Vers une démocratie plus ouverte : à Yaoundé, les personnes handicapées plaident pour leur pleine participation politique

Vers une démocratie plus ouverte : à Yaoundé, les personnes handicapées plaident pour leur pleine participation politique À quelques mois des prochaines échéances électorales au Cameroun, la question de l’inclusion politique des personnes handicapées gagne en visibilité. Réunis le 12 mars 2026 à Yaoundé à l’initiative du Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC), acteurs publics, organisations de la société civile et citoyens vivant avec un handicap ont engagé une réflexion sur les obstacles qui limitent encore leur participation aux élections et à la vie publique. La rencontre, organisée le 12 mars 2026, a rassemblé près de 200 participants issus d’horizons variés : représentants des pouvoirs publics, membres de partis politiques de la majorité et de l’opposition, organisations de la société civile ainsi que des personnes vivant avec un handicap. Placés sous le thème « Participation politique des personnes handicapées : enjeux, défis et stratégies pour les prochaines élections législatives et municipales », les échanges avaient pour objectif de réfléchir aux moyens de renforcer l’inclusion de ces citoyens dans le processus démocratique. Une présence marginale dans les institutions Au cours des discussions, plusieurs intervenants ont mis en lumière le décalage entre le poids démographique des personnes handicapées et leur représentation dans les institutions politiques. Le directeur général du CJARC, Dr Coco Bertin, a rappelé qu’aucune personne vivant avec un handicap ne siège actuellement parmi les 180 députés de l’Assemblée nationale, ni parmi les 100 membres du Sénat. La seule présence recensée concerne une suppléante au Sénat. La situation reste également très limitée au niveau des collectivités territoriales. Sur plus de 10 500 conseillers municipaux, seulement 14 sont des personnes handicapées. Ces chiffres contrastent avec les estimations nationales qui évaluent entre 3,5 et 4 millions le nombre de Camerounais vivant avec un handicap, soit environ 16 % de la population. Pour les participants, cette faible représentation résulte d’un ensemble de facteurs. Les difficultés socio-économiques auxquelles sont confrontées de nombreuses personnes handicapées limitent parfois leur capacité à s’impliquer dans la vie politique. Luc Yomby, représentant de l’association PROMHANDICAM, souligne que l’urgence pour beaucoup reste l’accès à des activités génératrices de revenus. Dans ces conditions, l’engagement politique peut apparaître comme un objectif difficile à atteindre. À ces contraintes s’ajoute également une perception encore hésitante au sein de certains partis politiques, qui accordent rarement leur investiture à des candidats vivant avec un handicap. Cette absence de représentation visible dans les institutions peut, selon plusieurs intervenants, décourager les nouvelles générations à envisager une carrière politique. L’accès au vote : un enjeu central Les participants ont également évoqué les difficultés rencontrées lors des opérations électorales. Pour les électeurs malvoyants ou aveugles, voter peut représenter un véritable défi en raison de l’absence d’outils adaptés ou de l’organisation des bureaux de vote. La question de l’accessibilité a été abordée en présence de Alice Tankam, inspecteur chargée des procédures électorales au ministère de l’Administration territoriale (MINAT). Elle a indiqué que les autorités travaillent à améliorer l’accès des personnes handicapées aux bureaux de vote, tout en reconnaissant que des progrès restent nécessaires. L’objectif est de permettre à ces citoyens de participer aux scrutins dans des conditions d’autonomie et de confidentialité, conformément aux principes démocratiques.   Des initiatives encourageantes Les échanges ont également permis de mettre en avant certaines initiatives destinées à faciliter la participation électorale des personnes handicapées. Luc Yomby a notamment évoqué une expérience menée lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025, au cours de laquelle des électeurs malvoyants ont été sensibilisés à l’utilisation d’un dispositif tactile leur permettant de voter sans assistance. Cette solution technologique a contribué à garantir le secret du vote, en évitant aux électeurs de devoir communiquer leur choix à une tierce personne. Pour les participants, ce type d’initiative pourrait être développé lors des prochaines consultations électorales afin de renforcer l’accessibilité du processus. Au terme des travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations visant à promouvoir des élections plus inclusives. Il s’agit notamment de renforcer la sensibilisation des décideurs politiques, d’encourager les partis à intégrer davantage de candidats handicapés sur leurs listes électorales et de diffuser des outils d’information adaptés, tels qu’un guide électoral destiné aux personnes handicapées. Pour les organisateurs, l’enjeu dépasse la seule question du vote. Il s’agit aussi de promouvoir une société dans laquelle chaque citoyen, quelles que soient ses capacités physiques, peut contribuer pleinement aux décisions qui façonnent l’avenir du pays. À travers cette initiative, le CJARC et ses partenaires espèrent ainsi encourager une participation politique plus large et plus inclusive, reflet de la diversité de la société camerounaise.  

