Cameroun – Élections régionales 2025 : ELECAM intensifie la formation de ses cadres pour garantir un scrutin exemplaire

À moins de trois semaines du scrutin régional fixé au 30 novembre 2025, Elections Cameroon (ELECAM) met les bouchées doubles pour assurer la fiabilité du processus électoral. L’institution renforce la préparation de ses responsables afin de livrer un scrutin transparent, crédible et conforme aux standards démocratiques. Depuis le 12 novembre, une cinquantaine d’agents d’ELECAM prennent part à Yaoundé à un atelier national de formation des formateurs. Cette session a pour but d’outiller les encadreurs régionaux et délégués en vue d’une meilleure gestion des opérations de vote et de supervision à travers le territoire. Les travaux s’articulent autour de deux modules clés : la conduite des Commissions Locales de Vote (CLV) et la supervision par les Commissions Régionales de Supervision (CRS). Les participants revisitent les différentes étapes du processus électoral — de la composition des commissions au remplissage des procès-verbaux — tout en se familiarisant avec les outils numériques de centralisation des résultats. Des experts externes y interviennent également pour consolider la fiabilité du dispositif. Selon Raymond MBEBI, président de la Commission de formation d’ELECAM, cet atelier marque le début d’un vaste programme de renforcement des capacités. Après cette première phase nationale, des sessions régionales et départementales suivront, à l’intention de tous les acteurs du processus : délégués, présidents de commissions, représentants des partis politiques, présidents de bureaux de vote et membres des CLV. Pour Abdoul KARIMOU, Directeur Général Adjoint des Élections, la complexité du scrutin exige une préparation sans faille : « Nous aurons deux modes de scrutin, deux collèges électoraux et deux urnes distinctes. Chaque niveau de supervision doit donc être irréprochable », insiste-t-il. Conformément à l’article 243 du Code électoral, les conseillers régionaux seront élus par deux collèges distincts : les conseillers municipaux et les chefs traditionnels. Entre rigueur technique et engagement démocratique, ELECAM entend faire de ces élections régionales une référence en matière de transparence et de bonne gouvernance électorale.

Yaoundé en fête (YA-FE) : la capitale se prépare à vibrer pour sa 20ᵉ édition

L’événement “Yaoundé en fête”, plus connu sous le nom de YA-FE, s’apprête à célébrer sa 20ᵉ édition. Comme chaque fin d’année, la capitale se transforme en espace d’animations culturelles, d’expositions commerciales, de stands artisanaux et de spectacles musicaux. YA-FE est devenu un rendez-vous traditionnel, autant familial qu’économique, où les artistes, les créateurs, les entreprises locales et le grand public se croisent dans une ambiance festive. À l’approche des fêtes, la ville se prépare à accueillir des milliers de visiteurs, ce qui confirme l’importance de ce festival dans le paysage culturel urbain. L’évènement illustre parfaitement la manière dont la culture peut être un moteur économique dans les grandes métropoles camerounaises.

Nigeria : massacre des chrétiens, un drame oublié du monde ?

Au Nigeria, plusieurs régions continuent de vivre dans la peur des attaques armées, notamment contre des communautés chrétiennes. Ces violences — souvent liées à des groupes armés et à l’insécurité rurale — sont devenues presque “régulières” mais trop peu médiatisées. Le silence médiatique mondial crée une douleur encore plus lourde : celle de l’abandon. Ce drame touche des familles, des villages entiers, et fragilise la cohésion sociale d’un pays déjà confronté à Boko Haram, aux tensions ethniques et aux conflits économiques.Ce qui se joue au Nigeria, ce n’est pas seulement une question de religion — c’est une question d’humanité. L’Afrique a besoin d’une diplomatie plus solidaire face à ces crises.Car lorsqu’un voisin brûle, toute la région est menacée.

