Construction de la route Ebolowa–Akom II–Kribi : le calendrier des travaux en cours d’ajustement avant le lancement du chantier

Construction de la route Ebolowa–Akom II–Kribi : le calendrier des travaux en cours d’ajustement avant le lancement du chantier Le lancement effectif des travaux de construction de la route Ebolowa–Akom II–Kribi ainsi que l’examen du chronogramme présenté par l’entreprise ICM Construction Limited ont constitué les principaux points examinés lors de la réunion de Cabinet présidée, ce 25 mai 2026, par le Ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi. Au cours des travaux, le maître d’ouvrage a procédé à une analyse détaillée des différentes étapes préparatoires au démarrage du projet. Dans une logique d’anticipation, l’entreprise avait été sollicitée dès le 12 mai 2026 afin de soumettre une version actualisée du calendrier des opérations préalables à sa mobilisation sur le terrain. Le document transmis le 22 mai fera l’objet d’ajustements visant à optimiser les installations et à privilégier une mise en œuvre rapide des activités sur le chantier. Le Ministre des Travaux publics a également prescrit une mobilisation efficace de l’entreprise sur plusieurs fronts d’intervention répartis tout au long du tracé. Il a notamment recommandé la mise en place de deux ateliers complets entre le point kilométrique zéro et la fin du projet, auxquels devra s’ajouter un atelier mobile positionné au centre de l’itinéraire afin d’accélérer le rythme des travaux. Dans la même dynamique, il a insisté sur la validation diligente des études d’exécution, par sections comprises entre 5 et 10 kilomètres, avec un délai maximal fixé à quatre jours, tout en rappelant l’exigence du maintien permanent de la circulation durant les travaux. Concernant les indemnisations des personnes affectées par le projet, des mesures préparatoires avaient déjà été engagées il y a un an. Toutefois, les ressources nécessaires à leur mise en œuvre restent attendues. Les commissions départementales de la Mvila et de l’Océan devraient entamer dans les prochains jours l’examen des différentes requêtes enregistrées. Dans le département de l’Océan, les opérations d’évaluation des biens impactés sur l’axe Ebemvok–Akom II–Kribi sont déjà achevées. Au terme de cette réunion, le Ministre a également instruit une implication renforcée de la maîtrise d’œuvre publique nationale, notamment de LABOGENIE et ECTA BTP, dans le suivi technique du projet. Projet majeur pour la région du Sud, la route Ebolowa–Akom II–Kribi est fortement attendue par les populations. Sa réalisation devrait améliorer la mobilité des personnes et des marchandises, renforcer les échanges économiques autour du Port en eau profonde de Kribi et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des communautés riveraines.

Téléphones non dédouanés : la Douane serre l’étau, les opérateurs de téléphonie appelés à bloquer les appareils dès le 25 mai

La collaboration entre la Direction Générale des Douanes (DGD) et les opérateurs de téléphonie mobile franchit une nouvelle étape au Cameroun. Réunis le 22 mai 2026 à Yaoundé autour du Directeur général des douanes, Fongod Edwin Nuvaga, les représentants des sociétés de téléphonie mobile ont été invités à accélérer la mise en œuvre du nouveau mécanisme de contrôle des téléphones et autres terminaux numériques importés dans le pays. Au cours de cette audience, le Directeur Général des Douanes a salué l’implication des opérateurs dans le déploiement du dispositif électronique de collecte des droits et taxes de douane sur les téléphones portables, tablettes et autres équipements numériques. Les échanges entre les différentes parties ont notamment permis d’identifier  près de 700 000 téléphones introduits clandestinement sur le territoire national. Selon les informations communiquées, ces appareils ont été connectés au réseau national des télécommunications après le 1er avril 2026 sans que les droits et taxes exigibles n’aient été acquittés. Une période de régularisation avait alors été accordée aux détenteurs concernés, à la suite d’un appel lancé par le Ministre des Finances afin qu’ils se rapprochent des services douaniers compétents. Si une partie des usagers a procédé aux démarches nécessaires, permettant ainsi le maintien de l’accès au réseau, plusieurs autres n’ont pas encore régularisé leur situation. La période de tolérance touche désormais à sa fin. Face à cette situation, la Direction Générale des Douanes a officiellement demandé à MTN, Orange et Camtel de procéder au blocage effectif des terminaux non répertoriés sur la plateforme d’identification matérielle des téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques importés au Cameroun. La mesure prendra effet à compter du lundi 25 mai 2026. D’après les autorités douanières, cette décision s’appuie sur les dispositions prévues par la Loi de Finances 2023 ainsi que sur la Décision conjointe du 25 mars 2026 fixant les modalités spécifiques de collecte des droits et taxes applicables aux terminaux numériques importés. Dans cette nouvelle configuration, les opérateurs de téléphonie mobile devront désormais assurer une double mission : le blocage mais également le déblocage des appareils concernés. Les autorités précisent également que toute connexion au réseau local d’un appareil non dédouané pourrait engager la responsabilité de l’opérateur ayant autorisé son accès. Les services douaniers tiennent toutefois à rassurer certains utilisateurs : cette mesure ne concernera ni les téléphones déjà connectés au réseau national avant le 1er avril 2026, ni les appareils en roaming, encore moins ceux utilisés par les touristes en séjour temporaire au Cameroun. Au-delà du contrôle fiscal, les autorités estiment que cette opération pourrait contribuer à un assainissement du marché des téléphones mobiles, en limitant les circuits parallèles et les activités de contrebande. Les détenteurs de stocks non régularisés sont ainsi invités à se rapprocher des services douaniers compétents afin de mettre leurs appareils en conformité. Par ailleurs, les consommateurs sont appelés à plus de vigilance avant tout achat. Ils peuvent vérifier gratuitement le statut douanier d’un téléphone via la plateforme : mpie.camcis.cm⁠ Une nouvelle phase s’ouvre donc dans la coopération entre la Douane camerounaise et les opérateurs de téléphonie mobile, avec un mot d’ordre désormais clair : seuls les appareils en règle auront accès au réseau national.