Relèvement du réseau routier : le MINTP fait le point sur plusieurs projets structurants

Relèvement du réseau routier : le MINTP fait le point sur plusieurs projets structurants     Le Cameroun poursuit son vaste programme de modernisation de ses infrastructures routières. Une dynamique régulièrement rappelée par le Président de la République, Paul Biya, qui souligne l’engagement de l’État à réhabiliter et reconstruire plusieurs axes afin d’améliorer le niveau de service des routes et d’étendre le réseau national. Dans cette perspective, la visite de travail effectuée le 6 mars 2026 à Douala par le ministre des Travaux publics a permis d’évaluer l’état d’avancement de plusieurs chantiers. Au terme de cette descente sur le terrain, le membre du gouvernement a réuni les différents acteurs impliqués dans l’exécution des projets à la Délégation régionale des Travaux publics du Littoral. Les échanges ont notamment porté sur l’évolution des travaux inspectés et sur les mesures à prendre pour renforcer les équipes, afin de garantir l’achèvement des chantiers dans les délais et conformément aux exigences de qualité. Au cours de la réunion, le ministre a rappelé que ces interventions s’inscrivent dans le cadre d’un programme spécial de développement des infrastructures routières couvrant plusieurs axes stratégiques à travers le pays. Parmi les projets évoqués figurent la section Yaoundé–Douala de la Nationale 3, mais également les routes Ngaoundéré–Garoua, Mora–Dabanga–Kousseri, Ebolowa–Akom II–Kribi, Bigambo–Grandzambi, Ngatt–Likok et Yokadouma–Ngoura. Pour la plupart de ces chantiers, les procédures de mobilisation des entreprises sont déjà bien avancées. S’agissant particulièrement de la route Yaoundé–Douala, axe majeur du réseau routier camerounais, le ministre a précisé que les travaux actuellement en cours correspondent à la phase initiale de la reconstruction de cette infrastructure. Les interventions portent notamment sur le traitement des nids-de-poule, l’amélioration de la signalisation, les opérations de cantonnage et les actions de sécurisation de la chaussée. L’objectif est d’améliorer rapidement les conditions de circulation et le confort des usagers. Le membre du gouvernement a, à cet effet, salué la mobilisation des équipes engagées sur le terrain depuis deux semaines, tout en demandant l’intensification des travaux sur les sections les plus dégradées. La situation du pont sur la Dibamba a également été abordée. Le ministre des Travaux publics a tenu à rassurer l’opinion publique en indiquant que les fondations et les appuis de l’ouvrage ne présentent aucun risque pour la circulation. Selon lui, les vibrations observées proviennent essentiellement de certains joints de chaussée et de la dégradation localisée de la couche de roulement. Des travaux correctifs sont actuellement en cours, notamment le remplacement des joints et la réhabilitation de certains éléments du tablier. Dans la même logique d’anticipation, le ministre a rappelé que la construction d’un second pont sur la Dibamba est prévue, conformément aux orientations du Chef de l’État. Cette infrastructure vise à accompagner l’augmentation du trafic, liée notamment à l’expansion urbaine de Douala et à la mise en service progressive de la pénétrante Est. Concernant ce dernier projet, le membre du gouvernement s’est félicité des avancées enregistrées sur le chantier et a encouragé les équipes à maintenir le rythme actuel afin de respecter les délais fixés. Il a également prescrit l’application rapide de la couche de roulement sur les sections déjà praticables, dans le but de fluidifier la circulation. La réunion tenue à la Délégation régionale des Travaux publics du Littoral aura ainsi permis de remobiliser l’ensemble des acteurs autour de l’objectif commun d’amélioration et de modernisation du réseau routier national.