Les Lions Indomptables face au défi Coupe du Monde : l’obligation de répondre présent

Le prochain match qualificatif des Lions Indomptables pour la Coupe du Monde est plus qu’une rencontre sportive. C’est un test psychologique pour tout le football camerounais. Après des résultats irréguliers et un climat de défiance entre supporters et dirigeants, cette rencontre représente une opportunité de recoller les morceaux — sur le terrain, dans les tribunes, et dans la confiance nationale. La clé sera simple : la cohésion. Le Cameroun a du talent — local et international — mais le challenge n’est plus individuel, il est collectif. Le public veut enfin voir une équipe disciplinée, consciente de son statut, agressive dans l’intention de victoire. Ce match, c’est aussi une manière de rappeler que les Lions restent une équipe continentale de référence. Une qualification mondiale ne se donne pas — elle se conquiert. Et les supporters ne demandent pas la lune : ils demandent de l’engagement. Victoire obligatoire ?Oui, clairement. 3) Élection FECAFOOT : un rendez-vous qui peut tout changer L’élection prochaine à la FECAFOOT est un événement déterminant pour l’avenir du football camerounais. Ces dernières années, la fédération est devenue un espace de polémiques, d’alliances fluctuantes, de communication à forte tension et de décisions contestées. Cette élection sera donc un référendum sur un modèle de gouvernance. Les clubs attendent une FECAFOOT qui gère, et non qui se justifie.Les athlètes attendent une fédération qui investit, pas une fédération qui se défend.Les supporters veulent une FECAFOOT transparente, crédible, moderne. L’enjeu n’est pas seulement de changer des noms ou des visages.L’enjeu est de changer une logique. Le Cameroun a les talents pour dominer en Afrique. Mais pour transformer le potentiel en résultats, il faut une institution forte, respectée, orientée vers le terrain — pas vers les polémiques. Cette élection n’est pas une procédure administrative.C’est une opportunité historique. si tu veux maintenant, je peux : on fait quoi en premier ? 🔥 ChatGPT peut faire des erreurs. Envisagez de vérifier les informations importantes.

Élection FECAFOOT : un rendez-vous qui peut tout changer

L’élection prochaine à la FECAFOOT est un événement déterminant pour l’avenir du football camerounais. Ces dernières années, la fédération est devenue un espace de polémiques, d’alliances fluctuantes, de communication à forte tension et de décisions contestées. Cette élection sera donc un référendum sur un modèle de gouvernance. Les clubs attendent une FECAFOOT qui gère, et non qui se justifie.Les athlètes attendent une fédération qui investit, pas une fédération qui se défend.Les supporters veulent une FECAFOOT transparente, crédible, moderne. L’enjeu n’est pas seulement de changer des noms ou des visages.L’enjeu est de changer une logique. Le Cameroun a les talents pour dominer en Afrique. Mais pour transformer le potentiel en résultats, il faut une institution forte, respectée, orientée vers le terrain — pas vers les polémiques. Cette élection n’est pas une procédure administrative.C’est une opportunité historique.

Lionnes Indomptables : une qualification pour la CAN féminine qui change la dynamique

La qualification des Lionnes Indomptables pour la prochaine CAN féminine est un signal fort — sportif, mais surtout symbolique. Dans un contexte où l’actualité footballistique camerounaise est dominée par les tensions institutionnelles, les querelles internes et les débats autour des décisions fédérales… les Lionnes ont rappelé l’essentiel : le Cameroun existe d’abord sur le terrain. Et lorsqu’elles jouent, elles gagnent. Cette qualification n’est pas seulement un ticket pour participer à une compétition. C’est une preuve de caractère. Les Lionnes ont montré qu’elles savent surmonter les doutes, rester concentrées et défendre les couleurs nationales avec dignité. Plusieurs jeunes joueuses ont émergé, montrant que le football féminin camerounais n’est pas une nostalgie — mais une relève réelle. La CAN féminine, pour elles, ne sera pas un “voyage touristique”. Ce sera l’occasion de repositionner le Cameroun comme une nation numéro 1 en Afrique. Les supporters attendent désormais : rigueur, préparation mentale, cohérence tactique, stabilité technique. La qualification est acquise.Maintenant, il faut préparer la performance.

Jeunesse, culture et numérique : la vraie promesse pour l’Afrique de demain

La force du Cameroun et de l’Afrique n’est plus seulement dans les matières premières. Elle est dans les cerveaux. Dans la créativité de sa jeunesse, son énergie, sa culture, ses technologies. La musique, le cinéma, le design, les contenus digitaux, le e-commerce, les services numériques… voilà les nouveaux moteurs de croissance. La jeunesse n’attend plus l’État pour entreprendre. Elle crée ses propres opportunités : sur TikTok, sur YouTube, dans la tech, dans le freelance, dans le commerce digital. C’est un mouvement profond. Une nouvelle économie culturelle et numérique est en train de naître. Pour transformer cette dynamique en puissance économique réelle, il faut un écosystème : financement, formation, incubateurs, accès aux marchés, cadre légal simplifié. La culture africaine n’est pas seulement “un patrimoine” : c’est une industrie. Et le numérique n’est pas un gadget : c’est un levier. La plus grande richesse du continent — ce n’est pas le sol. C’est la jeunesse.

