Jeux concours inter-universitaire : le triomphe du Club environnement de l’IRIC

Lors de la célébration de la Journée internationale des Forêts le 21 mars 2026 à Yaoundé, cette association estudiantine de l’IRIC s’est illustrée en matière d’engagement écologique, raflant deux distinctions majeures.   Dans l’enceinte de l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC), la Journée internationale des Forêts 2026 a pris des allures de véritable laboratoire d’idées et d’actions. Le Club environnement de l’IRIC a marqué cette édition par une performance remarquable lors du concours inter-universitaire. Organisée par Greenpeace Afrique et Mboa Hub, en partenariat avec le Club environnement de l’IRIC, la rencontre a réuni plusieurs institutions académiques, dont l’UCAC et le CRESA Forêt-Bois. Objectif: sensibiliser sur la gestion durable des forêts tout en stimulant l’innovation estudiantine. Dans ce cadre, le Grand Quizz de la forêt et la présentation de projets ont constitué les temps forts d’une compétition où rigueur intellectuelle et créativité étaient de mise.   Concours inter-universitaire, houleux Face à des concurrents de taille, les étudiants de l’IRIC ont su tirer leur épingle du jeu. Grâce à une préparation méthodique et une maîtrise approfondie des problématiques forestières, ils ont remporté le prestigieux trophée du Grand Quizz de la forêt. Une distinction qui récompense non seulement leurs connaissances, mais aussi leur capacité à analyser les enjeux complexes liés à la déforestation, à l’exploitation minière et aux droits des communautés locales. Mais le véritable coup d’éclat du Club environnement a résidé dans l’obtention du trophée de la meilleure initiative « Campus vert et innovant ». Ce prix consacre une vision ambitieuse. Faire de l’IRIC un laboratoire de solutions durables, capable d’inspirer d’autres universités camerounaises. Le projet présenté par les étudiants met en avant des approches concrètes pour intégrer les principes de durabilité dans la gestion quotidienne du campus. Pour le président du Club environnement, Alain Marcial Nzemie Leuwat, cette victoire est le fruit d’un engagement collectif : « toute l’équipe s’est donné à fond pour cette compétition. Chaque compétiteur s’est concentré sur sa rubrique et cela a permis au club environnement de l’IRIC de remporter deux trophées sur trois. Les autres n’ont pas démérité parce que la compétition était rude ». Fort de ce succès, le Club environnement de l’IRIC ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Les organisateurs ont annoncé un accompagnement technique pour concrétiser le projet « Campus Vert et Innovant », avec l’ambition d’en faire un modèle reproductible à l’échelle nationale.   Une perte de forêt primaire estimée à près de 270 000 hectares Ce triomphe intervient dans un contexte marqué par des défis environnementaux majeurs. Les résultats d’investigations menées par des journalistes au Cameroun révèlent une expansion alarmante de l’activité minière dans l’Est du pays. En seulement 14 ans, la superficie minière y a augmenté de 5 000 %, passant de 82 hectares en 2010 à plus de 4 600 hectares en 2024. Cette dynamique s’est accompagnée d’une perte estimée à près de 270 000 hectares de forêt primaire. Or, les forêts jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat, en particulier à l’échelle locale, et contribuent, avec les sols, au stockage du carbone. De même, selon le rapport de l’Ong Mighty Earth en juillet 2025, le Cameroun a enregistré 782 797 hectares de pertes de forêts depuis 2020, soit environ 4,2% du couvert forestier du pays en 5 ans. Les débats ont notamment mis en lumière les tensions entre exploitation économique et droits fonciers des communautés locales, souvent marginalisées dans les projets extractifs. « L’exploitation des ressources naturelles se fait très souvent sur des terres revendiquées par les communautés au titre de leurs droits fonciers coutumiers. Loin de favoriser le développement local, ces projets causent des dommages environnementaux et sociaux considérables et menacent des écosystèmes que les communautés protègent depuis des générations ». Stella Tchoukep, Chargée de la campagne Forêts chez Greenpeace Afrique à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des forêts, le 21 mars 2026, sous le thème « Les forêts et les économies ». Lucie Mbessa  

