Élections 2026 au Cameroun : ELECAM engage une année charnière entre réformes et mobilisation citoyenne

Élections 2026 au Cameroun : ELECAM engage une année charnière entre réformes et mobilisation citoyenne À Yaoundé, la première session ordinaire du Conseil électoral pour l’exercice 2026 a été officiellement lancée le 26 mars par Enow Abrams Egbe, président dudit conseil. Cette rencontre institutionnelle marque le démarrage d’une séquence décisive dans la préparation des prochaines consultations électorales. Dans son allocution d’ouverture, le président du Conseil électoral a posé les bases d’une année qu’il qualifie de déterminante. L’institution entend s’appuyer sur les enseignements tirés des scrutins de 2025 pour renforcer ses mécanismes, corriger les insuffisances relevées et garantir une organisation plus rigoureuse des élections municipales et législatives à venir. L’une des annonces majeures concerne la possibilité d’un réaménagement du calendrier électoral. Cette éventualité, liée à l’examen en cours de certaines dispositions législatives, reste encadrée par une exigence stricte : le respect des lois en vigueur et la préservation de la transparence du processus électoral. Sur le terrain, la dynamique d’inscription sur les listes électorales affiche des résultats encourageants. Près de 70 000 nouveaux électeurs ont récemment été enregistrés, portant le total national à plus de 8 millions. Une progression que les responsables d’ELECAM interprètent comme un signe de confiance renouvelée des citoyens envers le système électoral. Toutefois, des efforts supplémentaires sont attendus pour renforcer la participation des jeunes, des femmes, des personnes vivant avec un handicap et des groupes socialement vulnérables. Parallèlement, l’institution poursuit le renforcement de ses capacités à travers des partenariats stratégiques avec plusieurs organisations internationales, notamment les Nations Unies, le Commonwealth, l’Organisation internationale de la Francophonie et l’Union africaine. La récente réunion du comité de pilotage du projet d’assistance électorale 2025-2027 a permis d’évaluer les priorités opérationnelles et de confirmer une gestion jugée conforme aux standards de transparence. Les travaux de cette session s’annoncent particulièrement denses. Plusieurs dossiers structurants seront examinés, notamment les comptes administratifs et de gestion, ainsi que l’état d’exécution du budget de la Commission électorale. Les membres analyseront également le rapport d’activités du premier trimestre 2026, avec pour objectif d’ajuster les actions en fonction des recommandations issues des précédentes élections. En outre, une mission de terrain est prévue du 4 au 18 avril 2026. Elle visera à superviser la révision des listes électorales, à renforcer les actions d’éducation civique et à recueillir les retours des différents acteurs impliqués dans le processus électoral. À travers cette session inaugurale, ELECAM réaffirme son ambition : consolider la crédibilité des scrutins, renforcer la participation citoyenne et contribuer à la stabilité démocratique du Cameroun. Un engagement qui s’inscrit dans une démarche de rigueur, de transparence et de collaboration avec l’ensemble des parties prenantes.   Denise EBELLE

Coopération Cameroun–ONUDI : Raymond Tavares fait ses adieux après une mission marquante

  Coopération Cameroun–ONUDI : Raymond Tavares fait ses adieux après une mission marquante Le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (ai), Fuh Calistus Gentry, a reçu en audience, le mercredi 18 mars 2026, le Représentant résident de Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) au Cameroun et en Afrique centrale, Raymond Tavares. Le diplomate était accompagné de ses collaborateurs pour cette rencontre empreinte de solennité. Cette audience s’inscrivait dans un contexte particulier, celui de la fin de mission de Raymond Tavares. L’occasion pour lui d’exprimer sa gratitude aux autorités camerounaises pour l’accueil chaleureux et la qualité de la collaboration dont il a bénéficié tout au long de son séjour. Dans une atmosphère conviviale, il a tenu à adresser ses adieux officiels au ministère, saluant les avancées enregistrées dans le cadre du partenariat entre le Cameroun et l’ONUDI. Les échanges ont permis de revisiter les acquis de cette coopération, tout en se projetant vers l’avenir. Au cœur des discussions, le Programme de Partenariat Pays (PCP) a été présenté comme un levier stratégique pour accélérer l’industrialisation du Cameroun. Ce cadre de coopération favorise une synergie entre l’État, les partenaires techniques et financiers ainsi que le secteur privé, en vue de mettre en œuvre des projets structurants, notamment dans les domaines de l’agro-industrie, de l’énergie verte et du renforcement de la compétitivité industrielle.   Raymond Tavares a également mis en lumière les perspectives offertes par le « Partnership Industry Program », dont la prochaine édition sera dédiée à la « Journée des femmes dans l’industrie ». Une initiative qui traduit la volonté de promouvoir l’inclusion et de renforcer la participation des femmes dans le tissu industriel. Au terme de la rencontre, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à consolider les acquis de cette coopération et à poursuivre les efforts en faveur du développement industriel durable. L’audience s’est achevée dans une ambiance chaleureuse, marquée par une photo de famille et des vœux de succès adressés à Raymond Tavares pour la suite de son parcours professionnel. Denise EBELLE

