Fête du Travail : le Directeur général de la CRTV appelle à l’excellence et à la responsabilité collective

Fête du Travail : le Directeur général de la CRTV appelle à l’excellence et à la responsabilité collective À l’occasion de la célébration de la Fête internationale du Travail, le 1er mai 2026, les personnels de la CRTV se sont réunis dans les locaux de l’entreprise à Yaoundé. Moment à la fois solennel et introspectif, cette journée a été marquée par le discours du Directeur général, centré sur les défis actuels de l’audiovisuel public et la nécessité de renforcer la cohésion interne. Dès l’entame de son propos, le DG a tenu à exprimer son attachement aux équipes, évoquant un contexte récent « mouvementé » au cours duquel il a trouvé du réconfort auprès de ses collaborateurs. Dans une atmosphère empreinte d’émotion, il a ensuite invité l’assistance à observer une minute de silence en mémoire des personnels disparus au cours des douze derniers mois, rendant hommage à plusieurs figures de la maison. Au-delà de ce moment de recueillement, le discours s’est rapidement orienté vers une réflexion profonde sur l’avenir de la CRTV. Dans un environnement médiatique en pleine mutation, marqué par la montée en puissance des réseaux sociaux et l’obsolescence progressive de certains équipements techniques, le Directeur général a exhorté ses équipes à faire preuve de lucidité. « Comment performer sans pleurer sur un plateau technique en fin de potentiel ? », a-t-il interrogé, appelant à un débat franc sur les faiblesses de l’entreprise. Le thème de cette édition 2026, « Dialogue social et travail décent », a occupé une place centrale dans son intervention. Le DG a insisté sur l’importance d’un climat social apaisé, fondé sur l’écoute, la concertation et la transparence. Pour lui, le dialogue social ne se limite pas à un outil de gestion, mais constitue le socle même de la paix au sein de l’entreprise. Dans un contexte qu’il qualifie « d’ère de la post-vérité », le patron de la CRTV a également interpellé les professionnels des médias sur leur responsabilité. Revenant sur l’incident du signal survenu le 15 avril 2026, il a regretté le manque de rigueur dans le traitement de l’information, appelant à un journalisme plus exigeant, fondé sur la vérification des faits. « Le service public doit faire barrage à la dérive », a-t-il martelé. Malgré ces défis, le Directeur général n’a pas manqué de saluer les performances des équipes, notamment lors de la couverture d’événements majeurs tels que l’élection présidentielle, le voyage apostolique du Pape Léon XIV ou encore des rencontres internationales. Il a félicité les agents pour leur professionnalisme, leur capacité d’adaptation et leur sens du collectif. Un hommage appuyé a également été rendu aux personnels admis à la retraite, présentés comme des modèles de dévouement et de sacrifice. Le Directeur général a salué des figures emblématiques qui ont marqué l’histoire de la CRTV, parmi lesquelles Ibrahim Cherif, Adèle Mbala, Augustin Charles Mbia, Marie Françoise Ewolo ou encore Léonard Chatelain. Ont également été cités des visages bien connus du petit écran tels que Séverin Alega Mbele, Dora Shey, Julienne Avomo Mvogo, Emilienne Clarisse Tang et Thérèse Yolande Edima. Le DG a également évoqué d’autres professionnels aux parcours remarquables, à l’instar de Carole Ebodé, Florence Mboudou, Elise Lessako ou encore Julie Angwere. Tous ont été chaleureusement applaudis pour leur contribution exceptionnelle au rayonnement de la CRTV et au service public de l’information. Se projetant vers l’avenir, le Directeur général a insisté sur la nécessité de moderniser l’outil de production, de renforcer les compétences internes et de réussir la transition numérique de l’entreprise. Il a également appelé à une mobilisation générale en prélude à la célébration de la Fête nationale du 20 mai, soulignant l’exigence de rigueur et de professionnalisme que requiert un tel rendez-vous. Ce discours du 1er mai aura été un appel à l’unité, à la responsabilité et à l’excellence. Dans un paysage médiatique en mutation, la CRTV entend ainsi réaffirmer son rôle de service public, au cœur de la vie nationale et au service des citoyens camerounais.

