Chantiers routiers : le Mintp accélère le suivi des projets en cours à travers le Cameroun

Chantiers routiers : le Mintp accélère le suivi des projets en cours à travers le Cameroun Le Ministère des Travaux publics du Cameroun poursuit le suivi des projets routiers engagés sur l’ensemble du territoire national. Depuis le 5 mai 2026, les principaux acteurs du secteur participent à une nouvelle session de revue des projets routiers conduite par le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi. Cette rencontre périodique permet d’évaluer l’état d’avancement des travaux réalisés dans le cadre du Plan d’urgence triennal ainsi que des programmes d’entretien et de réhabilitation du réseau routier national. Les travaux se poursuivent autour de plusieurs projets structurants visant à améliorer la connectivité entre les différentes régions du pays. Au cours des échanges, les entreprises chargées des travaux présentent les niveaux d’exécution physique et financière des chantiers, les contraintes rencontrées sur le terrain ainsi que les mesures envisagées pour respecter les délais contractuels. Parmi les projets examinés figurent notamment les axes Guidjiba–Taparé, Douala–Bonépoupa, Foumban–Koupamatait, Awae–Esse–Soa, Ngaoundéré–Paro et Siga Bongo–Bonamakong. Les travaux de bitumage de la section Saotchaï–Datcheka–Takréo–Yoldéo–Doukoula ainsi que les voiries en enduits superficiels dans le département du Mfoundi ont également été passés en revue. D’autres projets importants concernent les travaux sur les tronçons Sangmélima–Nkolotou’otou et ses bretelles, Nkoumadjap–Nkolfong–Oveng, Mboussa–Ngoro–Meiganga, Meiganga–Ngaoundéré ainsi que Ngaoundéré–Pont Maidikoum–Touboro. Les réhabilitations des axes Bankim–Mayo Darley–Banyo et Tibati–Pont Mbamti–Banyo figurent aussi parmi les dossiers suivis par les équipes techniques du ministère. Selon les responsables du secteur, plusieurs chantiers enregistrent une évolution satisfaisante malgré certaines difficultés liées au financement des travaux et aux contraintes sécuritaires dans certaines zones du pays. À fin 2025, le Cameroun comptait plus de 10 700 kilomètres de routes bitumées et près de 121 000 kilomètres de routes linéaires, avec plus de 4 000 kilomètres supplémentaires en cours de bitumage. À travers cette revue des projets routiers, le gouvernement entend accélérer le développement des infrastructures afin de réduire l’enclavement des localités et soutenir les activités économiques à travers le pays.

Naissance du Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant : un tournant académique et institutionnel

