Yaoundé VII : une foire pour magnifier le savoir-faire féminin et le vivre-ensemble

Yaoundé VII : une foire pour magnifier le savoir-faire féminin et le vivre-ensemble À la veille de la célébration de la Journée internationale de la femme (JIF), l’arrondissement de Yaoundé VII s’apprête à accueillir une foire dédiée à la valorisation du savoir-faire des femmes. L’événement est prévu ce samedi 7 mars 2026 sur l’esplanade de l’école publique de Famassi. La cérémonie d’ouverture sera présidée par le sous-préfet de l’arrondissement, en présence du maire, des autorités traditionnelles et de plusieurs invités. Cette initiative est portée par FADY 7, Femmes d’Action pour le Développement de Yaoundé 7, une association engagée dans la promotion de l’autonomisation féminine et du développement local. L’annonce de la tenue de cette foire a été faite le 4 mars dernier à Yaoundé, au cours d’une conférence de presse animée par Guilen Kamga, présidente de la foire de la commune d’arrondissement de Yaoundé VII, et Manfred Jomby Timbo, responsable de la communication de l’association. Une vitrine du savoir-faire féminin Face aux hommes et femmes de médias, les organisateurs ont indiqué que cette foire vise avant tout à offrir une tribune d’expression aux femmes de l’arrondissement afin qu’elles puissent présenter leurs talents et leurs initiatives économiques. Pour l’occasion, plusieurs exposantes mettront en valeur une large gamme de produits issus de leur créativité et de leur ingéniosité. Les visiteurs pourront notamment découvrir des mets traditionnels provenant de différentes régions du Cameroun, des produits cosmétiques conçus à base de matières premières locales, des préparations thérapeutiques naturelles ainsi que divers produits artisanaux. À travers cette initiative, les promotrices entendent encourager l’entrepreneuriat féminin et offrir davantage de visibilité aux activités génératrices de revenus portées par les femmes. Une célébration de la diversité culturelle Au-delà de son caractère économique, la foire se veut également un espace de promotion de la richesse culturelle camerounaise. Yaoundé VII est en effet un arrondissement cosmopolite où se côtoient des populations issues de toutes les régions du pays. Cette diversité se reflète dans les langues, les habitudes alimentaires et les pratiques culturelles. Les mets traditionnels qui seront proposés au public constitueront ainsi une véritable mosaïque gastronomique nationale, chaque communauté apportant sa touche culinaire et culturelle. Selon Manfred Jomby Timbo, cette initiative vise aussi à rappeler que la diversité culturelle constitue une richesse pour la société camerounaise. La foire se présente ainsi comme un moment de partage et de découverte où les différentes traditions se rencontrent et se valorisent mutuellement. En réunissant des femmes d’origines diverses autour d’une même plateforme, cette foire porte également un message fort en faveur du vivre-ensemble et de l’unité nationale. Dans un espace urbain où cohabitent plusieurs communautés, les organisateurs souhaitent démontrer que la diversité des cultures peut être un puissant levier de cohésion sociale. La rencontre permettra ainsi de renforcer les liens entre les populations tout en mettant en lumière la contribution des femmes au développement local. La tenue de cette foire intervient à la veille de la Journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars 2026 autour du thème : « Droits, justice et actions pour les femmes et les jeunes filles déplacées.» Pour les organisateurs, la promotion des activités économiques féminines constitue une réponse concrète aux défis auxquels les femmes font face, notamment celles qui vivent dans des situations de vulnérabilité. En créant un espace d’expression et de valorisation pour les femmes, FADY 7 – Femmes d’Action pour le Développement de Yaoundé 7 entend ainsi contribuer, à son échelle, à la promotion des droits des femmes, à leur autonomisation et à leur participation active au développement de la société. La foire de Yaoundé VII s’annonce donc comme une journée de célébration de la créativité féminine, mais aussi comme une manifestation de la diversité culturelle et de l’esprit de solidarité qui caractérisent la société camerounaise.