Résilience féminine : le parcours inspirant de Dr Elisabeth Yuwun

Résilience féminine : le parcours inspirant de Dr Elisabeth Yuwun Déplacée interne à la suite de la crise qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, Dr Elisabeth Yuwun a choisi de transformer l’épreuve en opportunité. Grâce à l’accompagnement du African Women Entrepreneurship Program (AWEP), elle a pu renforcer ses compétences en médecine traditionnelle et mettre sur pied un centre d’accueil qui attire aujourd’hui des patients bien au-delà des frontières nationales. Son expérience illustre la capacité de résilience des femmes déplacées lorsqu’elles bénéficient d’un encadrement adapté et d’opportunités économiques. Ce témoignage poignant a été partagé le 5 mars 2026 à Yaoundé, lors d’une rencontre institutionnelle organisée par ONU Femmes Cameroun, en partenariat avec l’AWEP et le réseau G100. Placée sous le thème « Droits, justice, action pour toutes les femmes et filles déplacées », cette initiative s’inscrivait dans la dynamique des activités préparatoires de la 41ᵉ édition de la Journée internationale des droits de la femme, célébrée chaque 8 mars. Mettre en lumière la situation des femmes déplacées La rencontre de Yaoundé avait pour objectif de renforcer le plaidoyer en faveur de la protection et de l’inclusion socio-économique des femmes et des jeunes filles déplacées internes. Dans un contexte marqué par les crises sécuritaires et humanitaires qui affectent certaines régions du pays, plusieurs organisations s’emploient à accompagner ces femmes dans leur reconstruction économique et sociale. Pour les responsables de l’AWEP, l’autonomisation économique constitue un levier essentiel pour aider ces femmes à retrouver leur dignité et leur indépendance. « Nous avons plus d’un million de personnes déplacées au Cameroun et nous ne souhaitons pas qu’elles soient invisibles. L’idée est de rappeler aux associations et aux institutions la nécessité de collaborer, d’où la présence à cet atelier des ministères concernés, des institutions et des acteurs de terrain », explique Dr Caroline Seck-Kendem, présidente et cofondatrice de l’AWEP Cameroun. Elle indique qu’après cinq années d’activités, l’organisation a acquis un terrain de sept hectares destiné à accueillir un projet baptisé Village of Love, qui prévoit la construction de logements pour les personnes déplacées internes. Parallèlement, l’AWEP accompagne plusieurs femmes dans la structuration et le développement de leurs projets entrepreneuriaux. Une mini foire pour valoriser l’entrepreneuriat féminin L’événement a également été marqué par une mini foire-exposition qui a permis à plusieurs femmes entrepreneures de présenter leurs produits et initiatives dans divers secteurs, notamment l’agroalimentaire, l’artisanat et la transformation locale. Cette vitrine économique visait à valoriser le savoir-faire féminin et à encourager la mise en réseau entre entrepreneures, partenaires institutionnels et acteurs du développement. Présent à la rencontre, le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III, a salué les initiatives visant à renforcer l’autonomisation économique des femmes. « Les femmes entrepreneures du secteur informel représentent environ 40 % des entrepreneurs dans notre pays et contribuent à près de 36 % à la création des richesses. Cela montre combien leur rôle est aujourd’hui central dans la dynamique d’inclusion sociale que nous voulons renforcer », a-t-il indiqué. Une assistance juridique pour les participantes Autre moment important de cette rencontre : la mise en place d’un stand d’assistance juridique gratuite par le cabinet Bitanga Partners Law Firm. Plusieurs femmes ont ainsi bénéficié de conseils et d’orientations sur des questions liées aux droits des femmes, à la création d’entreprise ou encore à la protection contre les violences basées sur le genre. « De nombreuses femmes vendent leurs produits ou services sans être structurées. Il y a aussi des femmes réfugiées ou déplacées qui sont exposées aux violences basées sur le genre. Notre présence vise à leur offrir une écoute attentive et un accompagnement juridique », explique Maître Sara Orélie Ngo Bitanga, avocate au Barreau du Cameroun et gérante du cabinet. ONU Femmes Cameroun, l’AWEP et leurs partenaires entendent renforcer la mobilisation autour de la Journée internationale des droits des femmes tout en mettant en lumière les défis spécifiques auxquels sont confrontées les femmes déplacées. Entre plaidoyer, promotion de l’entrepreneuriat féminin, témoignages inspirants et accompagnement juridique, l’initiative traduit la volonté des acteurs engagés de promouvoir une société plus inclusive où les femmes et les jeunes filles disposent des moyens nécessaires pour défendre leurs droits et bâtir leur avenir.