Anniversaire du RDPC à Bétaré-Oya : une mobilisation exceptionnelle dans une ambiance de ferveur populaire

Anniversaire du RDPC à Bétaré-Oya : une mobilisation exceptionnelle dans une ambiance de ferveur populaire   À Bétaré-Oya, la célébration du 41e anniversaire du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) a pris des allures de grande démonstration de force politique, dans une atmosphère à la fois festive, patriotique et hautement symbolique. Organisé à la maison du parti, l’événement s’est tenu en début d’après-midi ce 24 mars, rassemblant une foule impressionnante de militants et sympathisants venus réaffirmer leur attachement au parti. Très tôt, les artères de la ville ont été animées par des vagues de militants convergeant vers le lieu de la cérémonie. À mesure que l’heure avançait, la maison du parti s’est transformée en un véritable carrefour de mobilisation, vibrant au rythme d’une ferveur collective remarquable. L’ambiance était particulièrement électrisante. Des groupes de danse traditionnelle et d’animation se sont relayés pour égayer la cérémonie, offrant un spectacle haut en couleurs. Au son des tam-tams et des tambours qui résonnaient avec intensité, les militants laissaient éclater leur enthousiasme. Les coups de sifflets fusaient, accompagnant les pas de danse et les chants, dans une atmosphère qui rappelait les grandes heures de rassemblement populaire. Les chants patriotiques, entonnés en chœur, ont constitué l’un des moments les plus marquants de la célébration. Ils magnifiaient à la fois la patrie camerounaise et l’unité nationale, tout en exprimant un soutien affirmé au président national du parti. À plusieurs reprises, la foule scandait avec force : « Paul Biya, notre président ! », en référence à Paul Biya, dans une démonstration de fidélité et d’adhésion collective. Sur le plan visuel, la mobilisation offrait un spectacle saisissant. Les militants, hommes, femmes et jeunes, étaient majoritairement vêtus des tenues du parti : pagnes, chemises, T-shirts et autres accessoires à l’effigie du RDPC. Cette uniformité vestimentaire traduisait une identité commune, une discipline assumée et un engagement partagé. Dans cet ensemble harmonieux, chacun incarnait les valeurs du parti, contribuant à renforcer l’image d’un bloc uni et structuré. Cadres, responsables locaux et militants ont pris part à une cérémonie mêlant solennité et enthousiasme. La maison du parti, ce lieu hautement symbolique, s’est imposé comme un espace de réaffirmation politique et de consolidation organisationnelle. Une mobilisation suivie d’un message de discipline et d’unité   S’exprimant au nom de la hiérarchie du parti, Blaise Moussa, a livré un discours mobilisateur. Il est revenu sur le parcours du RDPC, insistant sur son rôle dans la stabilité et la construction nationale, avant d’appeler à davantage de discipline, de cohésion et d’engagement sur le terrain. Les interventions des différentes composantes du parti, notamment celles des jeunes et des femmes, ont renforcé cet appel à l’unité. À travers leurs prises de parole, elles ont exhorté les militants à maintenir une présence active et à poursuivre les efforts de mobilisation. La cérémonie a également été marquée par un acte politique significatif : l’adhésion officielle de dix militants issus du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN). Accueillis sous les ovations, ces nouveaux membres ont rejoint les rangs du RDPC, illustrant une dynamique d’élargissement et de consolidation des bases. Dans le même élan, une collecte de fonds a été organisée pour la réhabilitation de la permanence du parti. Une initiative qui a suscité une forte participation, traduisant l’implication concrète des militants dans la vie du RDPC. Cette célébration en début d’après-midi à la maison du parti de Bétaré-Oya aura été bien plus qu’un anniversaire. Entre effervescence populaire, chants patriotiques, animations culturelles et engagement politique, le RDPC a démontré sa capacité de mobilisation et son ancrage local. Une dynamique résolument tournée vers les échéances futures, sous le signe de l’unité, de la discipline et de la fidélité au parti   Denise EBELLE

