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Naissance du Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant : un tournant académique et institutionnel

Naissance du Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant : un tournant académique et institutionnel

Les premières assises consacrées à la création du Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant, organisées à l’initiative de UNICEF, se sont achevées sur une note d’engagement fort et d’ambition continentale. Cette rencontre marque une étape décisive dans la mobilisation du monde académique africain en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’enfant.

Une ambition devenue réalité

Dans son allocution de clôture, Raky Chaupin a salué la concrétisation d’une ambition portée depuis plusieurs années : faire des universités africaines de véritables leviers de transformation sociale. « Ce que nous avons posé ici est un jalon, pas un aboutissement », a-t-elle souligné, insistant sur la nécessité de traduire les cadres normatifs existants en résultats concrets pour les enfants.
Elle a appelé à un réseau « transformationnel », capable de produire une recherche utile aux politiques publiques, d’influencer les systèmes et de générer des solutions adaptées aux réalités africaines. L’objectif est clair : dépasser le cadre théorique pour impacter directement la vie des enfants à travers des actions mesurables.

Un réseau structuré et inclusif

Le nouveau réseau entend s’appuyer sur des mécanismes concrets tels que des programmes de stages, des recherches conjointes et des plateformes régulières de dialogue entre chercheurs et décideurs. L’enjeu est également d’assurer une représentativité continentale équilibrée, en intégrant toutes les régions, langues et réalités africaines.
Les centres universitaires dédiés aux droits de l’enfant ont été identifiés comme des outils stratégiques. Leur institutionnalisation est jugée essentielle pour renforcer le lien entre recherche, politiques publiques et communautés, tout en formant une nouvelle génération de professionnels engagés.
Parmi les priorités définies figurent l’harmonisation des curricula, la mise en place d’un agenda de recherche commun, le renforcement des systèmes de données et la création d’espaces réguliers d’échange.

Une gouvernance en construction

Élu premier président du réseau, Ndiaye Ibrahim a exprimé sa reconnaissance envers ses pairs, soulignant le caractère collectif de cette initiative. « Ce n’est pas une réussite individuelle, mais le fruit d’un long processus de collaboration », a-t-il déclaré.
La priorité immédiate de son mandat sera la structuration du réseau. Cela passe par l’élaboration des textes fondateurs, la définition des règles de fonctionnement, ainsi que la mise en place d’un plan stratégique. Un mandat d’environ trois ans est envisagé, même si sa durée reste à formaliser.
Le président a également insisté sur la nécessité d’élargir rapidement le réseau à l’ensemble du continent. À ce jour, une quarantaine d’universités issues d’Afrique centrale, de l’Ouest et du Nord, dont une vingtaine au Cameroun, ont déjà rejoint l’initiative.
Au terme de ces assises, un message fort se dégage : le réseau devra produire des résultats visibles et mesurables. Cela implique un engagement ferme des universités, un accompagnement actif de l’UNICEF, ainsi qu’un soutien accru des gouvernements et partenaires.
Avec la création de cette plateforme, les acteurs impliqués ambitionnent de faire passer les droits de l’enfant du stade des principes à celui de la pratique, à grande échelle, sur l’ensemble du continent africain.

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