Yaoundé VII : une foire pour magnifier le savoir-faire féminin et le vivre-ensemble

Yaoundé VII : une foire pour magnifier le savoir-faire féminin et le vivre-ensemble À la veille de la célébration de la Journée internationale de la femme (JIF), l’arrondissement de Yaoundé VII s’apprête à accueillir une foire dédiée à la valorisation du savoir-faire des femmes. L’événement est prévu ce samedi 7 mars 2026 sur l’esplanade de l’école publique de Famassi. La cérémonie d’ouverture sera présidée par le sous-préfet de l’arrondissement, en présence du maire, des autorités traditionnelles et de plusieurs invités. Cette initiative est portée par FADY 7, Femmes d’Action pour le Développement de Yaoundé 7, une association engagée dans la promotion de l’autonomisation féminine et du développement local. L’annonce de la tenue de cette foire a été faite le 4 mars dernier à Yaoundé, au cours d’une conférence de presse animée par Guilen Kamga, présidente de la foire de la commune d’arrondissement de Yaoundé VII, et Manfred Jomby Timbo, responsable de la communication de l’association. Une vitrine du savoir-faire féminin Face aux hommes et femmes de médias, les organisateurs ont indiqué que cette foire vise avant tout à offrir une tribune d’expression aux femmes de l’arrondissement afin qu’elles puissent présenter leurs talents et leurs initiatives économiques. Pour l’occasion, plusieurs exposantes mettront en valeur une large gamme de produits issus de leur créativité et de leur ingéniosité. Les visiteurs pourront notamment découvrir des mets traditionnels provenant de différentes régions du Cameroun, des produits cosmétiques conçus à base de matières premières locales, des préparations thérapeutiques naturelles ainsi que divers produits artisanaux. À travers cette initiative, les promotrices entendent encourager l’entrepreneuriat féminin et offrir davantage de visibilité aux activités génératrices de revenus portées par les femmes. Une célébration de la diversité culturelle Au-delà de son caractère économique, la foire se veut également un espace de promotion de la richesse culturelle camerounaise. Yaoundé VII est en effet un arrondissement cosmopolite où se côtoient des populations issues de toutes les régions du pays. Cette diversité se reflète dans les langues, les habitudes alimentaires et les pratiques culturelles. Les mets traditionnels qui seront proposés au public constitueront ainsi une véritable mosaïque gastronomique nationale, chaque communauté apportant sa touche culinaire et culturelle. Selon Manfred Jomby Timbo, cette initiative vise aussi à rappeler que la diversité culturelle constitue une richesse pour la société camerounaise. La foire se présente ainsi comme un moment de partage et de découverte où les différentes traditions se rencontrent et se valorisent mutuellement. En réunissant des femmes d’origines diverses autour d’une même plateforme, cette foire porte également un message fort en faveur du vivre-ensemble et de l’unité nationale. Dans un espace urbain où cohabitent plusieurs communautés, les organisateurs souhaitent démontrer que la diversité des cultures peut être un puissant levier de cohésion sociale. La rencontre permettra ainsi de renforcer les liens entre les populations tout en mettant en lumière la contribution des femmes au développement local. La tenue de cette foire intervient à la veille de la Journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars 2026 autour du thème : « Droits, justice et actions pour les femmes et les jeunes filles déplacées.» Pour les organisateurs, la promotion des activités économiques féminines constitue une réponse concrète aux défis auxquels les femmes font face, notamment celles qui vivent dans des situations de vulnérabilité. En créant un espace d’expression et de valorisation pour les femmes, FADY 7 – Femmes d’Action pour le Développement de Yaoundé 7 entend ainsi contribuer, à son échelle, à la promotion des droits des femmes, à leur autonomisation et à leur participation active au développement de la société. La foire de Yaoundé VII s’annonce donc comme une journée de célébration de la créativité féminine, mais aussi comme une manifestation de la diversité culturelle et de l’esprit de solidarité qui caractérisent la société camerounaise.

Résolution 1325 : à Yaoundé, un plaidoyer pour une plus grande implication des femmes dans la paix et la sécurité

