Mauvaise alimentation : l’étiquetage nutritionnel, une arme clé contre les maladies silencieuses au Cameroun

Mauvaise alimentation : l’étiquetage nutritionnel, une arme clé contre les maladies silencieuses au Camerou Au Cameroun, les maladies non transmissibles progressent à un rythme inquiétant, nourries par une alimentation de plus en plus riche en produits ultra-transformés. Face à cette menace sanitaire, experts et journalistes ont sonné l’alerte lors du premier « Rendez-vous du REMAPSEN », plaidant pour l’adoption urgente de politiques alimentaires saines, notamment l’étiquetage nutritionnel et la taxation des produits malsains. Une bombe sanitaire à retardement Diabète, hypertension, maladies cardiovasculaires, cancers… Ces pathologies, longtemps perçues comme des maladies de pays développés, frappent désormais durement le Cameroun. Les maladies non transmissibles (MNT) représentent aujourd’hui plus de 43 % des décès annuels, avec un risque de mortalité prématurée estimé à 22 % chez les adultes âgés de 30 à 69 ans. La cause est largement identifiée : la mauvaise alimentation, marquée par une consommation croissante de produits emballés riches en sucres, en graisses, en sel et en calories, souvent sans information claire pour les consommateurs. REMAPSEN–RADA : une rencontre pour agir C’est pour répondre à cette urgence qu’a été organisé, le 24 janvier 2026, le 1er “Rendez-vous du REMAPSEN” Cameroun, réunissant journalistes et experts de santé autour du thème : « Étiquetage nutritionnel et enjeu de prévention des maladies non transmissibles ». Prenant la parole, le président et CEO de RADA-Cameroun, Mbiydzenyuy Ferdinant Sonyuy, a insisté sur la nécessité d’impliquer les médias dans la prévention : « Ce qui est doux au goût n’est pas toujours bon pour le corps », a-t-il rappelé, soulignant la perte de repères alimentaires au sein des populations. Informer pour mieux protéger Selon RADA, une grande partie des risques nutritionnels découle d’un manque d’information fiable et lisible sur les produits alimentaires. D’où la nécessité d’adopter : un étiquetage nutritionnel frontal clair, des restrictions de marketing sur les produits malsains, et une taxation sanitaire ciblant les aliments à forte teneur en nutriments nocifs. Ces mesures, recommandées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), figurent parmi les interventions les plus efficaces pour réduire la charge des MNT à l’horizon 2030. Des chiffres qui inquiètent sérieusement Les données présentées lors de la rencontre confirment l’ampleur du problème : 26 % des adultes camerounais sont en surpoids, 15,1 % souffrent d’obésité, Chez les enfants de moins de cinq ans, le surpoids est passé de 5 % en 1991 à 11 % en 2018, En milieu urbain, 12,5 % des enfants de 3 à 13 ans sont en surpoids, avec une prévalence plus élevée chez les filles. Parallèlement, le pays continue de lutter contre la sous-nutrition, révélant une double charge nutritionnelle de plus en plus préoccupante. Contrairement aux idées reçues, la taxation des produits alimentaires malsains n’a pas pour objectif de pénaliser les consommateurs, mais de réduire leur consommation et d’inciter les industriels à reformuler leurs produits. « Si nous ne faisons pas de la nourriture notre médicament, nous ferons des médicaments notre nourriture », a averti le président de RADA, rappelant que la prévention reste toujours préférable au traitement. Les médias, acteurs de changement Pour RADA, les médias doivent devenir des alliés stratégiques dans la lutte contre les MNT. Leur rôle va au-delà de l’information : ils façonnent les comportements, influencent les décisions publiques et amplifient les messages de prévention. « Les médias relient les réalités des populations aux décideurs et contribuent à sauver des vies », a souligné Mbiydzenyuy Ferdinant Sonyuy. La rencontre a également été l’occasion de saluer les efforts du Ministre de la Santé Publique, Dr Manaouda Malachie, et de ses équipes, pour l’élaboration du plan national de promotion des régimes alimentaires sains, intégrant la question de la fiscalité nutritionnelle. L’enjeu désormais est de mobiliser l’opinion publique afin de renforcer l’adhésion sociale à ces politiques de santé. À travers cette collaboration entre RADA et le REMAPSEN, un message fort a été lancé : lutter contre les maladies non transmissibles commence dans l’assiette. Informer, prévenir et agir aujourd’hui permettra d’éviter des drames sanitaires demain. Les médias sont appelés à porter ce message jusque dans les zones les plus reculées, afin de permettre à chaque citoyen de faire des choix alimentaires éclairés et protecteurs de sa santé.