Social Behaviour Change : la première promotion de certifiés, opérationnelle

A l’Amphithéâtre 300 de l’Université de Yaoundé I jeudi 26 mars 2026, a eu lieu la sortie officielle de la première cohorte du programme de certification en Social Behaviour Change (SBC). Fruit d’un partenariat avec le Fonds des nations unies pour l’enfance(Unicef), cette formation pionnière en Afrique centrale dote le Cameroun d’experts capables de transformer la société par les sciences comportementales.   Sous le thème : « Une sociologie ancrée dans un terroir et ouverte au monde », la cérémonie de remise des parchemins aux lauréats de la certification Social Behaviour Change (SBC) s’impose comme étant l’acte de naissance d’une expertise qui ne coure pas les rues. Une première dans l’hitoire au Cameroun. Comme le Pr Armand Leka Essomba, chef du département de sociologie, l’a dit avec joie : « C’est la toute première fois en Afrique centrale qu’une telle offre de formation existe ». Validé fin 2024 et mis en œuvre sur une durée de six mois, ce programme ne se contente pas de délivrer des titres ; il répond à une réforme de l’université camerounaise consistant à substituer aux « savoirs-savants » sans débouchés, un « savoir-faire » immédiatement opérationnel.   Une collaboration dynamique entre l’Université et l’Unicef Cette réussite, faut-il le rappeler, est l’aboutissement d’une alliance ficelée en août 2025 entre l’Université de Yaoundé I et l’Unicef Cameroun. Pour Nadine Perrault, représentante résidente de l’agence onusienne, il ne s’agit pas que du cadre académique. L’objectif ? Trouver des solutions aux blocages au développement. « Au-delà des enjeux économiques, il faut identifier les comportements à changer pour modifier durablement la société », a-t-elle martelé. Elle a illustré son propos par la question du droit à l’éducation, précisant que comprendre pourquoi un parent refuse d’envoyer sa fille à l’école exige une analyse fine des déterminants socioculturels, bien au-delà de la simple précarité financière. Ces nouveaux experts sont donc perçus comme les piliers indispensables pour la pleine réalisation des droits de l’enfant sur le terrain.   Des modules de formation tournés vers l’action Le contenu pédagogique de cette certification a été pensé pour répondre aux défis des politiques publiques. Les apprenant, issus de divers horizons professionnels, ont été outillés dans des domaines tels que : Sciences comportementales appliquées Engagement communautaire Planification, budgétisation et programmation Suivi-évaluation et gestion des urgences humanitaires Cette approche pluridisciplinaire permet de passer d’une logique de projets « parachutés » à une logique de solutions « co-créées ». C’est ce qu’attestent les témoignages des récipiendaires, à l’instar de Jonas Yédidia Alirou. Acteur du développement depuis 2011, il confie avoir souvent fait face à l’échec malgré des budgets conséquents, faute d’adhésion des populations. « Grâce à cette formation, nous avons appris à travailler avec la population, à obtenir des évidences et à concevoir ensemble les solutions », explique-t-il.   La sociologie et l’innovation publique Pour le décanat de la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines (FALSH), cette certification est la preuve que l’université peut anticiper les besoins de l’État. Elle s’inscrit en droite ligne de l’arrêté ministériel d’août 2024 sur les formations certifiantes, visant à professionnaliser les cursus de sciences humaines. Le doyen de la FALSH a d’ailleurs salué l’engagement du recteur, le Pr Rémi Magloire Edzoa, dans le soutien de ce programme qui « donne les armes de la professionnalisation ». L’université ne se veut plus seulement un lieu de théorisation, mais un véritable laboratoire social capable de produire des résultats tangibles dans les campus, les familles et les administrations.   Un Master professionnel et une deuxième cohorte en vue Loin d’être un coup d’essai sans lendemain, le programme SBC s’apprête déjà à monter en puissance. Fort du succès de cette première édition qualifiée de « structurante », le département de sociologie a annoncé le lancement imminent d’une deuxième cohorte. Des ajustements seront apportés pour affiner encore davantage la qualité des enseignements. À plus long terme, l’ambition affichée est la création d’un Master professionnel dédié au Social Behaviour Change. En positionnant la capitale camerounaise comme le pôle d’excellence de cette discipline en Afrique centrale, l’Université de Yaoundé I confirme son rôle d’acteur principal du développement national et sous-régional. Les nouveaux certifiés, désormais ambassadeurs du changement, ont maintenant la lourde tâche de transformer ces compétences académiques en progrès social sur le terrain.                      