Travail au Cameroun : la CDHC alerte sur le non-respect du SMIG dans plusieurs entreprises

Travail au Cameroun : la CDHC alerte sur le non-respect du SMIG dans plusieurs entreprises À l’occasion de la célébration de la Fête internationale du Travail, la Commission des droits de l’homme du Cameroun a exprimé ses inquiétudes concernant les conditions de travail et la protection des droits des employés au Cameroun. Dans une déclaration rendue publique, l’institution pointe notamment le non-respect du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) par certains employeurs du secteur privé. Actuellement, le SMIG est fixé à 60 000 FCFA pour le secteur privé non agricole, à 45 000 FCFA dans le secteur agricole et à 43 969 FCFA pour les agents publics des catégories inférieures. Malgré l’entrée en vigueur du décret n°2023/00338/PM du 21 mars 2023 fixant le salaire minimum à 60 000 FCFA dans le secteur non agricole, la Commission affirme que plusieurs entreprises continuent de ne pas appliquer cette mesure. Pour la CDHC, cette situation accentue la précarité des travailleurs et compromet plusieurs droits essentiels. L’institution estime que le non-respect du SMIG affecte directement le droit à un niveau de vie convenable, l’accès aux soins de santé, la sécurité sociale ainsi que l’éducation des enfants des travailleurs. La Commission considère également que les atteintes au droit à une rémunération suffisante et régulière peuvent avoir des conséquences sur la stabilité sociale. Elle appelle ainsi les employeurs à prendre en considération les effets de l’inflation et de l’érosion du pouvoir d’achat sur les conditions de vie des populations. Selon elle, le dialogue social demeure un mécanisme indispensable pour prévenir les tensions et préserver l’équilibre au sein des entreprises. Dans le même temps, l’institution dénonce certaines pratiques de corruption observées dans le monde du travail. Elle cite notamment les prélèvements illégaux sur les salaires, le monnayage des recrutements ou encore la falsification des registres de sécurité sociale, des actes qui portent atteinte aux droits des employés. Face à ces constats, la Commission recommande au Ministère du Travail et de la Sécurité sociale du Cameroun ainsi qu’aux syndicats de travailleurs de renforcer le contrôle des contrats temporaires et du recours à l’externalisation de la main-d’œuvre. Elle encourage également la transformation progressive des emplois précaires en contrats à durée indéterminée. Pour sa part, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, a évoqué une éventuelle revalorisation du SMIG dans un « délai raisonnable » afin d’améliorer les conditions de vie des travailleurs. Toutefois, aucune date précise n’a encore été annoncée pour la mise en application de cette mesure, alors que de nombreux salariés peinent à faire face à la hausse du coût de la vie.

Dialogue social et droits des agents publics : la Douane camerounaise en vitrine à Yaoundé