Action humanitaire : près de 3 millions de Camerounais auront besoin d’assistance en 2026, selon l’ONU

Action humanitaire : près de 3 millions de Camerounais auront besoin d’assistance en 2026, selon l’ONU Le Cameroun fait face à une pression humanitaire croissante. Selon les Nations Unies, 2,9 millions de personnes auront besoin d’une assistance humanitaire en 2026, en particulier dans les régions du Sud-Ouest, du Nord-Ouest et de l’Extrême-Nord. Cette alerte a été au cœur des échanges entre le gouvernement camerounais et le système des Nations Unies. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a reçu ce mercredi 22 janvier 2026 à Yaoundé Issa Sanogo, Coordonnateur résident des Nations Unies au Cameroun. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des préparatifs du plan de réponse humanitaire 2026, destiné à faire face aux multiples vulnérabilités observées sur le terrain. D’après les projections présentées par l’ONU, 1,9 million de personnes devraient bénéficier directement de l’assistance onusienne, pour un budget estimé à 319 millions de dollars américains. Une enveloppe jugée essentielle pour répondre aux besoins urgents des populations affectées par les crises sécuritaires, les déplacements forcés et les catastrophes naturelles. Issa Sanogo a rappelé que l’année 2025 a été particulièrement éprouvante pour l’action humanitaire. La réduction des financements a fortement limité les capacités d’intervention, compromettant parfois la réponse rapide aux urgences. Face à cette situation, le Coordonnateur résident a lancé un appel pressant à la communauté internationale et aux partenaires nationaux, les exhortant à maintenir et renforcer leur soutien financier. Une nouvelle approche opérationnelle a également été annoncée. Désormais, la gestion des interventions humanitaires sur le terrain sera davantage confiée aux acteurs locaux, notamment le gouvernement et les organisations de la société civile. Cette orientation vise à améliorer la réactivité, l’efficacité et la coordination de l’aide, tout en tenant compte des réalités locales. Les régions du Sud-Ouest, du Nord-Ouest et de l’Extrême-Nord demeurent les zones les plus critiques. À ces foyers de vulnérabilité s’ajoutent les réfugiés centrafricains et nigérians, ainsi que les personnes déplacées internes. Dans ces zones, de nombreuses familles vivent dans une extrême précarité, où l’accès à la nourriture, à l’eau potable ou à des kits d’hygiène reste un défi quotidien. Le diplomate onusien a par ailleurs salué la solidarité du gouvernement camerounais et des populations envers les personnes en situation de détresse. « Le Cameroun montre l’exemple en ouvrant ses portes aux personnes vulnérables, sur toute l’étendue de son territoire », a-t-il souligné. Pour 2026, le plan humanitaire se veut ambitieux, inclusif et concerté, reposant sur une collaboration étroite entre l’ONU, l’État camerounais, les partenaires techniques et financiers, ainsi que la société civile. Toutefois, sa réussite dépendra largement de la mobilisation des ressources. Au-delà des statistiques, l’enjeu est humain : transformer les chiffres en vies sauvées, garantir que l’aide parvienne effectivement à ceux qui en ont le plus besoin et renforcer durablement la capacité du Cameroun à faire face aux crises humanitaires.Action humanitaire : près de 3 millions de Camerounais auront besoin d’assistance en 2026, selon l’ONU

Vœux 2026 au MINSEP : unité nationale, performances et ambitions renouvelées pour le sport camerounais

