Pandemic Fund : le Cameroun investit près de 160 millions de dollars pour renforcer sa sécurité sanitaire

Pandemic Fund : le Cameroun investit près de 160 millions de dollars pour renforcer sa sécurité sanitaire  Qu’il s’agisse de la Covid-19, du choléra, de la Mpox ou encore des épidémies de rougeole et de méningite, les récentes crises sanitaires ont mis en évidence la nécessité pour le Cameroun de renforcer ses capacités de prévention et de riposte. C’est dans cette perspective que le ministre de la Santé publique, le Dr Malachie Manaouda, a procédé, mercredi à Yaoundé, au lancement officiel du projet Pandemic Fund, une initiative qui mobilise près de 160 millions de dollars pour bâtir un système de santé plus résilient face aux menaces épidémiques. Coordonné par le gouvernement camerounais avec l’appui de la Banque mondiale, de la FAO et de l’UNICEF, le projet repose sur l’approche « Une seule santé » (One Health). Celle-ci reconnaît l’interdépendance entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement afin d’anticiper plus efficacement les maladies émergentes. Le Cameroun bénéficie d’une subvention de 23,5 millions de dollars du Pandemic Fund. Cette enveloppe est renforcée par plus de 112 millions de dollars de cofinancements mobilisés auprès des partenaires techniques et financiers ainsi que 24 millions de dollars de contributions nationales. Au total, près de 160 millions de dollars seront investis entre 2026 et 2029 pour moderniser le dispositif national de sécurité sanitaire. Au-delà de l’apport financier, ce programme ambitionne de transformer durablement la capacité du pays à prévenir, détecter et contenir les menaces sanitaires avant qu’elles ne prennent une ampleur nationale ou régionale. Miser sur une détection plus rapide des épidémies Une part importante des investissements sera consacrée à la modernisation de la surveillance épidémiologique. Le projet prévoit notamment la digitalisation de la surveillance communautaire dans 42 municipalités, la création de sept centres régionaux d’appel, le renforcement du contrôle sanitaire aux frontières et aux principaux points d’entrée, ainsi que l’amélioration de l’interopérabilité des systèmes d’information sanitaire. Le développement de la surveillance de la résistance aux antimicrobiens figure également parmi les priorités, dans un contexte où ce phénomène constitue une menace grandissante pour la santé publique mondiale. Renforcer les capacités de terrain Le projet met également l’accent sur le développement des infrastructures sanitaires. Dix centres régionaux des opérations d’urgence de santé publique seront progressivement opérationnels afin de rapprocher les capacités de décision et d’intervention des populations. Parallèlement, cinquante laboratoires verront leurs capacités renforcées grâce à l’amélioration des procédures de diagnostic, de l’assurance qualité, du transport sécurisé des échantillons biologiques et de la surveillance génomique. L’investissement ne se limite toutefois pas aux équipements. Les ressources humaines occupent une place centrale dans cette stratégie. Des formations en épidémiologie de terrain, en épidémiologie vétérinaire et en gestion des urgences sanitaires seront dispensées aux professionnels de santé, aux vétérinaires, aux agents communautaires, aux collectivités territoriales ainsi qu’aux acteurs de l’environnement. Une réponse coordonnée aux défis sanitaires La mise en œuvre du projet mobilise plusieurs administrations, notamment les ministères de la Santé publique, de l’Élevage, de l’Agriculture, des Forêts et de la Faune ainsi que de l’Environnement. La Banque mondiale, la FAO et l’UNICEF accompagneront le gouvernement dans la gestion financière, l’assistance technique, le suivi des résultats et l’évaluation du projet. Le dispositif de gouvernance comprend un Comité de pilotage chargé des orientations stratégiques, un Comité technique multisectoriel, une Unité de gestion du projet ainsi que le Programme national de prévention et de lutte contre les zoonoses émergentes et ré-émergentes, garant de la coordination de l’approche One Health. Pour les autorités camerounaises, l’ambition est de réduire considérablement les délais de détection et de réponse aux urgences sanitaires. Le projet s’inscrit dans la cible internationale 7-1-7, qui recommande de détecter un événement sanitaire dans un délai de sept jours, de le notifier en un jour puis de déclencher une réponse efficace dans les sept jours suivants. Au cours de la cérémonie de lancement, le Dr Malachie Manaouda a rappelé que le succès du Pandemic Fund ne sera pas évalué à l’aune des réunions organisées ou des infrastructures réalisées, mais à la capacité du pays à protéger plus efficacement ses populations. Situé au cœur du bassin du Congo et partageant des frontières avec six pays, le Cameroun demeure particulièrement exposé aux risques de propagation des maladies liés aux mouvements de populations, à la transhumance, à l’urbanisation rapide et aux effets du changement climatique. Pour le gouvernement, ce projet constitue un investissement stratégique dans la résilience du système de santé et dans la protection durable des populations face aux pandémies de demain. Denise EBELLE

