MINSEP : la Conférence des responsables s’ouvre sous le signe de la performance et des “Grandes Espérances”

MINSEP : la Conférence des responsables s’ouvre sous le signe de la performance et des « Grandes Espérances » Le Palais polyvalent des sports de Yaoundé accueille depuis ce lundi 11 mai 2026 la Conférence des responsables des Services centraux, déconcentrés, rattachés et des organismes sous-tutelle du Ministère des Sports et de l’Éducation physique (MINSEP). Cette rencontre de haut niveau, qui s’achève demain 12 mai, réunit les principaux responsables administratifs et techniques du département ministériel autour des enjeux de gouvernance, de performance et de modernisation du secteur sportif camerounais. Placée sous le thème : « Activités physiques et sportives : levier de la cohésion sociale, socle de la mise en œuvre du Septennat des Grandes Espérances », cette conférence annuelle se veut un cadre d’évaluation, de concertation et d’harmonisation des actions du ministère. Dans son allocution d’ouverture, le ministre des Sports et de l’Éducation physique, le Pr Narcisse Mouelle Kombi, a souligné que cette conférence constitue une nécessité au regard de la place de plus en plus importante qu’occupent les activités physiques et sportives dans la vision politique du président de la République, Paul Biya. Le membre du gouvernement a rappelé que, depuis plusieurs années, l’État du Cameroun a consenti d’importants investissements dans les infrastructures sportives modernes à travers le pays, avec la construction de stades, complexes sportifs, gymnases et parcours Vita répondant aux standards internationaux. À cela s’ajoute l’accompagnement matériel, financier et logistique accordé aux fédérations sportives nationales. Selon le MINSEP, les performances enregistrées ces dernières années témoignent de cette dynamique. Entre 2018 et 2025, les équipes et athlètes camerounais ont remporté près de 3 030 médailles dans différentes compétitions internationales. Pour le premier trimestre du nouveau septennat, environ 150 médailles ont déjà été glanées. Pour le Pr Narcisse Mouelle Kombi, l’enjeu consiste désormais à consolider ces acquis et à renforcer davantage l’esprit de performance au sein du mouvement sportif national. Il a invité les participants à faire preuve d’innovation et de créativité dans leurs méthodes de travail afin d’atteindre les objectifs fixés dans le cadre du Septennat des Grandes Espérances. Prenant également la parole, le secrétaire général du MINSEP et coordonnateur administratif de la conférence, Joseph Yerima, a insisté sur la nécessité pour le ministère de renforcer la cohésion interne et d’améliorer les mécanismes de gouvernance administrative et managériale. Il a indiqué que cette rencontre intervient après une décennie marquée par de profondes mutations institutionnelles et générationnelles au sein du département ministériel. Selon lui, cette conférence permettra de créer davantage d’interactions entre les services centraux et déconcentrés, mais aussi d’harmoniser les approches autour des grandes orientations du ministère. Joseph Yerima a également rappelé que les travaux s’inscrivent dans la continuité du Cadre stratégique de performance et de la feuille de route gouvernementale prescrite par le Premier ministre, Chief Dr Joseph Dion Ngute. Durant deux jours, les participants plancheront sur plusieurs thématiques liées à la gouvernance sportive, au développement de l’éducation physique, à l’encadrement des fédérations sportives et à l’amélioration des performances administratives et institutionnelles du MINSEP. À travers cette conférence, le ministère entend renforcer sa contribution à la mise en œuvre des politiques publiques dans un secteur considéré comme stratégique pour la cohésion sociale, le rayonnement international du Cameroun et l’épanouissement de la jeunesse.    

Pourquoi le CJARC organise-t-il ce séminaire depuis quatre ans ?