Vœux 2026 au MINSEP : unité nationale, performances et ambitions renouvelées pour le sport camerounais Dans une atmosphère solennelle et festive, portée par la richesse des expressions culturelles du Cameroun et une forte mobilisation institutionnelle, la grande famille du sport s’est réunie au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé pour adresser ses vœux de Nouvel An au Ministre des Sports et de l’Éducation Physique, le Professeur Narcisse Mouelle Kombi. Bien au-delà d’un rituel républicain, la cérémonie du jeudi 22 janvier 2026 s’est imposée comme une démonstration d’unité nationale, de vitalité culturelle et d’ambition collective pour l’avenir du sport camerounais. Le Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé a ainsi servi de cadre à cette rencontre majeure, qui a rassemblé les services centraux et déconcentrés du MINSEP, les structures rattachées, les organismes sous tutelle ainsi que les responsables du mouvement sportif national. Une mobilisation exceptionnelle, traduisant la cohésion retrouvée au sein du département ministériel et l’adhésion des acteurs à une vision commune. Rarement le Palais des Sports avait connu une telle affluence autour d’un même objectif. Placée sous la supervision du Secrétaire Général du MINSEP, Joseph Yerima, la cérémonie a été marquée par la présentation du bilan des activités de l’année 2025. Ce bilan met en évidence une administration sportive en pleine transformation, portée par des réformes structurelles, une gouvernance renforcée et une dynamique de performance assumée. Sur le plan des résultats, l’année 2025 s’inscrit comme l’une des plus prolifiques de l’histoire sportive nationale. Le Cameroun a engrangé 650 médailles toutes catégories confondues, tandis que le Septennat 2018-2025 affiche un total remarquable de 3 030 médailles remportées lors des compétitions sous-régionales, africaines et mondiales. Ces performances traduisent l’efficacité de l’accompagnement de l’État et le renforcement de l’encadrement administratif et technique des athlètes. Cette dynamique s’est également matérialisée par le soutien constant aux fédérations sportives civiles nationales, dont le nombre est passé de 54 à 58, avec l’attribution en 2025 d’agréments provisoires à quatre nouvelles disciplines : Krav Maga, Maracana, e-sport et floorball, élargissant ainsi le spectre du sport camerounais. Dans le domaine de l’éducation physique et des infrastructures sportives, d’importants investissements ont été consentis. La construction du Parcours Vita de Kribi, ainsi que ceux de Maroua et Bafoussam, ayant reçu le Très Haut Accord du Président de la République, viendra renforcer l’encadrement de proximité des populations. À cela s’ajoutent près d’une centaine de plateformes sportives et gymnases construits ou réhabilités dans les dix Régions, sans oublier les grands complexes et stades réalisés dans les différentes aires culturelles du pays, véritables leviers de modernisation et d’épanouissement pour la jeunesse. La gouvernance du mouvement sportif a également connu des avancées notables. Le processus de renouvellement des exécutifs des fédérations sportives s’est déroulé dans un climat de transparence et d’apaisement, contribuant à renforcer la stabilité institutionnelle et la confiance entre les acteurs. Prenant la parole, le Professeur Narcisse Mouelle Kombi a fixé le cap pour l’année 2026, appelant à la consolidation des acquis et au dépassement des performances enregistrées. Placée sous le thème « Activités Physiques et Sportives : levier de la cohésion sociale, socle de la mise en œuvre du Septennat des Grandes Espérances », l’année 2026 s’annonce décisive pour le rayonnement du sport camerounais. Parmi les priorités évoquées figurent la préparation des athlètes aux Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, la mise en œuvre d’un programme de préparation quadriennale en vue des Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, la création d’une Commission Nationale du Sport de Haut Niveau, ainsi que la poursuite et l’achèvement de plusieurs chantiers d’infrastructures sportives à travers le pays. Une cérémonie sublimée par la richesse culturelle nationale Fidèle à l’esprit de rassemblement et d’unité qui a marqué l’événement dès son ouverture, la cérémonie a été ponctuée de riches intermèdes culturels, véritables tableaux vivants de l’âme camerounaise. Des rythmes envoûtants des peuples Peulhs et Arabes-Choa du Septentrion aux danses majestueuses des communautés Tikar et Bamiléké des Hautes Terres, en passant par les expressions corporelles des peuples Bassa, Beti, Fang, Sawa et Maka, chaque prestation a célébré la diversité culturelle et la fraternité nationale. Ces manifestations artistiques, hautement symboliques, ont rappelé que le sport, à l’instar de la culture, demeure un puissant vecteur de cohésion sociale, de transmission des valeurs républicaines et de fierté nationale. La cérémonie s’est achevée dans une ambiance conviviale. Pour les participants, ces vœux de Nouvel An ont confirmé la dynamique engagée au sein du ministère. Sous l’impulsion du Professeur Narcisse Mouelle Kombi, le sport camerounais entend poursuivre sa structuration, renforcer son organisation et consolider durablement son rayonnement, tant sur le plan national qu’international. Denise Ebelle

