Maladies tropicales négligées : à Cotonou, les médias africains en première ligne pour briser le silence

Maladies tropicales négligées : à Cotonou, les médias africains en première ligne pour briser le silence Les 29 et 30 janvier derniers, la capitale économique du Bénin a accueilli un événement continental majeur consacré à la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN). Organisé par le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), en partenariat avec Speak Up Africa et d’autres acteurs, le Forum des Médias sur les Maladies Tropicales Négligées a réuni plus de 70 journalistes de plus de 35 pays africains. Les participants ont pris part aux travaux à la fois en présentiel à Cotonou et en ligne, témoignant de l’ampleur continentale et de l’intérêt croissant pour la lutte contre les MTN. Les maladies tropicales négligées regroupent plus de 20 affections transmissibles, parmi lesquelles la filariose lymphatique, l’onchocercose (cécité des rivières), la schistosomiase, les géohelminthiases ou encore le trachome. Touchant principalement les populations pauvres et marginalisées des zones tropicales et subtropicales, elles affectent plus d’un milliard de personnes dans le monde, dont plus de 40 % vivent en Afrique. Longtemps reléguées au second plan des priorités sanitaires mondiales, les MTN provoquent pourtant des souffrances considérables : douleurs chroniques, handicaps, défigurations, exclusion sociale, stigmatisation et parfois la mort. Si elles sont dites « négligées », ce n’est pas en raison de leur rareté, mais bien du manque de financement, de visibilité et d’engagement politique qu’elles ont subi pendant des décennies. Des succès africains encore trop peu visibles Au cours des dernières années, l’Afrique s’est pourtant illustrée comme un leader mondial dans la lutte contre les MTN. Plus de 24 pays ont éliminé au moins une de ces maladies. Le Togo a marqué l’histoire en devenant, en 2022, le premier pays au monde à éliminer quatre MTN au niveau national. Le Bénin et le Ghana ont également enregistré des avancées majeures, chacun ayant éliminé trois MTN. Ces progrès ont été rendus possibles grâce à une mobilisation exceptionnelle, soutenue notamment par l’un des plus vastes programmes de dons de médicaments au monde : 28 milliards de traitements promis par l’industrie pharmaceutique entre 2021 et 2030. Cependant, ces acquis demeurent fragiles. La réduction ou la restructuration des financements internationaux depuis 2025, combinée aux perturbations causées par la pandémie de COVID-19, menace de ralentir, voire d’inverser les progrès réalisés. Sans investissements nationaux durables et sans intégration des MTN dans les systèmes de santé, le risque de stagnation est réel. Les médias, acteurs clés de l’élimination C’est dans ce contexte que le forum de Cotonou a mis en lumière le rôle stratégique des médias. Journalistes et experts ont souligné l’importance d’une couverture médiatique forte pour sensibiliser les populations, lutter contre la stigmatisation, donner la parole aux communautés affectées et renforcer la redevabilité des gouvernements. Pour REMAPSEN, les journalistes ne sont pas de simples observateurs, mais des acteurs essentiels de la lutte contre les MTN. Créé en 2020, le réseau compte aujourd’hui plus de 700 journalistes spécialisés en santé et environnement à travers l’Afrique. Fort de son expérience sur des thématiques comme le VIH/sida, la vaccination ou la santé maternelle, REMAPSEN ambitionne de repositionner les MTN comme une priorité de santé publique de premier plan. Former, mobiliser et agir Le forum avait pour objectifs de renforcer les capacités des journalistes, encourager la production d’au moins 250 contenus médiatiques sur les MTN, valoriser la recherche et l’innovation africaines, et constituer un réseau régional de journalistes spécialisés. Les discussions ont porté sur des thématiques clés telles que l’intégration des MTN dans les systèmes de santé, le financement durable, le changement climatique, l’innovation technologique, le genre et l’inclusion. À l’issue des travaux, REMAPSEN a réaffirmé sa volonté de transformer les récits, amplifier les voix africaines et doter les médias des outils nécessaires pour faire des MTN une priorité nationale et continentale. À Cotonou, un message fort a été lancé : les maladies tropicales négligées ne doivent plus l’être. Et pour y parvenir, les médias africains entendent désormais être les moteurs du changement, afin que ces maladies sortent définitivement de l’ombre.