Résolution 1325 : à Yaoundé, un plaidoyer pour une plus grande implication des femmes dans la paix et la sécurité À l’approche de la Journée internationale de la femme, le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, ONU Femmes et l’Université de Yaoundé I ont organisé, le 4 mars 2026, une table ronde consacrée à la mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies. Dans l’enceinte de l’Université de Yaoundé I, diplomates, universitaires, responsables sécuritaires et étudiants ont échangé autour d’un enjeu majeur : le rôle des femmes dans la prévention des conflits, la consolidation de la paix et la sécurité. Cette rencontre s’inscrivait dans la dynamique de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, prévue le 8 mars prochain autour du thème : « Droits, égalité et autonomisation pour toutes les femmes et les filles ». 25 ans après la résolution 1325 Adoptée en 2000 par le Conseil de sécurité des Nations unies, la Résolution 1325 constitue un texte fondateur reconnaissant l’importance de la participation des femmes dans les processus de paix et de sécurité. Pour Marie-Pierre Raky Chaupin, représentante d’ONU Femmes au Cameroun, ce texte demeure d’une actualité majeure. « Cela fait déjà 25 ans que cette résolution existe. Elle rappelle que les femmes doivent participer pleinement aux négociations de paix, aux opérations de maintien de la paix et aux processus de reconstruction après les conflits », a-t-elle souligné. Elle a toutefois relevé que les défis restent considérables. Dans le monde, plus de 600 millions de femmes et de filles vivent encore dans des zones affectées par des conflits armés, ce qui rend la mise en œuvre de la résolution encore plus urgente. Le rôle déterminant des femmes camerounaises Prenant la parole, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa, a rappelé la contribution croissante des femmes camerounaises dans la promotion de la paix. Elle a notamment évoqué la participation des femmes dans les missions de maintien de la paix, y compris dans la République centrafricaine voisine, ainsi que leur engagement dans les domaines du journalisme, de la société civile et de la médiation communautaire. « Les femmes jouent un rôle essentiel dans la consolidation de la paix, au Cameroun comme ailleurs dans le monde », a affirmé la ministre, soulignant les efforts du gouvernement pour renforcer leur participation dans la gouvernance et les mécanismes de prévention des conflits. L’université comme espace de sécurité et de sensibilisation Le recteur de l’Université de Yaoundé I, Pr Rémy Magloire Dieudonné Etoua, a pour sa part insisté sur la responsabilité des institutions universitaires dans la promotion d’une culture de paix. Selon lui, la sécurité sur un campus ne se limite pas aux dispositifs policiers, mais repose également sur la qualité de l’environnement académique et social. Le recteur a ainsi évoqué plusieurs mesures prises pour améliorer les conditions de vie des étudiants : réhabilitation des infrastructures, amélioration des espaces verts et renforcement de la sécurité avec la collaboration des forces de l’ordre. « La paix commence dans les esprits. L’université doit être un espace où se construit cette culture du dialogue et du respect », a-t-il déclaré. Les défis de la justice et de la sécurité Les échanges ont également abordé les difficultés rencontrées par les femmes lorsqu’elles cherchent justice, notamment dans les cas de violences basées sur le genre. Une magistrate qui prenait part à la rencontre a expliqué que de nombreuses victimes hésitent encore à dénoncer les abus, surtout lorsque les auteurs appartiennent à leur entourage familial. Du côté des forces de sécurité, le commissaire de police Yahya Amadou, du corps de la police judiciaire, a mis en lumière la complexité de l’environnement sécuritaire actuel, marqué par la menace terroriste, la criminalité urbaine et le manque de moyens logistiques. Il a plaidé pour une plus grande spécialisation des forces de l’ordre et pour l’utilisation des nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle, dans la lutte contre la criminalité. Au-delà des analyses institutionnelles, les intervenants ont rappelé que la construction d’une paix durable repose sur la collaboration entre les citoyens, les institutions et les forces de sécurité.

Entrée Est de Douala : MAGIL accélère les travaux au giratoire Tradex Borne 10

Entrée Est de Douala : MAGIL accélère les travaux au giratoire Tradex Borne 10 Les travaux d’aménagement de la pénétrante Est de Douala franchissent une nouvelle étape au niveau du giratoire Tradex Borne 10 (PK0). Le samedi 28 février 2026, les équipes de l’entreprise MAGIL ont procédé au décapage de la chaussée sur la partie gauche du giratoire, dans le sens en provenance de Douala. Cette intervention a été immédiatement suivie de l’évacuation des gravas, de la préparation de la couche de fondation, puis de la mise en œuvre de la couche de base en grave-bitume, conformément aux prescriptions techniques du projet. Afin de limiter les perturbations pour les usagers, la section traitée a été rouverte à la circulation dès le dimanche, en attendant l’application de la couche de roulement en béton bitumineux, qui viendra parachever l’ouvrage. Sur l’autre versant du giratoire, les travaux progressent de manière continue et méthodique, dans le strict respect du planning d’exécution. L’entreprise reste en attente des résultats de la planche d’essai relatifs au béton semi-grenu, étape préalable au lancement des travaux de la couche de roulement. Par ailleurs, l’ensemble des approvisionnements nécessaires a déjà été sécurisé, permettant d’envisager une accélération significative du chantier dans les prochains jours.

