Travail des enfants : le Comité national renforce l’arsenal de prévention et de suivi

Travail des enfants : le Comité national renforce l’arsenal de prévention et de suivi Prévention renforcée, meilleure application des textes, amélioration du suivi statistique et prise en compte des enseignements du précédent plan d’action. Telles sont les principales résolutions arrêtées le 2 juillet 2026 à Yaoundé par le Comité national de lutte contre le travail des enfants, réuni en session annuelle sous la présidence du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona. Les membres du comité ont convenu de faire de la prévention l’un des principaux axes de la stratégie nationale. Ils recommandent ainsi d’intensifier les campagnes de sensibilisation auprès des parents, des familles et des communautés afin de mieux faire la distinction entre le travail des enfants, interdit lorsqu’il compromet leur développement, et les activités à caractère socialisant, une confusion qui demeure fréquente dans plusieurs localités. Le comité a également décidé de capitaliser les enseignements tirés de l’évaluation finale du Plan d’action national d’élimination du travail des enfants au Cameroun (PANETEC). Les recommandations issues de cette évaluation devront être intégrées à la préparation du prochain plan d’action national, avec l’objectif d’améliorer la coordination des interventions, leur efficacité ainsi que leur pérennité. Autre priorité retenue : le renforcement de l’application des textes en vigueur. Les participants appellent les administrations compétentes, les partenaires sociaux, les organisations de la société civile et les collectivités territoriales décentralisées à mieux s’approprier la liste nationale des travaux dangereux interdits aux enfants. Pour y parvenir, ils préconisent le renforcement des actions de formation, de sensibilisation et de contrôle sur le terrain. La session a aussi mis l’accent sur la nécessité de disposer de données plus fiables pour orienter les politiques publiques. Les membres du comité recommandent la diffusion, en français et en anglais, du rapport national sur le travail des enfants, considéré comme un instrument d’aide à la décision et de suivi des progrès accomplis. Dans la même logique, ils demandent l’achèvement des différents outils du système national d’observation et de suivi du travail des enfants. Leur mise en œuvre effective est attendue au plus tard le 31 juillet 2026 afin d’améliorer la collecte des données, le suivi de l’évolution du phénomène et l’évaluation des actions engagées. Les participants ont enfin insisté sur l’importance d’une culture de résultats. Ils recommandent que les activités menées soient systématiquement confrontées aux objectifs fixés, afin de produire des statistiques plus pertinentes et de mesurer avec davantage de précision l’impact des programmes. Réunie dans la salle des conférences du ministère du Travail et de la Sécurité sociale, la session 2026 du Comité national de lutte contre le travail des enfants a également permis de dresser le bilan des actions menées au cours de l’année écoulée et de définir les priorités des prochains mois. À travers les résolutions adoptées, les pouvoirs publics et leurs partenaires entendent consolider les acquis et accélérer les efforts visant à éliminer progressivement le travail des enfants au Cameroun. Denise Ebelle

Minsep : le mérite et l’excellence célébrés à travers 19 distinctions honorifiques