Mobilité urbaine : le MINHDU trace la feuille de route du Septennat des Grandes Espérances

Mobilité urbaine : le MINHDU trace la feuille de route du Septennat des Grandes Espérances Le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) a ouvert, ce mardi 3 février, à l’amphithéâtre de l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM), les travaux de la Conférence annuelle 2026 des responsables des services centraux et déconcentrés. Cette rencontre est placée sous le thème : « Amélioration de la mobilité urbaine : priorité du MINHDU à l’entame du Septennat des Grandes Espérances ». Présidant la cérémonie aux côtés de Madame la Secrétaire d’État, du Ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, du Ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, ainsi que de plusieurs autres membres du Gouvernement, la Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a souligné le caractère solennel de cette conférence, devenue au fil des années un cadre privilégié d’évaluation, de dialogue interne et de mobilisation collective autour des défis urbains du Cameroun. Le membre du Gouvernement a exprimé sa gratitude au Directeur général de l’ENAM pour la disponibilité constante de cette prestigieuse institution, ainsi qu’aux membres du Gouvernement et aux partenaires techniques et financiers pour leur présence et leur accompagnement soutenu des politiques de modernisation urbaine. Un contexte marqué par l’élan du Septennat Cette édition 2026 s’inscrit dans un contexte politique particulier, marqué par la réélection du Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul BIYA, le 12 octobre 2025. Le MINHDU a saisi cette occasion pour renouveler solennellement son soutien et sa détermination à accompagner le Chef de l’État dans la concrétisation des Grandes et Belles Espérances, notamment en matière de transformation durable des villes camerounaises. Selon la Ministre, ces espérances reposent sur des acquis réels, solides et mesurables, traduits par la mise en œuvre de plusieurs projets structurants de mobilité urbaine, d’assainissement et de gouvernance foncière. Des projets structurants aux impacts visibles Parmi les réalisations majeures évoquées figure le Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR), arrivé à terme le 30 juin 2025, avec un financement de plus de 93 milliards de FCFA de la Banque mondiale. Ce projet a permis l’aménagement de plus de 31 kilomètres de voiries structurantes, près de 10 kilomètres de drains, ainsi que la réalisation d’équipements socio-collectifs, au bénéfice direct de plus de 650 000 personnes dans plusieurs villes, notamment Yaoundé, Batouri, Ngaoundéré et Kousséri. Dans la continuité, le Projet Villes et Gestion Foncière Durables (PVGFD), lancé en janvier 2026 et financé à hauteur de 121 milliards de FCFA, vise à améliorer l’accès aux infrastructures urbaines résilientes et à renforcer la gouvernance foncière, avec un impact attendu sur plus de 2,1 millions de personnes à Douala et Yaoundé. Le Projet Yaoundé Cœur de Ville, financé par l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de 50 milliards de FCFA, a également été présenté comme une intervention majeure en matière de mobilité et d’assainissement de la capitale, à travers la reconstruction de carrefours et tunnels stratégiques, ainsi que des aménagements rapides destinés à fluidifier la circulation et désengorger les quartiers. S’y ajoutent le Programme C2D Capitales régionales, avec des travaux achevés à Maroua et en cours à Bamenda, le Projet de Mobilité Urbaine de Douala (PMUD) doté de 261 milliards de FCFA, ainsi que la mise en service récente du transport urbain par bus électrique à Garoua. Femmes et jeunes au cœur des politiques urbaines Face aux défis liés à l’urbanisation accélérée – congestion, pollution, insuffisance des transports publics – le MINHDU entend renforcer des solutions intégrées de mobilité durable, en cohérence avec la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30) et les Objectifs de Développement Durable. Une attention particulière est accordée aux femmes et aux jeunes, placés au centre du Septennat présidentiel. La Ministre a insisté sur la promotion de l’approche de Haute Intensité de Main-d’œuvre (HIMO) dans les projets urbains, afin de favoriser l’insertion socioéconomique des jeunes et des femmes en situation de vulnérabilité, à travers la formation, l’emploi et la sensibilisation. Les travaux de la Conférence annuelle visent notamment à diagnostiquer les dysfonctionnements des systèmes de mobilité urbaine, à établir un tableau de bord des projets à impact rapide, à proposer des mécanismes innovants de financement et à renforcer la planification stratégique. Pour le MINHDU, il ne s’agit pas d’un simple exercice administratif, mais d’un engagement collectif à traduire en résultats visibles les orientations du Chef de l’État. « Nos villes sont aujourd’hui des chantiers de rénovation. À nous de faire en sorte que cette dynamique se poursuive et s’accélère », a conclu la Ministre. Denise Ebelle

Affaire SGS–PAD : derrière le débat sur le scanning, une bataille pour le contrôle des flux financiers