Route nationale 3 : entretien confortatif sur l’axe Yaoundé–Douala, les équipes à pied d’œuvre

  Route nationale 3 : entretien confortatif sur l’axe Yaoundé–Douala, les équipes à pied d’œuvre Les travaux d’entretien confortatif sur la section Yaoundé–Douala de la Nationale 3 connaissent une accélération notable. Conformément aux instructions du Ministre des Travaux Publics, Maître d’Ouvrage, cette intervention vise à restaurer rapidement les conditions optimales de circulation sur les portions les plus dégradées de cet axe stratégique reliant les capitales politique et économique du Cameroun. Deux fronts pour une action coordonnée L’entreprise CFHEC a déployé ses équipes simultanément sur deux segments distincts afin d’optimiser les délais d’exécution : Au départ de Yaoundé, les travaux progressent depuis le carrefour Ahala en direction de Douala ; Côté Douala, les interventions sont engagées à partir du pont sur la Dibamba, avec une avancée vers Yaoundé. L’objectif est clair : permettre une jonction des deux équipes en un point de rencontre stratégique, garantissant ainsi une couverture continue des zones critiques.   Des interventions ciblées et progressives Les opérations actuellement en cours portent sur : Le dégagement mécanisé des accotements ; Le bouchage systématique des nids-de-poule ; La préparation des zones à fort niveau de dégradation. Dans les quinze prochains jours, un traitement plus structurel est prévu sur le tronçon Boumnyebel–Edéa, avec la mise en œuvre de bandes de déflachage en enrobé, destinées à renforcer la durabilité de la chaussée. La supervision technique des travaux est assurée par la Mission de contrôle PRISMA, tandis que l’Unité de gestion du projet, instituée par le Ministre des Travaux Publics, garantit un suivi rapproché et permanent des opérations. Ces mesures d’urgence ont pour finalité de relever significativement le niveau de service de la route. L’ambition affichée est de faire évoluer la vitesse moyenne de circulation de 40 km/h à environ 80 km/h sur les sections traitées, contribuant ainsi à réduire les temps de parcours et à sécuriser davantage les usagers. À travers cette mobilisation soutenue, l’État confirme sa détermination à préserver la performance de la Nationale 3, artère vitale pour l’économie nationale et la fluidité des échanges entre Yaoundé et Douala.

Afrique centrale : l’ARTAC prend les rênes de l’observatoire régional des TC

Afrique centrale : l’ARTAC prend les rênes de l’observatoire régional des TC La plateforme numérique de l’Observatoire régional des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) est officiellement passée sous la responsabilité de l’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC). La cérémonie de cession, couplée à la clôture du projet PAGIRN-PPTIC, s’est déroulée ce 3 mars à Yaoundé. Elle marque l’aboutissement de près de cinq années d’efforts en faveur de la gouvernance numérique en Afrique centrale. Lancé en août 2021 avec l’appui financier de l’Union européenne, le projet « Prospective et Planification des TIC en Afrique centrale » (PPTIC) s’inscrivait dans le cadre du Programme d’Appui à la Gouvernance des Infrastructures Régionales et Nationales (PAGIRN). Sa mise en œuvre a été assurée par le consortium formé par l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé (ENSPY) et l’Ecole Nationale Supérieure des Postes, Télécommunications et TIC (SUP’PTIC). L’objectif : doter les six pays concernés — Cameroun, Gabon, Congo, RCA, RDC et Tchad — d’outils fiables de planification, de données stratégiques et de compétences renforcées pour accompagner la transformation numérique de la sous-région. Des résultats tangibles Au terme des 55 mois de mise en œuvre, le projet affiche des acquis structurants : Deux cartographies régionales des besoins en TIC ; Des plans stratégiques pour les infrastructures numériques régionales et nationales ; La formation de 173 cadres des administrations publiques ; La mise en ligne de modules de formation à distance ; La création et l’opérationnalisation d’un Observatoire régional des TIC doté d’une plateforme numérique accessible au public. Véritable outil d’aide à la décision, l’Observatoire a vocation à centraliser, analyser et diffuser les données relatives aux infrastructures, aux marchés et aux compétences numériques en Afrique centrale. Une signature symbolique pour la pérennité La convention de cession a été signée par le représentant du MINEPAT, le Coordonnateur du projet et Directeur de l’ENSPY, le Pr Raoul Ayissi, ainsi que Christian Katende, Président Exécutif de l’ARTAC, qui a personnellement apposé sa signature au nom de l’institution sous-régionale. Par cet engagement, l’ARTAC s’engage à assurer la gestion durable de la plateforme, notamment à travers la mobilisation d’experts chargés de son administration et de son exploitation. Au-delà de la clôture du PAGIRN-PPTIC, la cérémonie de Yaoundé ouvre une nouvelle étape : celle d’une appropriation institutionnelle régionale de l’Observatoire. Dans un contexte où l’Afrique centrale demeure confrontée à des défis de connectivité et d’exploitation stratégique des données numériques, la pérennisation de cet outil apparaît comme un levier essentiel pour accélérer l’intégration régionale, renforcer la compétitivité des économies et soutenir le développement durable. Avec cette rétrocession à l’ARTAC, l’Afrique centrale se dote désormais d’un instrument commun pour piloter sa transformation numérique sur des bases concertées et structurées. Denise EBELLE