La CDHC condamne fermement l’assassinat de quatorze civils à Gidado (Nord-Ouest)

La CDHC condamne fermement l’assassinat de quatorze civils à Gidado (Nord-Ouest) La Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) a exprimé sa profonde indignation à la suite de l’assassinat de quatorze civils dans le village de Gidado, arrondissement de Ndu, région du Nord-Ouest. Cette position a été rendue publique à travers un communiqué de presse publié en français et en anglais le 21 janvier 2026, signé par le Professeur James Mouangué Kobila, Président de la Commission. Une attaque meurtrière perpétrée à l’aube Selon les conclusions préliminaires de l’enquête menée par la CDHC, les faits se sont produits à l’aube du 14 janvier 2026. Des hommes armés, identifiés comme des terroristes sécessionnistes, ont fait irruption dans le village de Gidado et ouvert le feu de manière indiscriminée sur des populations civiles alors qu’elles dormaient encore. Le bilan humain est particulièrement lourd : quatorze personnes ont perdu la vie, majoritairement issues de la communauté Mbororo. Parmi les victimes figurent six femmes et sept enfants, tandis que plusieurs autres civils ont été grièvement blessés. Cette attaque d’une extrême violence a plongé la localité dans l’effroi et un profond deuil. Des meurtres prémédités et ciblant des civils Pour la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun, les circonstances de cette attaque traduisent un acte prémédité. Le choix de l’aube, période de grande vulnérabilité des populations, ainsi que le caractère indiscriminé des tirs, témoignent d’une volonté manifeste de semer la terreur. Les victimes n’étaient ni des combattants ni impliquées dans le conflit armé qui sévit dans la région. Ces assassinats constituent de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire, lequel impose, en toutes circonstances, la protection des civils, en particulier des femmes et des enfants. La communauté Mbororo, déjà fragilisée par l’insécurité persistante et les déplacements forcés, se retrouve une fois de plus durement éprouvée. Une condamnation ferme et un appel à la justice Dans son communiqué, le Professeur James Mouangué Kobila condamne avec la plus grande fermeté ce qu’il qualifie d’« acte barbare et lâche ». La CDHC appelle les autorités compétentes à diligenter des enquêtes approfondies afin que les auteurs, coauteurs et complices de ces crimes soient identifiés, arrêtés et traduits devant les juridictions compétentes. Pour l’institution nationale des droits de l’homme, la lutte contre l’impunité demeure un impératif majeur pour restaurer la confiance des populations, prévenir la répétition de telles atrocités et consolider l’État de droit. Au-delà de la condamnation, la Commission exhorte à une mobilisation accrue, tant au niveau national qu’international, afin de lutter efficacement contre le terrorisme et de renforcer la protection des populations civiles dans les zones affectées par l’insécurité. Elle plaide également pour le renforcement des mécanismes de prévention des conflits, d’assistance humanitaire et de prise en charge des victimes, en particulier au bénéfice des communautés vulnérables durement touchées par la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Tout en présentant ses sincères condoléances aux familles endeuillées, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun réaffirme, par la voix de son président, son engagement à suivre de près cette affaire et à poursuivre son plaidoyer en faveur du respect de la vie humaine, de la dignité et des droits fondamentaux de tous les citoyens.