Téléphones non dédouanés : la Douane serre l’étau, les opérateurs de téléphonie appelés à bloquer les appareils dès le 25 mai

Téléphones non dédouanés : la Douane serre l’étau, les opérateurs de téléphonie appelés à bloquer les appareils dès le 25 mai La collaboration entre la Direction Générale des Douanes (DGD) et les opérateurs de téléphonie mobile franchit une nouvelle étape au Cameroun. Réunis le 22 mai 2026 à Yaoundé autour du Directeur Général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, les représentants des sociétés de téléphonie mobile ont été invités à accélérer la mise en œuvre du nouveau mécanisme de contrôle des téléphones et autres terminaux numériques importés dans le pays. Au cours de cette audience, le Directeur Général des Douanes a salué l’implication des opérateurs dans le déploiement du dispositif électronique de collecte des droits et taxes de douane sur les téléphones portables, tablettes et autres équipements numériques. Les échanges entre les différentes parties ont notamment permis d’identifier *près de 700 000 téléphones introduits clandestinement sur le territoire national.* Selon les informations communiquées, ces appareils ont été connectés au réseau national des télécommunications après le 1er avril 2026 sans que les droits et taxes exigibles n’aient été acquittés. Une période de régularisation avait alors été accordée aux détenteurs concernés, à la suite d’un appel lancé par le Ministre des Finances afin qu’ils se rapprochent des services douaniers compétents. Si une partie des usagers a procédé aux démarches nécessaires, permettant ainsi le maintien de l’accès au réseau, plusieurs autres n’ont pas encore régularisé leur situation. La période de tolérance touche désormais à sa fin. Face à cette situation, la Direction Générale des Douanes a officiellement demandé à MTN, Orange et Camtel de procéder  au blocage effectif des terminaux non répertoriés sur la plateforme d’identification matérielle des téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques importés au Cameroun. La mesure prendra effet à compter du lundi 25 mai 2026. D’après les autorités douanières, cette décision s’appuie sur les dispositions prévues par la Loi de Finances 2023 ainsi que sur la Décision conjointe du 25 mars 2026 fixant les modalités spécifiques de collecte des droits et taxes applicables aux terminaux numériques importés. Dans cette nouvelle configuration, les opérateurs de téléphonie mobile devront désormais assurer une double mission : le blocage mais également le déblocage des appareils concernés. Les autorités précisent également que toute connexion au réseau local d’un appareil non dédouané pourrait engager la responsabilité de l’opérateur ayant autorisé son accès. Les services douaniers tiennent toutefois à rassurer certains utilisateurs : cette mesure ne concernera ni les téléphones déjà connectés au réseau national avant le 1er avril 2026, ni les appareils en roaming, encore moins ceux utilisés par les touristes en séjour temporaire au Cameroun. Au-delà du contrôle fiscal, les autorités estiment que cette opération pourrait contribuer à un assainissement du marché des téléphones mobiles, en limitant les circuits parallèles et les activités de contrebande. Les détenteurs de stocks non régularisés sont ainsi invités à se rapprocher des services douaniers compétents afin de mettre leurs appareils en conformité. Par ailleurs, les consommateurs sont appelés à plus de vigilance avant tout achat. Ils peuvent vérifier gratuitement le statut douanier d’un téléphone via la plateforme : mpie.camcis.cm⁠ Une nouvelle phase s’ouvre donc dans la coopération entre la Douane camerounaise et les opérateurs de téléphonie mobile, avec un mot d’ordre désormais clair : seuls les appareils en règle auront accès au réseau national.