Affaire SGS–PAD : derrière le débat sur le scanning, une bataille pour le contrôle des flux financiers La controverse actuelle autour du scanning des marchandises au Port Autonome de Douala (PAD) dépasse largement la question des procédures techniques. Derrière les accusations et la surchauffe médiatique, se profile une lutte feutrée mais décisive pour le contrôle de flux financiers stratégiques, dont toute remise en cause semble déranger certains acteurs bien installés. Le Directeur général du PAD est ainsi accusé d’avoir procédé à une « annulation unilatérale » du contrat de scanning confié à la société SGS. Pourtant, à ce jour, aucun acte officiel ne vient étayer une telle affirmation. Mieux encore, les orientations aujourd’hui contestées ont été validées par le Conseil d’administration du PAD, instance où siègent des représentants de plusieurs institutions de l’État. Dès lors, une question s’impose : pourquoi une telle tempête politique et médiatique autour d’une décision collective, prise conformément aux règles internes de gouvernance ? Le véritable enjeu : l’économie du scanning Le scanning portuaire n’est pas uniquement un outil de sécurité. Il constitue surtout un important mécanisme financier, reposant notamment sur : la Contribution de scanning acquittée par les opérateurs économiques ; des ressources reversées à l’État ; divers avantages financiers bénéficiant à certaines administrations. Une part significative de ces fonds échappe au circuit budgétaire classique. Ils servent à financer primes, frais de fonctionnement et parfois des investissements, dans une opacité peu perceptible pour le grand public. Dans ce contexte, contrôler le contrat de scanning revient à maîtriser une source de revenus stratégique. Toute tentative de réforme ou de réorganisation est donc perçue comme une menace directe pour des intérêts établis. Un paradoxe institutionnel persistant Paradoxalement, le PAD, pourtant responsable de l’exploitation et de la sécurité du port, n’est ni signataire du contrat de scanning ni bénéficiaire direct des recettes générées. Les décisions majeures sont prises à un niveau central, sans cadre de concertation durable impliquant pleinement le port ou les services douaniers. Ainsi, lorsque le PAD engage des initiatives visant à moderniser ses équipements ou à renforcer la maîtrise de la sécurité portuaire, celles-ci sont parfois interprétées comme une remise en cause d’un système financier solidement ancré. Un dispositif coûteux, peu transparent et peu évolutif Avec le temps, le contrat de scanning révèle plusieurs limites : des équipements vieillissants malgré l’augmentation constante du trafic ; un coût élevé pour les importateurs et exportateurs, répercuté sur les prix à la consommation ; une opacité persistante sur l’affectation réelle des fonds collectés. Le dispositif semble ainsi garantir avant tout des revenus stables à certains acteurs, sans amélioration significative du contrôle, de l’efficacité ou de la sécurité. Sécurité nationale ou préservation des privilèges ? La sécurité nationale est régulièrement invoquée pour justifier le statu quo. Pourtant, des marchandises prohibées continuent de transiter, tandis que les techniques de fraude évoluent plus rapidement que les outils de contrôle disponibles. Dès lors, une interrogation demeure : s’agit-il réellement de renforcer la sécurité du port, ou plutôt de préserver un système financier devenu confortable pour ses bénéficiaires ? L’acharnement observé autour du dossier SGS contraste fortement avec le silence entourant d’autres dossiers portuaires pourtant lourds d’enjeux financiers. Cette différence de traitement nourrit le sentiment d’un malaise profond, marqué par des conflits d’intérêts et un déficit de gouvernance. En réalité, l’affaire SGS–PAD dépasse le cadre d’un simple contrat de scanning. Elle révèle des enjeux cruciaux de transparence, de gouvernance et de gestion des ressources publiques. Tant que les flux financiers liés au scanning ne seront pas clairement expliqués et que le PAD ne sera pas pleinement associé aux décisions, le doute persistera. Plus qu’un conflit administratif, cette affaire apparaît désormais comme une lutte pour la préservation d’intérêts financiers solidement établis

Lancement des projets miniers et industriels : le Pr Fuh Calistus Gentry fixe le cap pour 2026