Gouvernance : le GECAM presse pour un gouvernement d’action et de résultats

Gouvernance : le GECAM presse pour un gouvernement d’action et de résultats  À l’heure où s’annonce un réaménagement de l’équipe gouvernementale, le Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM) hausse le ton. Dans une déclaration rendue publique ce 19 janvier à Douala, le patronat camerounais appelle à la mise en place d’un gouvernement de rupture, capable de restaurer la confiance, relancer l’investissement et répondre efficacement aux attentes économiques et sociales du pays. S’inscrivant dans la dynamique ouverte par l’élection présidentielle et par l’adresse à la Nation du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, le 31 décembre 2025, le GECAM rappelle que le véritable enjeu ne se limite pas à la nomination de nouveaux ministres. Pour l’organisation patronale, seule une action gouvernementale claire, cohérente et orientée vers les résultats permettra de refonder le pacte de confiance entre l’Exécutif, le secteur privé et les citoyens. Sans remettre en cause les prérogatives constitutionnelles du Chef de l’État, le GECAM souligne l’urgence d’une gouvernance efficace dans un contexte économique mondial de plus en plus contraignant. Les tensions géopolitiques persistantes, la volatilité des marchés des matières premières, le durcissement des conditions financières et le ralentissement de la croissance mondiale exercent une pression croissante sur les économies africaines, dont celle du Cameroun. Sur le plan national, le patronat reconnaît des perspectives de croissance globalement positives, tout en alertant sur la persistance de faiblesses structurelles majeures. Le climat des affaires demeure entravé par des lourdeurs administratives, une pression fiscale jugée excessive, un accès difficile au financement, un déficit énergétique préoccupant, la dégradation des infrastructures, des coûts logistiques élevés et une instabilité réglementaire qui freinent l’initiative privée. À ces contraintes s’ajoutent, selon le GECAM, les répercussions de la période post-électorale, dont les effets continuent de peser sur le moral des entrepreneurs et sur la confiance des ménages. L’incertitude prolongée et l’absence de signaux forts ont favorisé une attitude d’attentisme, marquée par des investissements différés et une consommation en retrait. Le Groupement rappelle avoir, avant l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, insisté sur la nécessité pour les entreprises de bénéficier de visibilité, de sécurité juridique et de lisibilité dans l’action publique. Des conditions indispensables, souligne-t-il, pour engager des investissements durables et créer des emplois. Dans cet esprit, le GECAM plaide pour la formation d’une équipe gouvernementale resserrée, pragmatique et orientée vers l’efficacité, attentive aux préoccupations exprimées par le secteur privé, notamment dans l’appel d’août 2025 et dans les nombreuses propositions formulées en vue de l’amélioration du climat des affaires. Malgré un environnement économique tendu, le patronat se veut confiant quant au potentiel du Cameroun. Il met en avant les atouts du pays, parmi lesquels une population jeune et entreprenante, des ressources naturelles importantes, une position géographique stratégique et un secteur privé résilient. Pour le GECAM, ces leviers ne pourront toutefois produire des résultats tangibles que si les réformes structurelles sont menées avec courage, constance et détermination, dans un esprit de justice sociale. L’organisation réaffirme enfin sa disponibilité à accompagner les pouvoirs publics dans un cadre de dialogue constructif et de responsabilité partagée.

Festival culturel des Camerounais de la diaspora nord-américaine : Yaoundé donne le ton d’un rendez-vous historique

Festival culturel des Camerounais de la diaspora nord-américaine : Yaoundé donne le ton d’un rendez-vous historique La capitale camerounaise a vibré, ce jeudi 15 janvier 2026, au rythme de la culture et de la diaspora. Le Hilton Hôtel de Yaoundé a servi de cadre à la conférence de presse annonçant officiellement la première édition du Cameroon Cultural Festival of North America, prévue du 29 au 31 mai 2026 à Washington DC, dans l’État du Maryland, aux États-Unis. La rencontre s’est tenue devant une salle pleine à craquer, réunissant de nombreux journalistes culturels issus de la télévision, de la radio, de la presse écrite et des médias en ligne camerounais, signe de l’intérêt manifeste suscité par cet événement à portée internationale. Promoteurs, partenaires et vision partagée Cette conférence a permis aux initiateurs du festival de lever le voile sur la vision, les contours et les ambitions de ce projet culturel structurant. Étaient notamment présents Carmel Tapa, promoteur du festival, son épouse Alice Tapa, présidente de la Fondation Alice Tapa, le Professeur Bingono Bingono, patriarche et intellectuel respecté, ainsi que Prince Debangoua Legrand Tchatchouang, promoteur de Kamerun Haus Berlin et Yaoundé. Les échanges, riches et interactifs, ont été brillamment modérés par Eric Christian Nya, journaliste à la CRTV, qui a su instaurer un dialogue fluide entre les promoteurs et les professionnels des médias. Des intermèdes culturels comme avant-goût de Washington Au-delà des prises de parole institutionnelles, la conférence de presse a également offert au public de superbes intermèdes artistiques, véritables éclats de culture vivante, représentant plusieurs aires culturelles du Cameroun. Sous des applaudissements nourris et incessants, les filles et fils du terroir ont littéralement séduit l’assistance. Coups de reins maîtrisés, pas de danse authentiques, gestes ancestraux et mouvements de corps synchronisés ont exalté la beauté, la richesse et la diversité culturelle du Cameroun. Ces prestations constituent l’avant-goût saisissant de ce qui attend le public à Washington. Elles ont plongé la salle dans une atmosphère festive et profondément identitaire. C’était tout simplement magnifique, un moment d’intense communion culturelle qui a conquis journalistes et invités. Un carrefour des cultures camerounaises en Amérique du Nord Pensé comme un véritable pont culturel entre le Cameroun et sa diaspora nord-américaine, le festival ambitionne de mettre en lumière la diversité des cultures camerounaises, de l’Extrême-Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Pendant trois jours, le public découvrira un programme riche mêlant arts culinaires, musiques et danses traditionnelles, expressions vestimentaires ancestrales et savoir-faire culturels, dans une dynamique de transmission intergénérationnelle. Prenant la parole, le Professeur Bingono Bingono a rappelé avec force que « aucun peuple ne s’est durablement développé en reniant sa langue et sa culture », soulignant ainsi la place centrale de l’identité culturelle dans le progrès des nations. Le Cameroon Cultural Festival of North America se veut également une vitrine du “Label 237” à l’international, offrant à la diaspora camerounaise un espace de célébration, de transmission et de rayonnement culturel au-delà des frontières. Il vise à rassembler les Camerounais vivant en Amérique du Nord, tout en favorisant leur intégration harmonieuse dans les sociétés d’accueil, à travers une culture assumée, vivante et fédératrice. Des ambitions culturelles, sociales et économiques Les organisateurs poursuivent plusieurs objectifs majeurs : la transmission des valeurs culturelles aux enfants de la diaspora ; le renforcement de la cohésion et de l’intégration sociale des Camerounais d’Amérique du Nord ; la promotion des échanges économiques et solidaires entre Camerounais ; et, à long terme, la création d’une cité camerounaise à Washington, à l’image de celles développées par d’autres communautés à travers le monde. Avec cette conférence de presse réussie, ponctuée de discours inspirants et de prestations culturelles hautement symboliques, le Cameroon Cultural Festival of North America s’impose déjà comme un événement majeur du rayonnement culturel camerounais à l’international. Rendez-vous est pris du 29 au 31 mai 2026 à Washington DC.