Maladie à virus Ebola : la prévention demeure l’arme la plus efficace contre la propagation

Maladie à virus Ebola : la prévention demeure l’arme la plus efficace contre la propagation Face aux risques de flambées épidémiques, la prévention et la mobilisation communautaire restent les principaux remparts contre la maladie à virus Ebola (MVE). C’est l’un des principaux messages délivrés ce samedi par le Dr Abdoulaye Bousso, responsable du Centre des opérations d’urgence à l’OMS Afrique, au cours d’une discussion en direct organisée sur la page Facebook de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon l’expert, la lutte contre Ebola ne repose pas uniquement sur la prise en charge des malades, mais aussi sur un ensemble d’actions coordonnées visant à interrompre rapidement la chaîne de transmission. Parmi les mesures essentielles figurent la surveillance épidémiologique, l’identification et le suivi des personnes ayant été en contact avec les malades, les soins cliniques, les analyses en laboratoire, les pratiques d’inhumation sécurisées ainsi que la sensibilisation des populations. La maladie à virus Ebola est une infection virale grave qui peut évoluer rapidement et provoquer d’importantes complications lorsqu’elle n’est pas détectée et traitée à temps. Elle appartient à la famille des Orthoebolavirus et touche aussi bien les êtres humains que certaines espèces animales. La transmission initiale à l’être humain se produit généralement à travers un contact avec des animaux sauvages infectés, notamment certaines espèces de chauves-souris frugivores, de singes ou d’autres primates. La consommation de viande contaminée insuffisamment cuite peut également constituer un facteur de risque. La transmission entre humains se produit principalement lors d’un contact direct avec le sang, les sécrétions ou d’autres liquides biologiques d’une personne infectée. Les objets souillés, notamment les vêtements, le linge de lit ou le matériel médical contaminé, peuvent également contribuer à la propagation du virus. Pour limiter les risques, les autorités sanitaires recommandent d’éviter les contacts physiques rapprochés avec les personnes malades, de respecter les règles d’hygiène des mains, d’adopter les mesures de protection adaptées dans les structures de santé et de signaler rapidement tout cas suspect. L’OMS insiste également sur le rôle déterminant des communautés dans la riposte. Une population correctement informée est davantage en mesure d’adopter des comportements préventifs et de participer activement à la maîtrise des flambées épidémiques. L’organisation internationale accompagne par ailleurs les pays dans leurs efforts de prévention en assurant la surveillance des maladies, l’élaboration des plans de préparation et le déploiement d’équipes d’intervention lorsque des cas sont détectés. Son action couvre aussi la recherche des contacts, la vaccination, les analyses de laboratoire, l’appui logistique, la prise en charge médicale ainsi que la formation des personnels de santé. Pour les experts, une détection précoce, une réponse rapide et une implication active des populations restent les clés pour freiner la propagation du virus Ebola et réduire ses conséquences sur la santé publique.

ÉDUCATION : La précarité menstruelle, un défi majeur pour l’éducation des jeunes filles au Cameroun

