Afrique centrale : l’ARTAC prend les rênes de l’observatoire régional des TC

Afrique centrale : l’ARTAC prend les rênes de l’observatoire régional des TC La plateforme numérique de l’Observatoire régional des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) est officiellement passée sous la responsabilité de l’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC). La cérémonie de cession, couplée à la clôture du projet PAGIRN-PPTIC, s’est déroulée ce 3 mars à Yaoundé. Elle marque l’aboutissement de près de cinq années d’efforts en faveur de la gouvernance numérique en Afrique centrale. Lancé en août 2021 avec l’appui financier de l’Union européenne, le projet « Prospective et Planification des TIC en Afrique centrale » (PPTIC) s’inscrivait dans le cadre du Programme d’Appui à la Gouvernance des Infrastructures Régionales et Nationales (PAGIRN). Sa mise en œuvre a été assurée par le consortium formé par l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé (ENSPY) et l’Ecole Nationale Supérieure des Postes, Télécommunications et TIC (SUP’PTIC). L’objectif : doter les six pays concernés — Cameroun, Gabon, Congo, RCA, RDC et Tchad — d’outils fiables de planification, de données stratégiques et de compétences renforcées pour accompagner la transformation numérique de la sous-région. Des résultats tangibles Au terme des 55 mois de mise en œuvre, le projet affiche des acquis structurants : Deux cartographies régionales des besoins en TIC ; Des plans stratégiques pour les infrastructures numériques régionales et nationales ; La formation de 173 cadres des administrations publiques ; La mise en ligne de modules de formation à distance ; La création et l’opérationnalisation d’un Observatoire régional des TIC doté d’une plateforme numérique accessible au public. Véritable outil d’aide à la décision, l’Observatoire a vocation à centraliser, analyser et diffuser les données relatives aux infrastructures, aux marchés et aux compétences numériques en Afrique centrale. Une signature symbolique pour la pérennité La convention de cession a été signée par le représentant du MINEPAT, le Coordonnateur du projet et Directeur de l’ENSPY, le Pr Raoul Ayissi, ainsi que Christian Katende, Président Exécutif de l’ARTAC, qui a personnellement apposé sa signature au nom de l’institution sous-régionale. Par cet engagement, l’ARTAC s’engage à assurer la gestion durable de la plateforme, notamment à travers la mobilisation d’experts chargés de son administration et de son exploitation. Au-delà de la clôture du PAGIRN-PPTIC, la cérémonie de Yaoundé ouvre une nouvelle étape : celle d’une appropriation institutionnelle régionale de l’Observatoire. Dans un contexte où l’Afrique centrale demeure confrontée à des défis de connectivité et d’exploitation stratégique des données numériques, la pérennisation de cet outil apparaît comme un levier essentiel pour accélérer l’intégration régionale, renforcer la compétitivité des économies et soutenir le développement durable. Avec cette rétrocession à l’ARTAC, l’Afrique centrale se dote désormais d’un instrument commun pour piloter sa transformation numérique sur des bases concertées et structurées. Denise EBELLE

Julienne Mbou’ou Mvolla livre les secrets de l’éducation thérapeutique

Julienne Mbou’ou Mvolla livre les secrets de l’éducation thérapeutique   La Camerounaise , infirmière de formation vient de commettre un ouvrage intitulé:  » l’impact vérité ETP sur la PEC des maladies chroniques des enfants » ,par le truchement des éditions Ifrikiya ( collections interlignes.) Ce livre d’utilité publique soulève les mécanismes d’encadrement et d’accompagnement des enfants , des adolescents voire des adultes face aux maladies incurables. Un appel urgent à un changement de paradigme que l’auteur a lancé aux parents et aux personnels soignants lors de la cérémonie de dédicace de l’ouvrage tenue le 27 Février 2026 à la fondation Muna de Yaoundé Les maladies chroniques tels que Alzheimer , maladies de Parkinson, SIDA , Diabète etc … se dévoilent sous le signe de la fatalité. Cependant ce sort tend à masquer tout ce qu’un enfant ou un adolescent et même un adulte est capable de faire dans la prise en charge de sa santé voire des projets de vie quand il connaît de quoi il souffre et découvre son état à temps. Julienne Clarisse Mbou’ou Mvolla se pose ainsi comme un acteur de la dédramatisation dans cet ouvrage de 68 pages dont les couleurs retenues à l’instar du violet symbolise la royauté, la spiritualité, la sagesse et la profondeur tandis que le bleu évoque la conscience , la loyauté, la sérénité et la responsabilité. Dans cet enchevêtrement de couleurs que l’auteur livre le combat contre les échecs thérapeutiques, la résistance au traitement et toutes sortes d’incompréhension dans la prise en charge des patients. Une vision entre science et humanité , compétence et passion pour une révolution silencieuse appelée  » Éducation thérapeutique ». Cette notion est dévolue aux malades afin d’acquérir des compétences nécessaires pour gérer au mieux leur vie ou leur maladie:  » Il ne s’agit plus seulement de soigner la maladie mais de prendre soin d’une personne , il ne s’agit pas de transmettre les informations mais de construire avec le malade , il ne s’agit plus d’imposer mais d’accompagner » explique Julienne Clarisse Mbou’ou Mvolla. D’après le critique littéraire Jean Claude Awono, l’originalité du livre réside dans la notion  » d’ Impact ». L’ auteur stipule que même enfant , un jeune est à même de comprendre sa pathologie lorsque celle-ci lui est expliquée avec clarté dans un langage adapté à son âge. .Là où le secret médical familial est souvent renforcé par des considérations culturelles et sociales , cette approche constitue une rupture, elle promeut une obligation transparente entre parents et enfants conditions nécessaires à l’éducation thérapeutique indiqué t’il. Aussi dans la pensée de l’auteur 3 principes fondamentaux soutiennent l’éducation thérapeutique notamment l’éducabililité de tous, l’approche centrée sur la personne et le respect de la liberté et la dignité. La maladie chronique bouleverse le rapport au temps, à l’identité et à la vie elle même. Il importe de transformer l’éducation thérapeutique du patient afin que les personnes vivant avec ces maladies vivent paisiblement jusqu’à la mort . le livre éclaire , il libère , il propose une démarche structurée , adaptée aux enfants de 8 à 16 ans vivants avec la maladie . L’ambition est de redonner au malade sa place de sujet , transformer la relation soignants – soignés et mieux encore humaniser le système de santé. En somme Chez Lydienne Clarisse Mbou’ou Mvolla la finalité du livre est de pouvoir atteindre un niveau où les parents ont la possibilité d’échanger avec leurs enfants malades en multipliant en eux la chance de vivre dans une communication libre et vraie , sans mensonges ni hésitations. Il convient de préciser que l’auteur à travers son association RENACC et le concours de l’AMS s’active déjà pour la formation des jeunes sur les fondements de l’éducation thérapeutique au Cameroun. Elle milite pour que cette problématique qui est expérimentée dans les pays occidentaux soit transférable dans les formations paramédicales , d’où la mise sur pied de la société camerounaise d’éducation thérapeutique en partenariat avec la société Européenne éponyme. Julienne Clarisse Mbou’ou Mvolla qui promet pour bientôt d’autres publications dont une autobiographie, est une femme pluri dimensionnelle.. Elle a suivi une longue Formation interne des contrôleurs des prestations sociales à la CNPS , personne ressource du CNLS comme formatrice des formateurs en counselling . Elle est par ailleurs coordonnatrice et modératrice en salle virtuelle e learning à IEBL impact Ecole Biblique Internationale à Paris et s’illustre également dans l’enseignement et le syndicalisme.   Germaine Ngo Holl