MINESUP : la MUPESUP signe un partenariat avec ZENITHE INSURANCE pour renforcer la protection sociale des personnels

MINESUP : la MUPESUP signe un partenariat avec ZENITHE INSURANCE pour renforcer la protection sociale des personnels Les personnels du ministère de l’Enseignement supérieur disposent désormais d’un mécanisme de couverture maladie destiné à améliorer leur accès aux soins. La Mutuelle des personnels du ministère de l’Enseignement supérieur (MUPESUP) a officiellement signé, le mercredi 29 juillet 2026 à Yaoundé, un contrat d’assurance maladie avec ZENITHE INSURANCE S.A. La cérémonie, tenue dans la salle de conférences 1036 de l’Immeuble ministériel n°2, était présidée par le Secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, le Pr Wilfred Nyongbet Gabsa, représentant personnel du ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, chancelier des Ordres académiques, le Pr Jacques Fame Ndongo. L’événement a rassemblé les membres du Bureau exécutif de la MUPESUP, ceux de son Assemblée générale, les responsables des différents organes de la mutuelle, ainsi que de nombreux personnels des services centraux du MINESUP. La compagnie ZENITHE INSURANCE S.A. était représentée par son Directeur général adjoint et ses collaborateurs. Un projet mûri pendant près d’une année  Le représentant du Directeur général de ZENITHE INSURANCE S.A. a expliqué que ce partenariat est l’aboutissement d’un travail engagé depuis près d’un an avec les responsables de la mutuelle. Selon lui, la réflexion est partie d’un constat simple : alors que plusieurs entreprises publiques offrent déjà une couverture maladie à leurs employés, les personnels des administrations publiques restent, pour la plupart, dépourvus d’un tel dispositif. « Nous avons travaillé avec la présidente et les membres de la mutuelle pour construire une offre adaptée, en tenant compte des réalités budgétaires et de l’effectif des adhérents », a-t-il indiqué. Il a assuré que la compagnie demeure ouverte à d’éventuels ajustements afin d’améliorer progressivement les garanties proposées aux membres de la mutuelle. Une assurance santé au service des personnels La présidente de la MUPESUP, Dr Theresia Wanah Litumbe, a exprimé sa reconnaissance au ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo, pour avoir autorisé la création de la mutuelle et soutenu son fonctionnement. Elle a également remercié les membres qui ont cru au projet dès ses débuts en adhérant à cette initiative de solidarité. Elle a rappelé qu’en prélude à la mise en œuvre de cette assurance maladie, une convention de partenariat avait été signée le 30 avril 2026 entre la MUPESUP et ZENITHE INSURANCE S.A., établissant le cadre juridique et opérationnel de cette collaboration. Soucieuse de garantir une bonne compréhension des engagements par tous les adhérents, la mutuelle a fait élaborer le contrat en français et en anglais. La présidente a indiqué que le processus d’enrôlement est déjà en cours et que plus d’une centaine de membres sont actuellement enregistrés. Elle a souligné que cette assurance permettra d’améliorer l’accès à des soins de qualité, de réduire les dépenses de santé supportées directement par les adhérents et leurs familles, tout en leur offrant une meilleure protection financière face aux dépenses médicales imprévues. Elle a lancé un appel aux personnels du MINESUP qui ne sont pas encore membres de la mutuelle afin qu’ils adhèrent à la MUPESUP et puissent bénéficier de cette couverture. Pour faciliter la mise en œuvre du dispositif, ZENITHE INSURANCE S.A. travaillera en étroite collaboration avec les points focaux désignés par la mutuelle, notamment Mbida Luke, secrétaire général, et Dr Yuyun Eric, secrétaire général adjoint. Un engagement en faveur du bien-être des agents Au nom du ministre d’État, le Pr Wilfred Nyongbet Gabsa a salué la signature de ce partenariat, qui traduit la volonté constante du ministère de promouvoir de meilleures conditions de vie et de travail pour ses personnels. Il a félicité les responsables de la MUPESUP et ceux de ZENITHE INSURANCE S.A. pour leur engagement dans la mise en place de ce mécanisme de solidarité et de protection sociale. Il a, par ailleurs, invité les personnels concernés à s’approprier pleinement ce dispositif afin d’en faire un véritable outil de prévention, d’entraide et d’amélioration du cadre professionnel. À travers cette convention, la MUPESUP entend offrir à ses membres une couverture médico-sanitaire accessible et adaptée à leurs besoins. Le contrat prévoit notamment une prise en charge partielle des frais médicaux, pharmaceutiques, hospitaliers ainsi que d’autres prestations sanitaires prévues par la police d’assurance. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique d’amélioration continue des conditions de vie des personnels de l’Enseignement supérieur et dans la politique gouvernementale de renforcement de la protection sociale des agents publics. Denise Ebelle

Budget 2027 : entre recettes en baisse et dépenses en hausse, l’État prépare des arbitrages décisifs*