À quelques heures de la célébration de la 140ᵉ édition de la Fête du Travail, l’esplanade de la Direction Générale des Douanes a vibré au rythme d’une conférence aussi dense que captivante, consacrée au thème : « Agents publics: Quels recours face aux litiges professionnels ?». Sous un soleil de mi-journée, agents, cadres administratifs et experts en droit du travail ont pris d’assaut les lieux, ce 30 avril 2026, transformant l’esplanade en un véritable forum d’échanges. La forte mobilisation témoignait de l’intérêt particulier que suscite la question des droits et recours dans la fonction publique. Présidée par Jean Claude Ekoube, en présence du Directeur général des Douanes et de plusieurs panelistes, la rencontre s’inscrivait dans une dynamique de renforcement du dialogue social au sein de l’administration douanière. Très vite, les discussions ont pris une tournure interactive, avec un public attentif et particulièrement engagé. Prenant la parole, M. Tounde Eugène, cadre à la Direction Générale des Douanes, a structuré son intervention autour des mécanismes concrets dont disposent les agents publics pour faire face aux litiges professionnels. « L’agent public n’est pas démuni face à une situation qu’il estime injuste », a-t-il expliqué d’entrée de jeu, avant de détailler les trois principales voies de recours. Il a ainsi évoqué le recours gracieux préalable, première étape qui consiste pour l’agent à saisir sa hiérarchie par voie de requête afin d’exprimer son désaccord. « C’est une démarche qui privilégie le dialogue interne et laisse la possibilité à l’administration de corriger une éventuelle incompréhension », a-t-il précisé, insistant sur le respect des délais de réponse. Lorsque cette première tentative n’aboutit pas, l’agent peut saisir la Commission administrative paritaire. « Cette instance joue un rôle essentiel, car elle permet un examen plus structuré et souvent plus équilibré des situations », a-t-il ajouté. Enfin, en dernier recours, le contentieux administratif s’impose comme l’ultime voie. « À ce niveau, c’est le juge qui intervient pour dire le droit. C’est une garantie forte pour l’agent public », a-t-il souligné. Mais au-delà de ces considérations juridiques, c’est surtout la question du climat social au sein de la Douane qui a retenu l’attention. Interpellé sur la qualité du dialogue social dans cette administration, M. Tounde Eugène n’a pas éludé la question : « Je pense, sans vouloir flatter qui que ce soit, que le simple fait que cette conférence se tienne est déjà une preuve éloquente. Une hiérarchie fermée n’aurait pas permis un tel cadre d’échanges », a-t-il affirmé. Poursuivant sur un ton convaincu, il a insisté sur le rôle stratégique du dialogue : « En douane, nous sommes assujettis à des résultats. Et pour atteindre ces résultats, il faut nécessairement un climat apaisé. Le dialogue social n’est pas un luxe, c’est un outil de travail. C’est même un pilier fondamental de notre fonctionnement, aussi bien en interne avec les agents qu’en externe avec nos partenaires ». Des propos qui ont trouvé un écho favorable auprès de l’assistance, visiblement attentive et réactive. Tout au long de la rencontre, les questions ont fusé de toutes parts, traduisant un réel besoin d’information mais aussi une volonté d’implication des agents dans la gestion de leur environnement professionnel. Dans les couloirs comme à ciel ouvert, les échanges se sont poursuivis bien après les interventions officielles, donnant à cette rencontre une dimension conviviale et participative. Pour plusieurs participants, cette initiative marque une avancée significative dans la promotion des droits des travailleurs au sein de l’administration publique. En s’inscrivant dans le cadre des activités préparatoires à la Fête du Travail, cette conférence aura donc permis de conjuguer réflexion juridique et dialogue social, tout en renforçant les passerelles entre la hiérarchie et les agents. Une expérience que beaucoup espèrent voir se renouveler, tant elle contribue à bâtir une administration plus transparente, plus juste et résolument tournée vers l’écoute.

Recensement général : le gouvernement apporte des précisions

Recensement général : le gouvernement apporte des précisions Trois membres du gouvernement ont rencontré la presse hier à Yaoundé afin d’apporter des éclaircissements sur l’opération de recensement en cours depuis le 24 avril. C’est dans l’auditorium du ministère de la Communication que s’est tenue cette communication officielle portant sur le 4ᵉ recensement général de la population et de l’habitat, couplé au 2ᵉ recensement de l’agriculture et de l’élevage. Face aux professionnels des médias, René Emmanuel Sadi, Gabriel Mbairobe et Dr Taïga ont expliqué les enjeux de cette vaste opération. L’objectif principal de cette rencontre était d’impliquer les médias dans la sensibilisation des populations. En effet, les agents recenseurs ont déjà entamé la phase d’identification des ménages sur toute l’étendue du territoire national. L’opération, prévue pour durer environ un mois, vise à obtenir des données fiables sur la population et les activités agricoles et pastorales. Le ministre de la Communication a insisté sur l’importance de ce recensement pour mettre fin aux estimations approximatives du nombre d’habitants au Cameroun. « Certains avancent 25 millions, d’autres 30 millions. Cette opération permettra d’avoir des chiffres précis », a-t-il souligné. Les autorités ont également appelé les médias à relayer des messages simples et rassurants afin d’encourager les populations à fournir des informations exactes aux agents recenseurs, facilement identifiables grâce à leurs chasubles, casquettes et badges. De son côté, Gabriel Mbairobe a tenu à dissiper toute confusion entre cette collecte de données et une opération fiscale. Il a précisé que la méthodologie utilisée n’a aucun lien avec les services des impôts. La question des délais de publication des résultats a été abordée. Bernadette Françoise Mbarga, directrice générale du Bureau central des recensements et des études de population (Bucrep), a indiqué que les résultats pourraient être disponibles dans un délai de cinq à six mois après la fin de l’opération, le temps de réaliser les vérifications nécessaires pour garantir la fiabilité des données.