Le mérite, l’excellence et le dévouement au service de l’État étaient à l’honneur le 2 juillet 2026 au Palais polyvalent des sports de Yaoundé. Présidant la cérémonie de remise des distinctions honorifiques décernées par le président de la République, Paul Biya, Grand Maître des Ordres nationaux, le ministre des Sports et de l’Éducation physique a salué l’engagement de 19 personnels de son département ministériel distingués pour la qualité des services rendus à la nation. Organisée dans le cadre des célébrations de la Fête du Travail et de la Fête nationale, la cérémonie a mis en lumière des femmes et des hommes dont le parcours professionnel a été jugé exemplaire. Pour le ministre, ces distinctions traduisent la volonté constante du chef de l’État de promouvoir une culture du mérite, de la discipline, de l’excellence et du dévouement dans l’administration publique. Parmi les récipiendaires, Joseph Yerima, secrétaire général du ministère des Sports et de l’Éducation physique, a été élevé au grade de Commandeur dans l’Ordre de la Valeur. Dans le même ordre, Medouane Alvine Noëlle Hortense, chef de la Division des études, de la planification et de la coopération, a été faite Chevalier. D’autres personnels ont également été distingués dans l’Ordre du Mérite et dans l’Ordre du Mérite sportif, aux grades d’Officier et de Chevalier, tandis que cinq agents ont reçu la Médaille d’honneur du travail en reconnaissance de leur ancienneté, de leur loyauté et de leur contribution au service public. Dans son allocution, le membre du gouvernement a rappelé que ces récompenses constituent la reconnaissance de la République envers des serviteurs de l’État qui se sont illustrés par leur professionnalisme et leur sens élevé du devoir. Il a souligné que le travail bien accompli trouve toujours une reconnaissance au plus haut sommet de l’État et que les sacrifices consentis au quotidien dans l’exercice des missions de service public ne sont jamais ignorés. S’adressant aux récipiendaires, le ministre a indiqué que ces distinctions sont à la fois une récompense et une responsabilité. Selon lui, être décoré par la République implique désormais d’incarner les valeurs de probité, de rigueur, de patriotisme et d’excellence, tout en servant de référence pour les autres agents publics et les jeunes générations. Le ministre a également eu une pensée pour les personnels qui n’ont pas encore été distingués. Il les a exhortés à poursuivre leurs efforts avec constance et professionnalisme, rappelant que le mérite, lorsqu’il est entretenu dans la durée, finit toujours par être reconnu. Cette célébration intervient dans un contexte où le ministère des Sports et de l’Éducation physique poursuit ses ambitions de modernisation de la gouvernance sportive, de développement des infrastructures, d’amélioration des performances des sélections nationales et de promotion de la pratique sportive pour tous. Pour le ministre, l’atteinte de ces objectifs repose avant tout sur la qualité des ressources humaines appelées à mettre en œuvre cette politique publique. Au terme de la cérémonie, le membre du gouvernement a renouvelé la gratitude du département ministériel au président de la République pour son attachement à la valorisation du mérite au sein de l’administration publique. Il a enfin encouragé les récipiendaires à poursuivre leur engagement au service de l’État afin de continuer à porter haut les valeurs d’excellence et de performance qui fondent l’action publique.

Bauxite de Minim Martap : le projet muscle son dispositif ferroviaire avec l’arrivée imminente de sept locomotives

Le projet d’exploitation de la bauxite de Minim Martap poursuit sa montée en puissance. Des locomotives diesel fabriquées par le constructeur chinois CRRC Corporation Ltd sont attendues dans les prochaines semaines au port de Douala pour le compte de Camalco, filiale camerounaise de la société australienne Canyon Resources, porteuse de ce vaste projet minier situé dans la région de l’Adamaoua.   L’information a été rendue publique par le groupe logistique Cosco Shipping, qui indique avoir récemment expédié douze locomotives vers plusieurs destinations africaines. Le Cameroun doit en recevoir sept, destinées à renforcer le futur dispositif de transport du minerai entre le site d’exploitation et les infrastructures d’exportation. Cette livraison s’inscrit dans le cadre d’un contrat portant sur vingt-deux locomotives conclu entre Camalco et CRRC. À travers cet investissement, le promoteur entend sécuriser l’acheminement de la bauxite produite à Minim Martap, dont la capacité annuelle est projetée à environ dix millions de tonnes. Pour assurer cette évacuation dans des conditions optimales, les investissements engagés dans le volet ferroviaire sont déjà considérables. Camalco et son partenaire ferroviaire, Camrail, ont mobilisé à ce jour près de 176,8 milliards de FCFA sur les 252,6 milliards de FCFA prévus pour l’acquisition du matériel roulant nécessaire au projet. Le programme logistique ne se limite toutefois pas aux seules locomotives. Une première commande de 560 wagons ouverts a été passée auprès de l’entreprise indienne Texmaco Rail & Engineering Limited. Le contrat prévoit également une option portant sur 1 040 wagons supplémentaires susceptibles d’être livrés progressivement au cours des cinq prochaines années, en fonction de l’évolution de la production et des besoins opérationnels. Parallèlement à l’acquisition de ces équipements, Canyon Resources devra prendre en charge plusieurs aménagements structurants. Le groupe est notamment appelé à financer le raccordement de la mine au réseau ferré national ainsi que la réhabilitation de certains points sensibles de la voie existante. Ces travaux sont jugés indispensables pour garantir un acheminement fluide du minerai jusqu’au port de Douala, principal point de sortie des futures exportations. L’arrivée prochaine des premières locomotives constitue ainsi un indicateur tangible de l’avancement du projet. Après les étapes consacrées aux financements, aux autorisations et aux contrats industriels, le chantier entre désormais dans une phase plus opérationnelle marquée par la mise en place progressive de l’infrastructure logistique qui soutiendra l’exploitation du gisement. Considéré comme l’un des plus importants projets miniers en développement au Cameroun, Minim Martap continue ainsi de franchir des étapes décisives en vue de son entrée en production et de son positionnement futur sur le marché international de la bauxite.   Denise Ebelle