Budget 2027 : entre recettes en baisse et dépenses en hausse, l’État prépare des arbitrages décisifs Le gouvernement camerounais engage la préparation du budget de l’État pour l’exercice 2027 dans un environnement économique marqué par de fortes tensions. La baisse des recettes, l’alourdissement des dépenses publiques sous l’effet des crises internationales et la nécessité de rendre les investissements plus performants imposent de nouveaux choix budgétaires. Ces défis étaient au cœur du séminaire de lancement officiel des travaux de préparation du budget 2027, ouvert mardi à Yaoundé par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze. Placées sous le thème « Le budget du Cameroun face aux défis de l’amélioration de la performance des investissements publics en vue de stimuler la croissance et d’améliorer les conditions de vie des populations », ces assises réunissent les principaux acteurs de la chaîne budgétaire autour des orientations de la prochaine loi de finances. D’emblée, le ministre des Finances a situé le contexte dans lequel s’inscrivent ces travaux. Selon lui, l’économie mondiale demeure fragilisée par une succession de crises dont les effets continuent de se faire sentir sur les finances publiques nationales. « Ces crises ne se succèdent pas, elles s’additionnent », a résumé Louis Paul Motaze, évoquant les répercussions de la crise financière, des défis sécuritaires, de la pandémie de Covid-19, de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, ainsi que des tensions au Moyen-Orient. Pour le membre du gouvernement, cette conjoncture s’est déjà traduite par une diminution sensible des recettes publiques. Il a indiqué que les prévisions de recettes de l’État enregistrent un manque à gagner de près de 200 milliards de FCFA, conséquence du ralentissement de l’activité économique et de la baisse des recettes fiscales. Dans le même temps, les charges de l’État augmentent. Le ministre a expliqué que le choix du gouvernement de maintenir les prix des carburants afin de préserver le pouvoir d’achat des populations mobilise des ressources importantes. Selon ses estimations, cette mesure représente un coût compris entre 250 et 350 milliards de FCFA pour le budget de l’État. Face à cette double contrainte, le gouvernement entend revoir sa manière d’investir. Pour Louis Paul Motaze, les investissements publics devront désormais être évalués à l’aune de leur impact réel sur le développement économique et les conditions de vie des populations. Le ministre a notamment invité les administrations à s’interroger sur l’opportunité de lancer de nouveaux projets alors que plusieurs infrastructures engagées restent inachevées. « Peut-être faudrait-il donner la priorité à la finalisation des investissements déjà en cours avant d’en lancer de nouveaux », a-t-il suggéré, appelant à un débat approfondi sur les priorités de l’État. Autre préoccupation soulevée : le paiement des entreprises ayant exécuté des marchés publics. Louis Paul Motaze a reconnu que les retards de règlement pèsent sur leur trésorerie et constituent un frein à leur activité, soulignant la nécessité pour l’État de respecter ses engagements. Pendant deux jours, les participants examineront plusieurs axes stratégiques, notamment le suivi des recommandations des exercices précédents, le cadrage macroéconomique, l’amélioration de la qualité des investissements publics, les innovations dans les procédures budgétaires et les outils de programmation à moyen terme destinés aux ministères sectoriels. L’exercice s’annonce déterminant. Avec un budget 2026 de 8 816,4 milliards de FCFA, le gouvernement devra concilier maîtrise des finances publiques, poursuite des investissements structurants et soutien au pouvoir d’achat dans un contexte international toujours marqué par de nombreuses incertitudes. Au-delà de la préparation d’une nouvelle loi de finances, le séminaire ouvre ainsi une réflexion sur les choix qui orienteront l’action publique en 2027 : investir moins, mais investir mieux, afin de garantir un impact plus durable sur le développement du Cameroun. Denise Ebelle

Yaoundé : le Génie militaire remet un gymnase ultramoderne au Collège catholique bilingue de la Retraite