Naissance du Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant : un tournant académique et institutionnel Les premières assises consacrées à la création du Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant, organisées à l’initiative de UNICEF, se sont achevées sur une note d’engagement fort et d’ambition continentale. Cette rencontre marque une étape décisive dans la mobilisation du monde académique africain en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’enfant. Une ambition devenue réalité Dans son allocution de clôture, Raky Chaupin a salué la concrétisation d’une ambition portée depuis plusieurs années : faire des universités africaines de véritables leviers de transformation sociale. « Ce que nous avons posé ici est un jalon, pas un aboutissement », a-t-elle souligné, insistant sur la nécessité de traduire les cadres normatifs existants en résultats concrets pour les enfants. Elle a appelé à un réseau « transformationnel », capable de produire une recherche utile aux politiques publiques, d’influencer les systèmes et de générer des solutions adaptées aux réalités africaines. L’objectif est clair : dépasser le cadre théorique pour impacter directement la vie des enfants à travers des actions mesurables. Un réseau structuré et inclusif Le nouveau réseau entend s’appuyer sur des mécanismes concrets tels que des programmes de stages, des recherches conjointes et des plateformes régulières de dialogue entre chercheurs et décideurs. L’enjeu est également d’assurer une représentativité continentale équilibrée, en intégrant toutes les régions, langues et réalités africaines. Les centres universitaires dédiés aux droits de l’enfant ont été identifiés comme des outils stratégiques. Leur institutionnalisation est jugée essentielle pour renforcer le lien entre recherche, politiques publiques et communautés, tout en formant une nouvelle génération de professionnels engagés. Parmi les priorités définies figurent l’harmonisation des curricula, la mise en place d’un agenda de recherche commun, le renforcement des systèmes de données et la création d’espaces réguliers d’échange. Une gouvernance en construction Élu premier président du réseau, Ndiaye Ibrahim a exprimé sa reconnaissance envers ses pairs, soulignant le caractère collectif de cette initiative. « Ce n’est pas une réussite individuelle, mais le fruit d’un long processus de collaboration », a-t-il déclaré. La priorité immédiate de son mandat sera la structuration du réseau. Cela passe par l’élaboration des textes fondateurs, la définition des règles de fonctionnement, ainsi que la mise en place d’un plan stratégique. Un mandat d’environ trois ans est envisagé, même si sa durée reste à formaliser. Le président a également insisté sur la nécessité d’élargir rapidement le réseau à l’ensemble du continent. À ce jour, une quarantaine d’universités issues d’Afrique centrale, de l’Ouest et du Nord, dont une vingtaine au Cameroun, ont déjà rejoint l’initiative. Au terme de ces assises, un message fort se dégage : le réseau devra produire des résultats visibles et mesurables. Cela implique un engagement ferme des universités, un accompagnement actif de l’UNICEF, ainsi qu’un soutien accru des gouvernements et partenaires. Avec la création de cette plateforme, les acteurs impliqués ambitionnent de faire passer les droits de l’enfant du stade des principes à celui de la pratique, à grande échelle, sur l’ensemble du continent africain.

Revue des projets routiers : le MINTP met l’accent sur des résultats tangibles

  Revue des projets routiers : le MINTP met l’accent sur des résultats tangibles Les 5 et 6 mai 2026, au siège du Ministère des Travaux Publics, le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi préside une session d’évaluation des projets routiers en cours et programmés pour l’année 2026. Près de 80 chantiers, couvrant un linéaire important, ont été examinés en détail par les équipes techniques et les responsables de leur mise en œuvre. Dès l’ouverture des travaux, le ministre a appelé à un changement profond dans le suivi des projets. Il a insisté sur la nécessité de dépasser la simple présence visible des entreprises sur le terrain pour privilégier des résultats concrets et mesurables. Selon lui, l’objectif principal reste l’amélioration réelle de la circulation sur les axes concernés. Des avancées notables ont été relevées, notamment sur les corridors Yaoundé–Douala et Edéa–Kribi, où des progrès significatifs ont été enregistrés ces derniers mois. Le ministre a toutefois invité les différents acteurs à poursuivre et intensifier leurs efforts afin de consolider ces acquis. Les échanges ont également permis d’identifier les principales contraintes freinant l’exécution des projets, avec pour ambition d’apporter des solutions concertées et efficaces. Une attention particulière a été accordée aux projets en attente de démarrage. À ce titre, le respect des délais a été fermement rappelé, notamment pour les axes Ngaoundéré–Garoua et Edéa–Kribi, pour lesquels une clarification immédiate de l’état d’avancement a été exigée. Par ailleurs, des orientations ont été données en matière de préparation des projets, en particulier pour le réseau routier structurant long de 18 157 km. L’objectif est clair : assurer une circulation fluide avec une vitesse moyenne d’au moins 60 km/h, aussi bien sur les routes bitumées que sur les routes en terre. Le ministre a également insisté sur la rigueur dans le suivi des chantiers, rappelant le caractère obligatoire du journal de chantier. Cet outil, essentiel pour la traçabilité et l’évaluation de la mobilisation, doit être tenu de manière régulière et fidèle à la réalité des travaux. À l’issue de cette revue, des recommandations précises seront formulées afin de mieux encadrer l’action des différents intervenants et insuffler une nouvelle dynamique dans la réalisation des infrastructures routières au Cameroun. Denise Ebelle

Yaoundé accueille la naissance d’un réseau africain des universités pour les droits de l’enfant