Droits des femmes : l’émancipation et la justice par le sport

Pour briser les tabous sur le harcèlement et promouvoir une inclusion réelle des femmes, avec ou sans handicap, dans l’arène sportive camerounaise, une table ronde a été organisée jeudi 26 mars 2026 au Campus de Sup’ptic à Yaoundé-Cameroun. Plus de 200 participants ont pris d’assaut la salle des cérémonies de Sup’ptic jeudi 26 mars 2026. Étudiants, athlètes, coachs et représentants d’institutions internationales telles qu’ONU Femmes, l’UNFPA, Plan International et Sightsavers ont ainsi décidé de faire du sport, un véritable outil de leadership. Organisé sous le thème national « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles », l’événement a été baptisé « Equal Play, Equal Power ». Pour Dr Victorine Fomum, figure de proue de l’organisation Global Women Emancipation in Sports (GWES), le constat est sans appel : malgré les avancées, les normes de genre et l’accès limité aux infrastructures freinent encore l’épanouissement des sportives. Le sport ne doit plus être un simple loisir, mais un espace sécurisé où la justice sociale s’exerce concrètement pour chaque jeune fille, peu importe sa condition physique.   Sécurité et harcèlement : briser la loi du silence L’un des moments forts de cette journée a été l’intervention de Dieudonné Eboko Mokonda, Délégué Régional des Sports et de l’Éducation Physique. Avec une franchise remarquée, il a abordé la question complexe de l’insécurité dans le milieu sportif, qu’elle soit physique, morale ou psychologique. « L’insécurité peut être physique ou psychologique, mais nous devons nous attarder sur le harcèlement », a-t-il précisé. Qu’il provienne d’un entraîneur ou d’un président de club, ce comportement est un poison pour le leadership collectif. Le délégué a insisté sur la nécessité de mettre en place des solutions, à savoir : Des cellules d’écoute pour recueillir les témoignages ; Une sécurité judiciaire accrue pour protéger les victimes ; Des sanctions exemplaires, allant de l’exclusion définitive du groupe à des poursuites pénales (amendes ou emprisonnement). L’appel est clair : les leaders sportifs doivent devenir des remparts contre les abus et non leurs auteurs.   Connaître ses droits pour mieux se défendre Le débat a également permis de relever un déficit d’information chez les athlètes. Si des textes réglementaires existent au sein des fédérations et des ligues régionales depuis 2007, ils restent trop souvent méconnus des premières concernées. « Il faudrait que les athlètes s’approprient les règlements et les statuts pour connaître leurs droits et leurs devoirs », a rappelé Dieudonné Eboko Mokonda. Cette éducation juridique est le premier pas vers l’autonomisation. En connaissant les dispositifs de protection prévus par le gouvernement et les instances sportives, les femmes peuvent plus facilement dénoncer les dérives et exiger un environnement de pratique sain.   Inclusion et handicap : le défi du sport pour toutes Le panel d’experts, enrichi par l’expertise de Sightsavers et de Plan International, a mis un accent particulier sur l’inclusion des filles et femmes vivant avec un handicap. Le sport inclusif ne doit pas être une option, mais une norme. Les stratégies discutées visent à adapter les programmes sportifs pour garantir que le handicap ne soit plus une barrière à la participation sociale. À travers des sessions dédiées au leadership, les intervenants ont démontré que les compétences acquises sur un terrain de sport -résilience, esprit d’équipe, discipline- sont directement transposables dans la vie professionnelle et publique. Le sport devient ainsi un accélérateur de carrière aligné sur les priorités de développement du Cameroun.   Des engagements scellés L’événement de Sup’ptic ne s’est pas limité à des discours. Il a permis de sceller des engagements entre la société civile, représentée par GWES, et les partenaires au développement. Les recommandations issues des échanges visent à créer une synergie durable pour améliorer la sécurité et l’inclusion dans chaque stade et chaque gymnase du pays. Les témoignages poignants d’athlètes féminines ont renforcé la détermination des participants. En clôturant cette journée, l’ambition était affichée : faire du Cameroun un modèle où le sport est un sanctuaire de droits et un moteur de puissance pour toutes les femmes.                          