Dialogue social : le droit de grève au cœur des échanges au Mintss

Dialogue social : le droit de grève au cœur des échanges au Mintss L’exercice du droit de grève, les conditions de travail, la protection sociale ainsi que l’adaptation du cadre législatif aux mutations du monde professionnel ont dominé les débats lors des 48e et 49e sessions du Comité de concertation sociale, tenues le 30 juin à Yaoundé sous la présidence du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona. La rencontre a réuni les représentants des organisations syndicales, des fédérations professionnelles et des administrations publiques autour d’un objectif commun : renforcer le dialogue social afin de préserver la paix sociale et promouvoir le travail décent au Cameroun. Au centre des discussions figurait la question du droit de grève. Tout en rappelant que cette liberté est consacrée par les textes nationaux et les conventions internationales ratifiées par le Cameroun, le ministre du Travail a souligné la nécessité d’un exercice responsable de ce droit. « Le droit de grève, auquel nous sommes fondamentalement attachés, doit s’effectuer dans le respect des lois de la République et de la préservation de l’ordre public social », a déclaré Grégoire Owona. Les échanges ont également permis de mettre en lumière plusieurs défis auxquels sont confrontés les travailleurs. Stress professionnel, épuisement au travail, harcèlement, troubles musculo-squelettiques, violences en milieu professionnel et précarité de l’emploi ont été évoqués. Face à ces préoccupations, le gouvernement a plaidé pour une mobilisation accrue des partenaires sociaux en faveur d’un environnement de travail plus sûr et plus protecteur. Prenant la parole au nom des organisations syndicales, la présidente de la Confédération camerounaise du travail (CCT), Ekoan Antoinette, a insisté sur la nécessité de rendre le dialogue social plus efficace et davantage orienté vers des résultats concrets. Elle a notamment attiré l’attention sur la montée du chômage des jeunes, le respect des normes internationales du travail et l’extension de la couverture sociale. La responsable syndicale a par ailleurs plaidé pour une révision du Code du travail de 1992, estimant que celui-ci ne répond plus entièrement aux réalités actuelles du marché de l’emploi. Selon elle, l’émergence des métiers du numérique, des plateformes digitales et du télétravail impose une actualisation du cadre juridique national. Elle a également appelé au respect effectif des conventions collectives conclues entre partenaires sociaux. Abordant la question des principes et droits fondamentaux au travail, Ekoan Antoinette a reconnu que le droit de grève constitue un acquis majeur garanti par la Constitution et les conventions internationales relatives à la liberté syndicale. Toutefois, elle a relevé plusieurs obstacles à son exercice effectif, d’où la nécessité, selon elle, de revisiter certaines dispositions législatives et réglementaires. Les préoccupations spécifiques de certains secteurs d’activité ont aussi été portées à l’attention des pouvoirs publics. Président de la Confédération générale des syndicats des transporteurs du Cameroun, Pierre Ntamack Nyemeck a salué l’existence de ce cadre de concertation, qu’il considère comme un instrument privilégié de dialogue entre les travailleurs et les autorités. Le responsable syndical a notamment évoqué les pratiques de corruption sur certains axes routiers, les dysfonctionnements observés dans les postes de contrôle de charge ainsi que la circulation de véhicules en surcharge sur les corridors sous-régionaux. Il a également dénoncé la prolifération du carburant frelaté en provenance du Nigeria, qu’il considère comme une menace pour les transporteurs et les opérateurs formels du secteur pétrolier. Au terme des travaux, les participants ont réaffirmé leur attachement au dialogue social comme outil privilégié de prévention et de règlement des conflits professionnels. Gouvernement et partenaires sociaux se sont accordés sur la nécessité de poursuivre les concertations afin d’améliorer les conditions de travail, de renforcer la protection sociale des travailleurs et d’adapter progressivement la législation aux transformations économiques et technologiques. Pour le ministère du Travail et de la Sécurité sociale, la consolidation du dialogue entre les différents acteurs du monde du travail demeure un levier essentiel pour préserver la stabilité sociale, améliorer la productivité des entreprises et accompagner durablement le développement du Cameroun.