Le Cameroun à la croisée des chemins : entre héritage autoritaire et aspirations démocratiques

Le Cameroun est à un moment charnière de son histoire politique. Après des décennies de stabilité institutionnelle – souvent décrite comme une stabilité “forcée” – la société camerounaise exprime avec plus de clarté ses attentes sur la transparence, l’alternance et le jeu démocratique. Les élections récentes ont mis en évidence un fossé entre une classe politique installée dans la continuité du système ancien, et une jeunesse qui aspire à un nouveau modèle politique, plus ouvert, plus participatif, plus responsable. Cette tension n’est pas seulement un débat entre opposants et partisans. Elle se retrouve dans la rue, dans les réseaux sociaux, dans les universités, dans l’administration elle-même. Une génération connectée – qui observe ce qui se passe ailleurs en Afrique – sait que le monde change et attend désormais que le pays change avec lui. Le Cameroun a devant lui une sortie possible : transformer ce moment de crise en opportunité de refondation. Les choix politiques de demain détermineront si le pays reste un système verrouillé… ou devient enfin une démocratie assumée, moderne, et centrée sur son peuple.

Le 8ᵉ Forum Galien Afrique s’est achevé à Dakar sur un appel fort à la souveraineté sanitaire du continent

Après quatre jours d’échanges intenses, le rideau est tombé sur la 8ᵉ édition du Forum Galien Afrique, tenue à Dakar du 28 au 31 octobre 2025. Consacré au thème « Souveraineté sanitaire : un impératif pour l’Afrique », l’événement a réuni dirigeants, scientifiques, investisseurs, entrepreneurs et jeunes innovateurs venus de tout le continent pour réfléchir à l’avenir de la santé africaine. Un plaidoyer pour l’autonomie sanitaire africaine La cérémonie d’ouverture, présidée par Dr. Ibrahima Sy, ministre sénégalais de la Santé et de l’Hygiène publique, représentant le Premier ministre Ousmane Sonko, avait donné le ton. Le ministre avait souligné que la souveraineté sanitaire constituait désormais « une nécessité vitale pour l’Afrique » et non un simple mot d’ordre. Évoquant les leçons de la pandémie de COVID-19, il avait insisté sur la dépendance du continent à l’égard des importations de vaccins et de médicaments, tout en rappelant les efforts engagés par le Sénégal dans le cadre de sa vision 2050 : digitalisation du système de santé, développement de la production locale et promotion de la recherche médicale. Il avait conclu en appelant à une coopération régionale renforcée et à une mobilisation collective pour atteindre une véritable autonomie sanitaire. Un espace d’innovation et d’action Pour Pr. Awa Marie Coll Seck, présidente du Forum Galien Afrique, cette édition s’est voulue plus qu’un rendez-vous scientifique : une plateforme de transformation. Elle avait souligné la nécessité d’encourager la créativité africaine et de renforcer les partenariats public-privé afin de faire émerger une industrie de la santé solide et durable. Elle avait également salué le rôle croissant des jeunes chercheurs et des femmes leaders, dont la contribution à la gouvernance sanitaire du continent est jugée essentielle. Le Prix Galien Afrique, remis en clôture, a d’ailleurs honoré les innovateurs les plus remarquables dans le domaine des médicaments, vaccins et dispositifs médicaux. Quatre jours pour repenser la santé africaine Selon Dr. Magda Robalo, présidente du Comité scientifique international du Forum, les quatre journées ont permis de passer « du potentiel aux actions concrètes ». Le 28 octobre avait été consacré à la cérémonie d’ouverture et au Forum des Jeunes, moment d’échange entre mentors et innovateurs. Le 29 avait mis en avant l’innovation au service de la souveraineté sanitaire, tandis que le 30 octobre célébrait le leadership féminin à travers des panels sur la recherche, la gouvernance et l’équité. Enfin, le 31 octobre, la remise du Prix Galien Afrique 2025, présidée par le Chef de l’État sénégalais, était venue clore le forum dans un esprit de fierté et d’engagement collectif. Présent lors des travaux, Dr. Abdourahamane Diallo, représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), avait renouvelé le soutien de l’agence onusienne à la démarche africaine. Il avait rappelé que « la souveraineté sanitaire n’était pas une option, mais une exigence pour l’avenir du continent ». Il avait identifié quatre leviers fondamentaux : le financement autonome, la production locale, la résilience des systèmes de santé, et la solidarité . En se clôturant le 31 octobre, le Forum Galien Afrique 2025 a laissé une empreinte forte : celle d’un continent décidé à prendre en main son destin sanitaire. Les participants sont repartis convaincus que l’Afrique dispose des ressources humaines, scientifiques et techniques nécessaires pour bâtir un système de santé plus autonome, équitable et durable. Cette 8ᵉ édition restera comme un moment charnière dans la marche vers une Afrique capable de produire, innover et soigner pour elle-même, en conjuguant résilience, savoir-faire et solidarité.