Élections 2026 au Cameroun : ELECAM engage une année charnière entre réformes et mobilisation citoyenne

Élections 2026 au Cameroun : ELECAM engage une année charnière entre réformes et mobilisation citoyenne À Yaoundé, la première session ordinaire du Conseil électoral pour l’exercice 2026 a été officiellement lancée le 26 mars par Enow Abrams Egbe, président dudit conseil. Cette rencontre institutionnelle marque le démarrage d’une séquence décisive dans la préparation des prochaines consultations électorales. Dans son allocution d’ouverture, le président du Conseil électoral a posé les bases d’une année qu’il qualifie de déterminante. L’institution entend s’appuyer sur les enseignements tirés des scrutins de 2025 pour renforcer ses mécanismes, corriger les insuffisances relevées et garantir une organisation plus rigoureuse des élections municipales et législatives à venir. L’une des annonces majeures concerne la possibilité d’un réaménagement du calendrier électoral. Cette éventualité, liée à l’examen en cours de certaines dispositions législatives, reste encadrée par une exigence stricte : le respect des lois en vigueur et la préservation de la transparence du processus électoral. Sur le terrain, la dynamique d’inscription sur les listes électorales affiche des résultats encourageants. Près de 70 000 nouveaux électeurs ont récemment été enregistrés, portant le total national à plus de 8 millions. Une progression que les responsables d’ELECAM interprètent comme un signe de confiance renouvelée des citoyens envers le système électoral. Toutefois, des efforts supplémentaires sont attendus pour renforcer la participation des jeunes, des femmes, des personnes vivant avec un handicap et des groupes socialement vulnérables. Parallèlement, l’institution poursuit le renforcement de ses capacités à travers des partenariats stratégiques avec plusieurs organisations internationales, notamment les Nations Unies, le Commonwealth, l’Organisation internationale de la Francophonie et l’Union africaine. La récente réunion du comité de pilotage du projet d’assistance électorale 2025-2027 a permis d’évaluer les priorités opérationnelles et de confirmer une gestion jugée conforme aux standards de transparence. Les travaux de cette session s’annoncent particulièrement denses. Plusieurs dossiers structurants seront examinés, notamment les comptes administratifs et de gestion, ainsi que l’état d’exécution du budget de la Commission électorale. Les membres analyseront également le rapport d’activités du premier trimestre 2026, avec pour objectif d’ajuster les actions en fonction des recommandations issues des précédentes élections. En outre, une mission de terrain est prévue du 4 au 18 avril 2026. Elle visera à superviser la révision des listes électorales, à renforcer les actions d’éducation civique et à recueillir les retours des différents acteurs impliqués dans le processus électoral. À travers cette session inaugurale, ELECAM réaffirme son ambition : consolider la crédibilité des scrutins, renforcer la participation citoyenne et contribuer à la stabilité démocratique du Cameroun. Un engagement qui s’inscrit dans une démarche de rigueur, de transparence et de collaboration avec l’ensemble des parties prenantes.   Denise EBELLE

Coopération Cameroun–ONUDI : Raymond Tavares fait ses adieux après une mission marquante

