INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE TERRITORIALE : IE237 AU CŒUR DU RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES CADRES CAMEROUNAIS
Dans un environnement marqué par la multiplication des risques, l’intensification de la concurrence économique et la circulation massive de l’information, la capacité à collecter, analyser et exploiter les données stratégiques constitue un enjeu majeur pour les administrations publiques. Au Cameroun, cette exigence prend une dimension particulière avec les défis de la décentralisation, de la valorisation des ressources locales et du renforcement de la souveraineté économique.
C’est dans cette perspective qu’une cinquantaine de cadres, d’analystes, de chargés d’études et de professionnels des institutions publiques prennent part, du 26 au 30 octobre 2026 à Yaoundé, à une formation consacrée aux méthodes et outils pratiques d’intelligence économique territoriale (MOPIET).
Cette initiative est portée par le Think-Do-Tank Intelligence économique 237 (IE237), en partenariat avec le Centre africain de veille et d’intelligence économique (CAVIE). Elle vise à doter les participants de compétences opérationnelles leur permettant de mieux comprendre leur environnement, de détecter les opportunités économiques, d’identifier les vulnérabilités et d’anticiper les menaces susceptibles d’affecter les territoires.
IE237, un acteur engagé et expérimenté dans la promotion de l’intelligence économique territoriale

À travers cette formation, IE237 entend contribuer à l’appropriation des méthodes et outils d’intelligence économique par les administrations publiques et les acteurs du développement territorial. Le Think-Do-Tank ne se limite pas à porter cette initiative : il met également à contribution son expertise et son expérience acquises depuis plusieurs années dans le domaine de l’intelligence économique. Cette expérience constitue un atout pour accompagner les participants dans la compréhension et l’appropriation des enjeux liés à la veille stratégique, à l’analyse des risques et à la valorisation des potentialités territoriales.
Sous la conduite de sa présidente exécutive, Mme Hadidjatou Mamoudou, IE237 place ainsi la réflexion sur l’intelligence économique territoriale au cœur des enjeux de gouvernance, de décentralisation et de souveraineté nationale. Son implication dans les travaux de la session MOPIET traduit sa volonté de mettre son savoir-faire au service du renforcement des capacités des administrations publiques et de promouvoir des pratiques durables d’intelligence économique adaptées aux réalités des territoires camerounais.
La démarche repose sur une conviction : les territoires camerounais disposent d’importantes ressources humaines, économiques et stratégiques, mais leur valorisation exige une connaissance approfondie de leur environnement et une capacité à exploiter les informations pertinentes. Il ne suffit donc pas de disposer de ressources ; encore faut-il savoir les identifier, les protéger, les organiser et les transformer en opportunités de développement.
Pour IE237, l’intelligence économique territoriale doit ainsi devenir un véritable outil d’aide à la décision. Elle doit permettre aux administrations et aux collectivités territoriales décentralisées de mieux cerner leurs atouts, de comprendre les évolutions de leur environnement, de sécuriser leurs projets et de prendre des décisions fondées sur des informations fiables.
Cette orientation confère à la formation MOPIET une portée qui dépasse le simple renforcement des compétences individuelles. Elle vise également à encourager l’intégration durable de la veille stratégique et de l’analyse des risques dans les pratiques administratives.
Anticiper les risques et saisir les opportunités

Au cœur des enseignements figure la nécessité de passer d’une gestion essentiellement réactive des difficultés à une démarche fondée sur l’anticipation, l’analyse et la prévention.
Les participants sont appelés à renforcer leurs capacités d’analyse des risques et des vulnérabilités afin d’éclairer la décision publique. Les modules abordent notamment les méthodes de veille stratégique, la protection du patrimoine informationnel, la gestion des données territoriales et l’identification des acteurs économiques.
La cartographie des menaces pesant sur l’économie camerounaise et l’élaboration de stratégies de contre-intelligence figurent également au programme. Ces outils doivent contribuer à protéger les intérêts publics et privés, tout en permettant aux administrations d’anticiper les évolutions susceptibles d’affecter leurs territoires.
Une attention particulière est accordée à la décentralisation. Les travaux portent notamment sur le cadre normatif et institutionnel des collectivités territoriales décentralisées (CTD), la protection du patrimoine public et privé ainsi que la transformation des problèmes rencontrés par les communes en projets structurés, susceptibles de bénéficier de financements.