Desserte en eau potable à Yaoundé : la CAMWATER renforce ses capacités

Desserte en eau potable à Yaoundé : la CAMWATER renforce ses capacités sous l’impulsion du Dr Blaise Moussa Sous la conduite de son Directeur Général, le Dr Blaise Moussa, la CAMWATER intensifie la mise en œuvre de son programme d’amélioration et de sécurisation de l’alimentation en eau potable dans la ville de Yaoundé. Cette démarche cible en priorité les zones à relief contraignant et les quartiers à forte densité, avec pour objectif d’assurer une desserte plus stable et continue. Dans cette dynamique, des travaux techniques ont permis d’accroître significativement les capacités de certaines installations stratégiques. À Mont Fébé, la capacité de pompage est passée de 30 à 100 m³/h grâce à l’optimisation des équipements et du système de refoulement. À Mbankolo, l’installation d’une nouvelle électropompe a permis de porter la capacité de 190 à 310 m³/h, contribuant ainsi à une meilleure régulation des pressions dans le réseau et à une distribution plus fluide. Ces améliorations profitent directement à plusieurs quartiers, notamment Petit Paris, le Lotissement Melingui, Carrière, Mbankolo Chefferie et Mbankolo Village, où les contraintes topographiques affectent régulièrement l’approvisionnement en eau. Le renforcement des capacités de pompage permet ainsi de réduire les perturbations et d’assurer une alimentation plus régulière. Parallèlement, la CAMWATER a engagé des actions de sécurisation en dotant les stations de pompage de Tsinga, Golf et Ekoudou-Bastos de groupes électrogènes de forte puissance. Cette mesure vise à garantir la continuité du service en cas de coupures d’électricité, en assurant l’autonomie énergétique de ces infrastructures clés. Le vendredi 20 mars 2026, le Dr Blaise Moussa s’est rendu sur le terrain pour évaluer l’état d’avancement des travaux. À cette occasion, il a salué la mobilisation des équipes techniques, les qualifiant de « soldats de l’eau », tout en les invitant à maintenir leurs efforts pour une amélioration durable du service. Il a également insisté sur la nécessité de poursuivre les opérations de maintenance et de modernisation afin de répondre efficacement à la demande croissante. Ces actions interviennent dans un contexte marqué par la tenue prochaine de la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, prévue du 26 au 29 mars 2026, ainsi que par la visite apostolique du Pape Léon XIV au Cameroun du 15 au 18 avril 2026. À travers ces initiatives, la CAMWATER entend non seulement améliorer la desserte quotidienne, mais aussi renforcer durablement la fiabilité et la résilience de son réseau pour répondre aux exigences d’une capitale en pleine croissance.

Santé en Afrique : le leadership féminin au cœur des enjeux de recherche et de financement

