÉS À DEVENIR DES ACTEURS DE TRANSFORMATION Les médias camerounais sont appelés à jouer un rôle plus actif dans la transformation des comportements sociaux. C’est le principal message adressé aux professionnels de l’information réunis le 11 juin 2026 à Yaoundé, lors d’un Café médias consacré à la vulgarisation de la Stratégie nationale pour le changement social et de comportement (SNSCC). Pendant deux heures d’horloge, une quarantaine de journalistes ont échangé avec des responsables gouvernementaux et des spécialistes de la communication pour le développement autour des défis liés à la protection sociale, à la santé publique, à l’éducation, à la nutrition et à l’hygiène. Autant de problématiques qui continuent de freiner le développement de nombreuses communautés. Au-delà de la présentation du document stratégique, les organisateurs ont insisté sur la responsabilité des médias dans la promotion de comportements favorables au bien-être collectif. Pour Suzanne Zogo, directrice de la Communication publique intérieure au ministère de la Communication, la stratégie constitue un véritable outil d’orientation pour les acteurs de la communication engagés dans les actions de développement. Élaboré pour la période 2025-2030, ce document propose des approches et des méthodes destinées à influencer durablement les attitudes et les pratiques des populations. Il est le fruit d’une collaboration entre plusieurs administrations publiques, sous la coordination du ministère de la Communication, avec l’appui du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF). Les échanges ont également mis en lumière la nécessité pour les journalistes de renouveler leurs méthodes de traitement des questions sociales. Claire Soppo, spécialiste de la communication pour le développement, a notamment encouragé les professionnels des médias à sortir des approches classiques afin de produire des contenus davantage orientés vers l’impact et le changement de comportement. Autre recommandation forte : tenir compte des réalités locales. Pour Virginie Abessolo Essi, chef de la cellule de la coopération au ministère des Affaires sociales, les journalistes doivent s’approprier la stratégie tout en l’adaptant aux spécificités des territoires qu’ils couvrent. Selon elle, l’efficacité de la communication repose sur une bonne compréhension des contextes sociaux, culturels et économiques propres à chaque communauté. À travers cette rencontre, les pouvoirs publics entendent faire des médias des partenaires privilégiés de la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour le changement social et de comportement. Une démarche qui place désormais l’information au cœur des mécanismes de transformation sociale et de développement du Cameroun. Denise Ebelle

SUR LE CHEMIN D’UNE MEILLEURE PRISE EN CHARGE DES DRÉPANOCYTAIRES

SUR LE CHEMIN D’UNE MEILLEURE PRISE EN CHARGE DES DRÉPANOCYTAIRES À quelques jours de la célébration de la Journée mondiale de la drépanocytose, le Centre Hospitalier African Genesic Health (CH-AGH) et la Zita Nadège Foundation ont choisi d’agir en amont. Le 11 juin 2026, les deux structures ont réuni médecins et personnels soignants autour d’une session de renforcement des capacités destinée à améliorer le suivi et la prise en charge des personnes vivant avec cette maladie génétique. Si la drépanocytose demeure l’une des affections héréditaires les plus fréquentes en Afrique, son suivi reste confronté à de nombreux défis, notamment l’accès aux soins spécialisés, la prévention des complications et l’accompagnement des familles les plus vulnérables. C’est pour répondre à ces enjeux que cette formation a été organisée dans le cadre d’une semaine d’activités de sensibilisation précédant la commémoration du 19 juin. Selon Gabriel Mbarga, responsable des programmes au CH-AGH, le thème retenu cette année met l’accent sur la réduction des inégalités dans le suivi des patients. Il explique que la Zita Nadège Foundation développe un programme d’accompagnement destiné aux personnes drépanocytaires et à leurs familles, avec une attention particulière portée aux ménages les plus modestes afin que chacun puisse bénéficier d’une prise en charge adaptée. Au-delà des connaissances théoriques, la formation a permis d’aborder les réalités du terrain. Les participants ont revisité les manifestations de la maladie, les stratégies thérapeutiques disponibles dans le contexte local ainsi que les difficultés rencontrées dans la pratique quotidienne. Pour le Dr Etoundi Evengue, médecin-chef et formateur, la prise en charge de la drépanocytose ne saurait se limiter aux traitements médicamenteux. Elle doit également intégrer les dimensions psychologiques et sociales du patient. Les infirmiers, souvent en première ligne, occupent à cet effet une place centrale dans l’accompagnement global des malades. Cette démarche vise également à harmoniser les pratiques au sein des équipes soignantes. Une meilleure coordination des interventions permet en effet de réagir plus efficacement lors des crises drépanocytaires et de prévenir les complications qui peuvent compromettre la qualité de vie des patients. Pour les responsables du CH-AGH, investir dans la formation du personnel constitue une étape essentielle avant le lancement prochain du projet d’accompagnement des personnes drépanocytaires porté avec la Zita Nadège Foundation. Les compétences acquises permettront aux équipes médicales et paramédicales d’intervenir avec davantage d’efficacité auprès des bénéficiaires. À travers cette initiative, le Centre Hospitalier African Genesic Health réaffirme sa volonté de contribuer à l’amélioration durable de la prise en charge de la drépanocytose, une maladie qui continue d’affecter des milliers de familles et qui nécessite une mobilisation permanente des acteurs de santé. Denise Ebelle