Yaoundé : le Génie militaire remet un gymnase ultramoderne au Collège catholique bilingue de la Retraite Le Collège catholique bilingue de la Retraite franchit une nouvelle étape dans le renforcement de ses infrastructures. Le mardi 28 juillet 2026, le Génie militaire a officiellement rétrocédé à l’Archidiocèse de Yaoundé le nouveau gymnase modulaire de l’établissement, au cours d’une cérémonie présidée par le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, en présence de Monseigneur Jean Mbarga, Archevêque métropolitain de Yaoundé. Cette réalisation illustre la vitalité du partenariat entre les Forces de défense et l’Église catholique au service de l’éducation et de la jeunesse. La cérémonie a réuni plusieurs membres du Gouvernement, des autorités civiles, militaires et religieuses, ainsi que les responsables du collège, les enseignants, les parents d’élèves et les anciens de l’établissement. Pour le Révérend Père principal, l’abbé Clément Nkodo Manga, cette infrastructure constitue un nouvel atout pour accompagner la formation intégrale des élèves. Un complexe multifonctionnel de 1 100 m² Réalisé par le Génie militaire au terme de 17 mois de travaux, le nouveau bâtiment couvre une superficie de 1 100 m². Il comprend un gymnase multisports moderne, modulable en salle de réception d’une capacité de 500 places, permettant d’accueillir aussi bien des compétitions sportives que des conférences, des cérémonies académiques, des spectacles et d’autres événements culturels. L’infrastructure est complétée par plusieurs ouvrages destinés à garantir son autonomie et sa sécurité, notamment un groupe électrogène, un château d’eau, un bloc sanitaire supplémentaire, un escalier de secours, un passage de liaison avec le collège ainsi que le dallage de la cour principale. Ces aménagements offrent désormais à la communauté éducative un cadre moderne répondant aux exigences de la pratique sportive et de l’organisation de grands événements. Une coopération Armée-Nation qui se consolide La construction de ce gymnase s’inscrit dans le cadre d’une convention de coopération de cinq ans approuvée en 2021 entre le ministère de la Défense et l’Archidiocèse de Yaoundé. Ce partenariat a déjà permis la réalisation de plusieurs infrastructures, parmi lesquelles l’église Saint-Jean-Baptiste d’Olezoa, le bâtiment R+3 de la section anglophone du Collège de la Retraite et le campus annexe de l’INUCASTY à Etoudi. Au-delà de la mise en service d’un nouvel équipement sportif, cette réalisation traduit la volonté commune de l’État et de l’Église catholique d’investir dans la formation de la jeunesse à travers des infrastructures modernes. Elle renforce également le rôle du Génie militaire dans la réalisation d’ouvrages d’intérêt public, illustrant une coopération Armée-Nation mise au service du développement du système éducatif camerounais. Denise Ebelle

Participation électorale : ELECAM et ONU Femmes forment les femmes et les groupes vulnérables à Yaoundé

Participation électorale : ELECAM et ONU Femmes forment les femmes et les groupes vulnérables à Yaoundé Elections Cameroon (ELECAM), avec l’appui d’ONU Femmes dans le cadre du projet PBF Élections, a lancé ce lundi 27 juillet à Yaoundé un atelier de renforcement des capacités destiné aux femmes, aux jeunes et aux groupes vulnérables. Pendant deux jours, les participants seront outillés sur le cadre juridique des élections, les droits civiques, la prévention des violences électorales et les mécanismes favorisant une participation plus inclusive au processus démocratique. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Abena Ekobéna Appoline Marie, vice-présidente du Conseil électoral d’ELECAM, en présence de Marie-Pierre Raky Chaupin, représentante résidente d’ONU Femmes au Cameroun, ainsi que des représentants des ministères partenaires, des élus locaux, des partis politiques, de la société civile et du système des Nations Unies. Une réponse à la faible représentativité de certaines catégories Cette initiative intervient dans un contexte où les femmes, les jeunes, les personnes en situation de handicap, les minorités ethniques, les populations autochtones et les personnes déplacées internes demeurent insuffisamment représentés dans les instances de décision. Dans son allocution, Marie-Pierre Raky Chaupin a rappelé que la démocratie ne peut être pleinement effective que lorsque chaque citoyen participe à la vie publique sans distinction de sexe, d’âge, d’origine ou de condition physique. Elle a souligné que de nombreux obstacles continuent de limiter l’accès de ces catégories aux mécanismes de participation politique, justifiant ainsi la mise en œuvre de cette formation. Selon elle, cette activité, financée par le Fonds pour la consolidation de la paix (PBF), s’inscrit dans le projet d’appui au processus électoral visant à promouvoir une gouvernance plus inclusive et à renforcer la participation politique des femmes et des groupes vulnérables. Mieux connaître les droits électoraux Durant les deux journées de travaux, les participants seront formés sur le cadre juridique et institutionnel des élections, les différentes étapes du cycle électoral ainsi que les procédures d’inscription sur les listes électorales et de vote. Le programme prévoit également des modules consacrés à l’inclusion des groupes vulnérables, à la lutte contre la désinformation, à la prévention des violences électorales et à la gestion pacifique des conflits. Des simulations de bureaux de vote, des études de cas, des jeux de rôle et des travaux de groupe permettront aux participants d’acquérir des compétences pratiques. Les organisateurs ambitionnent de former une cinquantaine de participants par session, avec au moins 80 % de femmes, afin de créer un réseau de relais communautaires capables de sensibiliser les populations sur leurs droits civiques. ONU Femmes appelle à renforcer le leadership féminin À l’occasion d’un échange avec la presse, la représentante résidente d’ONU Femmes a rappelé que le renforcement de la participation des femmes aux instances de décision constitue une priorité pour l’agence onusienne. Elle s’est réjouie des progrès enregistrés au niveau national, où les femmes représentent désormais environ 30 % des membres du Sénat et de l’Assemblée nationale, tout en soulignant que leur présence dans les conseils municipaux reste inférieure à 10 %. Pour inverser cette tendance, ONU Femmes entend poursuivre les actions de plaidoyer, de sensibilisation et de renforcement des capacités afin d’encourager davantage de femmes à s’engager dans la gouvernance locale et à briguer des mandats électifs. Marie-Pierre Raky Chaupin a également salué la mobilisation des principaux partenaires institutionnels, notamment ELECAM, le MINPROFF, le MINAS, le MINDDEVEL, le MINJEC et le FEICOM, estimant que cette synergie est indispensable pour bâtir une gouvernance plus représentative et durable. Au-delà du transfert de connaissances, l’atelier vise à faire des participants de véritables ambassadeurs de la participation citoyenne dans leurs communautés. À son terme, prévu ce mardi 28 juillet, les organisateurs espèrent que les bénéficiaires maîtriseront les fondamentaux du processus électoral, comprendront mieux les enjeux de l’inclusion politique et contribueront à promouvoir des élections apaisées, transparentes et véritablement inclusives au Cameroun. Denise Ebelle 