Santé en Afrique : le leadership féminin au cœur des enjeux de recherche et de financement À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, un webinaire organisé le 12 mars 2026 a mis en lumière la nécessité urgente de renforcer la place des femmes dans les systèmes de santé africains, en particulier dans les domaines de la recherche, du leadership et de la prise de décision. Placée sous le thème « Faire progresser le leadership des femmes dans la recherche et le développement en santé en Afrique », cette rencontre initiée notamment par le Forum Galien Africa et plusieurs organisations partenaires a réuni des experts, chercheurs, décideurs et acteurs de la société civile autour d’un constat partagé : les femmes restent insuffisamment représentées dans les sphères stratégiques, malgré leur forte présence dans le secteur de la santé. Les échanges ont mis en évidence un paradoxe persistant. En Afrique subsaharienne, les femmes constituent une part importante du personnel de santé, mais accèdent encore très peu aux postes de direction ou aux fonctions scientifiques de haut niveau. Pour de nombreux intervenants, cette situation s’explique par des obstacles structurels tels que le manque de financement, les stéréotypes de genre, les contraintes socio-économiques et l’insuffisance de mécanismes d’accompagnement. La question du financement a occupé une place centrale dans les discussions. Le Dr Senen Hounton, du UNFPA, a plaidé pour une mobilisation accrue des ressources domestiques afin de pallier la baisse de l’aide internationale. Il a notamment évoqué la nécessité pour les États africains d’augmenter les budgets alloués aux secteurs sociaux et de mettre en place des mécanismes innovants, tels que des taxes ciblées sur certains produits comme l’alcool ou le tabac, pour financer les programmes de santé et d’égalité de genre. Dans la même dynamique, Dr Caty Fall Sow, représentant la Fondation Gates, a insisté sur l’importance d’une approche intégrée reliant agriculture, nutrition et santé. Le soutien aux femmes, notamment dans les chaînes de production agricole, apparaît selon elle comme un levier essentiel pour améliorer à la fois leur autonomie économique et les indicateurs de santé publique. Au-delà des enjeux financiers, les participants ont souligné le rôle clé de l’éducation et de la promotion des carrières scientifiques auprès des jeunes filles. La Professeure Fatou Samba Ndiaye a rappelé que l’excellence féminine dans les sciences constitue un levier déterminant pour influencer les politiques publiques et rééquilibrer la gouvernance sanitaire. Le webinaire a également insisté sur des solutions concrètes pour renforcer la participation des femmes, notamment le développement du mentorat, la mise en place de bourses inclusives, le renforcement des compétences techniques et l’adoption de politiques publiques favorisant la parité dans les instances décisionnelles. Plusieurs personnalités influentes du continent ont pris part à cette rencontre, parmi lesquelles Dr Delese Mimi Darko, Dr Stellah Bosire ou encore des responsables d’institutions académiques et scientifiques africaines. Tous ont convergé vers une même idée : sans une intégration effective des femmes dans la recherche et la gouvernance, les systèmes de santé africains peineront à atteindre leur plein potentiel. En filigrane, ce webinaire a posé les bases d’une réflexion plus large sur la transformation des politiques de santé en Afrique. L’investissement dans le leadership féminin, loin d’être uniquement une question d’équité, apparaît désormais comme un choix stratégique pour renforcer la résilience, l’innovation et l’efficacité des systèmes sanitaires du continent.

Yaoundé–Douala : lancement des travaux de traitement des larges bandes

Yaoundé–Douala : lancement des travaux de traitement des larges bandes Dans le cadre de la phase préliminaire de l’entretien confortatif de la Nationale N°3 reliant Yaoundé à Douala, une nouvelle étape a été franchie avec le démarrage, le 17 mars 2026, des travaux de traitement des larges bandes de chaussée. Cette phase intervient conformément aux prescriptions du Ministère des Travaux Publics du Cameroun, à la suite d’une correspondance du 13 mars 2026 valant ordre de service. Des interventions ciblées sur les zones les plus dégradées Après l’achèvement progressif des opérations de rebouchage des nids de poule, le Maître d’ouvrage a engagé des travaux consistant en la réhabilitation des larges bandes en béton bitumineux, ainsi que la mise à niveau de la signalisation verticale. Ces interventions concernent en priorité plusieurs sections critiques, notamment l’axe Boumnyebel–Yaoundé et le tronçon allant du pont sur la Dibamba jusqu’au pont de la Ndoupé. Une organisation renforcée du chantier Pour assurer une mise en œuvre efficace des travaux, une réunion de concertation a été tenue entre les différentes parties prenantes du projet, sous la coordination de l’Unité de gestion de la réhabilitation de la route. Présidée par Léopold Akono Mvondo, cette séance a permis de définir des orientations opérationnelles claires. L’entreprise CFHEC, déjà mobilisée sur le terrain, a été instruite de lancer sans délai les travaux, avec le déploiement simultané de deux équipes sur des fronts distincts. Selon le plan opérationnel précisé par la mission de contrôle Prisma : une équipe interviendra de Boumnyebel vers Yaoundé ; une autre opérera du pont sur la Dibamba en direction du pont de la Ndoupé. Signalisation et exigence de qualité En parallèle, un accent particulier est mis sur la signalisation verticale. Il a été demandé à l’entreprise de réhabiliter les panneaux endommagés et de remplacer les équipements inexistants par de nouveaux dispositifs conformes aux normes en vigueur, acquis sur le marché national. Les autorités ont également insisté sur la qualité des matériaux utilisés, condition essentielle pour garantir la durabilité des travaux sur cet axe stratégique. Denise Ebelle