Dédicace à Yaoundé : Le Magnificat de la Pensée Blanche, un livre-manifeste qui interpelle les consciences

Dédicace à Yaoundé : Le Magnificat de la Pensée Blanche, un livre-manifeste qui interpelle les conscience La capitale camerounaise a vibré, jeudi dernier, au rythme de la dédicace de <<Le Magnificat de la Pensée Blanche>>, paru aux Editions de Midi, œuvre de l’essayiste et éducateur Oscar Elimby. La cérémonie, tenue dans une atmosphère à la fois studieuse et passionnée, a réuni une pléthore de journalistes issus de tous les horizons médiatiques : télévision, radio, presse écrite et médias en ligne, témoignant de l’intérêt suscité par une œuvre qui ne laisse personne indifférent. Originaire de Douala et établi à Montréal, Oscar Elimby, Maître ès Arts en éducation, spécialiste de l’administration de l’éducation, enseignant, gestionnaire et formateur agréé, est une voix singulière au croisement de l’éducation, de la spiritualité et de la réflexion critique sur la violence et l’injustice dans nos sociétés contemporaines. Fondateur à Montréal-Nord d’un organisme de charité engagé dans la lutte contre le décrochage scolaire à travers le Programme Sport-École, destiné aux jeunes de 6 à 16 ans, l’auteur a clairement affirmé que les jeunes constituent le cœur et la cible principale de son message. Dès l’entame de la rencontre, l’auteur a rappelé l’essence de son livre : une conviction profonde selon laquelle la violence qui traverse le monde n’est pas seulement politique ou économique, mais intérieure, mentale et spirituelle. « On ne guérit pas les sociétés sans guérir les consciences », a-t-il martelé devant un auditoire attentif. Un échange franc et intense La phase de questions-réponses, particulièrement riche, a été l’un des temps forts de la cérémonie. Sans détour, Oscar Elimby a balayé d’un revers de main les procès d’intention, répondant avec calme, assurance et profondeur à toutes les interrogations. L’homme était manifestement dans son élément. Face à un public composé d’intellectuels, d’étudiants, de journalistes et de jeunes curieux, il a défendu ses idées avec clarté, fermeté et une remarquable cohérence intellectuelle. Parmi les questions posées, l’une des plus marquantes fut : « Votre livre ne risque-t-il pas d’être perçu comme un appel à la révolte ou à la haine contre l’Occident ? » À cela, l’auteur a répondu sans ambiguïté : « Mon intention est d’informer, de prévenir et d’éveiller, jamais d’inciter à la haine ou à la violence. Je critique un système de domination, pas des peuples. La transformation que je propose est d’abord intérieure. » Une autre question, très applaudie, portait sur la jeunesse : « Quel message adressez-vous aux jeunes Africains qui vivent la colère, la frustration et le sentiment d’injustice ? » Oscar Elimby a alors insisté sur la connaissance comme pouvoir, invitant les jeunes à refuser la vengeance et à choisir la lucidité, la responsabilité et la non-violence comme chemins de libération durable. Un livre pour comprendre sans haïr À travers Le Magnificat de la Pensée Blanche, sous-titré La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale, l’auteur propose une déconstruction sans haine, une critique radicale mais consciente d’un système idéologique qu’il nomme la « Pensée Blanche », non pas comme une couleur, mais comme une architecture mentale de domination. Inspiré du Magnificat biblique — chant de renversement par la conscience — l’ouvrage appelle à transformer sans détruire, à penser un monde nouveau sans reproduire la violence du passé. Loin des discours incendiaires, le livre aborde des thèmes essentiels : fierté nègre, rejet de la vengeance, spiritualité, méditation, réconciliation et paix, en croisant histoire, psychologie et introspection. Un appel à lire et à réfléchir Au terme de la cérémonie, une certitude s’est imposée : Le Magnificat de la Pensée Blanche n’est pas un livre de plus, mais un appel à la réflexion et à l’élévation, particulièrement adressé aux jeunes générations en quête de sens, de repères et de dignité. Lire cet ouvrage, c’est accepter de regarder le monde autrement, sans soumission ni haine, mais avec conscience et responsabilité. Pour les jeunes, les éducateurs, les militants, les décideurs et tous ceux qui refusent la fatalité de la violence, ce livre apparaît comme une lecture nécessaire, capable d’ouvrir des chemins de paix et de réconciliation, à commencer par soi-même.