Ce 4 mai 2026, à Yaoundé, s’est tenue une rencontre internationale marquant une étape majeure dans la promotion des droits de l’enfant en Afrique. À l’initiative de UNICEF, des universitaires, représentants gouvernementaux et experts venus de plusieurs pays africains ont uni leurs voix pour lancer le Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant. Parmi les personnalités présentes figuraient des membres du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant, ainsi que des recteurs et doyens d’universités du Cameroun, du Mali, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Cette mobilisation traduit une volonté commune : faire des universités des acteurs centraux de transformation sociale au service de l’enfance. Dans son allocution, la représentante de l’UNICEF au Cameroun, Nadine Perrault, a souligné le rôle stratégique du monde académique. « Les universités ne sont pas seulement des lieux de transmission du savoir, mais de véritables moteurs de changement », a-t-elle affirmé. Elle a rappelé que depuis 2024, un partenariat avec les universités camerounaises a permis la création de neuf Centres des droits de l’enfant à travers le pays. Ces centres reposent sur trois piliers essentiels : le plaidoyer pour les droits de l’enfant, la recherche et l’analyse des problématiques qui les concernent, ainsi que l’intégration de ces droits dans les curricula universitaires. Une approche jugée nécessaire dans un pays marqué par une diversité culturelle importante, justifiant l’implantation de centres dans chaque région. L’événement s’inscrit dans la continuité de la Déclaration de Yaoundé adoptée en novembre 2025, lors de la première conférence internationale sur le rôle des universités dans ce domaine. Il marque désormais une ouverture vers une dynamique continentale avec la création d’un réseau destiné à fédérer les initiatives et à mutualiser les expériences. Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur, le professeur Alfonse Tonye a salué « une innovation majeure », soulignant que cette initiative permettra de partager l გამოცდილ camerounaise à l’échelle africaine. Il a insisté sur l’importance de garantir les droits fondamentaux des enfants, notamment l’accès à la sécurité et à l’alimentation, conditions indispensables à leur épanouissement. Au-delà des discours, cette rencontre se veut un appel à l’action. Pendant deux jours, les participants sont invités à élaborer une feuille de route ambitieuse pour faire des universités africaines des laboratoires d’idées et des bastions de défense des droits de l’enfant. À travers cette initiative, l’Afrique affirme une ambition claire : placer l’enfant au cœur des politiques publiques, de la recherche et du développement, en s’appuyant sur la force du savoir et de l’engagement académique. Denise Ebelle  

Fête du Travail : le Directeur général de la CRTV appelle à l’excellence et à la responsabilité collective