SIARC 2026 : Yaoundé se prépare à accueillir la vitrine de l’artisanat africain

SIARC 2026 : Yaoundé se prépare à accueillir la vitrine de l’artisanat africain Du 27 juillet au 5 août 2026, le Musée national de Yaoundé sera le théâtre de la 9ᵉ édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC). Placé sous le thème « Entre Tradition et Modernité : Comment stimuler l’Innovation Artisanale ? », l’événement réunira plus de 600 artisans, investisseurs et partenaires autour d’une ambition commune : faire de l’innovation un levier de compétitivité pour l’artisanat camerounais. À quelques jours de l’ouverture du SIARC 2026, le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III, a dévoilé les grandes lignes de cette neuvième édition, organisée sous le Très Haut Parrainage du Président de la République, Paul Biya. Pendant dix jours, le Musée national de Yaoundé deviendra la vitrine du savoir-faire artisanal camerounais et africain, avec pour objectif de renforcer la compétitivité du secteur et de favoriser son accès aux marchés internationaux. Un secteur au cœur de la transformation économique L’artisanat occupe une place stratégique dans l’économie camerounaise. Selon les autorités, il mobilise près de 60 % de la population active et constitue un important vivier d’emplois, de revenus et de valorisation des ressources locales. Pour le ministre, l’avenir du secteur passe par une alliance réussie entre les savoir-faire traditionnels et les exigences de l’économie moderne. Il a rappelé que la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) fait de l’innovation, de la compétitivité et de la promotion du « Made in Cameroon » des axes majeurs de la transformation économique du pays. « L’avenir de l’artisanat camerounais repose sur sa capacité à préserver ses racines tout en innovant », a-t-il souligné, évoquant notamment le recours au design contemporain, aux outils numériques, à la normalisation, à la certification et aux nouvelles formes de commercialisation. Une plateforme d’échanges et d’opportunités Après huit éditions, le SIARC s’est imposé comme le principal rendez-vous dédié à la promotion de l’artisanat au Cameroun. Cette année, plus de 600 artisans camerounais et étrangers présenteront leurs créations aux côtés d’acheteurs professionnels, d’investisseurs, d’institutions financières, de centres de formation, de chercheurs et de partenaires techniques. Le salon prendra également une dimension internationale avec la participation de plusieurs délégations étrangères. L’Algérie et la Côte d’Ivoire seront les deux pays invités d’honneur de cette édition, illustrant le rayonnement croissant de l’événement sur le continent. Innovation, formation et transmission des savoir-faire Au-delà de l’exposition-vente, le SIARC 2026 proposera un programme riche destiné à renforcer les capacités des artisans. Des conférences-débats, des ateliers de formation sur le marketing digital, le design, la propriété intellectuelle, la normalisation, la certification ou encore l’accès au financement rythmeront les dix jours du salon. Les visiteurs découvriront également un Pavillon de l’Innovation et de la Créativité, un Pavillon de la formalisation destiné à accompagner les artisans dans la structuration de leurs activités, des Journées patrimoniales mettant en valeur les dix régions du Cameroun, un espace gastronomique ainsi que des animations culturelles. Parmi les principales nouveautés figurent l’ouverture d’une Boutique Souvenir du SIARC consacrée aux produits labellisés, des formations sur les processus de certification et des ateliers d’initiation aux métiers artisanaux destinés aux jeunes et aux personnes vulnérables. En prélude au salon, le Gouvernement a organisé 58 salons départementaux et 10 salons régionaux afin de sélectionner les artisans qui représenteront les différentes régions du pays. Cette démarche vise à assurer une représentation équilibrée des talents nationaux tout en offrant aux meilleurs créateurs une visibilité accrue auprès des investisseurs et partenaires présents au SIARC. Denise Ebelle Faire rayonner le « Made in Cameroon » À travers cette neuvième édition, les pouvoirs publics ambitionnent de créer de nouvelles opportunités commerciales, de faciliter l’accès des produits artisanaux camerounais aux marchés internationaux, de renforcer les compétences entrepreneuriales des artisans et d’encourager davantage de jeunes à embrasser les métiers de l’artisanat. Le ministre a également insisté sur la nécessité d’intégrer pleinement les outils numériques dans la production, la promotion et la commercialisation des produits afin de renforcer leur compétitivité face aux exigences des marchés internationaux. Lançant un appel aux médias, aux collectivités territoriales, aux partenaires techniques, au secteur privé, à la diaspora et aux populations, Achille Bassilekin III a rappelé que soutenir l’artisanat national constitue un véritable acte de développement. « Acheter un produit artisanal camerounais, c’est soutenir une famille, préserver un savoir-faire, contribuer à la création d’emplois et investir dans notre patrimoine culturel », a-t-il déclaré. À travers le SIARC 2026, le Cameroun entend ainsi faire de son artisanat un véritable moteur d’innovation, de croissance économique et de rayonnement culturel, tout en consolidant sa place parmi les grandes plateformes africaines dédiées à la promotion des métiers artisanaux.