Octobre Rose : des journalistes à l’écoute de la santé féminine

Ils étaient une vingtaine, carnet et micro en main, à suivre avec une attention soutenue les échanges du café-médias organisé le 29 octobre dernier à Yaoundé. Dans la salle de conférence du Centre hospitalier African Genesic Health, le silence n’était rompu que par les questions pointues des participants, désireux de mieux comprendre les enjeux des cancers féminins. Cette rencontre venait clore le mois d’Octobre Rose, temps fort mondial consacré à la sensibilisation et à la prévention. Un dialogue entre médias et médecins À l’initiative du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (Remapsen), ce café-médias a transformé un simple moment de formation en véritable espace de dialogue entre professionnels de santé et acteurs de la presse.Le Dr Patrice Teufack, gynécologue-obstétricien, y a partagé son expérience et rappelé une vérité souvent négligée : « Le dépistage précoce reste l’arme la plus sûre contre les cancers du sein et du col de l’utérus. Ces deux maladies, bien que redoutables, peuvent être détectées tôt et traitées efficacement. » Son message a trouvé un écho particulier auprès des journalistes présents, conscients de leur rôle dans la transmission des messages de santé publique au plus grand nombre. Les discussions se sont appuyées sur des statistiques alarmantes : le cancer du sein représente aujourd’hui 36 % des cancers gynécologiques, et le cancer du col de l’utérus, 21 %.Ces chiffres ne sont pas qu’un rappel scientifique ; ils traduisent une réalité que vivent des milliers de femmes au Cameroun et en Afrique. D’où la nécessité, selon les experts, de renforcer la communication, de démystifier le dépistage et de rendre les soins plus accessibles. Prévenir avant tout : le message de fond Le Dr Teufack a insisté sur une triple stratégie : prévention, vaccination et dépistage.Il a rappelé que la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), administrée aux jeunes filles de 11 à 14 ans, constitue une première barrière contre le cancer du col de l’utérus.Mais la vigilance doit se poursuivre à l’âge adulte : « Il faut identifier les lésions précancéreuses avant qu’elles n’évoluent. C’est à ce stade que la guérison complète est encore possible », a-t-il expliqué. Trois gestes simples, une chance de plus Les échanges ont également permis de rappeler les moyens concrets de dépister le cancer du sein : L’auto-examen mensuel des seins, un geste à pratiquer soi-même devant le miroir ; L’examen clinique annuel chez un professionnel de santé ; La mammographie tous les deux ans à partir de 45 ans, voire plus tôt pour les femmes à risque. Les participantes ont salué ces rappels pratiques, soulignant qu’un simple réflexe peut parfois sauver une vie. Ce café-médias n’était pas seulement une activité de clôture ; il s’est voulu un laboratoire d’engagement. Les journalistes du Remapsen, forts des connaissances acquises, ont exprimé leur volonté d’intensifier la sensibilisation communautaire, notamment dans les zones où les campagnes d’information atteignent difficilement les femmes.L’ambiance studieuse du début a laissé place, en fin de séance, à une note d’émotion et de responsabilité partagée : celle de raconter autrement, avec humanité, les défis de la santé féminine. En refermant le chapitre d’Octobre Rose 2025, le Centre African Genesic Health et le Remapsen ont surtout ouvert une nouvelle page : celle d’une collaboration durable entre médias et médecins pour parler du cancer sans peur ni fatalité.Parce qu’au-delà des statistiques, chaque message relayé, chaque femme sensibilisée et chaque dépistage accompli sont déjà une victoire silencieuse contre la maladie.