  Coopération Cameroun–ONUDI : Raymond Tavares fait ses adieux après une mission marquante Le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (ai), Fuh Calistus Gentry, a reçu en audience, le mercredi 18 mars 2026, le Représentant résident de Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) au Cameroun et en Afrique centrale, Raymond Tavares. Le diplomate était accompagné de ses collaborateurs pour cette rencontre empreinte de solennité. Cette audience s’inscrivait dans un contexte particulier, celui de la fin de mission de Raymond Tavares. L’occasion pour lui d’exprimer sa gratitude aux autorités camerounaises pour l’accueil chaleureux et la qualité de la collaboration dont il a bénéficié tout au long de son séjour. Dans une atmosphère conviviale, il a tenu à adresser ses adieux officiels au ministère, saluant les avancées enregistrées dans le cadre du partenariat entre le Cameroun et l’ONUDI. Les échanges ont permis de revisiter les acquis de cette coopération, tout en se projetant vers l’avenir. Au cœur des discussions, le Programme de Partenariat Pays (PCP) a été présenté comme un levier stratégique pour accélérer l’industrialisation du Cameroun. Ce cadre de coopération favorise une synergie entre l’État, les partenaires techniques et financiers ainsi que le secteur privé, en vue de mettre en œuvre des projets structurants, notamment dans les domaines de l’agro-industrie, de l’énergie verte et du renforcement de la compétitivité industrielle.   Raymond Tavares a également mis en lumière les perspectives offertes par le « Partnership Industry Program », dont la prochaine édition sera dédiée à la « Journée des femmes dans l’industrie ». Une initiative qui traduit la volonté de promouvoir l’inclusion et de renforcer la participation des femmes dans le tissu industriel. Au terme de la rencontre, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à consolider les acquis de cette coopération et à poursuivre les efforts en faveur du développement industriel durable. L’audience s’est achevée dans une ambiance chaleureuse, marquée par une photo de famille et des vœux de succès adressés à Raymond Tavares pour la suite de son parcours professionnel. Denise EBELLE

Anniversaire du RDPC à Bétaré-Oya : une mobilisation exceptionnelle dans une ambiance de ferveur populaire

Anniversaire du RDPC à Bétaré-Oya : une mobilisation exceptionnelle dans une ambiance de ferveur populaire   À Bétaré-Oya, la célébration du 41e anniversaire du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) a pris des allures de grande démonstration de force politique, dans une atmosphère à la fois festive, patriotique et hautement symbolique. Organisé à la maison du parti, l’événement s’est tenu en début d’après-midi ce 24 mars, rassemblant une foule impressionnante de militants et sympathisants venus réaffirmer leur attachement au parti. Très tôt, les artères de la ville ont été animées par des vagues de militants convergeant vers le lieu de la cérémonie. À mesure que l’heure avançait, la maison du parti s’est transformée en un véritable carrefour de mobilisation, vibrant au rythme d’une ferveur collective remarquable. L’ambiance était particulièrement électrisante. Des groupes de danse traditionnelle et d’animation se sont relayés pour égayer la cérémonie, offrant un spectacle haut en couleurs. Au son des tam-tams et des tambours qui résonnaient avec intensité, les militants laissaient éclater leur enthousiasme. Les coups de sifflets fusaient, accompagnant les pas de danse et les chants, dans une atmosphère qui rappelait les grandes heures de rassemblement populaire. Les chants patriotiques, entonnés en chœur, ont constitué l’un des moments les plus marquants de la célébration. Ils magnifiaient à la fois la patrie camerounaise et l’unité nationale, tout en exprimant un soutien affirmé au président national du parti. À plusieurs reprises, la foule scandait avec force : « Paul Biya, notre président ! », en référence à Paul Biya, dans une démonstration de fidélité et d’adhésion collective. Sur le plan visuel, la mobilisation offrait un spectacle saisissant. Les militants, hommes, femmes et jeunes, étaient majoritairement vêtus des tenues du parti : pagnes, chemises, T-shirts et autres accessoires à l’effigie du RDPC. Cette uniformité vestimentaire traduisait une identité commune, une discipline assumée et un engagement partagé. Dans cet ensemble harmonieux, chacun incarnait les valeurs du parti, contribuant à renforcer l’image d’un bloc uni et structuré. Cadres, responsables locaux et militants ont pris part à une cérémonie mêlant solennité et enthousiasme. La maison du parti, ce lieu hautement symbolique, s’est imposé comme un espace de réaffirmation politique et de consolidation organisationnelle. Une mobilisation suivie d’un message de discipline et d’unité   S’exprimant au nom de la hiérarchie du parti, Blaise Moussa, a livré un discours mobilisateur. Il est revenu sur le parcours du RDPC, insistant sur son rôle dans la stabilité et la construction nationale, avant d’appeler à davantage de discipline, de cohésion et d’engagement sur le terrain. Les interventions des différentes composantes du parti, notamment celles des jeunes et des femmes, ont renforcé cet appel à l’unité. À travers leurs prises de parole, elles ont exhorté les militants à maintenir une présence active et à poursuivre les efforts de mobilisation. La cérémonie a également été marquée par un acte politique significatif : l’adhésion officielle de dix militants issus du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN). Accueillis sous les ovations, ces nouveaux membres ont rejoint les rangs du RDPC, illustrant une dynamique d’élargissement et de consolidation des bases. Dans le même élan, une collecte de fonds a été organisée pour la réhabilitation de la permanence du parti. Une initiative qui a suscité une forte participation, traduisant l’implication concrète des militants dans la vie du RDPC. Cette célébration en début d’après-midi à la maison du parti de Bétaré-Oya aura été bien plus qu’un anniversaire. Entre effervescence populaire, chants patriotiques, animations culturelles et engagement politique, le RDPC a démontré sa capacité de mobilisation et son ancrage local. Une dynamique résolument tournée vers les échéances futures, sous le signe de l’unité, de la discipline et de la fidélité au parti   Denise EBELLE