Fête du Travail : le Directeur général de la CRTV appelle à l’excellence et à la responsabilité collective À l’occasion de la célébration de la Fête internationale du Travail, le 1er mai 2026, les personnels de la CRTV se sont réunis dans les locaux de l’entreprise à Yaoundé. Moment à la fois solennel et introspectif, cette journée a été marquée par le discours du Directeur général, centré sur les défis actuels de l’audiovisuel public et la nécessité de renforcer la cohésion interne. Dès l’entame de son propos, le DG a tenu à exprimer son attachement aux équipes, évoquant un contexte récent « mouvementé » au cours duquel il a trouvé du réconfort auprès de ses collaborateurs. Dans une atmosphère empreinte d’émotion, il a ensuite invité l’assistance à observer une minute de silence en mémoire des personnels disparus au cours des douze derniers mois, rendant hommage à plusieurs figures de la maison. Au-delà de ce moment de recueillement, le discours s’est rapidement orienté vers une réflexion profonde sur l’avenir de la CRTV. Dans un environnement médiatique en pleine mutation, marqué par la montée en puissance des réseaux sociaux et l’obsolescence progressive de certains équipements techniques, le Directeur général a exhorté ses équipes à faire preuve de lucidité. « Comment performer sans pleurer sur un plateau technique en fin de potentiel ? », a-t-il interrogé, appelant à un débat franc sur les faiblesses de l’entreprise. Le thème de cette édition 2026, « Dialogue social et travail décent », a occupé une place centrale dans son intervention. Le DG a insisté sur l’importance d’un climat social apaisé, fondé sur l’écoute, la concertation et la transparence. Pour lui, le dialogue social ne se limite pas à un outil de gestion, mais constitue le socle même de la paix au sein de l’entreprise. Dans un contexte qu’il qualifie « d’ère de la post-vérité », le patron de la CRTV a également interpellé les professionnels des médias sur leur responsabilité. Revenant sur l’incident du signal survenu le 15 avril 2026, il a regretté le manque de rigueur dans le traitement de l’information, appelant à un journalisme plus exigeant, fondé sur la vérification des faits. « Le service public doit faire barrage à la dérive », a-t-il martelé. Malgré ces défis, le Directeur général n’a pas manqué de saluer les performances des équipes, notamment lors de la couverture d’événements majeurs tels que l’élection présidentielle, le voyage apostolique du Pape Léon XIV ou encore des rencontres internationales. Il a félicité les agents pour leur professionnalisme, leur capacité d’adaptation et leur sens du collectif. Un hommage appuyé a également été rendu aux personnels admis à la retraite, présentés comme des modèles de dévouement et de sacrifice. Le Directeur général a salué des figures emblématiques qui ont marqué l’histoire de la CRTV, parmi lesquelles Ibrahim Cherif, Adèle Mbala, Augustin Charles Mbia, Marie Françoise Ewolo ou encore Léonard Chatelain. Ont également été cités des visages bien connus du petit écran tels que Séverin Alega Mbele, Dora Shey, Julienne Avomo Mvogo, Emilienne Clarisse Tang et Thérèse Yolande Edima. Le DG a également évoqué d’autres professionnels aux parcours remarquables, à l’instar de Carole Ebodé, Florence Mboudou, Elise Lessako ou encore Julie Angwere. Tous ont été chaleureusement applaudis pour leur contribution exceptionnelle au rayonnement de la CRTV et au service public de l’information. Se projetant vers l’avenir, le Directeur général a insisté sur la nécessité de moderniser l’outil de production, de renforcer les compétences internes et de réussir la transition numérique de l’entreprise. Il a également appelé à une mobilisation générale en prélude à la célébration de la Fête nationale du 20 mai, soulignant l’exigence de rigueur et de professionnalisme que requiert un tel rendez-vous. Ce discours du 1er mai aura été un appel à l’unité, à la responsabilité et à l’excellence. Dans un paysage médiatique en mutation, la CRTV entend ainsi réaffirmer son rôle de service public, au cœur de la vie nationale et au service des citoyens camerounais.

Travail au Cameroun : la CDHC alerte sur le non-respect du SMIG dans plusieurs entreprises

Travail au Cameroun : la CDHC alerte sur le non-respect du SMIG dans plusieurs entreprises À l’occasion de la célébration de la Fête internationale du Travail, la Commission des droits de l’homme du Cameroun a exprimé ses inquiétudes concernant les conditions de travail et la protection des droits des employés au Cameroun. Dans une déclaration rendue publique, l’institution pointe notamment le non-respect du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) par certains employeurs du secteur privé. Actuellement, le SMIG est fixé à 60 000 FCFA pour le secteur privé non agricole, à 45 000 FCFA dans le secteur agricole et à 43 969 FCFA pour les agents publics des catégories inférieures. Malgré l’entrée en vigueur du décret n°2023/00338/PM du 21 mars 2023 fixant le salaire minimum à 60 000 FCFA dans le secteur non agricole, la Commission affirme que plusieurs entreprises continuent de ne pas appliquer cette mesure. Pour la CDHC, cette situation accentue la précarité des travailleurs et compromet plusieurs droits essentiels. L’institution estime que le non-respect du SMIG affecte directement le droit à un niveau de vie convenable, l’accès aux soins de santé, la sécurité sociale ainsi que l’éducation des enfants des travailleurs. La Commission considère également que les atteintes au droit à une rémunération suffisante et régulière peuvent avoir des conséquences sur la stabilité sociale. Elle appelle ainsi les employeurs à prendre en considération les effets de l’inflation et de l’érosion du pouvoir d’achat sur les conditions de vie des populations. Selon elle, le dialogue social demeure un mécanisme indispensable pour prévenir les tensions et préserver l’équilibre au sein des entreprises. Dans le même temps, l’institution dénonce certaines pratiques de corruption observées dans le monde du travail. Elle cite notamment les prélèvements illégaux sur les salaires, le monnayage des recrutements ou encore la falsification des registres de sécurité sociale, des actes qui portent atteinte aux droits des employés. Face à ces constats, la Commission recommande au Ministère du Travail et de la Sécurité sociale du Cameroun ainsi qu’aux syndicats de travailleurs de renforcer le contrôle des contrats temporaires et du recours à l’externalisation de la main-d’œuvre. Elle encourage également la transformation progressive des emplois précaires en contrats à durée indéterminée. Pour sa part, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, a évoqué une éventuelle revalorisation du SMIG dans un « délai raisonnable » afin d’améliorer les conditions de vie des travailleurs. Toutefois, aucune date précise n’a encore été annoncée pour la mise en application de cette mesure, alors que de nombreux salariés peinent à faire face à la hausse du coût de la vie.