De Douala aux réalités du terrain : repenser l’impact de la coopération pour les femmes au Cameroun

De Douala aux réalités du terrain : repenser l’impact de la coopération pour les femmes au Cameroun Du 27 au 28 avril 2026, Douala n’a pas seulement accueilli un atelier institutionnel : la ville est devenue le théâtre d’un engagement renouvelé pour l’égalité de genre, vu à travers les attentes concrètes des femmes camerounaises et les défis encore bien présents. Derrière les discours officiels et les échanges stratégiques de la Revue Annuelle 2025 de la coopération entre le Gouvernement et ONU Femmes, une réalité s’impose : les besoins sur le terrain restent importants, parfois urgents. Accès limité aux ressources, sous-représentation dans les instances décisionnelles, difficultés économiques… autant de barrières qui freinent encore l’autonomisation pleine et entière des femmes. Si la Représentante Résidente d’ONU Femmes, Marie Pierre Raky Chaupin, a mis en avant les progrès réalisés — renforcement des capacités, appui à l’entrepreneuriat féminin, promotion du leadership — son intervention laisse aussi transparaître une préoccupation centrale : comment faire mieux, avec des moyens de plus en plus contraints dans un contexte international marqué par la raréfaction des financements ? Du côté gouvernemental, le message se veut lucide et mobilisateur. Le représentant du MINEPAT, Smith Enow Arrey, reconnaît les avancées, mais insiste sur la nécessité de transformer les engagements en impacts visibles pour les femmes. Pour lui, l’enjeu dépasse les politiques : il s’agit de créer des conditions réelles permettant aux femmes de s’épanouir et de contribuer pleinement au développement du pays. Ainsi, cet atelier apparaît moins comme une simple évaluation technique que comme un moment de vérité. Il met en lumière l’écart persistant entre les ambitions affichées et les réalités vécues, tout en soulignant l’importance d’une action collective plus efficace, mieux coordonnée et surtout plus proche des besoins des bénéficiaires. Au-delà des salles de conférence, le véritable enjeu reste clair : faire en sorte que chaque décision prise à Douala ait un impact tangible dans la vie quotidienne des femmes, qu’elles soient entrepreneures, rurales, jeunes ou engagées dans la vie publique. Car c’est à ce niveau que se mesurera réellement le succès de cette coopération.

Gymnastique artistique : Célestin Simba offre au Cameroun une médaille de bronze aux Championnats d’Afrique de Yaoundé

Gymnastique artistique : Célestin Simba offre au Cameroun une médaille de bronze aux Championnats d’Afrique de Yaoundé Au terme de la 19e édition des Championnats d’Afrique de gymnastique artistique, disputée au Palais polyvalent des sports de Yaoundé, le Cameroun a évité une sortie sans médaille grâce à la performance d’un jeune athlète : Célestin Simba. Engagé chez les juniors, il a décroché le bronze au saut de cheval, offrant au pays son unique podium à domicile. Pendant plusieurs jours, l’espoir d’une médaille a animé le public camerounais, sans concrétisation. Il aura fallu attendre les dernières épreuves pour voir la situation évoluer. Presque discrètement, Célestin Simba est venu changer le cours du bilan national en s’imposant parmi les meilleurs de sa catégorie. Pour le jeune gymnaste, l’exploit a une résonance particulière. « C’est une grosse fierté pour moi, surtout que c’est ma toute première compétition internationale. J’ai commencé la gymnastique il y a seulement deux ans. En finale, je me suis dit que je n’avais rien à perdre, alors j’ai tout tenté », confie-t-il, encore marqué par l’émotion. Et d’ajouter : « Le simple fait d’être en finale était déjà une victoire. Et finalement, je repars avec cette médaille pour mon pays. » Dans les gradins comme au sein de la délégation, cette performance a été accueillie comme un soulagement dans une compétition globalement difficile pour les représentants camerounais. Avec 17 athlètes engagés, toutes catégories confondues, le pays espérait mieux figurer, mais a peiné à rivaliser avec les nations les plus structurées du continent. Sur le plan collectif, le Cameroun termine à la 4e place des qualifications par équipe, derrière des nations comme l’Égypte, l’Algérie et l’Afrique du Sud, plus expérimentées et régulières à ce niveau. Au classement général, l’Algérie et l’Égypte dominent la compétition avec 16 médailles chacune, tandis que l’Afrique du Sud complète le podium. Le Maroc et la Tunisie suivent plus loin, confirmant la hiérarchie actuelle de la gymnastique africaine. Au-delà des résultats, cette édition des Championnats d’Afrique aura surtout servi de baromètre à quelques mois des grandes échéances internationales, notamment les Championnats du monde prévus à Rotterdam, et dans la perspective des Jeux olympiques de 2028 à Los Angeles. Dans ce contexte, la médaille de Célestin Simba dépasse sa simple valeur sportive. Elle symbolise à la fois une promesse et un point d’appui pour l’avenir. Encore au début de sa carrière, le jeune gymnaste affiche déjà des ambitions, notamment une qualification aux Jeux olympiques de la jeunesse. Au moment de la clôture, une image résume cette performance : celle d’un jeune athlète porté en triomphe par ses coéquipiers. Une scène simple, mais forte, qui incarne la seule véritable éclaircie du Cameroun dans ces championnats.