Lancement des projets miniers et industriels : le Pr Fuh Calistus Gentry fixe le cap pour 2026 Le Professeur Fuh Calistus Gentry, Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, a dévoilé, le mercredi 28 janvier 2026 à Yaoundé, les grandes orientations de son département ministériel à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An. Une rencontre marquée par l’annonce d’une année charnière pour les secteurs minier et industriel au Cameroun. C’est dans le grand amphithéâtre de l’École Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) que s’est tenue cette cérémonie, en présence d’un parterre de responsables administratifs, de Directeurs généraux, de partenaires institutionnels et de collaborateurs du ministère. Au-delà de l’échange de vœux, l’événement a servi de tribune stratégique pour exposer les ambitions et les projets structurants qui devront impulser la croissance économique nationale en 2026. Dans son allocution, le ministre a dressé un panorama des projets miniers majeurs en cours, citant notamment Sinosteel, Grand-Zambi, Minim-Martap, Bidzar, Colomine et Mborguene. Il a, par ailleurs, annoncé le lancement officiel de nouveaux projets d’envergure, Caminco et Camina, confirmant ainsi la volonté du gouvernement d’accélérer la valorisation du potentiel minier du pays. Le Pr Fuh Calistus Gentry a également mis en lumière les efforts engagés pour la restructuration de l’industrie minière artisanale, avec pour objectifs l’amélioration de la gouvernance, l’augmentation de la productivité et une meilleure intégration de ce secteur dans l’économie formelle. Sur le plan industriel, le ministre a révélé une ambition forte : la mise en place d’environ 30 nouvelles chaînes de valeur par an. Une orientation stratégique qui s’inscrit dans la politique nationale d’industrialisation et vise à renforcer durablement le tissu industriel camerounais. La cérémonie a été ouverte par le Secrétaire Général du MINMIDT, qui a présenté le bilan des réalisations de l’année écoulée, mettant en exergue les acquis et les performances enregistrées. Elle a également été marquée par l’installation officielle des nouveaux délégués du personnel, signe d’un engagement renouvelé en faveur du dialogue social au sein du ministère. Placée sous le sceau de la mobilisation collective et de l’optimisme, la rencontre s’est achevée par un cocktail convivial, symbole de la confiance partagée et de l’espoir suscité par les perspectives prometteuses annoncées pour l’année 2026. La cérémonie s’est également distinguée par une forte dimension culturelle, magnifiant l’unité nationale à travers une série d’intermèdes artistiques soigneusement orchestrés. Des pas de danse cadencés, portés par des gestuelles authentiques, ont mis en lumière la richesse et la diversité du patrimoine culturel camerounais. Les rythmes issus de plusieurs aires culturelles du pays se sont succédé, offrant un véritable voyage au cœur des traditions nationales et faisant dialoguer culture et savoir, sous le sceau de la science et de la modernité. Ces prestations, hautement appréciées, se sont déroulées sous le regard émerveillé des responsables administratifs, des invités de marque, des professionnels des médias ainsi que de nombreux curieux venus partager cet instant de communion et de célébration de l’identité camerounaise.

Prévisions climatiques : un levier stratégique pour une agriculture résiliente au Cameroun

Prévisions climatiques : un levier stratégique pour une agriculture résiliente au Cameroun Face à la variabilité croissante des saisons et à l’irrégularité des précipitations, l’agriculture camerounaise, essentiellement pluviale, est plus que jamais confrontée aux effets du changement climatique. C’est dans ce contexte que le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé, de l’Environnement, du Genre et des Droits humains (REMAPSEN-Cameroun) a organisé, le 15 janvier 2025, un webinaire consacré à la vulgarisation et à la compréhension des prévisions climatiques, avec un accent particulier sur leur utilité en saison sèche. Informer à temps pour mieux produire Au cœur des échanges, les experts ont souligné la nécessité pour les producteurs agricoles de disposer d’informations climatiques fiables, compréhensibles et diffusées à temps. Selon le Dr René Ramsès Meyong, climatologue à l’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC), la forte variabilité de la durée des saisons et la mauvaise répartition spatiale et temporelle des pluies rendent désormais risqués les choix agricoles faits à l’aveugle. « On ne peut plus cultiver les mêmes variétés de maïs sans tenir compte de la longueur annoncée de la saison. Il faut savoir si l’on s’oriente vers des cycles de 90 ou de 120 jours », a-t-il expliqué, insistant sur le rôle stratégique des services climatologiques dans l’aide à la décision. Des outils climatologiques au service des producteurs L’ONACC met à la disposition des acteurs du monde rural plusieurs produits, notamment des bulletins climatologiques décadaires (tous les 10 jours) et des bulletins saisonniers (trimestriels). Ces documents fournissent des tendances, des alertes et des indications sur les anomalies possibles telles que les fortes précipitations, les vents violents ou les périodes de sécheresse. Ces informations couvrent l’ensemble des cinq zones agro-écologiques du Cameroun, tout en tenant compte des spécificités locales. Une même zone peut en effet connaître des réalités climatiques différentes selon la localité, ce qui impose une approche fine et territorialisée. Produire en saison sèche : contraintes et opportunités L’ingénieur agronome Armand Elom a, pour sa part, mis en lumière les techniques de production agricole en saison sèche, une période marquée par le stress hydrique mais aussi porteuse d’opportunités économiques. Les cultures maraîchères telles que la tomate, le piment, le gombo, la laitue, le chou ou l’oignon sont particulièrement adaptées, à condition de maîtriser l’accès à l’eau, la conservation de l’humidité et le choix de variétés à cycle court. « La contre-saison offre un avantage de prix considérable, car la demande reste forte alors que l’offre est limitée », a-t-il relevé, soulignant que les producteurs bénéficient également d’une meilleure maîtrise des maladies liées à l’humidité. Mieux diffuser pour mieux agir Les panélistes ont unanimement insisté sur l’importance de la vulgarisation des informations climatiques. Pour être utiles, ces données doivent être traduites dans un langage accessible aux producteurs et relayées par des canaux adaptés, notamment les radios communautaires, les services de vulgarisation agricole, les réseaux sociaux, WhatsApp ou encore les collectivités territoriales décentralisées. Cependant, des défis subsistent, notamment la faiblesse des infrastructures numériques en zones rurales et la nécessité de renforcer les capacités des acteurs locaux à interpréter et utiliser efficacement ces informations. Un enjeu de sécurité alimentaire Le webinaire a rappelé que les services climatologiques constituent un outil stratégique de résilience, non seulement pour l’agriculture, mais aussi pour la gestion de l’eau, la santé et les infrastructures. Leur intégration systématique dans les politiques locales de développement apparaît comme une condition essentielle pour renforcer la sécurité alimentaire et faire face aux effets du changement climatique au Cameroun.