Déployée sur cinq jours, la formation combine plusieurs dimensions de l’intelligence économique. Les participants explorent les nouveaux champs d’application de cette discipline, les mécanismes de protection des informations stratégiques, la veille concurrentielle, la détection des tendances économiques et l’identification des niches de croissance locale. Le programme intègre également la validation des investisseurs, la diplomatie décentralisée, la lutte contre la désinformation et la gouvernance des partenariats public-privé à l’échelle communale.
L’ambition est de permettre aux administrations et aux collectivités territoriales de mieux exploiter les informations dont elles disposent pour orienter leurs décisions, attirer des investissements, sécuriser leurs projets et valoriser les ressources locales.
L’un des temps forts de la session sera consacré à la conception et au déploiement d’une cellule locale de veille et d’intelligence économique territoriale au sein d’une collectivité territoriale décentralisée ou d’une préfecture. Cette approche vise à inscrire durablement la collecte, l’analyse et l’exploitation de l’information dans les pratiques administratives.
Les institutions participantes, notamment le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), le ministère des Finances (MINFI), le ministère des Relations extérieures (MINREX), le ministère de la Décentralisation et du Développement local (MINDEVEL) et les forces de sécurité, sont particulièrement concernées par les applications de cette discipline à la décision publique.
Le CAVIE, partenaire technique de la formation
La formation est dispensée par le Centre africain de veille et d’intelligence économique (CAVIE), sous la conduite du Dr Guy Gweth, expert camerounais en intelligence économique et stratégique, docteur en affaires publiques et fondateur de cette structure.
Le CAVIE intervient notamment dans les domaines de la veille stratégique, de l’analyse des risques, des études de marché et de la formation certifiante. Son expertise contribue à la transmission de méthodes et d’outils pratiques adaptés aux besoins des administrations et des organisations confrontées aux enjeux de maîtrise de l’information.
Le partenariat avec IE237 permet ainsi d’articuler l’expertise en intelligence économique avec les problématiques de gouvernance et de développement des territoires camerounais.
Cette initiative s’inscrit dans les orientations de la Stratégie nationale de développement 2020-2030, qui prévoit la mise en place d’un dispositif national de veille stratégique et d’intelligence économique.
En favorisant la formation de professionnels capables de collecter, d’analyser et d’exploiter des informations stratégiques, les organisateurs entendent contribuer à la concrétisation de cette ambition.
Au terme des cinq jours de travaux, l’enjeu sera de traduire les connaissances acquises en pratiques concrètes au sein des administrations et des collectivités territoriales. La réussite de cette démarche dépendra notamment de la capacité des participants à mobiliser ces outils dans leurs fonctions respectives et à contribuer à l’émergence de dispositifs locaux de veille.
Pour IE237 et ses partenaires, l’objectif est de faire de l’intelligence économique territoriale un instrument durable d’aide à la décision, de protection des intérêts stratégiques et de valorisation des potentialités locales.
Dans un contexte où les territoires sont à la fois porteurs d’opportunités et exposés à des menaces multiples, la maîtrise de l’information apparaît ainsi comme une condition essentielle d’une gouvernance plus efficace et d’un développement économique durable.
RÉACTIONS
Hadidjatou Mamoudou, présidente exécutive du Think-Do-Tank IE237

« Nos territoires ont des opportunités, mais aussi des risques et des menaces »
Du 26 au 30 octobre 2026, nous organisons, au siège d’IE237 (Intelligence économique 237), une session de formation consacrée à l’intelligence économique territoriale.
L’importance de cet événement est multidimensionnelle. Cette formation réunit plusieurs acteurs incontournables du développement de nos territoires. Nous évoluons aujourd’hui dans un environnement où il est difficile d’aborder les questions de développement et de souveraineté nationale sans accorder une attention particulière à nos territoires.
En effet, nos territoires regorgent d’opportunités, mais ils sont également exposés à des risques et à des menaces qu’il est essentiel de savoir identifier et anticiper. L’objectif de cette formation est donc de doter les administrations publiques de méthodes et de pratiques d’intelligence économique territoriale afin de leur permettre de mieux détecter les opportunités, d’évaluer les risques et de prévenir les menaces. À terme, cette démarche doit contribuer au renforcement de notre souveraineté.
À l’issue de cette formation, nous attendons un renforcement des capacités des administrations publiques et des institutions participantes, notamment le MINEPAT, le MINFI, le MINREX et le MINDEVEL.
Il est question de leur permettre de mieux maîtriser les méthodes, les outils et les pratiques de l’intelligence économique territoriale afin qu’elles puissent prendre des décisions plus éclairées et plus efficaces en faveur du développement de nos territoires, de nos collectivités territoriales décentralisées et de nos communes.
Notre ambition est de faire de l’intelligence économique territoriale un véritable outil d’aide à la décision, d’anticipation des risques et de valorisation des potentialités locales, au service du développement territorial et de la souveraineté nationale.
Kévine Essama, chargée de la communication d’IE237

« Outiller les acteurs pour mieux valoriser les potentialités de nos territoires »
Nous sommes réunis aujourd’hui dans le cadre de la formation MOPIET, consacrée aux méthodes et outils pratiques d’intelligence économique territoriale.
Nous sommes partis du constat que le Cameroun dispose d’un important potentiel humain et stratégique, ainsi que de nombreuses ressources qui restent encore insuffisamment valorisées.
À partir de ce constat, cette formation vise à outiller les cadres, les décideurs publics, les universitaires et toutes les personnes concernées par les questions de décentralisation, de développement et de rayonnement de nos régions et de nos territoires.
L’objectif est de leur fournir des méthodes et des outils pratiques qu’ils pourront mobiliser dans leurs différents domaines d’activité afin de mieux valoriser les potentialités de leurs territoires et de contribuer davantage au rayonnement du Cameroun, d’abord à l’échelle régionale, puis, à plus long terme, à l’échelle nationale.
Lionel Mbiandjeu, président du CADIT (Cameroon Digital)

« La transformation digitale constitue un atout majeur pour relever les défis de nos territoires »
Nous sommes présents aujourd’hui en notre qualité de président du CADIT, le Cameroon Digital, premier think tank du numérique au Cameroun. Notre participation vise à renforcer les objectifs de cette formation, car l’intelligence économique territoriale constitue désormais un levier essentiel pour améliorer la gouvernance locale et la gestion des collectivités territoriales décentralisées, au plus près des populations.
Dans cette dynamique, la transformation digitale représente un atout majeur pour relever efficacement les défis auxquels nos communes et nos territoires sont confrontés. Il est donc important d’intégrer l’intelligence économique territoriale dans les méthodes de travail et de gestion des collectivités.
Cela passe notamment par le benchmarking, la veille technologique et la veille économique. Il s’agit d’observer les bonnes pratiques développées ailleurs, de s’en inspirer et, lorsque cela est pertinent, de les adapter à notre contexte. L’enjeu est également de mieux identifier et valoriser les opportunités économiques de nos territoires afin de favoriser leur développement.
Denise EBELLE

































































































































