Résolution 1325 : à Yaoundé, un plaidoyer pour une plus grande implication des femmes dans la paix et la sécurité

Résolution 1325 : à Yaoundé, un plaidoyer pour une plus grande implication des femmes dans la paix et la sécurité À l’approche de la Journée internationale de la femme, le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, ONU Femmes et l’Université de Yaoundé I ont organisé, le 4 mars 2026, une table ronde consacrée à la mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies. Dans l’enceinte de l’Université de Yaoundé I, diplomates, universitaires, responsables sécuritaires et étudiants ont échangé autour d’un enjeu majeur : le rôle des femmes dans la prévention des conflits, la consolidation de la paix et la sécurité. Cette rencontre s’inscrivait dans la dynamique de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, prévue le 8 mars prochain autour du thème : « Droits, égalité et autonomisation pour toutes les femmes et les filles ». 25 ans après la résolution 1325 Adoptée en 2000 par le Conseil de sécurité des Nations unies, la Résolution 1325 constitue un texte fondateur reconnaissant l’importance de la participation des femmes dans les processus de paix et de sécurité. Pour Marie-Pierre Raky Chaupin, représentante d’ONU Femmes au Cameroun, ce texte demeure d’une actualité majeure. « Cela fait déjà 25 ans que cette résolution existe. Elle rappelle que les femmes doivent participer pleinement aux négociations de paix, aux opérations de maintien de la paix et aux processus de reconstruction après les conflits », a-t-elle souligné. Elle a toutefois relevé que les défis restent considérables. Dans le monde, plus de 600 millions de femmes et de filles vivent encore dans des zones affectées par des conflits armés, ce qui rend la mise en œuvre de la résolution encore plus urgente. Le rôle déterminant des femmes camerounaises Prenant la parole, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa, a rappelé la contribution croissante des femmes camerounaises dans la promotion de la paix. Elle a notamment évoqué la participation des femmes dans les missions de maintien de la paix, y compris dans la République centrafricaine voisine, ainsi que leur engagement dans les domaines du journalisme, de la société civile et de la médiation communautaire. « Les femmes jouent un rôle essentiel dans la consolidation de la paix, au Cameroun comme ailleurs dans le monde », a affirmé la ministre, soulignant les efforts du gouvernement pour renforcer leur participation dans la gouvernance et les mécanismes de prévention des conflits. L’université comme espace de sécurité et de sensibilisation Le recteur de l’Université de Yaoundé I, Pr Rémy Magloire Dieudonné Etoua, a pour sa part insisté sur la responsabilité des institutions universitaires dans la promotion d’une culture de paix. Selon lui, la sécurité sur un campus ne se limite pas aux dispositifs policiers, mais repose également sur la qualité de l’environnement académique et social. Le recteur a ainsi évoqué plusieurs mesures prises pour améliorer les conditions de vie des étudiants : réhabilitation des infrastructures, amélioration des espaces verts et renforcement de la sécurité avec la collaboration des forces de l’ordre. « La paix commence dans les esprits. L’université doit être un espace où se construit cette culture du dialogue et du respect », a-t-il déclaré. Les défis de la justice et de la sécurité Les échanges ont également abordé les difficultés rencontrées par les femmes lorsqu’elles cherchent justice, notamment dans les cas de violences basées sur le genre. Une magistrate qui prenait part à la rencontre a expliqué que de nombreuses victimes hésitent encore à dénoncer les abus, surtout lorsque les auteurs appartiennent à leur entourage familial. Du côté des forces de sécurité, le commissaire de police Yahya Amadou, du corps de la police judiciaire, a mis en lumière la complexité de l’environnement sécuritaire actuel, marqué par la menace terroriste, la criminalité urbaine et le manque de moyens logistiques. Il a plaidé pour une plus grande spécialisation des forces de l’ordre et pour l’utilisation des nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle, dans la lutte contre la criminalité. Au-delà des analyses institutionnelles, les intervenants ont rappelé que la construction d’une paix durable repose sur la collaboration entre les citoyens, les institutions et les forces de sécurité.

Entrée Est de Douala : MAGIL accélère les travaux au giratoire Tradex Borne 10

Entrée Est de Douala : MAGIL accélère les travaux au giratoire Tradex Borne 10 Les travaux d’aménagement de la pénétrante Est de Douala franchissent une nouvelle étape au niveau du giratoire Tradex Borne 10 (PK0). Le samedi 28 février 2026, les équipes de l’entreprise MAGIL ont procédé au décapage de la chaussée sur la partie gauche du giratoire, dans le sens en provenance de Douala. Cette intervention a été immédiatement suivie de l’évacuation des gravas, de la préparation de la couche de fondation, puis de la mise en œuvre de la couche de base en grave-bitume, conformément aux prescriptions techniques du projet. Afin de limiter les perturbations pour les usagers, la section traitée a été rouverte à la circulation dès le dimanche, en attendant l’application de la couche de roulement en béton bitumineux, qui viendra parachever l’ouvrage. Sur l’autre versant du giratoire, les travaux progressent de manière continue et méthodique, dans le strict respect du planning d’exécution. L’entreprise reste en attente des résultats de la planche d’essai relatifs au béton semi-grenu, étape préalable au lancement des travaux de la couche de roulement. Par ailleurs, l’ensemble des approvisionnements nécessaires a déjà été sécurisé, permettant d’envisager une accélération significative du chantier dans les prochains jours.