ÉDUCATION : La précarité menstruelle, un défi majeur pour l’éducation des jeunes filles au Cameroun Derrière les murs des salles de classe, des milliers de jeunes filles camerounaises vivent chaque mois une réalité souvent ignorée : celle de la précarité menstruelle. Bien plus qu’un simple problème d’hygiène, cette situation constitue aujourd’hui un véritable frein à l’éducation, à la santé mentale et à l’épanouissement des adolescentes. C’est dans ce contexte que s’est tenu, le 19 mai dernier, un café média en ligne organisé par l’Association CHERREL, une organisation à but non lucratif engagée dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la santé reproductive au Cameroun. La rencontre portait sur le thème : « La précarité menstruelle, défi majeur pour l’éducation de la jeune fille ». La conférence a été animée par le Dr Afounde Jeannette, conseillère technique régionale en santé de la reproduction à plan-international. Un combat silencieux dans les écoles Pour de nombreuses adolescentes, les périodes menstruelles riment avec peur, anxiété et humiliation. La crainte des fuites sur l’uniforme, les moqueries des camarades ou encore l’absence d’installations sanitaires adaptées poussent certaines jeunes filles à manquer les cours plusieurs jours par mois. Dans plusieurs établissements scolaires, notamment en zones rurales et périurbaines, l’accès à l’eau potable, au savon et à des toilettes sécurisées reste insuffisant. Les élèves doivent parfois partager des latrines insalubres, sans intimité ni conditions minimales d’hygiène. Selon le Dr Afounde Jeannette, la gestion menstruelle ne se limite pas à la distribution de serviettes hygiéniques. Elle implique également un environnement scolaire sûr, un accès à l’information et un accompagnement sans stigmatisation. Des conséquences lourdes sur la scolarité La précarité menstruelle a des répercussions directes sur le parcours éducatif des jeunes filles : absentéisme répété ; baisse de concentration en classe ; perte de confiance en soi ; isolement social ; risque accru de décrochage scolaire. À cela s’ajoute la banalisation des douleurs menstruelles. Trop souvent, les souffrances exprimées par les adolescentes sont minimisées, alors qu’elles peuvent parfois révéler des pathologies plus graves comme l’endométriose. « Certaines adolescentes apprennent à disparaître socialement quelques jours par mois avant même d’avoir appris à croire pleinement en elles-mêmes », a souligné la conférencière. Une vulnérabilité encore plus forte chez certaines filles Les inégalités sont davantage accentuées chez les jeunes filles vivant en situation de handicap, dans des zones en conflit ou issues de familles en grande précarité économique. Le coût des protections hygiéniques, aggravé par la hausse des prix, devient pour plusieurs ménages une charge difficile à supporter. Briser le tabou et agir Face à cette réalité, les participants au café média ont insisté sur l’urgence de briser le silence autour des menstruations. Plusieurs pistes d’action ont été évoquées : améliorer les infrastructures sanitaires dans les écoles ; garantir l’accès à l’eau et au savon ; sensibiliser aussi bien les filles que les garçons ; former les enseignants et les parents à mieux accompagner les adolescentes ; ouvrir le débat sur l’accessibilité financière des protections hygiéniques. Au Cameroun, le manque de données statistiques sur la précarité menstruelle constitue encore un obstacle à une prise en charge efficace du problème. Pourtant, les acteurs de la société civile et les organisations engagées estiment qu’il s’agit désormais d’un enjeu majeur de santé publique et d’égalité des chances. Permettre aux jeunes filles de vivre leurs menstruations dans la dignité ne relève pas du luxe, mais d’un droit fondamental. Car tant que les règles resteront synonymes de peur ou de honte à l’école, l’égalité des chances demeurera incomplète.

Douanes camerounaises : technologies, sécurité et protection économique à l’honneur aux Journées portes ouvertes