Julienne Mbou’ou Mvolla livre les secrets de l’éducation thérapeutique

Julienne Mbou’ou Mvolla livre les secrets de l’éducation thérapeutique   La Camerounaise , infirmière de formation vient de commettre un ouvrage intitulé:  » l’impact vérité ETP sur la PEC des maladies chroniques des enfants » ,par le truchement des éditions Ifrikiya ( collections interlignes.) Ce livre d’utilité publique soulève les mécanismes d’encadrement et d’accompagnement des enfants , des adolescents voire des adultes face aux maladies incurables. Un appel urgent à un changement de paradigme que l’auteur a lancé aux parents et aux personnels soignants lors de la cérémonie de dédicace de l’ouvrage tenue le 27 Février 2026 à la fondation Muna de Yaoundé Les maladies chroniques tels que Alzheimer , maladies de Parkinson, SIDA , Diabète etc … se dévoilent sous le signe de la fatalité. Cependant ce sort tend à masquer tout ce qu’un enfant ou un adolescent et même un adulte est capable de faire dans la prise en charge de sa santé voire des projets de vie quand il connaît de quoi il souffre et découvre son état à temps. Julienne Clarisse Mbou’ou Mvolla se pose ainsi comme un acteur de la dédramatisation dans cet ouvrage de 68 pages dont les couleurs retenues à l’instar du violet symbolise la royauté, la spiritualité, la sagesse et la profondeur tandis que le bleu évoque la conscience , la loyauté, la sérénité et la responsabilité. Dans cet enchevêtrement de couleurs que l’auteur livre le combat contre les échecs thérapeutiques, la résistance au traitement et toutes sortes d’incompréhension dans la prise en charge des patients. Une vision entre science et humanité , compétence et passion pour une révolution silencieuse appelée  » Éducation thérapeutique ». Cette notion est dévolue aux malades afin d’acquérir des compétences nécessaires pour gérer au mieux leur vie ou leur maladie:  » Il ne s’agit plus seulement de soigner la maladie mais de prendre soin d’une personne , il ne s’agit pas de transmettre les informations mais de construire avec le malade , il ne s’agit plus d’imposer mais d’accompagner » explique Julienne Clarisse Mbou’ou Mvolla. D’après le critique littéraire Jean Claude Awono, l’originalité du livre réside dans la notion  » d’ Impact ». L’ auteur stipule que même enfant , un jeune est à même de comprendre sa pathologie lorsque celle-ci lui est expliquée avec clarté dans un langage adapté à son âge. .Là où le secret médical familial est souvent renforcé par des considérations culturelles et sociales , cette approche constitue une rupture, elle promeut une obligation transparente entre parents et enfants conditions nécessaires à l’éducation thérapeutique indiqué t’il. Aussi dans la pensée de l’auteur 3 principes fondamentaux soutiennent l’éducation thérapeutique notamment l’éducabililité de tous, l’approche centrée sur la personne et le respect de la liberté et la dignité. La maladie chronique bouleverse le rapport au temps, à l’identité et à la vie elle même. Il importe de transformer l’éducation thérapeutique du patient afin que les personnes vivant avec ces maladies vivent paisiblement jusqu’à la mort . le livre éclaire , il libère , il propose une démarche structurée , adaptée aux enfants de 8 à 16 ans vivants avec la maladie . L’ambition est de redonner au malade sa place de sujet , transformer la relation soignants – soignés et mieux encore humaniser le système de santé. En somme Chez Lydienne Clarisse Mbou’ou Mvolla la finalité du livre est de pouvoir atteindre un niveau où les parents ont la possibilité d’échanger avec leurs enfants malades en multipliant en eux la chance de vivre dans une communication libre et vraie , sans mensonges ni hésitations. Il convient de préciser que l’auteur à travers son association RENACC et le concours de l’AMS s’active déjà pour la formation des jeunes sur les fondements de l’éducation thérapeutique au Cameroun. Elle milite pour que cette problématique qui est expérimentée dans les pays occidentaux soit transférable dans les formations paramédicales , d’où la mise sur pied de la société camerounaise d’éducation thérapeutique en partenariat avec la société Européenne éponyme. Julienne Clarisse Mbou’ou Mvolla qui promet pour bientôt d’autres publications dont une autobiographie, est une femme pluri dimensionnelle.. Elle a suivi une longue Formation interne des contrôleurs des prestations sociales à la CNPS , personne ressource du CNLS comme formatrice des formateurs en counselling . Elle est par ailleurs coordonnatrice et modératrice en salle virtuelle e learning à IEBL impact Ecole Biblique Internationale à Paris et s’illustre également dans l’enseignement et le syndicalisme.   Germaine Ngo Holl