Route nationale 3 : entretien confortatif sur l’axe Yaoundé–Douala, les équipes à pied d’œuvre

  Route nationale 3 : entretien confortatif sur l’axe Yaoundé–Douala, les équipes à pied d’œuvre Les travaux d’entretien confortatif sur la section Yaoundé–Douala de la Nationale 3 connaissent une accélération notable. Conformément aux instructions du Ministre des Travaux Publics, Maître d’Ouvrage, cette intervention vise à restaurer rapidement les conditions optimales de circulation sur les portions les plus dégradées de cet axe stratégique reliant les capitales politique et économique du Cameroun. Deux fronts pour une action coordonnée L’entreprise CFHEC a déployé ses équipes simultanément sur deux segments distincts afin d’optimiser les délais d’exécution : Au départ de Yaoundé, les travaux progressent depuis le carrefour Ahala en direction de Douala ; Côté Douala, les interventions sont engagées à partir du pont sur la Dibamba, avec une avancée vers Yaoundé. L’objectif est clair : permettre une jonction des deux équipes en un point de rencontre stratégique, garantissant ainsi une couverture continue des zones critiques.   Des interventions ciblées et progressives Les opérations actuellement en cours portent sur : Le dégagement mécanisé des accotements ; Le bouchage systématique des nids-de-poule ; La préparation des zones à fort niveau de dégradation. Dans les quinze prochains jours, un traitement plus structurel est prévu sur le tronçon Boumnyebel–Edéa, avec la mise en œuvre de bandes de déflachage en enrobé, destinées à renforcer la durabilité de la chaussée. La supervision technique des travaux est assurée par la Mission de contrôle PRISMA, tandis que l’Unité de gestion du projet, instituée par le Ministre des Travaux Publics, garantit un suivi rapproché et permanent des opérations. Ces mesures d’urgence ont pour finalité de relever significativement le niveau de service de la route. L’ambition affichée est de faire évoluer la vitesse moyenne de circulation de 40 km/h à environ 80 km/h sur les sections traitées, contribuant ainsi à réduire les temps de parcours et à sécuriser davantage les usagers. À travers cette mobilisation soutenue, l’État confirme sa détermination à préserver la performance de la Nationale 3, artère vitale pour l’économie nationale et la fluidité des échanges entre Yaoundé et Douala.

Afrique centrale : l’ARTAC prend les rênes de l’observatoire régional des TC

Afrique centrale : l’ARTAC prend les rênes de l’observatoire régional des TC La plateforme numérique de l’Observatoire régional des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) est officiellement passée sous la responsabilité de l’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC). La cérémonie de cession, couplée à la clôture du projet PAGIRN-PPTIC, s’est déroulée ce 3 mars à Yaoundé. Elle marque l’aboutissement de près de cinq années d’efforts en faveur de la gouvernance numérique en Afrique centrale. Lancé en août 2021 avec l’appui financier de l’Union européenne, le projet « Prospective et Planification des TIC en Afrique centrale » (PPTIC) s’inscrivait dans le cadre du Programme d’Appui à la Gouvernance des Infrastructures Régionales et Nationales (PAGIRN). Sa mise en œuvre a été assurée par le consortium formé par l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé (ENSPY) et l’Ecole Nationale Supérieure des Postes, Télécommunications et TIC (SUP’PTIC). L’objectif : doter les six pays concernés — Cameroun, Gabon, Congo, RCA, RDC et Tchad — d’outils fiables de planification, de données stratégiques et de compétences renforcées pour accompagner la transformation numérique de la sous-région. Des résultats tangibles Au terme des 55 mois de mise en œuvre, le projet affiche des acquis structurants : Deux cartographies régionales des besoins en TIC ; Des plans stratégiques pour les infrastructures numériques régionales et nationales ; La formation de 173 cadres des administrations publiques ; La mise en ligne de modules de formation à distance ; La création et l’opérationnalisation d’un Observatoire régional des TIC doté d’une plateforme numérique accessible au public. Véritable outil d’aide à la décision, l’Observatoire a vocation à centraliser, analyser et diffuser les données relatives aux infrastructures, aux marchés et aux compétences numériques en Afrique centrale. Une signature symbolique pour la pérennité La convention de cession a été signée par le représentant du MINEPAT, le Coordonnateur du projet et Directeur de l’ENSPY, le Pr Raoul Ayissi, ainsi que Christian Katende, Président Exécutif de l’ARTAC, qui a personnellement apposé sa signature au nom de l’institution sous-régionale. Par cet engagement, l’ARTAC s’engage à assurer la gestion durable de la plateforme, notamment à travers la mobilisation d’experts chargés de son administration et de son exploitation. Au-delà de la clôture du PAGIRN-PPTIC, la cérémonie de Yaoundé ouvre une nouvelle étape : celle d’une appropriation institutionnelle régionale de l’Observatoire. Dans un contexte où l’Afrique centrale demeure confrontée à des défis de connectivité et d’exploitation stratégique des données numériques, la pérennisation de cet outil apparaît comme un levier essentiel pour accélérer l’intégration régionale, renforcer la compétitivité des économies et soutenir le développement durable. Avec cette rétrocession à l’ARTAC, l’Afrique centrale se dote désormais d’un instrument commun pour piloter sa transformation numérique sur des bases concertées et structurées. Denise EBELLE