Réhabilitation de la SONARA : le gouvernement ouvre la voie à un partenariat international

Le gouvernement a franchi une nouvelle étape dans le processus de relance de la Société nationale de raffinage (SONARA). Les 29 et 30 juin 2026, il organise une consultation internationale du marché (Market Sounding) consacrée au projet de réhabilitation, de reconstruction et de modernisation de la raffinerie de Limbé, à l’arrêt depuis l’incendie du 31 mai 2019. Cette démarche intervient sept ans après le sinistre qui avait gravement endommagé plusieurs unités stratégiques de production, entraînant l’interruption des activités de raffinage de l’unique raffinerie du Cameroun. Depuis lors, l’État a engagé un vaste chantier de restructuration financière et institutionnelle afin de préserver l’entreprise et préparer sa relance. À l’ouverture des travaux, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a rappelé que la SONARA demeure un maillon essentiel de l’économie nationale en raison de son rôle dans l’approvisionnement énergétique, l’activité industrielle, les finances publiques et l’emploi. Il a souligné que les efforts déployés ces dernières années ont permis de stabiliser la situation financière de l’entreprise, notamment à travers la restructuration de sa dette et la mise en place de mécanismes destinés à restaurer sa viabilité. Pour le gouvernement, le projet en préparation dépasse la simple remise en état des installations endommagées. Il s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la souveraineté énergétique du Cameroun, à accroître les capacités locales de raffinage et à réduire la dépendance du pays aux importations de produits pétroliers raffinés. La modernisation envisagée doit également permettre à la SONARA de produire des carburants conformes aux normes internationales les plus récentes, tout en améliorant sa compétitivité. Le projet prévoit notamment la réhabilitation ou la reconstruction des unités existantes ainsi que l’intégration d’une unité d’hydrocraquage, technologie destinée à améliorer la qualité des produits raffinés et à optimiser les rendements de production. Directeur général de la SONARA, Harouna Bako a salué l’engagement constant des pouvoirs publics dans la relance de l’entreprise. Revenant sur les conséquences de l’incendie de 2019, il a indiqué que le projet actuellement porté par le gouvernement constitue une étape déterminante pour restaurer durablement les capacités de raffinage du pays et repositionner la société comme un acteur majeur du secteur énergétique dans la sous-région. Le programme sera réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé de type Design-Build-Finance-Maintain (DBFM), un modèle qui confiera au partenaire privé la conception, la réalisation, le financement et la maintenance des infrastructures. Ce schéma vise à mobiliser les meilleures expertises techniques et financières internationales tout en assurant une répartition équilibrée des risques entre les parties. La consultation du marché réunit des compagnies pétrolières, des entreprises d’ingénierie, des investisseurs, des institutions financières et des cabinets spécialisés. Les échanges doivent permettre au gouvernement d’évaluer l’intérêt des opérateurs, de tester la bancabilité du projet et d’affiner ses paramètres techniques, juridiques et financiers avant le lancement de la procédure de sélection. Cette phase préparatoire ouvrira la voie à un appel à manifestation d’intérêt puis à un dialogue compétitif avec les candidats présélectionnés. À terme, les autorités ambitionnent de doter le Cameroun d’une raffinerie modernisée, capable de répondre aux besoins du marché national et sous-régional, de soutenir l’industrialisation du pays et de renforcer sa sécurité énergétique. Denise Ebelle

Littoral : le MINMIDT mise sur la discipline industrielle et la transformation locale pour stimuler la croissance