CAMWATER engage une nouvelle stratégie pour améliorer durablement ses performances

CAMWATER engage une nouvelle stratégie pour améliorer durablement ses performances  La Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER) a ouvert ce mardi, à Yaoundé, les travaux de l’Atelier national stratégique de relèvement des performances. Organisée jusqu’au 24 juillet, cette rencontre réunit les principaux responsables de l’entreprise autour d’un objectif commun : définir une nouvelle feuille de route destinée à améliorer durablement la qualité du service public de l’eau potable et à renforcer les performances opérationnelles de la société. Présidée par le Directeur général de la CAMWATER, Dr Blaise Moussa, la cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du Directeur général adjoint, des conseillers techniques, des directeurs centraux et assimilés, des chefs de divisions, des délégués régionaux, des chefs de secteurs, des chefs d’agences ainsi que des responsables des structures centrales et déconcentrées de l’entreprise. Durant quatre jours, les participants vont évaluer les performances actuelles de la CAMWATER, identifier les principaux facteurs qui freinent son efficacité et définir des mesures concrètes visant à améliorer la production, la distribution, la facturation et le recouvrement, tout en renforçant la satisfaction des usagers. L’atelier intervient dans un contexte marqué par d’importants investissements consentis par l’État et ses partenaires techniques et financiers dans le sous-secteur de l’eau potable, à travers notamment les programmes SEWASH, PforR et les projets d’extension des réseaux dans plusieurs villes du pays. Pour les responsables de la CAMWATER, ces investissements doivent désormais produire des résultats plus visibles en matière d’accès à l’eau potable et de qualité du service. Les échanges porteront notamment sur l’amélioration du rendement des réseaux, la réduction des pertes techniques et commerciales, la lutte contre les branchements frauduleux, la maîtrise de l’eau non facturée, l’optimisation du recouvrement des créances, ainsi que la modernisation des méthodes de gestion grâce à la digitalisation et au pilotage par les indicateurs de performance. L’entreprise entend également renforcer une gouvernance davantage orientée vers les résultats. Chaque structure opérationnelle devrait ainsi disposer d’objectifs clairement définis, d’indicateurs de suivi harmonisés et de mécanismes réguliers d’évaluation afin de mesurer les progrès accomplis et d’apporter rapidement des mesures correctives en cas de contre-performance. Les travaux devraient aboutir à l’élaboration d’une feuille de route nationale assortie d’objectifs précis, d’indicateurs de suivi et d’échéances, mais aussi à l’adoption d’un Pacte CAMWATER de la Performance, d’une Déclaration de Yaoundé sur la Performance et d’une Charte du Manager CAMWATER. Ces documents serviront de cadre de référence pour promouvoir une culture de responsabilité, de redevabilité, d’innovation et d’amélioration continue au sein de l’entreprise. Ouvrant officiellement les travaux, le Directeur général de la CAMWATER, Dr Blaise Moussa, a rappelé que *« la performance ne se proclame pas. Elle se construit, se mesure et s’améliore continuellement »*. Il a également invité l’ensemble des responsables de l’entreprise à faire de la culture du résultat un levier permanent de transformation afin d’améliorer durablement le service rendu aux populations. Prévu jusqu’au 24 juillet, cet atelier marque une nouvelle étape dans la stratégie de modernisation de la CAMWATER, avec l’ambition de faire de la performance, de la qualité de service et de la satisfaction des usagers les principaux moteurs de son développement. Denise Ebelle 

Yaoundé : la CAMWATER renforce l’approvisionnement en eau potable grâce à la montée en puissance de l’usine d’Akomnyada