« Nous nous sommes construits dans la société et à l’école », explique Martin Luther Amahata Adibita Co-fondateur du Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC), Martin Luther Amahata Adibita revient sur les objectifs du séminaire consacré aux familles d’enfants à besoins spécifiques et sur l’importance de soutenir la santé mentale des parents. Pourquoi le CJARC organise-t-il ce séminaire depuis quatre ans ? Le CJARC œuvre pour la promotion et la protection des personnes handicapées, notamment des personnes aveugles. Dans cette dynamique, nous accordons une place importante à la sensibilisation, à la formation et à l’éducation des enfants à besoins spécifiques. Chaque année, nous réunissons les familles afin qu’elles puissent échanger sur leurs expériences, partager leurs difficultés et apprendre auprès des spécialistes présents. Ce séminaire permet aussi aux parents de comprendre qu’ils ne sont pas seuls face aux défis qu’ils rencontrent au quotidien. Nous voulons créer un cadre où chacun peut apprendre des autres. Les techniciens, les psychologues et les spécialistes apportent leurs connaissances, mais les familles elles-mêmes ont également beaucoup à partager à travers leurs vécus. L’objectif est que chaque participant reparte mieux outillé pour accompagner son enfant. Pourquoi avoir choisi la santé mentale comme thème central cette année ? Beaucoup de familles et même une partie de la société ne comprennent pas encore suffisamment les réalités liées au handicap. Cette incompréhension entraîne souvent peur, isolement et souffrance psychologique chez les parents. À travers ce séminaire, les spécialistes vont expliquer que le handicap n’est pas une fatalité. C’est une réalité avec laquelle il est possible de vivre et de construire un avenir. Je prends souvent mon propre exemple ainsi que celui de mon ami Coco Bertin. Nous sommes tous deux déficients visuels. Nos parents ne disposaient pas des connaissances nécessaires pour encadrer des enfants à besoins spécifiques. Pourtant, grâce à l’école et à la société, nous avons pu nous construire et devenir aujourd’hui des soutiens pour nos familles. C’est pour cette raison que nous encourageons les parents à croire au potentiel de leurs enfants et à ne jamais les marginaliser. Ces enfants peuvent eux aussi contribuer au développement de leurs familles et de la société. Quel message adressez-vous aux familles qui cachent encore leurs enfants à la maison ? Je voudrais leur dire de ne pas avoir honte du handicap. Il ne faut pas considérer cette situation comme une malédiction ou une fin en soi. Les parents doivent sortir de l’isolement, rencontrer d’autres familles et chercher du soutien auprès des structures d’accompagnement. Garder les enfants enfermés à la maison ne les aide pas à s’épanouir. Ils doivent vivre comme tous les autres enfants, aller à l’école, participer à la vie sociale et développer leurs capacités. Le Cameroun, l’Afrique et le monde ont besoin de la contribution de chacun. Chaque enfant, quelles que soient ses difficultés, a un rôle à jouer dans la société.

Santé mentale des parents d’enfants à besoins spécifiques : le CJARC plaide pour une mobilisation collective

Santé mentale des parents d’enfants à besoins spécifiques : le CJARC plaide pour une mobilisation collective Le siège du Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC), situé à Ékié dans la ville de Yaoundé, accueille depuis le 7 mai 2026 un séminaire consacré aux familles d’enfants à besoins spécifiques. Prévue jusqu’au 9 mai, cette rencontre met l’accent sur la santé mentale et le bien-être psychologique des parents, considérés comme des acteurs essentiels de l’inclusion sociale et scolaire des enfants en situation de handicap. À l’initiative de Martin Luther Amahata Adibita, cette quatrième édition du séminaire réunit des parents, des spécialistes de la santé mentale, des représentants des administrations publiques ainsi que plusieurs médias. Les échanges portent notamment sur la lutte contre la détresse psychologique des familles, le renforcement de la résilience parentale et la nécessité d’un accompagnement communautaire plus actif. Dès l’ouverture des travaux, le co-fondateur du CJARC a insisté sur les difficultés souvent vécues dans le silence par les parents d’enfants à besoins spécifiques : stress, fatigue psychologique, isolement et regard stigmatisant de la société. Selon lui, la prise en charge de ces enfants ne devrait plus être considérée comme une responsabilité individuelle, mais comme une cause collective nécessitant l’implication de toute la société. Le séminaire bénéficie du soutien des pouvoirs publics. Des représentants du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) et du Ministère de l’Éducation de Base (MINEDUB) ont pris part à la cérémonie d’ouverture. Pour Mme Olive Nancy Eyango, représentante du MINPROFF dans la région du Centre, cette initiative traduit concrètement la volonté de promouvoir une inclusion sans exclusion. Elle a rappelé que son ministère assure déjà un accompagnement psychosocial des familles confrontées aux difficultés liées au handicap. De son côté, Mme Françoise Atangana, point focal inclusion au MINEDUB pour la région du Centre, a souligné le rôle central de la famille dans la réussite scolaire et l’intégration sociale des enfants à besoins spécifiques. Elle a salué l’action du CJARC qui, selon elle, s’inscrit pleinement dans la politique nationale d’éducation inclusive. Les parents présents ont également partagé leurs expériences. Mme Elisabeth Modjoto, mère d’un enfant autiste, a témoigné des progrès accomplis par son fils grâce à l’accompagnement du CJARC. Elle a néanmoins évoqué les discriminations et les jugements auxquels les familles restent confrontées au quotidien, notamment dans leur environnement social. Pendant trois jours, les participants suivent plusieurs ateliers et conférences portant sur l’impact psychologique du handicap sur les familles, la gestion du stress et de l’épuisement parental, la résilience, le soutien familial et spirituel, ainsi que l’importance pour les parents de préserver leur propre équilibre mental afin de mieux accompagner leurs enfants.