Dialogue social et droits des agents publics : la Douane camerounaise en vitrine à Yaoundé

À quelques heures de la célébration de la 140ᵉ édition de la Fête du Travail, l’esplanade de la Direction Générale des Douanes a vibré au rythme d’une conférence aussi dense que captivante, consacrée au thème : « Agents publics: Quels recours face aux litiges professionnels ?». Sous un soleil de mi-journée, agents, cadres administratifs et experts en droit du travail ont pris d’assaut les lieux, ce 30 avril 2026, transformant l’esplanade en un véritable forum d’échanges. La forte mobilisation témoignait de l’intérêt particulier que suscite la question des droits et recours dans la fonction publique. Présidée par Jean Claude Ekoube, en présence du Directeur général des Douanes et de plusieurs panelistes, la rencontre s’inscrivait dans une dynamique de renforcement du dialogue social au sein de l’administration douanière. Très vite, les discussions ont pris une tournure interactive, avec un public attentif et particulièrement engagé. Prenant la parole, M. Tounde Eugène, cadre à la Direction Générale des Douanes, a structuré son intervention autour des mécanismes concrets dont disposent les agents publics pour faire face aux litiges professionnels. « L’agent public n’est pas démuni face à une situation qu’il estime injuste », a-t-il expliqué d’entrée de jeu, avant de détailler les trois principales voies de recours. Il a ainsi évoqué le recours gracieux préalable, première étape qui consiste pour l’agent à saisir sa hiérarchie par voie de requête afin d’exprimer son désaccord. « C’est une démarche qui privilégie le dialogue interne et laisse la possibilité à l’administration de corriger une éventuelle incompréhension », a-t-il précisé, insistant sur le respect des délais de réponse. Lorsque cette première tentative n’aboutit pas, l’agent peut saisir la Commission administrative paritaire. « Cette instance joue un rôle essentiel, car elle permet un examen plus structuré et souvent plus équilibré des situations », a-t-il ajouté. Enfin, en dernier recours, le contentieux administratif s’impose comme l’ultime voie. « À ce niveau, c’est le juge qui intervient pour dire le droit. C’est une garantie forte pour l’agent public », a-t-il souligné. Mais au-delà de ces considérations juridiques, c’est surtout la question du climat social au sein de la Douane qui a retenu l’attention. Interpellé sur la qualité du dialogue social dans cette administration, M. Tounde Eugène n’a pas éludé la question : « Je pense, sans vouloir flatter qui que ce soit, que le simple fait que cette conférence se tienne est déjà une preuve éloquente. Une hiérarchie fermée n’aurait pas permis un tel cadre d’échanges », a-t-il affirmé. Poursuivant sur un ton convaincu, il a insisté sur le rôle stratégique du dialogue : « En douane, nous sommes assujettis à des résultats. Et pour atteindre ces résultats, il faut nécessairement un climat apaisé. Le dialogue social n’est pas un luxe, c’est un outil de travail. C’est même un pilier fondamental de notre fonctionnement, aussi bien en interne avec les agents qu’en externe avec nos partenaires ». Des propos qui ont trouvé un écho favorable auprès de l’assistance, visiblement attentive et réactive. Tout au long de la rencontre, les questions ont fusé de toutes parts, traduisant un réel besoin d’information mais aussi une volonté d’implication des agents dans la gestion de leur environnement professionnel. Dans les couloirs comme à ciel ouvert, les échanges se sont poursuivis bien après les interventions officielles, donnant à cette rencontre une dimension conviviale et participative. Pour plusieurs participants, cette initiative marque une avancée significative dans la promotion des droits des travailleurs au sein de l’administration publique. En s’inscrivant dans le cadre des activités préparatoires à la Fête du Travail, cette conférence aura donc permis de conjuguer réflexion juridique et dialogue social, tout en renforçant les passerelles entre la hiérarchie et les agents. Une expérience que beaucoup espèrent voir se renouveler, tant elle contribue à bâtir une administration plus transparente, plus juste et résolument tournée vers l’écoute.