Littoral : le MINMIDT mise sur la discipline industrielle et la transformation locale pour stimuler la croissance Au terme d’une mission de travail de trois jours dans la région du Littoral, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique par intérim, le Pr Fuh Calistus Gentry, a décliné les principaux axes de la politique gouvernementale en matière d’industrialisation et de valorisation des ressources minières. Lors d’un point de presse tenu le 26 juin 2026 à Douala, le membre du gouvernement a insisté sur la nécessité de renforcer la conformité des entreprises, d’assainir certains segments du marché et d’accélérer les projets structurants susceptibles de soutenir la croissance économique. Parmi les chantiers prioritaires figure la mise en œuvre de la cartographie nationale industrielle. Cette opération vise à disposer d’un état des lieux précis des unités de production implantées sur le territoire national, de leurs capacités et de leur situation réglementaire. Pour les autorités, cet outil permettra de mieux organiser le secteur, de lutter contre les activités illégales et d’améliorer l’orientation des investissements vers les filières porteuses. Le ministère entend également accroître la surveillance du respect des normes industrielles. Les opérateurs sont appelés à se conformer aux exigences réglementaires sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’à la fermeture de leurs installations. Selon le Pr Fuh Calistus Gentry, cette démarche est indispensable pour garantir un environnement d’affaires plus attractif et renforcer la compétitivité du tissu industriel national. Cette volonté d’assainissement concerne aussi certains produits de consommation dont la commercialisation ou le conditionnement ne répond pas aux standards exigés. Les pouvoirs publics encouragent ainsi les producteurs à adopter des emballages et des procédés conformes aux normes en vigueur, dans le souci de mieux protéger les consommateurs tout en améliorant la qualité de l’offre industrielle locale. Cap sur la transformation des ressources minières Dans le secteur minier, le gouvernement affiche son ambition de tirer davantage de valeur des ressources nationales. Le projet de bauxite de Minim-Martap constitue à cet égard l’un des dossiers majeurs. Une première exportation du minerai est attendue en octobre 2026, tandis qu’une phase de transformation en alumine est envisagée dès 2027. Au-delà de l’exploitation de la ressource, l’objectif est de favoriser la création d’emplois, le développement d’une industrie de transformation locale et l’augmentation des recettes économiques. Le potentiel de la bauxite camerounaise est présenté comme un levier stratégique susceptible de renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux. Un intérêt croissant pour la filière aluminium Le ministre a également évoqué l’évolution de la situation d’Alucam, qui suscite un intérêt marqué de la part d’investisseurs étrangers. Selon les informations communiquées, une quinzaine d’entreprises internationales auraient manifesté leur volonté d’intégrer le capital de la société. Pour les autorités, cet engouement confirme les perspectives de développement de la filière aluminium et les opportunités qu’elle offre à l’économie nationale et sous-régionale. Toutefois, le succès de cette dynamique dépendra de la capacité à concrétiser les projets industriels, miniers et logistiques annoncés. À travers cette mission dans le Littoral, le MINMIDT réaffirme ainsi sa volonté de bâtir un secteur industriel plus structuré, plus compétitif et davantage tourné vers la transformation locale des ressources. Entre exigence de conformité, protection des consommateurs et promotion de la valeur ajoutée, le gouvernement entend faire de l’industrie et des mines des moteurs essentiels du développement économique du Cameroun.

Ponts Acrow : le MINTP attribue de nouveaux marchés pour renforcer la mobilité et le désenclavement des territoires

Ponts Acrow : le MINTP attribue de nouveaux marchés pour renforcer la mobilité et le désenclavement des territoires Le Ministre des Travaux Publics a procédé, le 9 février 2026, à l’attribution de plusieurs marchés relatifs à la construction de ponts métalliques modulaires de type Acrow à travers le pays. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à améliorer la connectivité des territoires, à sécuriser les franchissements et à faciliter l’évacuation des produits agricoles vers les marchés. Les marchés attribués portent sur la réalisation d’ouvrages dans plusieurs localités stratégiques, notamment sur les axes Foumban-Banyo-Tibati, Eseka-Song Mbong-Makot-Manguenguess (Malombé), Botmakak-Bissombé-Nkoumissié Sud-Nguibassal (Lobé), Sombo-Bogso (Kellé), Kobi-Kagnol Libang (Mbang), Badongué-Konga-Kambamiéri (Doumé), Messamena-Ekok (Dja), Mayo Djarendi-Mandinring (Mayo Lidi), Poli-Fignolé (Moto Mayo) ainsi que Kekem-Ngang-Ngomezock-Santchou (Nkam). Ces infrastructures sont destinées à remplacer les ouvrages de franchissement précaires existants par des structures métalliques durables, capables d’assurer la continuité du trafic en toute saison et de réduire les contraintes de mobilité auxquelles font face les populations riveraines. Les quatre marchés attribués concernent des ouvrages jugés prioritaires pour le développement économique local et le désenclavement des bassins de production. Le démarrage des travaux est attendu dans les meilleurs délais afin de répondre aux besoins urgents des usagers. Les entreprises retenues, toutes de droit camerounais, ont été sélectionnées à l’issue d’un Appel d’Offres National Ouvert conduit conformément aux dispositions du Code des marchés publics, garantissant ainsi la transparence et la régularité de la procédure. Denise EBELLE