EAU ET ASSAINISSEMENT : YAOUNDÉ ACCUEILLE LE 23ᵉ CONGRÈS INTERNATIONAL DE L’AAEA

EAU ET ASSAINISSEMENT : YAOUNDÉ ACCUEILLE LE 23ᵉ CONGRÈS INTERNATIONAL DE L’AAEA Yaoundé sera, du 9 au 13 février 2026, le centre névralgique des réflexions africaines sur l’eau et l’assainissement à l’occasion du 23ᵉ Congrès international et exposition de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA). Organisé au Palais des Congrès de Yaoundé, en partenariat avec le Gouvernement camerounais et la CAMWATER, l’événement se tiendra sous le thème : « Eau et Assainissement pour tous : des actions fortes pour l’Afrique ». Près de 3 000 participants issus de plus de 50 pays — décideurs politiques, opérateurs, experts, industriels, chercheurs et partenaires au développement — sont attendus pour ce grand rendez-vous panafricain, qui s’inscrit dans la dynamique de l’Objectif de Développement Durable n°6, visant l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2030. À quelques années de cette échéance, le défi demeure immense : trois Africains sur cinq n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre. Face à cette urgence, le Congrès ambitionne de promouvoir des solutions concrètes, d’encourager l’innovation technologique et de renforcer les partenariats stratégiques à l’échelle du continent. Les travaux s’articuleront autour de six axes majeurs, allant de la gestion intégrée des ressources en eau à la gouvernance, au financement, à la recherche et à l’innovation. Le programme prévoit des sessions plénières, plus de 600 communications techniques, une exposition internationale, un village de l’innovation, ainsi que des forums dédiés aux jeunes professionnels, aux start-ups et aux dirigeants d’entreprises du secteur. Au-delà des échanges scientifiques et techniques, le Congrès offrira un cadre privilégié de dialogue avec les décideurs, de renforcement des réseaux et de valorisation des meilleures initiatives, notamment à travers la remise des Prix de l’AAEA pour l’innovation et le mérite. Avec cet événement d’envergure, Yaoundé se positionne comme un pôle stratégique de la coopération africaine pour relever l’un des défis majeurs du développement durable : garantir l’eau et l’assainissement pour tous.

CDHC : la jeunesse au cœur de la transformation du système éducatif

CDHC : la jeunesse au cœur de la transformation du système éducatif À l’occasion de la 8ᵉ Journée internationale de l’éducation, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) met en avant la contribution déterminante des jeunes dans la refondation des systèmes éducatifs. L’institution appelle à une meilleure prise en compte de leurs idées, de leurs compétences et de leur créativité, tout en soulignant l’urgence de relever les nombreux défis structurels qui persistent dans le secteur de l’éducation. Le 24 janvier dernier, la CDHC a salué le thème retenu par l’UNESCO pour cette célébration mondiale : « Le pouvoir de la jeunesse dans la cocréation de l’éducation ». Pour la Commission, ce thème consacre un changement de paradigme, reconnaissant les jeunes non plus comme de simples bénéficiaires des politiques éducatives, mais comme des acteurs essentiels de la conception, de la mise en œuvre et de l’amélioration des systèmes d’enseignement. La Commission souligne que cette orientation s’inscrit pleinement dans la vision de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui promeut l’implication active des jeunes dans l’élaboration de solutions durables aux défis éducatifs du continent. Selon la CDHC, une éducation pensée avec et par les jeunes est mieux à même de répondre aux exigences actuelles et futures de l’Afrique. Par ailleurs, l’institution des droits de l’homme salue la volonté exprimée par le Président de la République, Son Excellence Paul Biya, de placer les jeunes et les femmes au centre des priorités de son nouveau mandat. L’annonce d’un budget de 50 milliards de francs CFA destiné à soutenir les projets d’initiatives de jeunes est perçue comme un signal fort en faveur de leur autonomisation et de leur contribution au développement durable. Toutefois, la CDHC relève que d’importants obstacles demeurent. Les insuffisances en infrastructures scolaires, notamment, continuent de freiner l’accès à une éducation de qualité pour tous. Face à cette réalité, la Commission appelle à la modernisation des établissements scolaires, à l’amélioration des conditions d’apprentissage et à la révision des parcours professionnels des enseignants afin de renforcer la qualité de l’enseignement. La situation des jeunes issus des milieux vulnérables retient également l’attention de la Commission. Celle-ci alerte sur les effets néfastes de la consommation de drogues et sur la stigmatisation dont sont victimes de nombreux jeunes. En réponse, elle recommande l’intégration de modules d’éducation préventive sur les drogues dans les programmes scolaires, ainsi que la formation des enseignants à la détection précoce et à l’accompagnement des apprenants en difficulté. En conclusion, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun appelle l’ensemble des acteurs du système éducatif à une action concertée pour la réforme des curricula scolaires. Elle insiste sur la nécessité de travailler étroitement avec les jeunes afin d’y intégrer des compétences pratiques, techniques et numériques, indispensables à une éducation inclusive, moderne et adaptée aux réalités contemporaines. À travers cette Journée internationale de l’éducation, la CDHC lance ainsi un appel à l’engagement collectif — pouvoirs publics, communautés éducatives et société civile — pour faire de la voix des jeunes un levier central de transformation durable de l’éducation au Cameroun.

