CDHC : la jeunesse au cœur de la transformation du système éducatif

CDHC : la jeunesse au cœur de la transformation du système éducatif
À l’occasion de la 8ᵉ Journée internationale de l’éducation, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) met en avant la contribution déterminante des jeunes dans la refondation des systèmes éducatifs. L’institution appelle à une meilleure prise en compte de leurs idées, de leurs compétences et de leur créativité, tout en soulignant l’urgence de relever les nombreux défis structurels qui persistent dans le secteur de l’éducation.
Le 24 janvier dernier, la CDHC a salué le thème retenu par l’UNESCO pour cette célébration mondiale : « Le pouvoir de la jeunesse dans la cocréation de l’éducation ». Pour la Commission, ce thème consacre un changement de paradigme, reconnaissant les jeunes non plus comme de simples bénéficiaires des politiques éducatives, mais comme des acteurs essentiels de la conception, de la mise en œuvre et de l’amélioration des systèmes d’enseignement.
La Commission souligne que cette orientation s’inscrit pleinement dans la vision de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui promeut l’implication active des jeunes dans l’élaboration de solutions durables aux défis éducatifs du continent. Selon la CDHC, une éducation pensée avec et par les jeunes est mieux à même de répondre aux exigences actuelles et futures de l’Afrique.
Par ailleurs, l’institution des droits de l’homme salue la volonté exprimée par le Président de la République, Son Excellence Paul Biya, de placer les jeunes et les femmes au centre des priorités de son nouveau mandat. L’annonce d’un budget de 50 milliards de francs CFA destiné à soutenir les projets d’initiatives de jeunes est perçue comme un signal fort en faveur de leur autonomisation et de leur contribution au développement durable.
Toutefois, la CDHC relève que d’importants obstacles demeurent. Les insuffisances en infrastructures scolaires, notamment, continuent de freiner l’accès à une éducation de qualité pour tous. Face à cette réalité, la Commission appelle à la modernisation des établissements scolaires, à l’amélioration des conditions d’apprentissage et à la révision des parcours professionnels des enseignants afin de renforcer la qualité de l’enseignement.
La situation des jeunes issus des milieux vulnérables retient également l’attention de la Commission. Celle-ci alerte sur les effets néfastes de la consommation de drogues et sur la stigmatisation dont sont victimes de nombreux jeunes. En réponse, elle recommande l’intégration de modules d’éducation préventive sur les drogues dans les programmes scolaires, ainsi que la formation des enseignants à la détection précoce et à l’accompagnement des apprenants en difficulté.
En conclusion, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun appelle l’ensemble des acteurs du système éducatif à une action concertée pour la réforme des curricula scolaires. Elle insiste sur la nécessité de travailler étroitement avec les jeunes afin d’y intégrer des compétences pratiques, techniques et numériques, indispensables à une éducation inclusive, moderne et adaptée aux réalités contemporaines.
À travers cette Journée internationale de l’éducation, la CDHC lance ainsi un appel à l’engagement collectif — pouvoirs publics, communautés éducatives et société civile — pour faire de la voix des jeunes un levier central de transformation durable de l’éducation au Cameroun.



















