Yaoundé : la première pierre d’un projet hydraulique majeur officiellement posée

Yaoundé : la première pierre d’un projet hydraulique majeur officiellement posée Une nouvelle étape a été franchie dans la mise en œuvre de la politique gouvernementale d’amélioration de l’accès à l’eau potable. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a procédé ce jeudi 25 juin 2026 à la pose de la première pierre du Projet de reconfiguration du réseau d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé et de ses environs. La cérémonie, organisée sur l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé VII, a réuni de nombreuses personnalités gouvernementales, administratives, municipales, traditionnelles et religieuses, ainsi que les partenaires techniques et financiers mobilisés autour de ce projet structurant. Aux côtés du ministre, le Directeur général de la CAMWATER, Dr Blaise Moussa, dont l’entreprise assure la maîtrise d’ouvrage déléguée du projet, a salué le démarrage effectif d’un chantier appelé à transformer durablement l’approvisionnement en eau potable dans la capitale politique du Cameroun et plusieurs localités environnantes. Cette infrastructure majeure traduit la volonté du Président de la République, Paul Biya, de garantir aux populations un accès durable à une eau potable de qualité, disponible en quantité suffisante et à un coût socialement acceptable. Le projet bénéficiera directement aux habitants de Yaoundé ainsi qu’à ceux de Soa, Akak, Mfou, Bikok et Mbankomo. Les établissements scolaires, universitaires, hospitaliers, administratifs, commerciaux et industriels devraient également tirer profit d’une amélioration significative de la desserte en eau potable. Prévu pour une durée d’exécution de 36 mois, le projet vise notamment à porter la capacité d’absorption et de distribution du réseau à 480 000 mètres cubes d’eau par jour, contre environ 300 000 actuellement. Il permettra également une meilleure intégration des productions issues des stations de Batchenga, d’Akomnyada et de la Mefou, tout en réduisant progressivement les rationnements observés dans plusieurs quartiers de la capitale. Les travaux prévoient notamment la création de nouvelles zones de distribution à Abomé, Zibi Antenne et Minkoameyos, avec la construction de stations de pompage et de réservoirs de grande capacité. Plus de 147 kilomètres de conduites primaires et secondaires seront installés ou renouvelés, tandis que 300 kilomètres de conduites tertiaires seront déployés dans plusieurs quartiers et zones périurbaines. Le projet comprend également la réalisation de 30 000 nouveaux branchements sociaux et ordinaires destinés à améliorer l’accès à l’eau potable pour les ménages, notamment dans les zones en forte croissance démographique. À terme, les autorités attendent une amélioration significative de la disponibilité de l’eau potable, une meilleure répartition des volumes produits sur l’ensemble de l’agglomération, une réduction des pertes techniques et commerciales, ainsi qu’une amélioration de la pression de distribution dans les quartiers situés en altitude. Dans son intervention, le ministre de l’Eau et de l’Énergie a souligné que cette réalisation s’inscrit dans la continuité des investissements engagés par l’État dans le secteur de l’eau potable, notamment à travers le Projet d’alimentation en eau potable de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga (PAEPYS). Pour le Directeur général de la CAMWATER, ce chantier constitue une réponse concrète aux besoins croissants d’une métropole en pleine expansion. Dr Blaise Moussa a réaffirmé l’engagement de l’entreprise à veiller à la bonne exécution des travaux afin que les populations bénéficient, dans les délais prévus, des retombées de cet investissement stratégique. Complémentaire aux infrastructures déjà réalisées dans le cadre du PAEPYS, ce projet devrait contribuer à améliorer durablement les conditions de vie des populations, soutenir les activités économiques et renforcer l’attractivité de la capitale. Avec le lancement effectif de ces travaux, le gouvernement réaffirme sa détermination à faire de l’accès à l’eau potable un droit effectif pour tous et à accompagner le développement harmonieux de Yaoundé et de ses environs.