Desserte en eau potable à Yaoundé : la CAMWATER renforce ses capacités

Desserte en eau potable à Yaoundé : la CAMWATER renforce ses capacités sous l’impulsion du Dr Blaise Moussa Sous la conduite de son Directeur Général, le Dr Blaise Moussa, la CAMWATER intensifie la mise en œuvre de son programme d’amélioration et de sécurisation de l’alimentation en eau potable dans la ville de Yaoundé. Cette démarche cible en priorité les zones à relief contraignant et les quartiers à forte densité, avec pour objectif d’assurer une desserte plus stable et continue. Dans cette dynamique, des travaux techniques ont permis d’accroître significativement les capacités de certaines installations stratégiques. À Mont Fébé, la capacité de pompage est passée de 30 à 100 m³/h grâce à l’optimisation des équipements et du système de refoulement. À Mbankolo, l’installation d’une nouvelle électropompe a permis de porter la capacité de 190 à 310 m³/h, contribuant ainsi à une meilleure régulation des pressions dans le réseau et à une distribution plus fluide. Ces améliorations profitent directement à plusieurs quartiers, notamment Petit Paris, le Lotissement Melingui, Carrière, Mbankolo Chefferie et Mbankolo Village, où les contraintes topographiques affectent régulièrement l’approvisionnement en eau. Le renforcement des capacités de pompage permet ainsi de réduire les perturbations et d’assurer une alimentation plus régulière. Parallèlement, la CAMWATER a engagé des actions de sécurisation en dotant les stations de pompage de Tsinga, Golf et Ekoudou-Bastos de groupes électrogènes de forte puissance. Cette mesure vise à garantir la continuité du service en cas de coupures d’électricité, en assurant l’autonomie énergétique de ces infrastructures clés. Le vendredi 20 mars 2026, le Dr Blaise Moussa s’est rendu sur le terrain pour évaluer l’état d’avancement des travaux. À cette occasion, il a salué la mobilisation des équipes techniques, les qualifiant de « soldats de l’eau », tout en les invitant à maintenir leurs efforts pour une amélioration durable du service. Il a également insisté sur la nécessité de poursuivre les opérations de maintenance et de modernisation afin de répondre efficacement à la demande croissante. Ces actions interviennent dans un contexte marqué par la tenue prochaine de la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, prévue du 26 au 29 mars 2026, ainsi que par la visite apostolique du Pape Léon XIV au Cameroun du 15 au 18 avril 2026. À travers ces initiatives, la CAMWATER entend non seulement améliorer la desserte quotidienne, mais aussi renforcer durablement la fiabilité et la résilience de son réseau pour répondre aux exigences d’une capitale en pleine croissance.

Santé en Afrique : le leadership féminin au cœur des enjeux de recherche et de financement