Julienne Mbou’ou Mvolla livre les secrets de l’éducation thérapeutique

Julienne Mbou’ou Mvolla livre les secrets de l’éducation thérapeutique   La Camerounaise , infirmière de formation vient de commettre un ouvrage intitulé:  » l’impact vérité ETP sur la PEC des maladies chroniques des enfants » ,par le truchement des éditions Ifrikiya ( collections interlignes.) Ce livre d’utilité publique soulève les mécanismes d’encadrement et d’accompagnement des enfants , des adolescents voire des adultes face aux maladies incurables. Un appel urgent à un changement de paradigme que l’auteur a lancé aux parents et aux personnels soignants lors de la cérémonie de dédicace de l’ouvrage tenue le 27 Février 2026 à la fondation Muna de Yaoundé Les maladies chroniques tels que Alzheimer , maladies de Parkinson, SIDA , Diabète etc … se dévoilent sous le signe de la fatalité. Cependant ce sort tend à masquer tout ce qu’un enfant ou un adolescent et même un adulte est capable de faire dans la prise en charge de sa santé voire des projets de vie quand il connaît de quoi il souffre et découvre son état à temps. Julienne Clarisse Mbou’ou Mvolla se pose ainsi comme un acteur de la dédramatisation dans cet ouvrage de 68 pages dont les couleurs retenues à l’instar du violet symbolise la royauté, la spiritualité, la sagesse et la profondeur tandis que le bleu évoque la conscience , la loyauté, la sérénité et la responsabilité. Dans cet enchevêtrement de couleurs que l’auteur livre le combat contre les échecs thérapeutiques, la résistance au traitement et toutes sortes d’incompréhension dans la prise en charge des patients. Une vision entre science et humanité , compétence et passion pour une révolution silencieuse appelée  » Éducation thérapeutique ». Cette notion est dévolue aux malades afin d’acquérir des compétences nécessaires pour gérer au mieux leur vie ou leur maladie:  » Il ne s’agit plus seulement de soigner la maladie mais de prendre soin d’une personne , il ne s’agit pas de transmettre les informations mais de construire avec le malade , il ne s’agit plus d’imposer mais d’accompagner » explique Julienne Clarisse Mbou’ou Mvolla. D’après le critique littéraire Jean Claude Awono, l’originalité du livre réside dans la notion  » d’ Impact ». L’ auteur stipule que même enfant , un jeune est à même de comprendre sa pathologie lorsque celle-ci lui est expliquée avec clarté dans un langage adapté à son âge. .Là où le secret médical familial est souvent renforcé par des considérations culturelles et sociales , cette approche constitue une rupture, elle promeut une obligation transparente entre parents et enfants conditions nécessaires à l’éducation thérapeutique indiqué t’il. Aussi dans la pensée de l’auteur 3 principes fondamentaux soutiennent l’éducation thérapeutique notamment l’éducabililité de tous, l’approche centrée sur la personne et le respect de la liberté et la dignité. La maladie chronique bouleverse le rapport au temps, à l’identité et à la vie elle même. Il importe de transformer l’éducation thérapeutique du patient afin que les personnes vivant avec ces maladies vivent paisiblement jusqu’à la mort . le livre éclaire , il libère , il propose une démarche structurée , adaptée aux enfants de 8 à 16 ans vivants avec la maladie . L’ambition est de redonner au malade sa place de sujet , transformer la relation soignants – soignés et mieux encore humaniser le système de santé. En somme Chez Lydienne Clarisse Mbou’ou Mvolla la finalité du livre est de pouvoir atteindre un niveau où les parents ont la possibilité d’échanger avec leurs enfants malades en multipliant en eux la chance de vivre dans une communication libre et vraie , sans mensonges ni hésitations. Il convient de préciser que l’auteur à travers son association RENACC et le concours de l’AMS s’active déjà pour la formation des jeunes sur les fondements de l’éducation thérapeutique au Cameroun. Elle milite pour que cette problématique qui est expérimentée dans les pays occidentaux soit transférable dans les formations paramédicales , d’où la mise sur pied de la société camerounaise d’éducation thérapeutique en partenariat avec la société Européenne éponyme. Julienne Clarisse Mbou’ou Mvolla qui promet pour bientôt d’autres publications dont une autobiographie, est une femme pluri dimensionnelle.. Elle a suivi une longue Formation interne des contrôleurs des prestations sociales à la CNPS , personne ressource du CNLS comme formatrice des formateurs en counselling . Elle est par ailleurs coordonnatrice et modératrice en salle virtuelle e learning à IEBL impact Ecole Biblique Internationale à Paris et s’illustre également dans l’enseignement et le syndicalisme.   Germaine Ngo Holl