Rayonnement sportif : le gouvernement célèbre les performances des athlètes camerounais à l’international

Rayonnement sportif : le gouvernement célèbre les performances des athlètes camerounais à l’international Les champions camerounais récemment distingués sur les scènes africaine et mondiale ont été célébrés mercredi 24 juin 2026 au ministère des Sports et de l’Éducation physique (MINSEP), au cours d’une cérémonie présidée par le ministre Narcisse Mouelle Kombi. Moment de reconnaissance nationale, cette rencontre a permis aux athlètes de présenter officiellement au gouvernement les médailles et trophées remportés lors de plusieurs compétitions internationales majeures. Tour à tour, les représentants de la Fédération camerounaise de bodybuilding et fitness (FECABOF), de la Fédération camerounaise de taekwondo (FECATAE), de la Fédération camerounaise des sports pour déficients intellectuels (FECASDI), de la Fédération camerounaise des sports pour déficients physiques (FECASDEP) et de la Fédération camerounaise des sports pour déficients visuels (FECASDEV) ont exposé les lauriers glanés par leurs athlètes, illustrant le dynamisme du sport camerounais dans toute sa diversité. Les performances saluées par les pouvoirs publics sont le fruit de plusieurs rendez-vous sportifs d’envergure. En bodybuilding, le Cameroun s’est particulièrement illustré lors du Grand Prix international disputé en mai 2026 en Géorgie. Avec une impressionnante moisson de médailles, les athlètes camerounais ont permis au pays de terminer en tête du classement général, confirmant son rang parmi les grandes nations de la discipline. Du 16 au 19 juin 2026 à Tunis, les para-athlètes camerounais ont également porté haut les couleurs nationales à l’occasion du Grand Prix mondial de para-athlétisme. Face à une concurrence relevée venue de plusieurs continents, ils ont fait preuve de détermination, de résilience et d’un remarquable esprit de compétition, réalisant des performances appréciées par les autorités sportives. Même satisfaction du côté du taekwondo. Engagées aux Championnats d’Afrique de taekwondo et de para-taekwondo organisés du 30 mai au 2 juin 2026 à Bamako, au Mali, les délégations camerounaises ont décroché onze médailles, dont quatre en or, trois en argent et quatre en bronze, ainsi que trois trophées. Deux para-taekwondoïstes camerounais ont en outre été sélectionnés parmi les quarante meilleurs mondiaux pour participer à un camp d’entraînement d’élite en République de Corée, dans la perspective des Jeux paralympiques de Los Angeles 2028. Dans son allocution, le ministre des Sports et de l’Éducation physique a salué des résultats qui témoignent du talent des athlètes, mais aussi de la qualité du travail accompli par les encadreurs techniques, administratifs et médicaux. Il a adressé les félicitations du gouvernement aux sportifs distingués, les invitant à demeurer des modèles de discipline, de patriotisme et d’excellence pour la jeunesse camerounaise. Narcisse Mouelle Kombi a également réaffirmé l’engagement de l’État à poursuivre les efforts visant à améliorer les conditions de préparation et de participation des sportifs aux compétitions internationales. Il a rappelé que ces performances s’inscrivent dans la dynamique de développement du sport impulsée par le Président de la République, Paul Biya. S’adressant au président de la FECABOF, Achille Balemagna, le ministre a insisté sur la nécessité d’intensifier les préparatifs en vue du Championnat du monde de bodybuilding que Yaoundé accueillera du 24 au 28 juillet 2026. Il a assuré que le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires afin de garantir le succès de cette compétition mondiale, appelée à renforcer davantage le rayonnement du Cameroun sur la scène sportive internationale. Le membre du gouvernement a par ailleurs appelé les responsables du mouvement sportif à privilégier le dialogue, la responsabilité et la cohésion, estimant que l’unité demeure un facteur essentiel pour poursuivre les progrès enregistrés par le sport camerounais. La cérémonie s’est achevée par la remise solennelle d’attestations de reconnaissance aux athlètes médaillés, sous les applaudissements des membres du mouvement sportif venus célébrer ces ambassadeurs qui continuent de porter haut les couleurs du Cameroun à travers le monde. Denise EBELLE