Chantiers routiers : le Mintp accélère le suivi des projets en cours à travers le Cameroun

Chantiers routiers : le Mintp accélère le suivi des projets en cours à travers le Cameroun Le Ministère des Travaux publics du Cameroun poursuit le suivi des projets routiers engagés sur l’ensemble du territoire national. Depuis le 5 mai 2026, les principaux acteurs du secteur participent à une nouvelle session de revue des projets routiers conduite par le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi. Cette rencontre périodique permet d’évaluer l’état d’avancement des travaux réalisés dans le cadre du Plan d’urgence triennal ainsi que des programmes d’entretien et de réhabilitation du réseau routier national. Les travaux se poursuivent autour de plusieurs projets structurants visant à améliorer la connectivité entre les différentes régions du pays. Au cours des échanges, les entreprises chargées des travaux présentent les niveaux d’exécution physique et financière des chantiers, les contraintes rencontrées sur le terrain ainsi que les mesures envisagées pour respecter les délais contractuels. Parmi les projets examinés figurent notamment les axes Guidjiba–Taparé, Douala–Bonépoupa, Foumban–Koupamatait, Awae–Esse–Soa, Ngaoundéré–Paro et Siga Bongo–Bonamakong. Les travaux de bitumage de la section Saotchaï–Datcheka–Takréo–Yoldéo–Doukoula ainsi que les voiries en enduits superficiels dans le département du Mfoundi ont également été passés en revue. D’autres projets importants concernent les travaux sur les tronçons Sangmélima–Nkolotou’otou et ses bretelles, Nkoumadjap–Nkolfong–Oveng, Mboussa–Ngoro–Meiganga, Meiganga–Ngaoundéré ainsi que Ngaoundéré–Pont Maidikoum–Touboro. Les réhabilitations des axes Bankim–Mayo Darley–Banyo et Tibati–Pont Mbamti–Banyo figurent aussi parmi les dossiers suivis par les équipes techniques du ministère. Selon les responsables du secteur, plusieurs chantiers enregistrent une évolution satisfaisante malgré certaines difficultés liées au financement des travaux et aux contraintes sécuritaires dans certaines zones du pays. À fin 2025, le Cameroun comptait plus de 10 700 kilomètres de routes bitumées et près de 121 000 kilomètres de routes linéaires, avec plus de 4 000 kilomètres supplémentaires en cours de bitumage. À travers cette revue des projets routiers, le gouvernement entend accélérer le développement des infrastructures afin de réduire l’enclavement des localités et soutenir les activités économiques à travers le pays.

Naissance du Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant : un tournant académique et institutionnel