Le Cameroun consolide son offensive agricole à Macfrut 2026

Le Cameroun consolide son offensive agricole à Macfrut 2026 Le Cameroun sera au rendez-vous de la 43e édition de Macfrut, prévue du 21 au 23 avril 2026 en Italie. Il s’agira de la troisième participation du pays à ce salon international majeur consacré à la filière fruits et légumes. La présence camerounaise est pilotée par la Confédération africaine des acteurs agro-pastoraux (C-3-A), en collaboration avec la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Élevage et des Forêts du Cameroun (CAPEF). L’annonce a été officialisée le 24 février lors d’un point de presse animé conjointement par le président de la C-3-A, Sa Majesté Zomba’a Doudou Armand, et le secrétaire général de la CAPEF. Au cœur de cette participation : la promotion active du « Made in Cameroon ». La CAPEF a rappelé ses missions essentielles, à savoir la promotion économique, la défense des intérêts des producteurs, l’accompagnement à la formation professionnelle et l’encouragement à l’investissement. Un appel a été lancé aux producteurs, coopératives et opérateurs économiques afin qu’ils se mobilisent massivement. L’objectif est clair : exposer le savoir-faire national, valoriser les produits agricoles et nouer des partenariats durables.   Mangue et avocat en tête d’affiche   Pour 2026, la délégation mettra particulièrement en avant deux produits phares : la mangue et l’avocat. Ces spéculations, issues des principaux bassins de production du pays, symbolisent le potentiel d’exportation du Cameroun. L’accent sera mis sur : l’amélioration du packaging ; la recherche de financements adaptés ; la structuration des circuits de commercialisation. La C-3-A entend également encourager la mise en place de magasins frigorifiques dans les zones de production afin de réduire les pertes post-récolte, particulièrement importantes en saison de mangue.   Un pavillon de 74 m² pour fédérer les acteurs   Un espace d’exposition de 74 m² a été réservé pour accueillir le « Village des acteurs agro-pastoraux ». Ce stand collectif réunira un large éventail d’intervenants : conseillers régionaux, maires, responsables de coopératives, centres de recherche, chambres consulaires et opérateurs économiques. Aux côtés du Cameroun, plusieurs pays d’Afrique centrale — notamment la République centrafricaine, le Gabon et le Tchad — prendront part à cette 43e édition, témoignant d’une volonté régionale de participer activement à ce carrefour mondial des échanges agricoles. Les organisateurs ont exprimé leur reconnaissance à l’Ambassade d’Italie au Cameroun pour les facilités accordées dans le cadre de cette participation.   Un symposium pour lier agriculture et diplomatie économique   Innovation notable cette année : l’organisation d’un symposium consacré à l’agriculture, à la sécurité alimentaire et à la diplomatie économique. Les discussions porteront également sur l’exode rural, l’immigration clandestine en Afrique centrale, les technologies agricoles, la mécanisation, la formation ainsi que les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). L’ambition est de favoriser des passerelles concrètes entre investisseurs, partenaires techniques et producteurs africains. Chaque année, Macfrut rassemble plus de 50 000 visiteurs, environ 1 500 exposants, plus de 1 500 distributeurs et acheteurs internationaux, ainsi que des partenaires techniques venus du monde entier. Pour l’édition 2026, 1 500 exposants issus de 80 pays sont déjà annoncés. À travers cette troisième participation, le Cameroun entend renforcer sa visibilité sur le marché international, attirer des investissements structurants et consolider la position de ses produits agricoles dans les circuits mondiaux.   Denise EBELLE