Suivi des projets routiers : le MINTP et la BAD renforcent leur coordination pour améliorer les performances

Suivi des projets routiers : le MINTP et la BAD renforcent leur coordination pour améliorer les performances Le Ministère des Travaux Publics du Cameroun et la Banque africaine de développement ont tenu, le 17 mars 2026, une séance de travail stratégique consacrée au suivi-évaluation des projets à financement conjoint. La rencontre, présidée par le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi et le Directeur général de la BAD pour l’Afrique centrale, visait à identifier des solutions concrètes pour améliorer l’exécution du portefeuille routier. Accélérer la mise en œuvre des projets Au cœur des échanges : la nécessité d’accélérer la réalisation des projets d’infrastructures routières, dont les impacts sont fortement attendus par les populations. Les deux parties ont souligné que ces projets jouent un rôle clé non seulement dans l’amélioration de la mobilité, mais aussi dans le renforcement de la cohésion sociale, notamment dans les zones sensibles. Un accent particulier a été mis sur le renforcement du travail technique en amont, notamment en ce qui concerne les études et les procédures d’acquisition. L’objectif est d’améliorer la maturité des projets avant leur validation, afin de réduire les délais d’exécution et d’optimiser les performances globales. Mobilisation de financements additionnels Dans cette dynamique, le Ministère des Travaux Publics du Cameroun et la Banque africaine de développement ont identifié plusieurs projets susceptibles de bénéficier de financements additionnels en cours de préparation. Cette approche vise à relancer certaines composantes en suspens et à garantir l’atteinte complète des objectifs initiaux. Les discussions ont également porté sur la nécessité d’accélérer la signature des accords de financement déjà approuvés, notamment pour le projet de désenclavement de la zone Est. Ce programme prévoit la construction de 156 km de routes pour un coût estimé à 309 millions d’euros, un investissement stratégique pour le développement économique et social de cette partie du pays. Vers un renforcement de l’intégration régionale Une avancée notable a été enregistrée avec la disponibilité de la Guinée équatoriale à financer la construction d’un pont sur un fleuve transfrontalier. Cette initiative ouvre des perspectives concrètes en matière de connectivité et d’intégration régionale. Par ailleurs, les partenaires envisagent de mobiliser d’autres sources de financement, notamment celles de l’Union européenne, pour soutenir des projets à fort impact socio-économique. Assainissement du portefeuille et amélioration de la gouvernance S’agissant des projets en difficulté, il a été décidé de ne pas reconduire les opérations les plus anciennes, en particulier celles âgées de plus de dix ans n’ayant pas atteint leurs objectifs. Une restructuration du portefeuille est en cours, avec pour ambition de privilégier des projets plus performants et mieux alignés sur les priorités actuelles. Les discussions ont également mis en avant l’importance de la gouvernance. Transparence dans la passation des marchés, respect des procédures et indépendance des mécanismes d’évaluation figurent parmi les exigences réaffirmées. Dans cette optique, un audit de la Cellule des projets routiers a été examiné, avec pour objectif de renforcer les capacités des ressources humaines et d’améliorer durablement les performances. Le Ministère des Travaux Publics du Cameroun a salué le rôle déterminant de la Banque africaine de développement, qui continue d’apporter un appui technique et financier essentiel à la mise en œuvre des projets routiers. À travers cette concertation, les deux institutions réaffirment leur engagement commun à faire du secteur des infrastructures routières un levier stratégique de développement, au service de la croissance économique, de la cohésion nationale et de l’amélioration des conditions de vie des populations.

