Promote 2026 : Afriland First Bank invite les entreprises africaines à miser sur l’économie du savoir

Promote 2026 : Afriland First Bank invite les entreprises africaines à miser sur l’économie du savoir
Comment financer et développer une entreprise dont la principale richesse ne se trouve plus seulement dans ses bâtiments, ses machines ou ses stocks, mais dans ses idées, ses données, ses marques, ses logiciels et ses compétences ? Cette question a été au cœur des échanges du Forum économique de Promote (FOREP 2026), qui s’est achevé le 18 juin au Palais des congrès de Yaoundé.
Organisé en marge du Salon Promote, le forum a réuni décideurs publics, dirigeants d’entreprises, institutions financières, chercheurs, universitaires, étudiants et experts autour des nouveaux défis de la compétitivité des économies africaines.
Dans un contexte marqué par la transformation numérique, l’intelligence artificielle et la montée en puissance des actifs immatériels, les participants ont interrogé les mécanismes capables d’accompagner une nouvelle génération d’entreprises dont la valeur repose davantage sur le savoir et l’innovation.
Partenaire majeur de cette édition, Afriland First Bank a consacré un panel aux enjeux du financement des PME innovantes dans une économie de plus en plus fondée sur la connaissance.
Pour la banque, les entreprises africaines doivent désormais changer de perspective : la richesse ne se limite plus à la matière première ou à l’outil de production, mais se construit aussi autour de l’innovation, de la recherche, de la marque et du capital humain.
L’un des intervenants a pris l’exemple du cacao pour illustrer cette réalité.
« Nous vendons du cacao, mais il revient souvent plus cher ailleurs parce que d’autres ont investi sur le côté immatériel : la marque, le packaging, la communication, la recherche et la gestion. C’est toute l’économie de la connaissance », explique-t-il.
Selon lui, la création de valeur se joue aujourd’hui dans cette capacité à transformer une ressource en un produit à forte identité et à forte valeur ajoutée.
« Il faut miser sur l’innovation, la recherche-développement, la formation permanente des ressources humaines, les brevets et le pouvoir d’influence des marques », poursuit-il.
Cette évolution interpelle directement les entreprises africaines, longtemps concentrées sur les actifs physiques. Les échanges ont insisté sur la nécessité d’intégrer davantage les données, les outils numériques, les savoir-faire et la propriété intellectuelle dans les stratégies de croissance.
Pour Afriland First Bank, le rôle d’une institution financière ne doit plus se limiter à accorder des crédits.
La banque défend une approche combinant financement et accompagnement.
« Il ne s’agit pas seulement d’une aide financière. L’accompagnement passe aussi par le conseil, la transmission des compétences et la mise à disposition d’outils permettant aux entreprises de développer leurs activités », a expliqué un représentant de l’établissement.
Cette vision a également trouvé un écho auprès du monde académique. Chercheurs et universitaires ont souligné l’importance de rapprocher davantage la recherche de l’entreprise afin de transformer les connaissances produites en solutions concrètes.
Les étudiants présents ont, eux aussi, été sensibilisés aux nouvelles compétences recherchées dans une économie où la créativité, la maîtrise des technologies et la capacité d’adaptation deviennent des facteurs majeurs d’employabilité.

Au-delà du financement, un dialogue sur la transformation économique
Au-delà de la question bancaire, le FOREP 2026 a voulu poser un débat plus large sur l’environnement nécessaire à l’émergence d’entreprises plus compétitives.
Pour Alain Blaise Batongue, CEO de Scope Consulting, organisateur du Forum économique de Promote, la création du FOREP répond à une volonté de compléter la dimension commerciale du salon par un espace de réflexion stratégique.
« Les opportunités d’affaires ne peuvent prospérer durablement sans un environnement favorable », rappelle-t-il.
Selon lui, les entreprises font face à plusieurs défis : accès au financement, coût des facteurs de production, mutations technologiques, pression concurrentielle et incertitudes économiques internationales.
Le FOREP s’est ainsi présenté comme un espace de dialogue entre secteur privé, pouvoirs publics, institutions financières, monde académique et experts afin d’identifier des réponses adaptées aux transformations en cours.
Les discussions ont notamment porté sur la valorisation des actifs immatériels, le financement du capital humain, le développement de l’innovation et la nécessité de mieux connecter la recherche aux besoins des entreprises.
À travers cette édition, le Forum économique de Promote aura posé une question stratégique pour l’avenir du continent : comment passer d’une économie principalement fondée sur l’exploitation des ressources à une économie où le savoir, l’innovation et la créativité deviennent les véritables sources de richesse ?















































