Douanes camerounaises : technologies, sécurité et protection économique à l’honneur aux Journées portes ouvertes À la veille de la célébration de la 54ᵉ édition de la Fête nationale de l’Unité, le stand du ministère des Finances animé par les Douanes camerounaises à la Base aérienne 101 de Yaoundé a attiré une forte affluence ce 19 mai. Entre démonstrations technologiques, présentation des saisies et échanges avec les visiteurs, l’administration douanière a profité de cette occasion pour présenter ses missions et exposer les outils modernes qui renforcent aujourd’hui son action. Parmi les visiteurs de marque, le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, accompagné d’une importante suite, a effectué une visite remarquée au sein du stand. Pendant plus de quinze minutes, le membre du gouvernement a pris le temps de parcourir les différents espaces et de découvrir les innovations mises en œuvre par les Douanes camerounaises. Le ministre s’est montré particulièrement attentif aux explications portant sur les dispositifs technologiques et les mécanismes modernes utilisés pour renforcer le contrôle des marchandises, sécuriser les frontières économiques et lutter contre les nouvelles formes de criminalité transfrontalière. Au-delà de son rôle souvent associé à la lutte contre les trafics illicites, l’administration douanière assure plusieurs missions essentielles au fonctionnement de l’État. Elle participe à la mobilisation des recettes publiques à travers la collecte des droits et taxes, contribue à la protection de l’économie nationale contre la fraude et la concurrence déloyale, veille à la sécurisation des échanges commerciaux, protège les consommateurs contre les produits dangereux ou contrefaits et participe à la surveillance des frontières économiques du pays. Elle joue également un rôle d’accompagnement des opérateurs économiques en facilitant les échanges commerciaux à travers des procédures modernisées et plus rapides. Anong Aroga, CTD des Douanes « Cette année, nous exposons les outils modernes que nous utilisons chaque jour dans notre travail. Nous présentons nos outils numériques ainsi que nos innovations récentes. Parmi elles figure le mécanisme de dédouanement des téléphones et autres équipements numériques. Nous expliquons aux visiteurs comment ce mécanisme participe à la protection des consommateurs, à la lutte contre la vie chère et à la sécurisation des usages. » L’autre innovation présentée est un système technologique moderne de ciblage et de contrôle des marchandises transportées dans les conteneurs au niveau des ports. « Cet outil permet le contrôle, l’analyse et le suivi des marchandises. Il contribue à renforcer notre capacité de lutte contre plusieurs formes de criminalité, notamment la contrebande, la fraude et les trafics illicites », explique-t-il. Cette démonstration a également permis de mettre en lumière le processus de modernisation engagé depuis plusieurs années par la Douane camerounaise. Avec l’intégration croissante des technologies numériques, la dématérialisation des procédures, les systèmes intelligents de contrôle et le renforcement des capacités techniques, l’institution entend gagner en efficacité tout en facilitant les opérations pour les usagers. Parmi les espaces les plus visités figure celui consacré aux produits saisis Andjeh Raissa, contrôleur adjoint des Douanes « Beaucoup de personnes se demandent ce que fait concrètement la douane au quotidien. Nous avons plusieurs missions : des missions économiques, des missions de surveillance ainsi que des missions d’assistance. Nous présentons ici les différentes saisies réalisées. Il peut s’agir de produits contrefaits ou encore de marchandises qui n’ont pas fait l’objet du paiement des droits et taxes de dédouanement. » Médicaments, produits cosmétiques, drogues, vêtements, cigarettes et plusieurs autres produits retirés des circuits illicites ont ainsi été exposés au public. Le stand a aussi suscité des vocations auprès des jeunes visiteurs venus s’informer sur les métiers de la douane. « Nous recevons beaucoup de jeunes qui souhaitent savoir comment devenir contrôleur des douanes, quelles études suivre ou comment se préparer aux concours. Certains arrivent avec une idée précise de leur avenir, tandis que d’autres repartent inspirés par les métiers qu’ils découvrent ici », confie un responsable. Simo Gladir, élève en classe de Terminale « J’ai été particulièrement intéressée par les saisies des marchandises que je viens de voir. Le nouveau mécanisme de dédouanement des téléphones m’intéresse aussi beaucoup. J’ai des frères et des oncles en Europe qui ont l’habitude de m’envoyer des téléphones portables. J’aimerais désormais savoir à quoi m’en tenir. » Comme elle, de nombreux visiteurs, jeunes et moins jeunes, ont cherché à mieux comprendre le travail quotidien de la Douane camerounaise. Une institution qui, aujourd’hui, ne se limite plus à la perception des droits et taxes, mais se positionne aussi comme un acteur majeur de la protection économique, de la sécurité nationale et de la modernisation des services publics.

Ebola : l’OMS déclare une urgence sanitaire internationale face à la flambée en RDC et en Ouganda