Naissance du Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant : un tournant académique et institutionnel Les premières assises consacrées à la création du Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant, organisées à l’initiative de UNICEF, se sont achevées sur une note d’engagement fort et d’ambition continentale. Cette rencontre marque une étape décisive dans la mobilisation du monde académique africain en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’enfant. Une ambition devenue réalité Dans son allocution de clôture, Raky Chaupin a salué la concrétisation d’une ambition portée depuis plusieurs années : faire des universités africaines de véritables leviers de transformation sociale. « Ce que nous avons posé ici est un jalon, pas un aboutissement », a-t-elle souligné, insistant sur la nécessité de traduire les cadres normatifs existants en résultats concrets pour les enfants. Elle a appelé à un réseau « transformationnel », capable de produire une recherche utile aux politiques publiques, d’influencer les systèmes et de générer des solutions adaptées aux réalités africaines. L’objectif est clair : dépasser le cadre théorique pour impacter directement la vie des enfants à travers des actions mesurables. Un réseau structuré et inclusif Le nouveau réseau entend s’appuyer sur des mécanismes concrets tels que des programmes de stages, des recherches conjointes et des plateformes régulières de dialogue entre chercheurs et décideurs. L’enjeu est également d’assurer une représentativité continentale équilibrée, en intégrant toutes les régions, langues et réalités africaines. Les centres universitaires dédiés aux droits de l’enfant ont été identifiés comme des outils stratégiques. Leur institutionnalisation est jugée essentielle pour renforcer le lien entre recherche, politiques publiques et communautés, tout en formant une nouvelle génération de professionnels engagés. Parmi les priorités définies figurent l’harmonisation des curricula, la mise en place d’un agenda de recherche commun, le renforcement des systèmes de données et la création d’espaces réguliers d’échange. Une gouvernance en construction Élu premier président du réseau, Ndiaye Ibrahim a exprimé sa reconnaissance envers ses pairs, soulignant le caractère collectif de cette initiative. « Ce n’est pas une réussite individuelle, mais le fruit d’un long processus de collaboration », a-t-il déclaré. La priorité immédiate de son mandat sera la structuration du réseau. Cela passe par l’élaboration des textes fondateurs, la définition des règles de fonctionnement, ainsi que la mise en place d’un plan stratégique. Un mandat d’environ trois ans est envisagé, même si sa durée reste à formaliser. Le président a également insisté sur la nécessité d’élargir rapidement le réseau à l’ensemble du continent. À ce jour, une quarantaine d’universités issues d’Afrique centrale, de l’Ouest et du Nord, dont une vingtaine au Cameroun, ont déjà rejoint l’initiative. Au terme de ces assises, un message fort se dégage : le réseau devra produire des résultats visibles et mesurables. Cela implique un engagement ferme des universités, un accompagnement actif de l’UNICEF, ainsi qu’un soutien accru des gouvernements et partenaires. Avec la création de cette plateforme, les acteurs impliqués ambitionnent de faire passer les droits de l’enfant du stade des principes à celui de la pratique, à grande échelle, sur l’ensemble du continent africain.

Revue des projets routiers : le MINTP met l’accent sur des résultats tangibles

  Revue des projets routiers : le MINTP met l’accent sur des résultats tangibles Les 5 et 6 mai 2026, au siège du Ministère des Travaux Publics, le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi préside une session d’évaluation des projets routiers en cours et programmés pour l’année 2026. Près de 80 chantiers, couvrant un linéaire important, ont été examinés en détail par les équipes techniques et les responsables de leur mise en œuvre. Dès l’ouverture des travaux, le ministre a appelé à un changement profond dans le suivi des projets. Il a insisté sur la nécessité de dépasser la simple présence visible des entreprises sur le terrain pour privilégier des résultats concrets et mesurables. Selon lui, l’objectif principal reste l’amélioration réelle de la circulation sur les axes concernés. Des avancées notables ont été relevées, notamment sur les corridors Yaoundé–Douala et Edéa–Kribi, où des progrès significatifs ont été enregistrés ces derniers mois. Le ministre a toutefois invité les différents acteurs à poursuivre et intensifier leurs efforts afin de consolider ces acquis. Les échanges ont également permis d’identifier les principales contraintes freinant l’exécution des projets, avec pour ambition d’apporter des solutions concertées et efficaces. Une attention particulière a été accordée aux projets en attente de démarrage. À ce titre, le respect des délais a été fermement rappelé, notamment pour les axes Ngaoundéré–Garoua et Edéa–Kribi, pour lesquels une clarification immédiate de l’état d’avancement a été exigée. Par ailleurs, des orientations ont été données en matière de préparation des projets, en particulier pour le réseau routier structurant long de 18 157 km. L’objectif est clair : assurer une circulation fluide avec une vitesse moyenne d’au moins 60 km/h, aussi bien sur les routes bitumées que sur les routes en terre. Le ministre a également insisté sur la rigueur dans le suivi des chantiers, rappelant le caractère obligatoire du journal de chantier. Cet outil, essentiel pour la traçabilité et l’évaluation de la mobilisation, doit être tenu de manière régulière et fidèle à la réalité des travaux. À l’issue de cette revue, des recommandations précises seront formulées afin de mieux encadrer l’action des différents intervenants et insuffler une nouvelle dynamique dans la réalisation des infrastructures routières au Cameroun. Denise Ebelle

Yaoundé accueille la naissance d’un réseau africain des universités pour les droits de l’enfant