Women Elevate : quand l’engagement féminin devient un levier de transformation sociale

Women Elevate : quand l’engagement féminin devient un levier de transformation sociale Le 25 avril 2026 à Yaoundé, une nouvelle impulsion a été donnée à la réflexion sur la place des femmes dans la société. Plus qu’une simple conférence, Women Elevate s’est imposée comme un espace stratégique où se dessinent des trajectoires d’influence, d’autonomie et de leadership féminin. À l’initiative de Susy Thérèse Atangana, également engagée à travers sa fondation, cette rencontre a rassemblé des femmes venues d’horizons variés, du Cameroun comme de la diaspora. L’objectif n’était pas seulement de débattre, mais de provoquer une évolution des mentalités et d’encourager une prise de position concrète dans les sphères sociale, économique et politique. Au cœur des échanges, une réalité persistante : les obstacles structurels qui freinent encore l’épanouissement des femmes. Manque de reconnaissance, accès limité aux opportunités, pressions sociales ou économiques… autant de défis qui ont été abordés sans détour. Mais loin d’un discours victimisant, les intervenants ont insisté sur la nécessité pour les femmes de reprendre le contrôle de leur trajectoire. L’idée centrale : transformer les contraintes en leviers d’action. Repenser l’identité et le pouvoir au féminin Les discussions se sont articulées autour de trois axes majeurs : l’identité, le pouvoir et la réussite. Ces notions, souvent abordées de manière théorique, ont ici été ramenées à des expériences concrètes. Construire son identité dans un environnement parfois contraignant, s’approprier les mécanismes du pouvoir, et redéfinir les critères de réussite : autant de défis qui exigent à la fois lucidité et stratégie. L’intervention de Samuel Ervé Mandeng a notamment apporté une dimension structurée à ces réflexions, en mettant en avant des approches méthodiques du leadership et de la progression personnelle. De l’inspiration à l’action L’un des points forts de cette rencontre réside dans son orientation résolument pratique. Témoignages, conseils et partages d’expériences ont permis aux participantes de repartir avec des outils concrets, directement applicables dans leur quotidien. Pour plusieurs d’entre elles, cette conférence marque un tournant : une prise de conscience suivie d’une volonté de transmission, notamment au sein de leurs communautés et associations. Au-delà de cet événement inaugural, Women Elevate se projette déjà comme une initiative à long terme. L’ambition est claire : créer un réseau solide basé sur le mentorat, la collaboration et la valorisation des parcours féminins. Dans un contexte où les perceptions évoluent lentement, cette dynamique collective apparaît comme un facteur clé de changement. Elle contribue à repositionner les femmes non plus seulement comme participantes au développement, mais comme actrices centrales de transformation. Ce que propose Women Elevate, au fond, c’est un changement de regard. Il ne s’agit plus de prouver que les femmes sont capables, mais de créer les conditions pour qu’elles exercent pleinement leur potentiel. Dans cette perspective, l’événement s’inscrit comme un point de départ : celui d’un mouvement où ambition, solidarité et vision se conjuguent pour redéfinir les contours du leadership au féminin.