Ebola : l’OMS déclare une urgence sanitaire internationale face à la flambée en RDC et en Ouganda À l’occasion d’une conférence de presse hybride consacrée aux conclusions de la réunion du Comité d’urgence du Règlement sanitaire international (2005) sur l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé la déclaration d’une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) face à la progression de la maladie à virus Ebola causée par la souche Bundibugyo. Lors de cette rencontre tenue ce mercredi 20 mai 2026, le chef de l’OMS a expliqué que cette décision exceptionnelle avait été prise conformément au Règlement sanitaire international, après consultation des autorités sanitaires de la République démocratique du Congo et de l’Ouganda, en raison de l’urgence de la situation. Toutefois, Tedros Adhanom Ghebreyesus a précisé que la situation ne répondait pas aux critères d’une pandémie, désormais considérée comme le niveau d’alerte le plus élevé dans le cadre du RSI révisé. Réuni en urgence lundi, le Comité d’urgence de l’OMS a confirmé que l’épidémie constituait bien une USPPI, sans atteindre le stade pandémique. Plus de 50 cas confirmés en RDC Selon les données communiquées par l’OMS, 51 cas confirmés ont été recensés en RDC dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, notamment dans les villes de Bunia et Goma. L’organisation estime cependant que l’ampleur réelle de l’épidémie est probablement bien supérieure. L’Ouganda a pour sa part signalé deux cas confirmés dans la capitale, Kampala, dont un décès. Les deux personnes infectées avaient récemment voyagé depuis la RDC. Par ailleurs, un ressortissant américain travaillant en RDC a été testé positif au virus avant d’être transféré en Allemagne pour une prise en charge médicale. Une situation jugée préoccupante L’OMS considère le risque épidémique comme élevé aux niveaux national et régional, mais faible à l’échelle mondiale. Plusieurs éléments alimentent les inquiétudes des autorités sanitaires internationales. Outre les cas confirmés, près de 600 cas suspects et 139 décès suspects ont été signalés. L’organisation craint une augmentation continue des chiffres, le virus ayant circulé durant plusieurs semaines avant d’être détecté. L’épidémie touche également plusieurs zones urbaines, augmentant le risque de transmission rapide. Des infections parmi le personnel soignant ont aussi été enregistrées, signe d’une propagation dans les structures de santé. La situation sécuritaire dans la province de l’Ituri constitue un autre facteur de risque majeur. Les violences armées se sont intensifiées depuis la fin de l’année 2025, provoquant le déplacement de plus de 100 000 personnes au cours des deux derniers mois. La région, riche en ressources minières, connaît d’importants mouvements de population susceptibles de favoriser la propagation du virus. Aucun vaccin homologué contre la souche Bundibugyo L’épidémie actuelle est provoquée par le virus Bundibugyo, une souche du virus Ebola pour laquelle aucun vaccin ni traitement homologué n’existe à ce jour. Face à cette menace, l’OMS a déjà déployé des équipes sur le terrain afin d’appuyer les autorités sanitaires nationales. Du personnel médical, des équipements, des fournitures et des financements d’urgence ont été mobilisés. Tedros Adhanom Ghebreyesus a annoncé un financement additionnel de 3,4 millions de dollars issus du Fonds de réserve pour les situations d’urgence de l’OMS, portant le total de l’aide immédiate à 3,9 millions de dollars. Le Directeur général de l’OMS a salué la coopération des autorités congolaises, de l’Institut national de recherche biomédicale et de l’Institut national de santé publique. Il a également remercié le gouvernement ougandais pour avoir reporté les commémorations de la Journée des martyrs, un événement religieux qui attire habituellement jusqu’à deux millions de participants. Enfin, le chef de l’OMS a donné la parole à la professeure Lucille Blumberg, présidente du Comité d’urgence et spécialiste sud-africaine des maladies infectieuses, chargée de présenter les recommandations temporaires destinées à contenir l’épidémie.

87e session de la CADHP : la CDHC tire la sonnette d’alarme sur la montée des violences au Cameroun

87e session de la CADHP : la CDHC tire la sonnette d’alarme sur la montée des violences au Cameroun Réunie à Banjul, en Gambie, dans le cadre de la 87e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), la Commission des Droits de l’homme du Cameroun (CDHC) a dressé un bilan contrasté de la situation des droits humains dans le pays. Si l’institution présidée par le Pr James Mouangue Kobila salue les avancées enregistrées dans les domaines sécuritaire, judiciaire et technologique, elle alerte néanmoins sur la recrudescence des violences faites aux femmes et aux enfants, ainsi que sur la persistance de l’insécurité dans les régions affectées par les conflits armés. Au registre des avancées, la CDHC a notamment salué les efforts de coopération internationale engagés dans la lutte contre les groupes terroristes et séparatistes armés opérant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. L’institution a évoqué l’arrestation récente, aux États-Unis, de deux individus soupçonnés de soutenir financièrement et logistiquement des groupes armés actifs dans ces zones en crise. La Commission a également mis en avant le renforcement des capacités techniques de l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC). Grâce à l’acquisition de nouveaux équipements technologiques, l’agence devrait intensifier la lutte contre les discours haineux, le cyberharcèlement et les atteintes à la vie privée observées sur les plateformes numériques. Sur le terrain judiciaire, la CDHC a relevé plusieurs initiatives visant à combattre l’impunité, particulièrement dans les affaires impliquant des enfants. L’institution a cité le procès relatif à l’assassinat du jeune Nathanaël Mathys Ouandji Beao, tué en mai 2025 à Yaoundé. Le principal accusé a été condamné à la peine capitale ainsi qu’au versement de dommages et intérêts importants à la famille de la victime. Toutefois, la Commission a rappelé que la peine de mort, bien qu’encore prévue par la législation camerounaise, n’est plus appliquée depuis près de trois décennies. Concernant les violences basées sur le genre, la CDHC a salué les consultations organisées à Ebolowa et Yaoundé dans le cadre de l’élaboration d’un avant-projet de loi spécifique contre les VBG. Ces travaux visent à renforcer l’arsenal juridique destiné à protéger les femmes et les jeunes filles contre les violences physiques, psychologiques et économiques. Malgré ces évolutions jugées encourageantes, la Commission des Droits de l’homme du Cameroun s’est dite profondément préoccupée par la recrudescence des violences contre les personnes vulnérables, notamment les enfants et les femmes. Selon les chiffres présentés à Banjul, au moins 37 enfants ont été assassinés au Cameroun au cours de l’année 2025. À cela s’ajoutent déjà six cas d’infanticide recensés depuis le début de l’année 2026. La CDHC dénonce également la multiplication des violences sexuelles commises sur des mineurs, appelant à des mesures plus fermes pour protéger les enfants. Le constat est tout aussi alarmant concernant les violences faites aux femmes. D’après les données relayées par le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, 76 féminicides ont été enregistrés en 2025. Entre janvier et avril 2026, près de 30 femmes auraient déjà perdu la vie dans des contextes de violences conjugales ou domestiques. Sur le plan sécuritaire, la CDHC demeure préoccupée par les violences persistantes dans les régions en crise. L’institution a notamment évoqué l’assassinat de plusieurs éleveurs mbororo dans le Nord-Ouest, un drame qui illustre la gravité des tensions communautaires et des représailles attribuées à des groupes séparatistes armés. Face à cette situation, la Commission formule plusieurs recommandations aux autorités camerounaises. Elle plaide notamment pour un renforcement de la sécurité autour des établissements scolaires, une application rigoureuse des sanctions contre les auteurs de violences, l’accélération du processus d’adoption de la loi sur les violences basées sur le genre ainsi qu’une approche plus inclusive dans la gestion des crises sécuritaires. Alors que la CADHP célèbre le 45e anniversaire de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, la CDHC a enfin lancé un appel solennel aux États africains et à leurs partenaires internationaux afin qu’ils ne manquent pas, selon ses termes, “le rendez-vous avec l’histoire” dans la défense et la promotion des droits fondamentaux sur le continent.