Yaoundé : la CAMWATER renforce l’approvisionnement en eau potable grâce à la montée en puissance de l’usine d’Akomnyada La production d’eau potable destinée à la ville de Yaoundé connaît une hausse significative. La CAMWATER a remis en service la troisième pompe de refoulement de l’usine d’Akomnyada, à l’issue de travaux de réhabilitation du moteur vertical de 1 250 HP. Cette opération permet désormais au site de produire près de 130 000 m³ d’eau potable par jour, soit une augmentation d’environ 38 000 m³ quotidiens. Cette amélioration s’inscrit dans la politique de modernisation des infrastructures de production engagée par le Directeur général de la CAMWATER, Dr Blaise Moussa, afin de répondre à la demande croissante en eau potable dans la capitale. Les travaux, conduits par la Direction des Travaux et de la Maintenance (DTM), avec le concours du Secteur spécial de production d’Akomnyada, de la Division régionale de Yaoundé Agglomération (DIVRY) et du partenaire SNEF Cameroun, ont porté sur le reconditionnement du moteur, son installation, les raccordements électriques, les réglages ainsi que les essais techniques ayant précédé sa remise en exploitation. Le Directeur général de la CAMWATER s’est rendu sur le site pour constater l’aboutissement des travaux et la remise en fonctionnement de cet équipement stratégique. Une présence qui traduit l’attention accordée au renforcement des capacités de production d’eau potable au bénéfice des habitants de Yaoundé. Avec trois pompes désormais opérationnelles, l’usine d’Akomnyada augmente sensiblement son débit de production. La CAMWATER estime que cette montée en puissance contribuera à améliorer la continuité du service et à renforcer l’alimentation en eau potable dans plusieurs quartiers de la capitale. À travers cette réalisation, l’entreprise publique réaffirme sa volonté de poursuivre la modernisation de ses ouvrages stratégiques et de garantir un accès plus fiable à l’eau potable aux populations. Denise Ebelle 

Entrepreneuriat rural : le MINPMEESA et la CAPEF unissent leurs forces pour faire émerger un incubateur de référence à Ambam

Entrepreneuriat rural : le MINPMEESA et la CAPEF unissent leurs forces pour faire émerger un incubateur de référence à Ambam  Le Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA) et la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Élevage et des Forêts du Cameroun (CAPEF) ont franchi une nouvelle étape dans la promotion de l’entrepreneuriat rural. Les deux institutions ont signé un accord de partenariat le 17 juillet dernier à Yaoundé. Ledit accord est destiné à accompagner les activités d’incubation de l’École Pratique d’Agriculture et du Bois d’Ambam (EPABA), à travers son incubateur EPABA Business Lab, avec l’ambition d’en faire un pôle d’excellence pour les jeunes entrepreneurs. Cette convention s’inscrit dans le cadre du décret du 22 janvier 2020 encadrant les structures d’incubation des PME. Elle vise à garantir la conformité des activités de l’EPABA Business Lab aux normes nationales tout en renforçant l’accompagnement des porteurs de projets dans les secteurs agricoles, forestiers et de la transformation du bois. À travers cet accord, le MINPMEESA veillera notamment à la qualité des formations, au respect des dispositifs d’accompagnement et au suivi des projets incubés. L’objectif est de favoriser la création de PME solides, compétitives et créatrices d’emplois. Le partenariat prévoit également l’appui technique et institutionnel à l’incubateur, la promotion de ses activités, le suivi des entreprises en incubation, la sensibilisation des jeunes à l’entrepreneuriat ainsi que le partage d’expériences entre les deux institutions. En retour, la CAPEF s’engage à adapter son dispositif d’incubation aux exigences réglementaires, à harmoniser ses programmes avec la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat et à assurer un encadrement rigoureux des bénéficiaires. Miser sur des incubateurs spécialisés Au cours de la cérémonie, le ministre Achille Bassilekin III a souligné que le développement d’incubateurs spécialisés constitue un levier essentiel pour accompagner efficacement les entrepreneurs dans des secteurs à forte valeur ajoutée. Selon lui, l’EPABA Business Lab répond précisément à cette ambition en proposant un accompagnement adapté aux métiers de l’agriculture, de l’élevage, de la sylviculture, de l’agroalimentaire et de la transformation du bois. Une spécialisation qui s’aligne sur les objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), laquelle fait du secteur forêt-bois un moteur de l’industrialisation du pays. Le ministre a rappelé que le Cameroun mise désormais sur une transformation locale plus poussée du bois afin d’accroître la valeur ajoutée nationale, de réduire les exportations de grumes et de renforcer la compétitivité de son économie. Cette dynamique est soutenue par le Programme d’Appui au Développement des PME de Transformation du Bois (PAD-Bois), mis en œuvre depuis 2022 avec l’appui de la Banque mondiale dans le cadre du Programme des Économies Forestières du Bassin du Congo. Le programme prévoit notamment la création de parcs industriels spécialisés à Lomié, Édéa et Sangmélima. Ces infrastructures accueilleront des équipements modernes ainsi que des centres de formation et d’incubation destinés à accompagner les jeunes entreprises. Les promoteurs issus de l’EPABA Business Lab pourront ainsi accéder à de nouveaux débouchés industriels. Achille Bassilekin III a également évoqué la volonté de créer une synergie entre les incubateurs et ces futurs pôles industriels afin de faciliter l’intégration des jeunes entrepreneurs dans les chaînes de valeur du secteur bois, à l’image de l’expérience engagée avec les artisans menuisiers de Mbalmayo. Des investissements croissants dans les incubateurs Le membre du Gouvernement a rappelé les efforts financiers consentis par l’État pour développer l’écosystème national de l’incubation. Plus de deux milliards de francs CFA ont été mobilisés entre 2016 et 2022 pour soutenir les structures publiques d’incubation. En 2023, 300 millions de francs CFA ont été affectés aux incubateurs des universités d’État et des grandes écoles, avant qu’une nouvelle enveloppe de 214 millions de francs CFA ne soit accordée en 2024 à plusieurs établissements spécialisés, dont l’UIT-Bois de Mbalmayo, la NAHPI de l’Université de Buea et l’ENSET de l’Université d’Ebolowa. Le ministre a assuré que l’EPABA Business Lab pourra pleinement bénéficier de cette politique d’accompagnement. Créée en 1955, la CAPEF exerce des missions de service public au profit des acteurs des secteurs agricole, halieutique, pastoral et forestier. Son École Pratique d’Agriculture et du Bois d’Ambam, inaugurée en 2021 dans le département de la Vallée-du-Ntem, forme les jeunes aux métiers de l’agriculture et du bois avec un accent particulier sur l’entrepreneuriat. En conjuguant leurs expertises, le MINPMEESA et la CAPEF entendent faire de l’EPABA Business Lab un incubateur de référence, capable d’accompagner la création d’entreprises innovantes, de renforcer les chaînes de valeur rurales et de contribuer à l’industrialisation ainsi qu’à la création d’emplois au Cameroun. Denise Ebelle