Gymnastique : Kaylia Nemour décroche une troisième médaille d’or et confirme son règne à Yaoundé

Gymnastique : Kaylia Nemour décroche une troisième médaille d’or et confirme son règne à Yaoundé La moisson continue pour Kaylia Nemour. Aux Championnats d’Afrique de gymnastique artistique disputés à Yaoundé, la jeune prodige a une nouvelle fois marqué les esprits en s’adjugeant une troisième médaille d’or, consolidant son statut de référence incontournable sur le continent. Lors de la finale à la poutre, discipline exigeante par excellence, Nemour a livré une prestation maîtrisée, alliant précision, grâce et difficulté technique. Cette performance lui permet de dominer une fois de plus la compétition et d’inscrire son nom en lettres d’or dans cette 19e édition. Derrière elle, l’Algérie continue d’imposer sa suprématie. Sa compatriote Djenna Laraoui s’est illustrée en décrochant la médaille d’argent dans la même épreuve, confirmant la profondeur et la qualité de l’équipe nationale. Avec ces nouveaux résultats, la délégation algérienne porte son total à 13 médailles, dont 5 en or, 5 en argent et 3 en bronze. Une performance remarquable qui place le pays parmi les grandes nations de ces championnats, qui réunissent 12 pays et un total de 20 athlètes algériens engagés. Au-delà de ses exploits à Yaoundé, Kaylia Nemour incarne une trajectoire exceptionnelle. Née en 2006 en France, elle choisit de représenter l’Algérie sur la scène internationale, pays dont elle est originaire. Spécialiste des barres asymétriques, elle s’est rapidement imposée parmi l’élite mondiale grâce à son style audacieux et à la complexité de ses enchaînements. Sacrée sur la scène internationale et déjà médaillée dans de grandes compétitions, Nemour symbolise aujourd’hui une nouvelle génération de gymnastes africaines capables de rivaliser avec les meilleures au monde. À Yaoundé, elle ne se contente pas de gagner : elle inspire, tout en portant haut les couleurs de l’Algérie et du continent africain. À mesure que la compétition touche à sa fin, une certitude s’impose : Kaylia Nemour n’est pas seulement une championne en devenir, elle est déjà une figure majeure de la gymnastique mondiale. Denise Ebelle

Réaction – Diversity Days 2026 : « avancer avec le niveau que le pays nous propose »

Réaction – Diversity Days 2026 : « avancer avec le niveau que le pays nous propose » À l’occasion de la 2ᵉ journée des Diversity Days 2026, organisés à Yaoundé du 21 au 25 avril autour du thème « Enfant différent – Enfance & Handicap », Yves Wansi, Co- fondateur de DVLV ONG Cameroun, figure incontournable des questions liées au handicap, revient sur les échanges marquants, les défis de l’inclusion et les perspectives encore en construction pour l’accompagnement des enfants en situation de handicap, en lien notamment avec UNICEF. « Cette année, on a voulu mettre l’accent sur l’enfance, même si, personnellement, j’ai longtemps travaillé sur les adultes en situation de handicap. Le contexte ici est différent, et on est encore en phase d’apprentissage. Les échanges que nous avons eus, notamment lors des conférences, nous ont permis de mieux comprendre comment construire quelque chose de durable avec les structures locales et avec des partenaires comme l’UNICEF. Aujourd’hui, on ne va pas dire qu’on a déjà toutes les solutions. Ce serait faux. Mais on a une base. On a des informations, des retours d’expérience, et surtout une volonté claire de s’engager sur le long terme pour mieux accompagner les enfants. La conférence sur les enfants en situation de handicap a été particulièrement marquante. On avait autour de la table des associations, des institutions, des experts, mais aussi des familles. Il y avait des désaccords, parfois de la tension, mais c’est justement ce qui permet d’avancer. Ces regards croisés sont essentiels pour faire émerger des solutions adaptées à notre réalité. Ce qui m’a le plus marqué, ce sont les témoignages des parents. Beaucoup ont parlé de leurs enfants, notamment des enfants autistes, avec beaucoup d’émotion. Ça rappelle que derrière les chiffres, il y a des vies, des parcours, des défis quotidiens. Nous devons avancer, mais avancer à notre rythme, avec les réalités du pays. Il y a déjà des choses qui se font, et il faut les renforcer. Diversity Days, c’est aussi une expérience personnelle. Moi-même, je suis malvoyant. Avant d’être un adulte, j’étais un enfant en situation de handicap. Et souvent, on ne comprend pas ce qui nous arrive, ni comment être accompagné. C’est encore plus difficile pour les parents qui n’ont pas toujours les outils. C’est pour cela que cette deuxième journée est importante : on présente des solutions concrètes. Le braille, par exemple, qui doit s’apprendre très tôt. Des innovations comme la veste haptique pour les personnes sourdes, ou encore la réalité virtuelle pour aider certains enfants, notamment autistes, à apprendre autrement. L’objectif est simple : donner plus d’autonomie aux enfants. Leur permettre d’apprendre, de comprendre, de s’exprimer à leur manière. On est au début de quelque chose. Mais si on continue à travailler ensemble, avec les familles, les associations et les partenaires, on pourra construire des solutions adaptées et durables. »