Assainissement scolaire : quand une initiative citoyenne devient un levier de gouvernance publique

Assainissement scolaire : quand une initiative citoyenne devient un levier de gouvernance publique L’amphithéâtre de l’Institut des hautes études sur la gouvernance territoriale et de la décentralisation (IHEGTD) affichait complet ce jeudi 22 janvier. Étudiants, responsables institutionnels et jeunes porteurs de projets s’y sont retrouvés autour d’une master class inscrite dans la saison 2025-2026 des Grands Mentors de l’entrepreneuriat. À l’honneur : Yvonne Flore Belema, entrepreneure sociale et actrice engagée de la transformation du cadre scolaire au Cameroun. Au-delà d’un parcours personnel inspirant, cette rencontre a surtout mis en lumière la capacité d’une initiative locale à influencer durablement l’action publique, en articulant gouvernance territoriale, inclusion sociale et développement durable. De l’observation citoyenne à la réponse systémique À l’origine du projet Clean School, un constat simple mais alarmant : l’état de dégradation avancée des infrastructures sanitaires dans certaines écoles camerounaises. Une réalité découverte par Yvonne Flore Belema à son retour des États-Unis, lors d’une visite dans l’établissement fréquenté par sa fille. Ce choc a agi comme un révélateur des enjeux structurels liés à l’hygiène scolaire. « L’assainissement n’est pas un détail technique. Il conditionne la dignité, la santé et l’égalité des chances », a-t-elle rappelé devant l’assistance. Refusant de s’arrêter à l’indignation, elle a choisi de formuler une réponse organisée, structurée et reproductible. Clean School : un modèle opérationnel au service de l’État Le programme Clean School repose sur une approche intégrée : amélioration durable des sanitaires scolaires, sécurisation des espaces, gestion des déchets et implication des communautés éducatives. Ce modèle a rapidement suscité l’intérêt du ministère des Enseignements secondaires, conduit par la professeure Pauline Nalova Lyonga, présente à la cérémonie. Cette collaboration institutionnelle a permis au projet de dépasser le stade expérimental pour s’inscrire dans une logique de déploiement national, démontrant comment une innovation sociale peut nourrir les politiques publiques sectorielles. Femmes, emploi et impact social Un autre pilier du dispositif réside dans sa dimension inclusive. Les activités d’entretien et de maintenance générées par Clean School bénéficient majoritairement aux femmes, qui représentent près de 80 % des recrutements. « Les femmes sont à la fois les premières victimes des déficits d’assainissement et les principales actrices du changement », a souligné la mentore. À travers son ONG ACAHIJEC, Yvonne Flore Belema a structuré un partenariat durable avec les associations de parents d’élèves (APEE) et les administrations locales, renforçant l’ancrage territorial du projet. Une reconnaissance académique et institutionnelle La master class a également été marquée par une double reconnaissance. Sur le plan académique, Yvonne Flore Belema a reçu son diplôme de Master II en Ingénierie du développement des territoires, obtenu à l’IHEGTD sous la tutelle de l’Université de Dschang. Son mémoire, consacré à la gestion des déchets au Cameroun, fait écho à son engagement de terrain. Sur le plan institutionnel, son action a été saluée par plusieurs personnalités. La ministre Pauline Nalova Lyonga a loué son engagement constant en faveur de l’entrepreneuriat féminin et de l’amélioration du bien-être en milieu scolaire. De son côté, l’honorable Georgette Menana, députée et représentante du Réseau des parlementaires pour l’entrepreneuriat privé, a insisté sur la portée exemplaire de son parcours, rappelant que « l’entrepreneuriat se construit par la volonté et l’apprentissage ». Le mentorat comme outil de transformation sociale Cette rencontre s’inscrivait dans le programme Saison des Grands Mentors, coordonné par Henri Séverin Assembe, qui a invité les participants à concevoir le leadership comme un devoir d’impact. « Le développement durable commence par la responsabilité individuelle et collective », a-t-il déclaré. Récemment désignée parmi les 15 Grands Mentors de l’Assemblée nationale pour son action en faveur des femmes et des jeunes, Yvonne Flore Belema entend faire de ce rôle un espace de transmission. « Encadrer la jeunesse, surtout les filles, c’est multiplier les chances de changement durable », a-t-elle confié. Plus qu’un hommage, cette master class a posé les jalons d’une réflexion stratégique sur la place de l’entrepreneuriat social dans la gouvernance territoriale. En reliant expérience citoyenne, expertise académique et action publique, Yvonne Flore Belema incarne une nouvelle génération de leaders pour qui l’innovation naît de l’écoute attentive des besoins fondamentaux des communautés. Son parcours illustre une conviction forte : les solutions durables émergent souvent du terrain, lorsqu’elles sont portées par une vision claire, un engagement constant et une volonté de servir l’intérêt général.