Santé en Afrique : le leadership féminin au cœur des enjeux de recherche et de financement À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, un webinaire organisé le 12 mars 2026 a mis en lumière la nécessité urgente de renforcer la place des femmes dans les systèmes de santé africains, en particulier dans les domaines de la recherche, du leadership et de la prise de décision. Placée sous le thème « Faire progresser le leadership des femmes dans la recherche et le développement en santé en Afrique », cette rencontre initiée notamment par le Forum Galien Africa et plusieurs organisations partenaires a réuni des experts, chercheurs, décideurs et acteurs de la société civile autour d’un constat partagé : les femmes restent insuffisamment représentées dans les sphères stratégiques, malgré leur forte présence dans le secteur de la santé. Les échanges ont mis en évidence un paradoxe persistant. En Afrique subsaharienne, les femmes constituent une part importante du personnel de santé, mais accèdent encore très peu aux postes de direction ou aux fonctions scientifiques de haut niveau. Pour de nombreux intervenants, cette situation s’explique par des obstacles structurels tels que le manque de financement, les stéréotypes de genre, les contraintes socio-économiques et l’insuffisance de mécanismes d’accompagnement. La question du financement a occupé une place centrale dans les discussions. Le Dr Senen Hounton, du UNFPA, a plaidé pour une mobilisation accrue des ressources domestiques afin de pallier la baisse de l’aide internationale. Il a notamment évoqué la nécessité pour les États africains d’augmenter les budgets alloués aux secteurs sociaux et de mettre en place des mécanismes innovants, tels que des taxes ciblées sur certains produits comme l’alcool ou le tabac, pour financer les programmes de santé et d’égalité de genre. Dans la même dynamique, Dr Caty Fall Sow, représentant la Fondation Gates, a insisté sur l’importance d’une approche intégrée reliant agriculture, nutrition et santé. Le soutien aux femmes, notamment dans les chaînes de production agricole, apparaît selon elle comme un levier essentiel pour améliorer à la fois leur autonomie économique et les indicateurs de santé publique. Au-delà des enjeux financiers, les participants ont souligné le rôle clé de l’éducation et de la promotion des carrières scientifiques auprès des jeunes filles. La Professeure Fatou Samba Ndiaye a rappelé que l’excellence féminine dans les sciences constitue un levier déterminant pour influencer les politiques publiques et rééquilibrer la gouvernance sanitaire. Le webinaire a également insisté sur des solutions concrètes pour renforcer la participation des femmes, notamment le développement du mentorat, la mise en place de bourses inclusives, le renforcement des compétences techniques et l’adoption de politiques publiques favorisant la parité dans les instances décisionnelles. Plusieurs personnalités influentes du continent ont pris part à cette rencontre, parmi lesquelles Dr Delese Mimi Darko, Dr Stellah Bosire ou encore des responsables d’institutions académiques et scientifiques africaines. Tous ont convergé vers une même idée : sans une intégration effective des femmes dans la recherche et la gouvernance, les systèmes de santé africains peineront à atteindre leur plein potentiel. En filigrane, ce webinaire a posé les bases d’une réflexion plus large sur la transformation des politiques de santé en Afrique. L’investissement dans le leadership féminin, loin d’être uniquement une question d’équité, apparaît désormais comme un choix stratégique pour renforcer la résilience, l’innovation et l’efficacité des systèmes sanitaires du continent.

Yaoundé–Douala : lancement des travaux de traitement des larges bandes

Yaoundé–Douala : lancement des travaux de traitement des larges bandes Dans le cadre de la phase préliminaire de l’entretien confortatif de la Nationale N°3 reliant Yaoundé à Douala, une nouvelle étape a été franchie avec le démarrage, le 17 mars 2026, des travaux de traitement des larges bandes de chaussée. Cette phase intervient conformément aux prescriptions du Ministère des Travaux Publics du Cameroun, à la suite d’une correspondance du 13 mars 2026 valant ordre de service. Des interventions ciblées sur les zones les plus dégradées Après l’achèvement progressif des opérations de rebouchage des nids de poule, le Maître d’ouvrage a engagé des travaux consistant en la réhabilitation des larges bandes en béton bitumineux, ainsi que la mise à niveau de la signalisation verticale. Ces interventions concernent en priorité plusieurs sections critiques, notamment l’axe Boumnyebel–Yaoundé et le tronçon allant du pont sur la Dibamba jusqu’au pont de la Ndoupé. Une organisation renforcée du chantier Pour assurer une mise en œuvre efficace des travaux, une réunion de concertation a été tenue entre les différentes parties prenantes du projet, sous la coordination de l’Unité de gestion de la réhabilitation de la route. Présidée par Léopold Akono Mvondo, cette séance a permis de définir des orientations opérationnelles claires. L’entreprise CFHEC, déjà mobilisée sur le terrain, a été instruite de lancer sans délai les travaux, avec le déploiement simultané de deux équipes sur des fronts distincts. Selon le plan opérationnel précisé par la mission de contrôle Prisma : une équipe interviendra de Boumnyebel vers Yaoundé ; une autre opérera du pont sur la Dibamba en direction du pont de la Ndoupé. Signalisation et exigence de qualité En parallèle, un accent particulier est mis sur la signalisation verticale. Il a été demandé à l’entreprise de réhabiliter les panneaux endommagés et de remplacer les équipements inexistants par de nouveaux dispositifs conformes aux normes en vigueur, acquis sur le marché national. Les autorités ont également insisté sur la qualité des matériaux utilisés, condition essentielle pour garantir la durabilité des travaux sur cet axe stratégique. Denise Ebelle