Cameroun : Saisie record de drogue à Douala, l’heure d’un sursaut stratégique sur le scanning des marchandises

Cameroun : Saisie record de drogue à Douala, l’heure d’un sursaut stratégique sur le scanning des marchandises La récente incinération de près de 2,5 tonnes de stupéfiants à Douala dépasse le simple fait divers. Elle marque un tournant dans la lutte contre les trafics illicites et met en lumière une problématique centrale : la maîtrise du scanning des marchandises à l’entrée du territoire camerounais.   Une démonstration de force des services nationaux Placée sous la supervision du ministre des Finances Louis Paul Motaze, l’opération de destruction des drogues saisies a illustré l’efficacité et la coordination des forces de défense et de sécurité. Cette interception massive témoigne du professionnalisme des services douaniers et sécuritaires. Elle prouve qu’avec des dispositifs opérationnels activés avec rigueur et des moyens adaptés, l’État camerounais est capable de neutraliser des réseaux criminels d’envergure. Mais derrière ce succès opérationnel, une interrogation stratégique demeure : comment une telle cargaison a-t-elle pu parvenir jusqu’au territoire national ?   Le rôle central du Port Autonome de Douala Principal point d’entrée des marchandises au Cameroun, le Port de Douala constitue le cœur névralgique des échanges commerciaux du pays. La question du scanning des conteneurs y cristallise depuis plusieurs années un débat sensible. D’un côté, une vision souverainiste défend une gestion renforcée et maîtrisée par les entités publiques nationales. De l’autre, le maintien de prestataires internationaux comme la Société Générale de Surveillance (SGS) est justifié par des arguments de performance technique et d’expérience internationale. La saisie record agit comme un révélateur : le contrôle portuaire ne peut être réduit à un simple contrat de prestation. Il relève d’un enjeu de sécurité nationale. Une capacité locale à consolider Loin de fragiliser les institutions, cette affaire met en évidence plusieurs acquis : Une expertise technique nationale confirmée, une coordination efficace entre services, une capacité d’investigation renforcée, un potentiel de modernisation sous pilotage public. Le Cameroun dispose aujourd’hui d’ingénieurs, de spécialistes en logistique portuaire et d’agents expérimentés. Investir dans des solutions de scanning placées sous contrôle national ne relèverait pas d’un repli, mais d’une stratégie de consolidation. Souveraineté ou dépendance ? La problématique ne se limite pas à l’opposition public-privé. Elle interroge l’équilibre entre partenariat et autonomie. Externaliser durablement un secteur aussi sensible que le contrôle des flux commerciaux peut générer une dépendance structurelle. À l’inverse, une gestion nationale exige transparence, audits rigoureux et investissements technologiques conséquents. Le véritable critère doit rester l’intérêt supérieur de l’État : sécurité, efficacité, traçabilité et protection des recettes douanières. Une opportunité politique à saisir La saisie de Douala offre au gouvernement une occasion stratégique de : Réévaluer les contrats de scanning à l’aune des impératifs sécuritaires, accélérer la modernisation technologique sous supervision publique, mettre en place un audit indépendant du système de contrôle portuaire, favoriser les solutions nationales compétitives, car au-delà des pertes fiscales, les enjeux sont autrement plus lourds : trafic de stupéfiants, contrebande, circulation d’armes ou de produits dangereux. La destruction des cargaisons illicites a envoyé un signal fort : l’État peut agir avec fermeté.Le défi désormais n’est plus seulement d’intercepter et d’incinérer, mais d’empêcher en amont l’entrée de flux criminels sur le territoire. La bravoure des agents camerounais appelle une décision politique à la hauteur des enjeux : faire du scanning portuaire un instrument de souveraineté assumée.Car la sécurité des frontières économiques n’est pas un marché ordinaire. Elle constitue l’un des piliers fondamentaux de la souveraineté du Cameroun. Denise EBELLE