Recensement général : le gouvernement apporte des précisions

Recensement général : le gouvernement apporte des précisions Trois membres du gouvernement ont rencontré la presse hier à Yaoundé afin d’apporter des éclaircissements sur l’opération de recensement en cours depuis le 24 avril. C’est dans l’auditorium du ministère de la Communication que s’est tenue cette communication officielle portant sur le 4ᵉ recensement général de la population et de l’habitat, couplé au 2ᵉ recensement de l’agriculture et de l’élevage. Face aux professionnels des médias, René Emmanuel Sadi, Gabriel Mbairobe et Dr Taïga ont expliqué les enjeux de cette vaste opération. L’objectif principal de cette rencontre était d’impliquer les médias dans la sensibilisation des populations. En effet, les agents recenseurs ont déjà entamé la phase d’identification des ménages sur toute l’étendue du territoire national. L’opération, prévue pour durer environ un mois, vise à obtenir des données fiables sur la population et les activités agricoles et pastorales. Le ministre de la Communication a insisté sur l’importance de ce recensement pour mettre fin aux estimations approximatives du nombre d’habitants au Cameroun. « Certains avancent 25 millions, d’autres 30 millions. Cette opération permettra d’avoir des chiffres précis », a-t-il souligné. Les autorités ont également appelé les médias à relayer des messages simples et rassurants afin d’encourager les populations à fournir des informations exactes aux agents recenseurs, facilement identifiables grâce à leurs chasubles, casquettes et badges. De son côté, Gabriel Mbairobe a tenu à dissiper toute confusion entre cette collecte de données et une opération fiscale. Il a précisé que la méthodologie utilisée n’a aucun lien avec les services des impôts. La question des délais de publication des résultats a été abordée. Bernadette Françoise Mbarga, directrice générale du Bureau central des recensements et des études de population (Bucrep), a indiqué que les résultats pourraient être disponibles dans un délai de cinq à six mois après la fin de l’opération, le temps de réaliser les vérifications nécessaires pour garantir la fiabilité des données.

De Douala aux réalités du terrain : repenser l’impact de la coopération pour les femmes au Cameroun

De Douala aux réalités du terrain : repenser l’impact de la coopération pour les femmes au Cameroun Du 27 au 28 avril 2026, Douala n’a pas seulement accueilli un atelier institutionnel : la ville est devenue le théâtre d’un engagement renouvelé pour l’égalité de genre, vu à travers les attentes concrètes des femmes camerounaises et les défis encore bien présents. Derrière les discours officiels et les échanges stratégiques de la Revue Annuelle 2025 de la coopération entre le Gouvernement et ONU Femmes, une réalité s’impose : les besoins sur le terrain restent importants, parfois urgents. Accès limité aux ressources, sous-représentation dans les instances décisionnelles, difficultés économiques… autant de barrières qui freinent encore l’autonomisation pleine et entière des femmes. Si la Représentante Résidente d’ONU Femmes, Marie Pierre Raky Chaupin, a mis en avant les progrès réalisés — renforcement des capacités, appui à l’entrepreneuriat féminin, promotion du leadership — son intervention laisse aussi transparaître une préoccupation centrale : comment faire mieux, avec des moyens de plus en plus contraints dans un contexte international marqué par la raréfaction des financements ? Du côté gouvernemental, le message se veut lucide et mobilisateur. Le représentant du MINEPAT, Smith Enow Arrey, reconnaît les avancées, mais insiste sur la nécessité de transformer les engagements en impacts visibles pour les femmes. Pour lui, l’enjeu dépasse les politiques : il s’agit de créer des conditions réelles permettant aux femmes de s’épanouir et de contribuer pleinement au développement du pays. Ainsi, cet atelier apparaît moins comme une simple évaluation technique que comme un moment de vérité. Il met en lumière l’écart persistant entre les ambitions affichées et les réalités vécues, tout en soulignant l’importance d’une action collective plus efficace, mieux coordonnée et surtout plus proche des besoins des bénéficiaires. Au-delà des salles de conférence, le véritable enjeu reste clair : faire en sorte que chaque décision prise à Douala ait un impact tangible dans la vie quotidienne des femmes, qu’elles soient entrepreneures, rurales, jeunes ou engagées dans la vie publique. Car c’est à ce niveau que se mesurera réellement le succès de cette coopération.