Secteur minier

Le gouvernement expose sa feuille de route pour accélérer l’exploitation industrielle Réunis le mercredi 15 juillet 2026 au ministère de la Communication à Yaoundé, le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, et le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (ai), Pr Fuh Calistus Gentry, ont présenté à la presse nationale et internationale les grandes orientations de la politique minière du Cameroun. Au cœur des échanges : l’état d’avancement des projets miniers structurants, la valorisation des ressources stratégiques et le renforcement de la lutte contre l’exploitation illégale des minerais. Le Gouvernement camerounais entend faire du secteur minier un pilier de la transformation économique et de l’industrialisation du pays. C’est le message fort délivré au cours de cette conférence de presse conjointe qui a mobilisé un important parterre de journalistes des médias nationaux et internationaux. Dans un exposé détaillé, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (ai), Pr Fuh Calistus Gentry, a dressé un état des lieux du secteur minier camerounais. Il a présenté les réformes engagées par le Gouvernement, les principaux projets en cours ainsi que les perspectives de développement destinées à faire du Cameroun une destination de premier plan pour les investissements miniers. Le membre du Gouvernement a notamment mis en lumière les projets structurants portant sur l’exploitation du fer de Bipindi-Grand Zambi et des mamelles de fer de Kribi-Lobé, la bauxite de Minim-Martap dans la région de l’Adamaoua, le marbre de Bidzar et Biou Sud, ainsi que le projet aurifère de Colomine dans la région de l’Est. Il a également annoncé le démarrage progressif, au cours de l’année 2026, d’autres projets majeurs, notamment ceux de Mbalam, Nkout, Ngovayang, Mborguéné et Bibemi. Le Pr Fuh Calistus Gentry a également insisté sur la volonté du Gouvernement de développer les filières des minéraux critiques et des terres rares, devenus essentiels à la transition énergétique mondiale. Cette orientation vise à renforcer l’attractivité du Cameroun auprès des investisseurs tout en favorisant la transformation locale des ressources minières. Intensifier la lutte contre l’exploitation illégale L’autre temps fort de la rencontre a porté sur la lutte contre l’exploitation artisanale et semi-mécanisée illégale, particulièrement dans les zones aurifères. Les autorités ont déploré les pertes de recettes pour l’État, les atteintes à l’environnement ainsi que les dérives observées dans certaines zones d’exploitation. Pour inverser cette tendance, le Gouvernement a annoncé le renforcement des contrôles, la régularisation des exploitants respectueux de la réglementation, l’application rigoureuse des normes environnementales et la poursuite des réformes destinées à garantir une gestion responsable des ressources minières. Selon les autorités, cette nouvelle dynamique devrait favoriser une augmentation des recettes publiques, la création d’emplois, le développement des infrastructures locales et une meilleure redistribution des retombées économiques au profit des populations riveraines, conformément aux objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).  Le Gouvernement a réaffirmé sa détermination à promouvoir une exploitation minière responsable, transparente et durable, en faisant des grands projets miniers un levier de croissance, de création de valeur ajoutée et de souveraineté économique pour le Cameroun. Denise Ebelle