Mboa BD Festival : la bande dessinée au service de l’urgence climatique

Mboa BD Festival : la bande dessinée au service de l’urgence climatique À l’esplanade du Monument de la Réunification, jeudi 19 février, une conférence débat a posé une question centrale : comment la bande dessinée peut-elle aider à raconter l’urgence climatique ? Organisée dans le cadre du Mboa BD Festival — ouvert depuis le 18 février et clôturé le 21 février — cette rencontre a rassemblé journalistes, bédéistes , experts at autres curieux autour de la conviction que la BD peut éclairer et sensibiliser autrement sur les défis environnementaux. Une conférence pour « rendre visible l’invisible » Dans un contexte où le Cameroun connaît des précipitations inhabituelles en pleine saison supposée sèche, parfois violentes et abondantes, la question climatique touche directement les populations. Pour la journaliste spécialisée en environnement Ange Moisette Tjega, il ne s’agit pas d’un sujet lointain, mais d’une réalité tangible : « Le climat n’est pas juste la question des Blancs. C’est une question qui nous touche directement. » Elle a souligné que la bande dessinée constitue un média particulièrement adapté pour atteindre certains publics : « Il y a des cibles pour qui la BD est plus adaptée… Même si on n’utilise pas un langage qu’ils comprennent, le langage de l’image parle. » Ange Moisette a expliqué qu’à travers l’image et le récit, il est possible de franchir les barrières du langage pour toucher des communautés comme les peuples autochtones, pour qui la forêt est un patrimoine vivant. Elle s’est d’ailleurs proposée pour aider les illustrateurs à mieux comprendre les phénomènes climatiques afin d’en faire des histoires pertinentes. Humour, dessin et pédagogie Aux côtés de la journaliste, le bédéiste suisse Herji a partagé sa réflexion sur l’impact environnemental du numérique et de l’intelligence artificielle, tout en soulignant l’importance de l’humour : « L’impact environnemental principal, c’est l’extraction des métaux nécessaires à la production des téléphones et des ordinateurs… il y a encore plein d’autres impacts liés à l’infrastructure, à la consommation d’énergie et d’eau qu’on oublie souvent. » Herji a expliqué que l’humour peut servir d’outil pédagogique : « L’humour sert à passer un contact, à toucher les gens indirectement… c’est un outil de transmission. » Dans son œuvre Ici l’Univers – Voyage en astrophysique, il combine humour et science pour rendre accessibles des concepts complexes comme la physique et la cosmologie à travers le dessin. L’autre intervenant du panel, Cidic Frank Mboumi, a mis en lumière la puissance de l’image pour rendre compréhensible rapidement des réalités complexes : « On peut illustrer des concepts très complexes par un dessin simple, résumer des situations complexes par une image compréhensible rapidement. » Parmi les projets connus de Mboumi figure Les sculptures de Sala, une bande dessinée qui a été présentée dans certains projets d’échanges et de diffusion de BD en Afrique centrale. Bien sûr, sa BD La Voix des masques était celle mise à l’honneur sur l’affiche officielle du festival, racontant le parcours d’un personnage né aveugle mais déterminé à devenir sculpteur dans un monde où l’art est central.   Des œuvres inspirantes pour prolonger le message Au-delà des débats, plusieurs œuvres BD montrent comment le neuvième art peut être un outil de sensibilisation et d’exploration de sujets complexes : Ici l’Univers – Voyage en astrophysique (Herji, 2022) — une BD qui vulgarise des concepts scientifiques via l’humour et l’image ; La Voix des masques (Cidic Frank Mboumi) — récit fictif marqué par l’imaginaire et l’identité, mis à l’honneur du festival ; Les sculptures de Sala (Cidic Frank Mboumi) — une autre création de l’auteur qui s’inscrit dans son univers artistique. Ces exemples montrent que la BD ne se limite pas au divertissement : elle peut devenir un outil pédagogique, critique et engagé. Un festival qui confirme son rayonnement Créé en 2010, le Mboa BD Festival demeure l’unique festival international de bande dessinée du Cameroun et le premier du genre en Afrique centrale. Cette 16e édition, tenue du 18 au 21 février à Yaoundé, a rassemblé une trentaine d’auteurs venant du Cameroun et de plusieurs pays, avec la Suisse comme invitée d’honneur. Outre les conférences, des ateliers, des expositions et des espaces de débat ont permis de montrer la diversité des talents et l’engouement croissant pour la BD comme outil de communication et d’éducation. Denise Ebelle