Gymnastique artistique : Célestin Simba offre au Cameroun une médaille de bronze aux Championnats d’Afrique de Yaoundé

Gymnastique artistique : Célestin Simba offre au Cameroun une médaille de bronze aux Championnats d’Afrique de Yaoundé Au terme de la 19e édition des Championnats d’Afrique de gymnastique artistique, disputée au Palais polyvalent des sports de Yaoundé, le Cameroun a évité une sortie sans médaille grâce à la performance d’un jeune athlète : Célestin Simba. Engagé chez les juniors, il a décroché le bronze au saut de cheval, offrant au pays son unique podium à domicile. Pendant plusieurs jours, l’espoir d’une médaille a animé le public camerounais, sans concrétisation. Il aura fallu attendre les dernières épreuves pour voir la situation évoluer. Presque discrètement, Célestin Simba est venu changer le cours du bilan national en s’imposant parmi les meilleurs de sa catégorie. Pour le jeune gymnaste, l’exploit a une résonance particulière. « C’est une grosse fierté pour moi, surtout que c’est ma toute première compétition internationale. J’ai commencé la gymnastique il y a seulement deux ans. En finale, je me suis dit que je n’avais rien à perdre, alors j’ai tout tenté », confie-t-il, encore marqué par l’émotion. Et d’ajouter : « Le simple fait d’être en finale était déjà une victoire. Et finalement, je repars avec cette médaille pour mon pays. » Dans les gradins comme au sein de la délégation, cette performance a été accueillie comme un soulagement dans une compétition globalement difficile pour les représentants camerounais. Avec 17 athlètes engagés, toutes catégories confondues, le pays espérait mieux figurer, mais a peiné à rivaliser avec les nations les plus structurées du continent. Sur le plan collectif, le Cameroun termine à la 4e place des qualifications par équipe, derrière des nations comme l’Égypte, l’Algérie et l’Afrique du Sud, plus expérimentées et régulières à ce niveau. Au classement général, l’Algérie et l’Égypte dominent la compétition avec 16 médailles chacune, tandis que l’Afrique du Sud complète le podium. Le Maroc et la Tunisie suivent plus loin, confirmant la hiérarchie actuelle de la gymnastique africaine. Au-delà des résultats, cette édition des Championnats d’Afrique aura surtout servi de baromètre à quelques mois des grandes échéances internationales, notamment les Championnats du monde prévus à Rotterdam, et dans la perspective des Jeux olympiques de 2028 à Los Angeles. Dans ce contexte, la médaille de Célestin Simba dépasse sa simple valeur sportive. Elle symbolise à la fois une promesse et un point d’appui pour l’avenir. Encore au début de sa carrière, le jeune gymnaste affiche déjà des ambitions, notamment une qualification aux Jeux olympiques de la jeunesse. Au moment de la clôture, une image résume cette performance : celle d’un jeune athlète porté en triomphe par ses coéquipiers. Une scène simple, mais forte, qui incarne la seule véritable éclaircie du Cameroun dans ces championnats.