Yaoundé : MA COTA clôture ses deux premières cohortes et célèbre une nouvelle génération de jeunes filles leaders

Près de 80 jeunes filles ont célébré, le 13 mai 2026 à Yaoundé, la fin de leur parcours au sein du programme de mentorat MA COTA. Une cérémonie riche en émotions, présidée par la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoa, en présence des autorités gouvernementales et des partenaires, notamment l’UNICEF. L’émotion était palpable ce mardi 13 mai à Yaoundé à l’occasion de la cérémonie de clôture des première et deuxième cohortes du programme de mentorat MA COTA. Réunies aux côtés de leurs mentores, de représentants du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), du Ministère des Affaires Sociales (MINAS) ainsi que de l’UNICEF, près de 80 jeunes filles ont célébré l’aboutissement de plusieurs mois d’apprentissage, d’accompagnement et de transformation personnelle. Présidant la cérémonie, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoa, a salué l’engagement des jeunes filles et l’impact du programme sur leur autonomisation et leur épanouissement personnel. La cérémonie, ponctuée de prestations artistiques, notamment des slams, de témoignages inspirants et d’une remise de certificats aux mentores, a permis de mettre en lumière les progrès réalisés par les participantes au cours du programme. « Grâce à Ma Cota, je suis devenue la scénariste et la réalisatrice de ma propre vie », a confié Andrea, l’une des mentorées, illustrant l’impact du mentorat sur la confiance et l’ambition des jeunes filles bénéficiaires. Prenant la parole au cours de la cérémonie, la Ministre des Affaires Sociales, Pauline Irène Nguene, a salué l’engagement et la détermination des mentorées. « Durant ces moments de partage, d’apprentissage et de réflexion, vous avez accepté de sortir de vos habitudes, de croire davantage en vous-mêmes et de construire un espace de confiance, d’écoute et d’accompagnement », a-t-elle déclaré. Pour la membre du gouvernement, le programme MA COTA représente bien plus qu’un simple cadre de formation. « Cet espace n’était pas seulement un lieu d’apprentissage. Il était un cadre où chacune pouvait s’exprimer librement, découvrir ses capacités et reconnaître la valeur de son potentiel », a-t-elle ajouté, avant de féliciter les jeunes filles pour leur discipline et leur ouverture d’esprit. La ministre a également insisté sur le rôle essentiel du mentorat dans l’autonomisation des adolescentes et jeunes femmes. « Vous avez démontré que la jeunesse n’est pas seulement porteuse d’espoir, mais qu’elle constitue une véritable force de transformation sociale lorsqu’elle est guidée et responsabilisée », a-t-elle affirmé. Dans une autre séquence de son allocution, Pauline Irène Nguene a relevé les changements observés chez les participantes au fil des mois : davantage de confiance en soi, une meilleure capacité à prendre la parole, mais aussi la concrétisation de plusieurs initiatives portées par les jeunes filles elles-mêmes. « Nous avons vu des peurs laisser place à l’audace, l’hésitation se transformer en initiative et les rêves devenir plus clairs et plus accessibles », a-t-elle souligné. Lancée avec l’appui de l’UNICEF, l’initiative MA COTA vise à renforcer la confiance des adolescentes et jeunes femmes à travers un accompagnement de proximité assuré par des mentores. Le programme favorise les échanges intergénérationnels, le leadership féminin, le développement personnel ainsi que la participation des filles à la vie sociale et communautaire. Selon les organisateurs, plusieurs participantes ont déjà lancé des projets concrets dans leurs communautés, preuve de l’impact réel du programme sur leur autonomie et leur capacité d’initiative. La cérémonie s’est achevée dans une ambiance festive et chaleureuse, marquée par des applaudissements nourris. Avant la clôture officielle, la ministre Pauline Irène Nguene a invité l’assistance à offrir une standing ovation à l’UNICEF, partenaire clé du projet, pour son engagement en faveur de l’autonomisation des jeunes filles au Cameroun. La clôture de ces deux premières cohortes ne marque cependant pas la fin de l’aventure. Les promoteurs de MA COTA entendent poursuivre et étendre cette initiative afin d’accompagner davantage de jeunes filles camerounaises vers la réalisation de leurs ambitions. Denise Ebelle

