Yaoundé accueille la naissance d’un réseau africain des universités pour les droits de l’enfant
Ce 4 mai 2026, à Yaoundé, s’est tenue une rencontre internationale marquant une étape majeure dans la promotion des droits de l’enfant en Afrique. À l’initiative de UNICEF, des universitaires, représentants gouvernementaux et experts venus de plusieurs pays africains ont uni leurs voix pour lancer le Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant.
Parmi les personnalités présentes figuraient des membres du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant, ainsi que des recteurs et doyens d’universités du Cameroun, du Mali, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Cette mobilisation traduit une volonté commune : faire des universités des acteurs centraux de transformation sociale au service de l’enfance.
Dans son allocution, la représentante de l’UNICEF au Cameroun, Nadine Perrault, a souligné le rôle stratégique du monde académique. « Les universités ne sont pas seulement des lieux de transmission du savoir, mais de véritables moteurs de changement », a-t-elle affirmé. Elle a rappelé que depuis 2024, un partenariat avec les universités camerounaises a permis la création de neuf Centres des droits de l’enfant à travers le pays.

Ces centres reposent sur trois piliers essentiels : le plaidoyer pour les droits de l’enfant, la recherche et l’analyse des problématiques qui les concernent, ainsi que l’intégration de ces droits dans les curricula universitaires. Une approche jugée nécessaire dans un pays marqué par une diversité culturelle importante, justifiant l’implantation de centres dans chaque région.
L’événement s’inscrit dans la continuité de la Déclaration de Yaoundé adoptée en novembre 2025, lors de la première conférence internationale sur le rôle des universités dans ce domaine. Il marque désormais une ouverture vers une dynamique continentale avec la création d’un réseau destiné à fédérer les initiatives et à mutualiser les expériences.
Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur, le professeur Alfonse Tonye a salué « une innovation majeure », soulignant que cette initiative permettra de partager l გამოცდილ camerounaise à l’échelle africaine. Il a insisté sur l’importance de garantir les droits fondamentaux des enfants, notamment l’accès à la sécurité et à l’alimentation, conditions indispensables à leur épanouissement.
Au-delà des discours, cette rencontre se veut un appel à l’action. Pendant deux jours, les participants sont invités à élaborer une feuille de route ambitieuse pour faire des universités africaines des laboratoires d’idées et des bastions de défense des droits de l’enfant.
À travers cette initiative, l’Afrique affirme une ambition claire : placer l’enfant au cœur des politiques publiques, de la recherche et du développement, en s’appuyant sur la force du savoir et de l’engagement académique.
Denise Ebelle






































