Produits sûrs : consommateurs et institutions échangent à Yaoundé

Produits sûrs : consommateurs et institutions échangent à Yaoundé En prélude à la 41ᵉ Journée mondiale des droits des consommateurs, la Coalition des Consommateurs Camerounais (CCC) a organisé le 13 mars 2026 à Yaoundé une conférence-débat sur la sécurité des produits et la protection des usagers. La rencontre a réuni universitaires, étudiants, commerçants et acteurs de la société civile autour des enjeux liés à la consommation responsable et à la défense des droits des citoyens. Dans le cadre des activités marquant la 41ᵉ Journée mondiale des droits des consommateurs, la Coalition des Consommateurs Camerounais (CCC) a tenu, le 13 mars 2026 à Yaoundé, une conférence-débat placée sous le thème « Les produits sûrs, des consommateurs confiants ». L’objectif de cette rencontre était de sensibiliser le public aux défis actuels liés à la consommation et d’encourager une meilleure connaissance des droits des usagers. La conférence s’est déroulée au Centre des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC), au quartier Ekié. Elle a suscité un vif intérêt auprès du public. La salle a affiché presque complet, accueillant un auditoire composé d’universitaires, d’étudiants, de commerçants ainsi que de participants venus de divers secteurs d’activités. Dans une atmosphère attentive et studieuse, les participants ont suivi les différentes interventions consacrées à la protection des consommateurs et à la qualité des produits mis sur le marché. Le panel était constitué de plusieurs personnalités engagées dans la défense des droits des consommateurs. Aux côtés du président de la Coalition des Consommateurs Camerounais figuraient le Dr Coco Bertin, PDG du Centre des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun, ainsi que Jacqueline Koa, président du Conseil national de la consommation (CONACO). Ensemble, ils ont apporté des éclairages sur les droits des consommateurs et les mécanismes existants pour les faire respecter. Les intervenants ont notamment rappelé que les consommateurs disposent de plusieurs droits reconnus par les instruments juridiques nationaux et internationaux. Il s’agit entre autres du droit à l’information, du droit à l’éducation du consommateur, du droit à la protection de la vie privée, du droit au choix, du droit à la réparation en cas de préjudice et du droit d’être entendu ou représenté. Cependant, les responsables de la CCC ont souligné que ces droits restent encore insuffisamment exercés par les consommateurs au Cameroun. Beaucoup ignorent les procédures à suivre ou hésitent à entreprendre des démarches lorsqu’ils sont confrontés à des produits défectueux ou à des pratiques commerciales abusives. Les consommateurs ont ainsi été encouragés à saisir les institutions compétentes, notamment les brigades de contrôle du ministère du Commerce, les autorités administratives, les forces de maintien de l’ordre ou encore les organisations de défense des consommateurs. Au cours des échanges, l’importance du rôle des associations dans la sensibilisation et l’accompagnement des consommateurs a également été mise en avant. La présidente du Conseil national de la consommation, Jacqueline Koa, a rappelé que l’éducation des citoyens constitue un levier essentiel pour renforcer leur capacité à défendre leurs droits. Elle a par ailleurs indiqué que le CONACO, structure rattachée au ministère du Commerce, peut être saisi pour examiner certaines préoccupations liées à la protection des consommateurs. Un autre point central de la conférence a porté sur la capacité des consommateurs à reconnaître les signes de qualité des produits qu’ils achètent. Les participants ont été invités à prêter une attention particulière à plusieurs éléments figurant sur les emballages, notamment l’étiquetage, les dates de péremption, la composition, l’origine des produits et les codes-barres. Les intervenants ont également attiré l’attention sur certains indices pouvant signaler la détérioration d’un produit. Une odeur inhabituelle, un changement de couleur ou encore une boîte de conserve gonflée doivent alerter le consommateur, car ces signes peuvent indiquer que le produit n’est plus propre à la consommation. À travers cette initiative, la Coalition des Consommateurs Camerounais entend poursuivre ses actions de sensibilisation afin de renforcer la vigilance des citoyens et promouvoir une consommation plus responsable. L’organisation espère ainsi contribuer à l’émergence d’un marché plus sûr et plus respectueux des droits des consommateurs.