Ce 4 mai 2026, à Yaoundé, s’est tenue une rencontre internationale marquant une étape majeure dans la promotion des droits de l’enfant en Afrique. À l’initiative de UNICEF, des universitaires, représentants gouvernementaux et experts venus de plusieurs pays africains ont uni leurs voix pour lancer le Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant. Parmi les personnalités présentes figuraient des membres du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant, ainsi que des recteurs et doyens d’universités du Cameroun, du Mali, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Cette mobilisation traduit une volonté commune : faire des universités des acteurs centraux de transformation sociale au service de l’enfance. Dans son allocution, la représentante de l’UNICEF au Cameroun, Nadine Perrault, a souligné le rôle stratégique du monde académique. « Les universités ne sont pas seulement des lieux de transmission du savoir, mais de véritables moteurs de changement », a-t-elle affirmé. Elle a rappelé que depuis 2024, un partenariat avec les universités camerounaises a permis la création de neuf Centres des droits de l’enfant à travers le pays. Ces centres reposent sur trois piliers essentiels : le plaidoyer pour les droits de l’enfant, la recherche et l’analyse des problématiques qui les concernent, ainsi que l’intégration de ces droits dans les curricula universitaires. Une approche jugée nécessaire dans un pays marqué par une diversité culturelle importante, justifiant l’implantation de centres dans chaque région. L’événement s’inscrit dans la continuité de la Déclaration de Yaoundé adoptée en novembre 2025, lors de la première conférence internationale sur le rôle des universités dans ce domaine. Il marque désormais une ouverture vers une dynamique continentale avec la création d’un réseau destiné à fédérer les initiatives et à mutualiser les expériences. Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur, le professeur Alfonse Tonye a salué « une innovation majeure », soulignant que cette initiative permettra de partager l გამოცდილ camerounaise à l’échelle africaine. Il a insisté sur l’importance de garantir les droits fondamentaux des enfants, notamment l’accès à la sécurité et à l’alimentation, conditions indispensables à leur épanouissement. Au-delà des discours, cette rencontre se veut un appel à l’action. Pendant deux jours, les participants sont invités à élaborer une feuille de route ambitieuse pour faire des universités africaines des laboratoires d’idées et des bastions de défense des droits de l’enfant. À travers cette initiative, l’Afrique affirme une ambition claire : placer l’enfant au cœur des politiques publiques, de la recherche et du développement, en s’appuyant sur la force du savoir et de l’engagement académique. Denise Ebelle  

Fête du Travail : le Directeur général de la CRTV appelle à l’excellence et à la responsabilité collective