Programme d’entretien routier 2026 : 76 projets à gestion centrale annoncés

Programme d’entretien routier 2026 : 76 projets à gestion centrale annoncés Pour l’exercice 2026, le Ministère des Travaux Publics (MINTP) met en œuvre un ambitieux programme d’entretien routier à gestion centrale. Au total, 2 596,01 km de routes et 882,69 mètres linéaires d’ouvrages sont concernés. Le Programme d’Entretien Routier distingue les projets conduits en gestion centrale, sous la maîtrise d’ouvrage du MINTP, et ceux exécutés par les communes et les régions dans le cadre de la décentralisation. Des interventions variées sur l’ensemble du territoire Les 76 projets à gestion centrale comprennent : la poursuite de chantiers engagés les années précédentes ; le lancement de nouveaux travaux d’entretien ; la maintenance des bacs de franchissement ; les missions de contrôle technique ; les actions de protection du patrimoine routier ; l’entretien des ouvrages hydrauliques. Région par région : les principaux chantiers Adamaoua Les travaux porteront notamment sur le tronçon Ngaoundal (Chemin de fer) – Fébadi (Int N15A) sur la Nationale N6, pour un montant de 1 milliard de FCFA. Le traitement d’une fondrière au village Dana, au PK1+00 de la Nationale N6A (Inter RN1 Meidougou), dans la commune de Meiganga, est également prévu. *Nord* Près de 100 km seront entretenus sur l’axe Gaschiga (Int N1C) – Dembo – Daram (Limite Mayo Louti) – Dourbeye – Goloza (Limite EN). *Extrême-Nord* Les travaux concernent les tronçons Tokombéré – Méri (11,6 km) ainsi que la bretelle Méri – Col de Méri – Gadoua – Kotrada – Limite Soulédé Roua (15 km). Littoral Deux nouveaux projets sont programmés : l’entretien du tronçon Yabassi – Loum, avec aménagement des fortes pentes ; l’entretien aux produits stabilisants des axes Pont Sanaga – Carrefour SongMbengué – Inouiya (13,7 km) et Inouiya – Ngambè (12,2 km), dans la Sanaga-Maritime. Le tronçon Misaje – Weh – Wum (89 km) figure également parmi les priorités. Ouest Plusieurs axes sont concernés, notamment : Bamendjou – Batié (Int N5) (11,5 km) ; École Publique Badoumla – CETIC Babouantou – Int R0622 – Centre Babouantou – Carrefour Manga – Carrefour Basseu (Int N5) (14,2 km) ; Bandja – Fotouni Chefferie et bretelles ; Fondjanti (Inter R0601) – Chefferie Fondjanti – Bakotcha, avec construction de cinq dalots dans le département du Haut-Nkam. *Sud-Ouest* Les travaux porteront sur les tronçons : Barombi – Nature Village (Int N8) – Pung Pung Quarter (5 km) ; Rue RAZEL Junction – Mukete Estate (2 km) ; Bonakama Junction – Mukete Estate (0,8 km). Centre Trois nouveaux projets sont prévus: Nkolmelen – Obala – Batchenga – Ndjoré (40 km) ; Échangeur trompette d’Obala (Int N1) – Efok – Ezezang – Emana – Ebebda (43,81 km) ; Ngoro – Serere Yangba – Linte – Matsari ; ainsi que l’entretien aux produits stabilisants du tronçon Obala – Sa’a – Ntui (Phase 1) et de la bretelle Nkometou II – Carrefour Esson Minsan – CSI de Ngal II – Marché Nkometou (14,5 km). Est Sont programmés : Ngoura 2 – Kentzou – Limite RCA (88,6 km) ; Batouri (Int N10) – Gogadji – Fleuve Kadey (51 km) N10A ; Moloundou – Adjala – Dongoh, avec construction de 16 ouvrages d’art. Mise en œuvre et approche HIMO Les dossiers d’appel d’offres sont en cours de finalisation, en vue du lancement des procédures. Par ailleurs, l’exécution des travaux intégrera des prestations en Haute Intensité de Main-d’Œuvre (HIMO), favorisant ainsi l’emploi local dans le cadre du programme 2026. Denise Ebelle