Diversity Days 2026 à Yaoundé : un plaidoyer fort pour les enfants en situation de handicap

Diversity Days 2026 à Yaoundé : un plaidoyer fort pour les enfants en situation de handicap Depuis le 21 avril 2026, la 4ᵉ édition des Diversity Days bat son plein à l’Université de Yaoundé I. Porté par DVLV ONG Cameroun, en partenariat avec UNICEF, cet événement majeur s’inscrit sous le thème évocateur : « Enfant Différent – Enfance & Handicap ». Pendant trois journées (21, 22 et 25 avril), acteurs institutionnels, entreprises, familles, associations et grand public se réunissent autour d’un objectif commun : faire avancer l’inclusion des enfants en situation de handicap au Cameroun. Un enjeu majeur de société Aujourd’hui, selon les données de l’UNICEF, près de 240 millions d’enfants vivent avec un handicap dans le monde. Au Cameroun, la réalité est tout aussi préoccupante : 23 % des enfants âgés de 2 à 9 ans vivent avec un handicap Environ 370 000 enfants concernés Jusqu’à 9 enfants sur 10 exclus du système scolaire Ces chiffres traduisent une urgence : celle de repenser les politiques publiques, renforcer les dispositifs existants et briser les barrières sociales et structurelles qui freinent l’inclusion. Les Diversity Days 2026 ne se limitent pas à un simple événement de sensibilisation. Ils constituent un véritable espace de plaidoyer pour : Le droit à une éducation inclusive et adaptée La reconnaissance des besoins spécifiques des enfants handicapés La mise en place de solutions concrètes favorisant leur insertion sociale Au cœur de ce plaidoyer, une conviction forte : voir l’enfant avant le handicap. Il s’agit de promouvoir une société qui valorise les capacités plutôt que les limitations. Le rôle essentiel des familles, notamment des mères L’événement met également en lumière un pilier souvent invisibilisé : les mamans. Leur engagement quotidien, leur résilience et leur rôle dans le développement et le bien-être des enfants sont essentiels. Reconnaître et soutenir ces femmes, c’est renforcer toute la chaîne d’accompagnement et construire une société plus solidaire. Des espaces d’échange, d’innovation et d’action Organisées notamment à l’Université de Yaoundé I, les activités incluent : Des conférences et panels d’experts sur l’éducation inclusive et les droits de l’enfant; Des ateliers interactifs et espaces ludiques; La présentation de solutions innovantes (applications inclusives, outils immersifs, supports pédagogiques adaptés); Des moments de rencontre entre acteurs institutionnels, associatifs et professionnels; Une randonnée inclusive prévue le 25 avril vient également symboliser une société où chacun avance ensemble, sans exclusion. Des avancées, mais encore de nombreux défis Le Cameroun a enregistré des progrès, passant de 5 écoles inclusives en 2012 à plus de 720 en 2023. Mais ces efforts restent insuffisants face à l’ampleur des besoins. Les défis persistent : Manque d’infrastructures adaptées; Insuffisance de formation des éducateurs; Accès limité aux ressources pour les familles. À travers cette 4ᵉ édition, DVLV ONG et ses partenaires lancent un message clair : l’inclusion des enfants en situation de handicap est une responsabilité collective. Le partenariat avec UNICEF renforce cette dynamique en apportant expertise, crédibilité et portée internationale à ce plaidoyer. Les Diversity Days 2026 rappellent que chaque enfant mérite : d’apprendre, de s’épanouir, de participer pleinement à la société. Au-delà des discours, l’enjeu est désormais d’agir durablement. Car une société inclusive ne se décrète pas : elle se construit, ensemble, jour après jour.