Fête du Travail : le Directeur général de la CRTV appelle à l’excellence et à la responsabilité collective À l’occasion de la célébration de la Fête internationale du Travail, le 1er mai 2026, les personnels de la CRTV se sont réunis dans les locaux de l’entreprise à Yaoundé. Moment à la fois solennel et introspectif, cette journée a été marquée par le discours du Directeur général, centré sur les défis actuels de l’audiovisuel public et la nécessité de renforcer la cohésion interne. Dès l’entame de son propos, le DG a tenu à exprimer son attachement aux équipes, évoquant un contexte récent « mouvementé » au cours duquel il a trouvé du réconfort auprès de ses collaborateurs. Dans une atmosphère empreinte d’émotion, il a ensuite invité l’assistance à observer une minute de silence en mémoire des personnels disparus au cours des douze derniers mois, rendant hommage à plusieurs figures de la maison. Au-delà de ce moment de recueillement, le discours s’est rapidement orienté vers une réflexion profonde sur l’avenir de la CRTV. Dans un environnement médiatique en pleine mutation, marqué par la montée en puissance des réseaux sociaux et l’obsolescence progressive de certains équipements techniques, le Directeur général a exhorté ses équipes à faire preuve de lucidité. « Comment performer sans pleurer sur un plateau technique en fin de potentiel ? », a-t-il interrogé, appelant à un débat franc sur les faiblesses de l’entreprise. Le thème de cette édition 2026, « Dialogue social et travail décent », a occupé une place centrale dans son intervention. Le DG a insisté sur l’importance d’un climat social apaisé, fondé sur l’écoute, la concertation et la transparence. Pour lui, le dialogue social ne se limite pas à un outil de gestion, mais constitue le socle même de la paix au sein de l’entreprise. Dans un contexte qu’il qualifie « d’ère de la post-vérité », le patron de la CRTV a également interpellé les professionnels des médias sur leur responsabilité. Revenant sur l’incident du signal survenu le 15 avril 2026, il a regretté le manque de rigueur dans le traitement de l’information, appelant à un journalisme plus exigeant, fondé sur la vérification des faits. « Le service public doit faire barrage à la dérive », a-t-il martelé. Malgré ces défis, le Directeur général n’a pas manqué de saluer les performances des équipes, notamment lors de la couverture d’événements majeurs tels que l’élection présidentielle, le voyage apostolique du Pape Léon XIV ou encore des rencontres internationales. Il a félicité les agents pour leur professionnalisme, leur capacité d’adaptation et leur sens du collectif. Un hommage appuyé a également été rendu aux personnels admis à la retraite, présentés comme des modèles de dévouement et de sacrifice. Le Directeur général a salué des figures emblématiques qui ont marqué l’histoire de la CRTV, parmi lesquelles Ibrahim Cherif, Adèle Mbala, Augustin Charles Mbia, Marie Françoise Ewolo ou encore Léonard Chatelain. Ont également été cités des visages bien connus du petit écran tels que Séverin Alega Mbele, Dora Shey, Julienne Avomo Mvogo, Emilienne Clarisse Tang et Thérèse Yolande Edima. Le DG a également évoqué d’autres professionnels aux parcours remarquables, à l’instar de Carole Ebodé, Florence Mboudou, Elise Lessako ou encore Julie Angwere. Tous ont été chaleureusement applaudis pour leur contribution exceptionnelle au rayonnement de la CRTV et au service public de l’information. Se projetant vers l’avenir, le Directeur général a insisté sur la nécessité de moderniser l’outil de production, de renforcer les compétences internes et de réussir la transition numérique de l’entreprise. Il a également appelé à une mobilisation générale en prélude à la célébration de la Fête nationale du 20 mai, soulignant l’exigence de rigueur et de professionnalisme que requiert un tel rendez-vous. Ce discours du 1er mai aura été un appel à l’unité, à la responsabilité et à l’excellence. Dans un paysage médiatique en mutation, la CRTV entend ainsi réaffirmer son rôle de service public, au cœur de la vie nationale et au service des citoyens camerounais.

Travail au Cameroun : la CDHC alerte sur le non-respect du SMIG dans plusieurs entreprises

Travail au Cameroun : la CDHC alerte sur le non-respect du SMIG dans plusieurs entreprises À l’occasion de la célébration de la Fête internationale du Travail, la Commission des droits de l’homme du Cameroun a exprimé ses inquiétudes concernant les conditions de travail et la protection des droits des employés au Cameroun. Dans une déclaration rendue publique, l’institution pointe notamment le non-respect du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) par certains employeurs du secteur privé. Actuellement, le SMIG est fixé à 60 000 FCFA pour le secteur privé non agricole, à 45 000 FCFA dans le secteur agricole et à 43 969 FCFA pour les agents publics des catégories inférieures. Malgré l’entrée en vigueur du décret n°2023/00338/PM du 21 mars 2023 fixant le salaire minimum à 60 000 FCFA dans le secteur non agricole, la Commission affirme que plusieurs entreprises continuent de ne pas appliquer cette mesure. Pour la CDHC, cette situation accentue la précarité des travailleurs et compromet plusieurs droits essentiels. L’institution estime que le non-respect du SMIG affecte directement le droit à un niveau de vie convenable, l’accès aux soins de santé, la sécurité sociale ainsi que l’éducation des enfants des travailleurs. La Commission considère également que les atteintes au droit à une rémunération suffisante et régulière peuvent avoir des conséquences sur la stabilité sociale. Elle appelle ainsi les employeurs à prendre en considération les effets de l’inflation et de l’érosion du pouvoir d’achat sur les conditions de vie des populations. Selon elle, le dialogue social demeure un mécanisme indispensable pour prévenir les tensions et préserver l’équilibre au sein des entreprises. Dans le même temps, l’institution dénonce certaines pratiques de corruption observées dans le monde du travail. Elle cite notamment les prélèvements illégaux sur les salaires, le monnayage des recrutements ou encore la falsification des registres de sécurité sociale, des actes qui portent atteinte aux droits des employés. Face à ces constats, la Commission recommande au Ministère du Travail et de la Sécurité sociale du Cameroun ainsi qu’aux syndicats de travailleurs de renforcer le contrôle des contrats temporaires et du recours à l’externalisation de la main-d’œuvre. Elle encourage également la transformation progressive des emplois précaires en contrats à durée indéterminée. Pour sa part, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, a évoqué une éventuelle revalorisation du SMIG dans un « délai raisonnable » afin d’améliorer les conditions de vie des travailleurs. Toutefois, aucune date précise n’a encore été annoncée pour la mise en application de cette mesure, alors que de nombreux salariés peinent à faire face à la hausse du coût de la vie.

