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Son Excellence Jimmy Billy FOKUM, Haut Commissaire Général du Haut Conseil d’intervention Général

Son Excellence Jimmy Billy FOKUM, Haut Commissaire Général du Haut Conseil d’intervention Général.

« Le HACIG se positionne comme un organe de veille citoyenne, de défense juridique et de plaidoyer pour les droits humains, opérant à la fois au Cameroun et en coopération avec des institutions internationales »
*Vous avez hérité d’une structure qui était en proie à de nombreuses difficultés dont vous avez la lourde charge de remettre de l’ordre ?*

En tant que Haut-Commissaire Général, après avoir pris fonction dans le Haut-Commissariat d’Intervention Générale depuis 21 Décembre 2022, et au regard des difficultés héritées, je tiens à rappeler que notre vision pour le HACIG est claire et résolument tournée vers l’atteinte efficace et efficiente de nos objectifs, avec un impact concret et non dissuasif.

Quelles sont vos priorités ?

Nos priorités reposent d’abord sur le renforcement de la discipline interne, fondée sur un code d’éthique et de déontologie strict, garantissant professionnalisme, intégrité et responsabilité à tous les niveaux. Nous accordons également une importance primordiale au respect absolu des autorités compétentes ainsi que des lois et règlements en vigueur, qui constituent le socle de toute action crédible et durable. Nous travaillons à faire du HACIG un levier stratégique puissant au service de l’État et des citoyens.

De façon concrète qu’est-ce que cela signifie ?

Concrètement, cela signifie renforcer notre rôle de coordination des interventions, qu’elles soient d’urgence ou multisectorielles, afin d’apporter des réponses rapides, cohérentes et efficaces face aux défis de la paix, sécuritaires, aux catastrophes et aux enjeux de gouvernance. Le HACIG a également vocation à être un appui direct aux politiques publiques, en assurant leur mise en œuvre transversale, surtout dans un contexte où l’administration peut parfois être fragmentée. Nous voulons ainsi créer des passerelles, fluidifier l’action publique et maximiser les résultats sur le terrain. À court et moyen terme, notre ambition est de positionner le HACIG comme un organe stratégique reconnu, un centre de coordination performant et un outil clé de la gouvernance moderne. Cela passe par des actions concrètes, mesurables et visibles pour les populations. Notre objectif ultime est d’inscrire le HACIG dans une dynamique durable, avec une utilité réelle et tangible pour le Cameroun. Nous veillons à ce qu’il s’intègre intelligemment dans l’écosystème institutionnel existant, en complémentarité avec les autres structures, et non en concurrence. C’est cette vision pragmatique, rigoureuse et orientée vers les résultats qui guide aujourd’hui notre action et qui, nous en sommes convaincus, fera du HACIG un acteur incontournable dans un avenir proche.

La collaboration avec les autorités locales est -elle digeste ?

La collaboration avec les autorités est une priorité capitale pour nous avec des collaborations officielles. Il y’a quelques semaines, nous avons saisi les Ministres de la justice, de l’administration territoriale, de la santé, du Secrétariat d’état à la défense chargé de la gendarmerie, du Délégué Général à la Sureté Nationale dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’homme sur l’ensemble du territoire camerounais. Dans le cadre de notre programme d’actions sur le terrain, notre organisation a conduit une mission d’observation, d’investigation citoyenne et de sensibilisation, axée notamment sur La lutte contre le trafic de stupéfiants et de drogues ; La lutte contre la contrebande et le commerce de produits illicites ; La dénonciation et la prévention des violations des droits de l’Hommes ; La lutte contre l’exploitation et le trafic illégal de produits pétroliers ; La promotion de l’Etat de droit, de la justice et du respect des lois de la République. La mise en œuvre efficace de cette campagne nécessitait une collaboration étroite avec les autorités compétentes. En résumé, le HACIG se positionne comme un organe de veille citoyenne, de défense juridique et de plaidoyer pour les droits humains, opérant à la fois au Cameroun et en coopération avec des institutions internationales. Pour rappel, le Dr Étienne NEBOT a été le Haut Commissaire Général fondateur du HACIG de 1998 à 2012, et a quitté ses fonctions à la suite d’une élection démocratique à Douala. Plusieurs élections se sont déroulées jusqu’à mon élection le 21 Décembre 2022.

Propos recueillis par Denise Ebelle

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