Suivi des projets routiers : le MINTP et la BAD renforcent leur coordination pour améliorer les performances

Suivi des projets routiers : le MINTP et la BAD renforcent leur coordination pour améliorer les performances Le Ministère des Travaux Publics du Cameroun et la Banque africaine de développement ont tenu, le 17 mars 2026, une séance de travail stratégique consacrée au suivi-évaluation des projets à financement conjoint. La rencontre, présidée par le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi et le Directeur général de la BAD pour l’Afrique centrale, visait à identifier des solutions concrètes pour améliorer l’exécution du portefeuille routier. Accélérer la mise en œuvre des projets Au cœur des échanges : la nécessité d’accélérer la réalisation des projets d’infrastructures routières, dont les impacts sont fortement attendus par les populations. Les deux parties ont souligné que ces projets jouent un rôle clé non seulement dans l’amélioration de la mobilité, mais aussi dans le renforcement de la cohésion sociale, notamment dans les zones sensibles. Un accent particulier a été mis sur le renforcement du travail technique en amont, notamment en ce qui concerne les études et les procédures d’acquisition. L’objectif est d’améliorer la maturité des projets avant leur validation, afin de réduire les délais d’exécution et d’optimiser les performances globales. Mobilisation de financements additionnels Dans cette dynamique, le Ministère des Travaux Publics du Cameroun et la Banque africaine de développement ont identifié plusieurs projets susceptibles de bénéficier de financements additionnels en cours de préparation. Cette approche vise à relancer certaines composantes en suspens et à garantir l’atteinte complète des objectifs initiaux. Les discussions ont également porté sur la nécessité d’accélérer la signature des accords de financement déjà approuvés, notamment pour le projet de désenclavement de la zone Est. Ce programme prévoit la construction de 156 km de routes pour un coût estimé à 309 millions d’euros, un investissement stratégique pour le développement économique et social de cette partie du pays. Vers un renforcement de l’intégration régionale Une avancée notable a été enregistrée avec la disponibilité de la Guinée équatoriale à financer la construction d’un pont sur un fleuve transfrontalier. Cette initiative ouvre des perspectives concrètes en matière de connectivité et d’intégration régionale. Par ailleurs, les partenaires envisagent de mobiliser d’autres sources de financement, notamment celles de l’Union européenne, pour soutenir des projets à fort impact socio-économique. Assainissement du portefeuille et amélioration de la gouvernance S’agissant des projets en difficulté, il a été décidé de ne pas reconduire les opérations les plus anciennes, en particulier celles âgées de plus de dix ans n’ayant pas atteint leurs objectifs. Une restructuration du portefeuille est en cours, avec pour ambition de privilégier des projets plus performants et mieux alignés sur les priorités actuelles. Les discussions ont également mis en avant l’importance de la gouvernance. Transparence dans la passation des marchés, respect des procédures et indépendance des mécanismes d’évaluation figurent parmi les exigences réaffirmées. Dans cette optique, un audit de la Cellule des projets routiers a été examiné, avec pour objectif de renforcer les capacités des ressources humaines et d’améliorer durablement les performances. Le Ministère des Travaux Publics du Cameroun a salué le rôle déterminant de la Banque africaine de développement, qui continue d’apporter un appui technique et financier essentiel à la mise en œuvre des projets routiers. À travers cette concertation, les deux institutions réaffirment leur engagement commun à faire du secteur des infrastructures routières un levier stratégique de développement, au service de la croissance économique, de la cohésion nationale et de l’amélioration des conditions de vie des populations.