Dialogue social et droits des agents publics : la Douane camerounaise en vitrine à Yaoundé

À quelques heures de la célébration de la 140ᵉ édition de la Fête du Travail, l’esplanade de la Direction Générale des Douanes a vibré au rythme d’une conférence aussi dense que captivante, consacrée au thème : « Agents publics: Quels recours face aux litiges professionnels ?». Sous un soleil de mi-journée, agents, cadres administratifs et experts en droit du travail ont pris d’assaut les lieux, ce 30 avril 2026, transformant l’esplanade en un véritable forum d’échanges. La forte mobilisation témoignait de l’intérêt particulier que suscite la question des droits et recours dans la fonction publique. Présidée par Jean Claude Ekoube, en présence du Directeur général des Douanes et de plusieurs panelistes, la rencontre s’inscrivait dans une dynamique de renforcement du dialogue social au sein de l’administration douanière. Très vite, les discussions ont pris une tournure interactive, avec un public attentif et particulièrement engagé. Prenant la parole, M. Tounde Eugène, cadre à la Direction Générale des Douanes, a structuré son intervention autour des mécanismes concrets dont disposent les agents publics pour faire face aux litiges professionnels. « L’agent public n’est pas démuni face à une situation qu’il estime injuste », a-t-il expliqué d’entrée de jeu, avant de détailler les trois principales voies de recours. Il a ainsi évoqué le recours gracieux préalable, première étape qui consiste pour l’agent à saisir sa hiérarchie par voie de requête afin d’exprimer son désaccord. « C’est une démarche qui privilégie le dialogue interne et laisse la possibilité à l’administration de corriger une éventuelle incompréhension », a-t-il précisé, insistant sur le respect des délais de réponse. Lorsque cette première tentative n’aboutit pas, l’agent peut saisir la Commission administrative paritaire. « Cette instance joue un rôle essentiel, car elle permet un examen plus structuré et souvent plus équilibré des situations », a-t-il ajouté. Enfin, en dernier recours, le contentieux administratif s’impose comme l’ultime voie. « À ce niveau, c’est le juge qui intervient pour dire le droit. C’est une garantie forte pour l’agent public », a-t-il souligné. Mais au-delà de ces considérations juridiques, c’est surtout la question du climat social au sein de la Douane qui a retenu l’attention. Interpellé sur la qualité du dialogue social dans cette administration, M. Tounde Eugène n’a pas éludé la question : « Je pense, sans vouloir flatter qui que ce soit, que le simple fait que cette conférence se tienne est déjà une preuve éloquente. Une hiérarchie fermée n’aurait pas permis un tel cadre d’échanges », a-t-il affirmé. Poursuivant sur un ton convaincu, il a insisté sur le rôle stratégique du dialogue : « En douane, nous sommes assujettis à des résultats. Et pour atteindre ces résultats, il faut nécessairement un climat apaisé. Le dialogue social n’est pas un luxe, c’est un outil de travail. C’est même un pilier fondamental de notre fonctionnement, aussi bien en interne avec les agents qu’en externe avec nos partenaires ». Des propos qui ont trouvé un écho favorable auprès de l’assistance, visiblement attentive et réactive. Tout au long de la rencontre, les questions ont fusé de toutes parts, traduisant un réel besoin d’information mais aussi une volonté d’implication des agents dans la gestion de leur environnement professionnel. Dans les couloirs comme à ciel ouvert, les échanges se sont poursuivis bien après les interventions officielles, donnant à cette rencontre une dimension conviviale et participative. Pour plusieurs participants, cette initiative marque une avancée significative dans la promotion des droits des travailleurs au sein de l’administration publique. En s’inscrivant dans le cadre des activités préparatoires à la Fête du Travail, cette conférence aura donc permis de conjuguer réflexion juridique et dialogue social, tout en renforçant les passerelles entre la hiérarchie et les agents. Une expérience que beaucoup espèrent voir se renouveler, tant elle contribue à bâtir une administration plus transparente, plus juste et résolument tournée vers l’écoute.