MINSEP 2026: quand le sport devient un chantier national

La conférence annuelle du ministère des Sports et de l’Éducation Physique n’a pas ressemblé à une simple réunion administrative. Pendant deux jours(11et 12 mai 2026), responsables sportifs, cadres du ministère, représentants des fédérations et partenaires institutionnels ont tenté de répondre à une question essentielle : comment faire du sport un véritable moteur de transformation sociale et économique au Cameroun ? Autour du thème « Activités physiques et sportives : levier de cohésion sociale, socle du Septennat des Grandes Espérances », les échanges ont révélé une volonté claire : sortir le sport camerounais des discours pour l’inscrire dans une dynamique concrète de modernisation. Au cœur des discussions, un constat partagé : le sport ne peut plus être réduit aux seules performances des Lions Indomptables ou aux compétitions internationales. Pour le MINSEP, il doit désormais toucher toutes les couches de la société. D’où l’une des principales recommandations issues des travaux : promouvoir le “sport pour tous”. Le ministère veut encourager une pratique sportive plus accessible dans les écoles, les universités, les quartiers et les collectivités territoriales. L’idée est simple : utiliser l’activité physique comme un instrument d’éducation, de santé publique et même de prévention de la délinquance juvénile. Dans plusieurs ateliers, les participants ont insisté sur la nécessité de replacer l’éducation physique au centre de la formation des jeunes. Mais la conférence a aussi abordé un sujet souvent sensible : la gouvernance des fédérations sportives. Plusieurs intervenants ont dénoncé les insuffisances dans la gestion administrative et financière de certaines structures. Les recommandations formulées appellent ainsi à davantage de transparence, à un meilleur suivi des financements publics et à une culture de résultats plus rigoureuse. Autre dossier majeur : les infrastructures sportives. Après les importants investissements réalisés ces dernières années, notamment avec la CAN, la question de l’entretien et de l’exploitation des équipements devient centrale. Le MINSEP souhaite désormais développer des modèles de gestion plus efficaces afin d’éviter que certains complexes sportifs ne deviennent des “éléphants blancs”. Les collectivités locales pourraient d’ailleurs jouer un rôle plus important dans cette nouvelle stratégie. La conférence a également mis l’accent sur la modernisation numérique du secteur sportif. Le ministère veut accélérer la digitalisation des procédures administratives, du suivi des athlètes et de la gestion des compétitions. Une réforme présentée comme indispensable pour améliorer l’efficacité et renforcer la transparence. Enfin, les travaux ont rappelé que le sport doit être aligné sur les objectifs de la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30). Derrière cette orientation, une ambition plus large : faire du sport un outil de cohésion sociale, mais aussi un secteur capable de générer des emplois, des investissements et de l’attractivité pour le Cameroun. À travers cette conférence annuelle 2026, le MINSEP semble vouloir ouvrir une nouvelle étape : celle d’un sport pensé non plus uniquement comme spectacle, mais comme un véritable projet de société.