Mauvaise alimentation : l’étiquetage nutritionnel, une arme clé contre les maladies silencieuses au Cameroun

Mauvaise alimentation : l’étiquetage nutritionnel, une arme clé contre les maladies silencieuses au Camerou Au Cameroun, les maladies non transmissibles progressent à un rythme inquiétant, nourries par une alimentation de plus en plus riche en produits ultra-transformés. Face à cette menace sanitaire, experts et journalistes ont sonné l’alerte lors du premier « Rendez-vous du REMAPSEN », plaidant pour l’adoption urgente de politiques alimentaires saines, notamment l’étiquetage nutritionnel et la taxation des produits malsains. Une bombe sanitaire à retardement Diabète, hypertension, maladies cardiovasculaires, cancers… Ces pathologies, longtemps perçues comme des maladies de pays développés, frappent désormais durement le Cameroun. Les maladies non transmissibles (MNT) représentent aujourd’hui plus de 43 % des décès annuels, avec un risque de mortalité prématurée estimé à 22 % chez les adultes âgés de 30 à 69 ans. La cause est largement identifiée : la mauvaise alimentation, marquée par une consommation croissante de produits emballés riches en sucres, en graisses, en sel et en calories, souvent sans information claire pour les consommateurs. REMAPSEN–RADA : une rencontre pour agir C’est pour répondre à cette urgence qu’a été organisé, le 24 janvier 2026, le 1er “Rendez-vous du REMAPSEN” Cameroun, réunissant journalistes et experts de santé autour du thème : « Étiquetage nutritionnel et enjeu de prévention des maladies non transmissibles ». Prenant la parole, le président et CEO de RADA-Cameroun, Mbiydzenyuy Ferdinant Sonyuy, a insisté sur la nécessité d’impliquer les médias dans la prévention : « Ce qui est doux au goût n’est pas toujours bon pour le corps », a-t-il rappelé, soulignant la perte de repères alimentaires au sein des populations. Informer pour mieux protéger Selon RADA, une grande partie des risques nutritionnels découle d’un manque d’information fiable et lisible sur les produits alimentaires. D’où la nécessité d’adopter : un étiquetage nutritionnel frontal clair, des restrictions de marketing sur les produits malsains, et une taxation sanitaire ciblant les aliments à forte teneur en nutriments nocifs. Ces mesures, recommandées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), figurent parmi les interventions les plus efficaces pour réduire la charge des MNT à l’horizon 2030. Des chiffres qui inquiètent sérieusement Les données présentées lors de la rencontre confirment l’ampleur du problème : 26 % des adultes camerounais sont en surpoids, 15,1 % souffrent d’obésité, Chez les enfants de moins de cinq ans, le surpoids est passé de 5 % en 1991 à 11 % en 2018, En milieu urbain, 12,5 % des enfants de 3 à 13 ans sont en surpoids, avec une prévalence plus élevée chez les filles. Parallèlement, le pays continue de lutter contre la sous-nutrition, révélant une double charge nutritionnelle de plus en plus préoccupante. Contrairement aux idées reçues, la taxation des produits alimentaires malsains n’a pas pour objectif de pénaliser les consommateurs, mais de réduire leur consommation et d’inciter les industriels à reformuler leurs produits. « Si nous ne faisons pas de la nourriture notre médicament, nous ferons des médicaments notre nourriture », a averti le président de RADA, rappelant que la prévention reste toujours préférable au traitement. Les médias, acteurs de changement Pour RADA, les médias doivent devenir des alliés stratégiques dans la lutte contre les MNT. Leur rôle va au-delà de l’information : ils façonnent les comportements, influencent les décisions publiques et amplifient les messages de prévention. « Les médias relient les réalités des populations aux décideurs et contribuent à sauver des vies », a souligné Mbiydzenyuy Ferdinant Sonyuy. La rencontre a également été l’occasion de saluer les efforts du Ministre de la Santé Publique, Dr Manaouda Malachie, et de ses équipes, pour l’élaboration du plan national de promotion des régimes alimentaires sains, intégrant la question de la fiscalité nutritionnelle. L’enjeu désormais est de mobiliser l’opinion publique afin de renforcer l’adhésion sociale à ces politiques de santé. À travers cette collaboration entre RADA et le REMAPSEN, un message fort a été lancé : lutter contre les maladies non transmissibles commence dans l’assiette. Informer, prévenir et agir aujourd’hui permettra d’éviter des drames sanitaires demain. Les médias sont appelés à porter ce message jusque dans les zones les plus reculées, afin de permettre à chaque citoyen de faire des choix alimentaires éclairés et protecteurs de sa santé.