Journée olympique mondiale : le MINSEP célèbre les nouvelles performances du sport camerounais

Journée olympique mondiale : le MINSEP célèbre les nouvelles performances du sport camerounais Le 23 juin 2026, date marquant la célébration de la Journée olympique mondiale, le ministre des Sports et de l’Éducation physique (MINSEP), Narcisse Mouelle Kombi, a reçu dans son département ministériel plusieurs athlètes camerounais récemment distingués sur la scène internationale. Ces champions étaient accompagnés des présidents de leurs fédérations respectives ainsi que de leurs encadreurs techniques. La cérémonie, placée sous le signe de l’excellence sportive, a notamment mis à l’honneur les athlètes de la Fédération Camerounaise de Cyclisme (FECACYCLISME), de la Fédération Camerounaise de Sambo (FECASAMBO) et de la Fédération Camerounaise d’Athlétisme (FECATHLETISME), auteurs de performances remarquables lors de récentes compétitions internationales. Dans son allocution, le membre du gouvernement a exprimé sa satisfaction face aux résultats enregistrés par les ambassadeurs du sport camerounais, saluant leur courage, leur discipline, leur patriotisme et leur détermination. Il a rappelé que cette cérémonie s’inscrivait dans la volonté du Président de la République, Son Excellence Paul Biya, de promouvoir l’excellence sportive et de valoriser les performances des athlètes qui portent haut les couleurs nationales. Le cyclisme à l’honneur Narcisse Mouelle Kombi a particulièrement félicité les Lions Indomptables du cyclisme pour leur brillante participation à la 22e édition du Tour Cycliste International du Cameroun. Face à une concurrence relevée, les coureurs camerounais ont su faire preuve d’abnégation et d’esprit de sacrifice. Le ministre a notamment salué l’exploit de Rodrigues Kuéré Nounawé, coureur de la SNH vélo Club, vainqueur du prestigieux maillot jaune et premier au classement général de l’épreuve. Une performance qui, selon lui, témoigne de la vitalité du cyclisme national ainsi que de la qualité du travail réalisé par la FECACYCLISME en matière d’encadrement technique et logistique. Les Lions du Sambo confirment leur ascension Autre motif de satisfaction : la moisson réalisée par les Lions Indomptables de Sambo lors des Championnats d’Afrique disputés du 13 au 15 juin 2026 au Caire, en Égypte. Avec neuf médailles, dont quatre en or, deux en argent et trois en bronze, le Cameroun a terminé deuxième sur 27 nations participantes. Une performance que le MINSEP a qualifiée de remarquable pour une discipline relativement jeune dans le paysage sportif national. Saluant le travail de la Fédération Camerounaise de Sambo (FECASAMBO), conduite par son président, le ministre a réaffirmé le soutien de l’État à cette fédération dont les résultats augurent des perspectives encore plus prometteuses. Emmanuel Eseme et l’athlétisme également célébrés La cérémonie a également permis de rendre un hommage particulier au sprinteur Emmanuel Eseme, figure de proue de l’athlétisme camerounais. Absent lors d’une précédente cérémonie de célébration des performances sportives en raison de ses engagements internationaux, l’athlète a cette fois reçu les félicitations du gouvernement en présence des responsables de la Fédération Camerounaise d’Athlétisme (FECATHLETISME). Pour Narcisse Mouelle Kombi, ces différentes distinctions illustrent le dynamisme du mouvement sportif camerounais, marqué par une présence constante des délégations nationales sur les scènes continentale et internationale grâce à l’accompagnement de l’État. En cette Journée olympique mondiale, le patron des sports a réitéré l’engagement du gouvernement à poursuivre ses efforts en faveur du développement du sport, de l’amélioration des conditions de préparation des athlètes et de la quête permanente de la performance au service du rayonnement du Cameroun. Denise Ebelle