Le Cameroun consolide son offensive agricole à Macfrut 2026

Le Cameroun consolide son offensive agricole à Macfrut 2026 Le Cameroun sera au rendez-vous de la 43e édition de Macfrut, prévue du 21 au 23 avril 2026 en Italie. Il s’agira de la troisième participation du pays à ce salon international majeur consacré à la filière fruits et légumes. La présence camerounaise est pilotée par la Confédération africaine des acteurs agro-pastoraux (C-3-A), en collaboration avec la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Élevage et des Forêts du Cameroun (CAPEF). L’annonce a été officialisée le 24 février lors d’un point de presse animé conjointement par le président de la C-3-A, Sa Majesté Zomba’a Doudou Armand, et le secrétaire général de la CAPEF. Au cœur de cette participation : la promotion active du « Made in Cameroon ». La CAPEF a rappelé ses missions essentielles, à savoir la promotion économique, la défense des intérêts des producteurs, l’accompagnement à la formation professionnelle et l’encouragement à l’investissement. Un appel a été lancé aux producteurs, coopératives et opérateurs économiques afin qu’ils se mobilisent massivement. L’objectif est clair : exposer le savoir-faire national, valoriser les produits agricoles et nouer des partenariats durables.   Mangue et avocat en tête d’affiche   Pour 2026, la délégation mettra particulièrement en avant deux produits phares : la mangue et l’avocat. Ces spéculations, issues des principaux bassins de production du pays, symbolisent le potentiel d’exportation du Cameroun. L’accent sera mis sur : l’amélioration du packaging ; la recherche de financements adaptés ; la structuration des circuits de commercialisation. La C-3-A entend également encourager la mise en place de magasins frigorifiques dans les zones de production afin de réduire les pertes post-récolte, particulièrement importantes en saison de mangue.   Un pavillon de 74 m² pour fédérer les acteurs   Un espace d’exposition de 74 m² a été réservé pour accueillir le « Village des acteurs agro-pastoraux ». Ce stand collectif réunira un large éventail d’intervenants : conseillers régionaux, maires, responsables de coopératives, centres de recherche, chambres consulaires et opérateurs économiques. Aux côtés du Cameroun, plusieurs pays d’Afrique centrale — notamment la République centrafricaine, le Gabon et le Tchad — prendront part à cette 43e édition, témoignant d’une volonté régionale de participer activement à ce carrefour mondial des échanges agricoles. Les organisateurs ont exprimé leur reconnaissance à l’Ambassade d’Italie au Cameroun pour les facilités accordées dans le cadre de cette participation.   Un symposium pour lier agriculture et diplomatie économique   Innovation notable cette année : l’organisation d’un symposium consacré à l’agriculture, à la sécurité alimentaire et à la diplomatie économique. Les discussions porteront également sur l’exode rural, l’immigration clandestine en Afrique centrale, les technologies agricoles, la mécanisation, la formation ainsi que les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). L’ambition est de favoriser des passerelles concrètes entre investisseurs, partenaires techniques et producteurs africains. Chaque année, Macfrut rassemble plus de 50 000 visiteurs, environ 1 500 exposants, plus de 1 500 distributeurs et acheteurs internationaux, ainsi que des partenaires techniques venus du monde entier. Pour l’édition 2026, 1 500 exposants issus de 80 pays sont déjà annoncés. À travers cette troisième participation, le Cameroun entend renforcer sa visibilité sur le marché international, attirer des investissements structurants et consolider la position de ses produits agricoles dans les circuits mondiaux.   Denise EBELLE