Quand le braille ouvre le champ des possibles : le témoignage fort d’Ekouma Esther

Quand le braille ouvre le champ des possibles : le témoignage fort d’Ekouma Esther Dans la salle, le silence s’installe. Les jeunes écoutent, attentifs, suspendus à chaque mot. Devant eux, une femme raconte sa vie, son travail, son quotidien. Ekouma Esther, 45 ans, Maréchal de Logis Chef de la Gendarmerie nationale, ne parle ni de limites ni de renoncement, mais de discipline, de responsabilités et de confiance en soi. Son témoignage, livré lors d’une conférence-partage organisée par le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC), s’est imposé comme l’un des temps forts de la commémoration de la Journée mondiale du braille. Vivant avec un handicap visuel, la gendarme a accepté de partager son parcours avec les jeunes déficients visuels invités à cette rencontre. Un moment qu’elle dit avoir vécu avec émotion, consciente de la portée symbolique de son expérience. Engagée au sein des forces de sécurité, Ekouma Esther illustre avec force qu’un handicap visuel n’annule ni la rigueur professionnelle ni l’ambition personnelle. Grâce à des outils adaptés, notamment le braille, elle poursuit son activité avec sérieux et constance, démontrant que les obstacles peuvent être surmontés. « Depuis que je suis devenue déficiente visuelle, je me rends au bureau tous les jours, conformément au règlement. Je suis mère de deux garçons dont je m’occupe normalement. Ils ne vivent pas avec moi : l’aîné est ingénieur des Mines au Brésil et le second est élève en classe de Seconde. À la maison, je fais la cuisine moi-même et je n’ai pas réellement besoin d’assistance », explique-t-elle avec assurance. Parler pour encourager, témoigner pour rassurer Face aux jeunes, Ekouma Esther ne se contente pas de raconter son histoire. Elle délivre un message clair : le handicap visuel ne doit jamais être une barrière à l’éducation ni à l’ambition. Touchée par l’écoute attentive de l’auditoire, elle se dit heureuse d’avoir pu échanger avec eux et de contribuer à renforcer leur confiance. « C’est très important pour les jeunes camerounais qui ont perdu la vue. Ils ne doivent pas être isolés ni abandonnés à eux-mêmes. Des séminaires comme celui-ci encouragent les enfants et les parents. Un enfant déficient visuel doit faire l’école comme les autres. Aujourd’hui, il existe des déficients visuels diplômés, et c’est très encourageant », souligne-t-elle. Le regard des autres, une épreuve quotidienne Si son parcours force l’admiration, la gendarme n’élude pas les difficultés sociales liées à la déficience visuelle. Elle évoque avec lucidité le sentiment d’invisibilité et d’humiliation que peut parfois provoquer le regard des autres. « Dans la société, je me sens souvent humiliée. Les questions que je pose sont parfois ignorées. À cause de mon statut de malvoyante, j’ai souvent les yeux fermés et je porte parfois des lunettes. Des connaissances ne me reconnaissent plus, et cela me blesse. Quand je suis seule, je me pose beaucoup de questions », confie-t-elle. Construire l’inclusion au-delà des symboles Le témoignage d’Ekouma Esther rappelle que l’inclusion ne se décrète pas uniquement lors des journées commémoratives. Elle se construit au quotidien, à travers le respect, la reconnaissance sociale et la valorisation des compétences de chaque citoyen, quel que soit son handicap. À travers la conférence tenue le 7 janvier 2026, dans le cadre de la Journée mondiale du braille, le CJARC réaffirme sa volonté d’agir durablement pour faire évoluer les mentalités. L’objectif est de promouvoir une société plus juste, où les personnes déficientes visuelles sont reconnues avant tout pour leur capacité à contribuer, à servir et à inspirer.