Journée mondiale des droits des consommateurs 2026 : la CCC appelle à un marché plus sûr au Cameroun

Journée mondiale des droits des consommateurs 2026 : la CCC appelle à un marché plus sûr au Cameroun À l’occasion de la 41ᵉ édition de la Journée mondiale des droits des consommateurs célébrée le 15 mars 2026, la Coalition des Consommateurs Camerounais (CCC) a lancé à Yaoundé un appel pressant pour renforcer la sécurité des produits et services mis sur le marché. Placée sous le thème « Des produits sûrs, des consommateurs confiants », cette commémoration a été l’occasion pour l’organisation de rappeler que la protection du consommateur demeure un pilier essentiel de la santé publique et du développement économique. Dans un contexte marqué par la multiplication des biens et services, la Coalition souligne que la sécurité des produits constitue aujourd’hui une exigence fondamentale. Alimentation, appareils électriques, médicaments ou encore services numériques : tous doivent répondre à des normes strictes afin de garantir la santé et le bien-être des populations. Pour la CCC, la modernité technologique et l’essor du commerce ne doivent pas occulter une question centrale : les produits que consomment les citoyens sont-ils réellement sans danger ? Dans un monde de plus en plus marqué par les objets connectés, l’intelligence artificielle et les services rapides de livraison, cette interrogation devient plus que jamais légitime. Selon la Coalition, la sécurité des produits est indissociable de la confiance des consommateurs. Un marché fiable encourage l’achat, stimule la croissance économique et renforce la crédibilité des entreprises. À l’inverse, un produit défectueux peut provoquer des accidents domestiques, des intoxications ou encore des pertes financières, tout en entachant durablement la réputation des fabricants. La CCC rappelle qu’un produit sûr se caractérise notamment par un aliment exempt de substances nocives, un appareil électrique conforme aux normes de sécurité, un médicament rigoureusement testé et un service numérique capable de protéger les données personnelles des utilisateurs. Pourtant, chaque année dans le monde, des millions de consommateurs sont victimes de produits dangereux ou non conformes. Face à ces risques, l’organisation insiste sur la nécessité d’une mobilisation collective. Les pouvoirs publics sont appelés à renforcer les normes et les mécanismes de contrôle du marché. Les entreprises, quant à elles, doivent considérer la sécurité des produits comme un engagement incontournable. Enfin, les consommateurs sont invités à rester vigilants, à s’informer avant d’acheter et à signaler tout produit suspect ou dangereux. La Coalition des Consommateurs Camerounais a également réaffirmé son engagement à poursuivre ses actions de sensibilisation et de plaidoyer. L’objectif est de mieux faire connaître les droits des consommateurs, d’encourager la transparence des entreprises et de promouvoir un marché plus responsable. Parmi les priorités annoncées figurent l’exigence d’une transparence totale sur la conformité des produits, l’éducation des citoyens pour reconnaître les labels de qualité et le renforcement des mécanismes de rappel et de sanction contre les pratiques irresponsables. Pour la CCC, la sécurité des produits n’est pas un luxe mais un droit fondamental. Elle constitue le socle d’une relation de confiance entre producteurs, distributeurs et consommateurs. En cette Journée mondiale des droits des consommateurs, l’organisation lance ainsi un message clair : un marché responsable et sécurisé est possible si chaque acteur joue pleinement son rôle. Et, comme le souligne la Coalition, « redevenir le roi consommateur est possible, à condition que chacun décide de défendre et de respecter ses droits ».

Palmarès des examens 2025 : progression du taux de réussite et appel à la probité