Action humanitaire : près de 3 millions de Camerounais auront besoin d’assistance en 2026, selon l’ONU

Action humanitaire : près de 3 millions de Camerounais auront besoin d’assistance en 2026, selon l’ONU Le Cameroun fait face à une pression humanitaire croissante. Selon les Nations Unies, 2,9 millions de personnes auront besoin d’une assistance humanitaire en 2026, en particulier dans les régions du Sud-Ouest, du Nord-Ouest et de l’Extrême-Nord. Cette alerte a été au cœur des échanges entre le gouvernement camerounais et le système des Nations Unies. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a reçu ce mercredi 22 janvier 2026 à Yaoundé Issa Sanogo, Coordonnateur résident des Nations Unies au Cameroun. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des préparatifs du plan de réponse humanitaire 2026, destiné à faire face aux multiples vulnérabilités observées sur le terrain. D’après les projections présentées par l’ONU, 1,9 million de personnes devraient bénéficier directement de l’assistance onusienne, pour un budget estimé à 319 millions de dollars américains. Une enveloppe jugée essentielle pour répondre aux besoins urgents des populations affectées par les crises sécuritaires, les déplacements forcés et les catastrophes naturelles. Issa Sanogo a rappelé que l’année 2025 a été particulièrement éprouvante pour l’action humanitaire. La réduction des financements a fortement limité les capacités d’intervention, compromettant parfois la réponse rapide aux urgences. Face à cette situation, le Coordonnateur résident a lancé un appel pressant à la communauté internationale et aux partenaires nationaux, les exhortant à maintenir et renforcer leur soutien financier. Une nouvelle approche opérationnelle a également été annoncée. Désormais, la gestion des interventions humanitaires sur le terrain sera davantage confiée aux acteurs locaux, notamment le gouvernement et les organisations de la société civile. Cette orientation vise à améliorer la réactivité, l’efficacité et la coordination de l’aide, tout en tenant compte des réalités locales. Les régions du Sud-Ouest, du Nord-Ouest et de l’Extrême-Nord demeurent les zones les plus critiques. À ces foyers de vulnérabilité s’ajoutent les réfugiés centrafricains et nigérians, ainsi que les personnes déplacées internes. Dans ces zones, de nombreuses familles vivent dans une extrême précarité, où l’accès à la nourriture, à l’eau potable ou à des kits d’hygiène reste un défi quotidien. Le diplomate onusien a par ailleurs salué la solidarité du gouvernement camerounais et des populations envers les personnes en situation de détresse. « Le Cameroun montre l’exemple en ouvrant ses portes aux personnes vulnérables, sur toute l’étendue de son territoire », a-t-il souligné. Pour 2026, le plan humanitaire se veut ambitieux, inclusif et concerté, reposant sur une collaboration étroite entre l’ONU, l’État camerounais, les partenaires techniques et financiers, ainsi que la société civile. Toutefois, sa réussite dépendra largement de la mobilisation des ressources. Au-delà des statistiques, l’enjeu est humain : transformer les chiffres en vies sauvées, garantir que l’aide parvienne effectivement à ceux qui en ont le plus besoin et renforcer durablement la capacité du Cameroun à faire face aux crises humanitaires.Action humanitaire : près de 3 millions de Camerounais auront besoin d’assistance en 2026, selon l’ONU