Vœux de nouvel an : le coordonateur du Cnddr salue l’engagement du gouvernement pour la paix

Vœux de Nouvel An : le coordonnateur du Cnddr salue l’engagement du gouvernement pour la paix   Le coordonnateur du Comité national de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration (Cnddr), Faï Yengo Francis, a adressé ses vœux de Nouvel An au Premier ministre du Cameroun, dont il dépend directement. Les deux hommes se sont rencontrés pour l’occasion et ont échangé une poignée de main symbolique.   Cette rencontre a permis à Faï Yengo Francis de réaffirmer l’engagement du Cnddr à poursuivre les efforts de désarmement, de démobilisation et de réintégration des ex-combattants, dans le cadre de la stratégie nationale de paix et de sécurité. Le Premier ministre a, pour sa part, salué les efforts du CNDDR et a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les initiatives de paix et de réconciliation dans le pays.   La poignée de main entre les deux hommes a été interprétée comme un symbole de collaboration et de coopération entre le CNDDR et le gouvernement pour un Cameroun plus stable et plus pacifique.   Le Cnddr est un organe public rattaché directement au service du Premier ministre, chargé de coordonner les efforts de désarmement, de démobilisation et de réintégration des ex-combattants dans le cadre de la résolution des conflits armés dans le pays.   Line TCHAKOUNTE

Droits de l’Homme : la CDHC et la Grande-Bretagne consolident leur partenariat

Droits de l’Homme : la CDHC et la Grande-Bretagne consolident leur partenariat   Le Président de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC), le Pr James Mouangue Kobila, a reçu en audience, le 14 janvier 2026 à Yaoundé, le Haut Commissaire de la Grande-Bretagne au Cameroun, Son Excellence Matt Woods. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme. La rencontre, tenue dans une atmosphère cordiale et respectueuse, a permis d’aborder les principaux enjeux liés aux droits de l’Homme au Cameroun, notamment les réformes du système judiciaire, le renforcement de l’État de droit, la lutte contre les violences basées sur le genre et la protection des droits de l’enfant. Les efforts du gouvernement camerounais dans ces différents domaines ont également été examinés. À l’issue de l’audience, le diplomate britannique a salué la disponibilité du Président de la CDHC et le rôle central de cette institution indépendante. Il a souligné l’importance des valeurs partagées entre les deux pays et exprimé la volonté d’engager une collaboration durable et mutuellement bénéfique, fondée sur le dialogue et l’échange d’expériences. Cette rencontre ouvre la voie à un renforcement significatif de la coopération entre le Cameroun et la Grande-Bretagne en matière de droits de l’Homme. Parmi les retombées attendues figurent un appui technique accru à la CDHC, la mise en œuvre de programmes de formation et de sensibilisation à l’endroit des forces de sécurité et des acteurs de la société civile, ainsi qu’une amélioration progressive de la situation des droits de l’Homme au Cameroun.