Palmarès des examens 2025 : progression du taux de réussite et appel à la probité   Le Directeur de l’Office du Baccalauréat du Cameroun, Étienne Roger Minkoulou, a rendu public, le mardi 10 mars 2026 à Yaoundé, le palmarès officiel de la session des examens 2025. Ce document de 276 pages présente un panorama détaillé des performances des établissements scolaires à l’échelle nationale. Contrairement au classement basé sur l’année scolaire, le palmarès est établi par session d’examen. Après la publication des résultats de la session 2024 l’année précédente, l’institution met cette fois à la disposition de la communauté éducative les données complètes de la session 2025. Selon le Directeur de l’Office du Baccalauréat, ce document constitue un outil d’analyse permettant de mieux comprendre l’évolution du système éducatif camerounais et d’identifier les établissements qui se distinguent par leurs performances.   Une légère amélioration du taux de réussite Les statistiques font état d’une progression du taux de réussite au baccalauréat. Celui-ci est passé de 44,96 % en 2024 à 46,88 % en 2025, soit une hausse de 1,92 point. Toutefois, Étienne Roger Minkoulou appelle à une lecture prudente de ces données. « Les statistiques cachent beaucoup de choses. Tant que vous ne connaissez pas l’effectif de départ, un pourcentage ne veut pas dire grand-chose », a-t-il indiqué. Sur plus de 430 000 candidats inscrits en 2025, plus de la moitié n’ont pas obtenu le diplôme. Une situation qui représente également un coût financier non négligeable pour l’État. Les frais d’inscription aux examens étant estimés à près de six milliards de francs CFA, l’échec d’une grande partie des candidats correspondrait à environ trois milliards de dépenses sans retour.   Trois indicateurs pour mieux lire les performances Afin d’offrir une analyse plus complète des résultats, l’Office du Baccalauréat du Cameroun s’appuie désormais sur trois indicateurs principaux : le taux de réussite ; le nombre total d’admis ; le nombre de mentions d’excellence. Cette approche vise à apprécier non seulement la proportion de réussite, mais également la qualité des performances académiques. Pour la session 2025, le Cameroun a enregistré quatre mentions « Excellent » au baccalauréat : une dans la région du Centre, deux dans le Littoral et une dans l’Ouest, obtenue dans un établissement public.   Plus de 2 000 établissements analysés Le palmarès couvre 2 208 établissements scolaires répartis sur l’ensemble du territoire national. Toutefois, seuls ceux ayant présenté au moins 60 candidats ont été pris en compte dans le classement. La région du Centre arrive largement en tête avec 760 établissements classés, tandis que la région du Nord-Ouest en compte seulement six répondant à ce critère.   Un secteur privé de plus en plus présent La session 2025 comptait 2 166 établissements, répartis entre : 1 185 établissements publics ; 981 établissements privés. Ces chiffres témoignent de la place croissante du secteur privé dans l’accompagnement du système éducatif national. Plus de 200 000 nouveaux bacheliers Au total, 204 958 candidats ont obtenu leur examen en 2025 : 130 311 issus des établissements publics ; 74 647 provenant des établissements privés. La région du Centre enregistre le plus grand nombre de lauréats avec 69 587 admis, tandis que le Sud-Ouest affiche le chiffre le plus faible avec 152 bacheliers.   Le Collège Vogt, toujours en tête des performances Parmi les établissements les plus remarquables figure le Collège Vogt de Yaoundé, qui continue de se distinguer par l’excellence de ses résultats. Le Directeur de l’Office du Baccalauréat n’a pas hésité à qualifier cet établissement de « véritable arme atomique du système éducatif camerounais », en référence au niveau élevé des moyennes obtenues par ses élèves. « Ce n’est pas un établissement qui se contente de produire des moyennes de 10. On y retrouve des moyennes de 16, 18 et plus », a-t-il précisé. Dans l’enseignement public, le lycée de Gouache s’est également illustré avec l’obtention d’une mention « Excellent » par l’un de ses candidats. La lutte contre la fraude renforcée pour 2026 La question de la fraude aux examens a également été abordée lors de la présentation du palmarès. La circulation d’épreuves sur les réseaux sociaux demeure un défi majeur pour l’organisation des examens. Selon Étienne Roger Minkoulou, les dispositifs mis en place, notamment le système de code-barres, ont permis d’identifier l’origine de certaines fuites. Avec l’appui du Ministère des Enseignements secondaires du Cameroun, de nouvelles mesures ont été adoptées pour renforcer la sécurisation des épreuves lors de la session 2026. Le responsable de l’Office du Baccalauréat du Cameroun a lancé un appel aux élèves, les invitant à privilégier le travail et l’honnêteté. « La fraude n’aide personne. Travaillons comme on nous l’a enseigné et n’attendons pas la dernière minute pour chercher les épreuves sur les réseaux sociaux », a-t-il insisté.