Festival culturel des Camerounais de la diaspora nord-américaine : Yaoundé donne le ton d’un rendez-vous historique

Festival culturel des Camerounais de la diaspora nord-américaine : Yaoundé donne le ton d’un rendez-vous historique La capitale camerounaise a vibré, ce jeudi 15 janvier 2026, au rythme de la culture et de la diaspora. Le Hilton Hôtel de Yaoundé a servi de cadre à la conférence de presse annonçant officiellement la première édition du Cameroon Cultural Festival of North America, prévue du 29 au 31 mai 2026 à Washington DC, dans l’État du Maryland, aux États-Unis. La rencontre s’est tenue devant une salle pleine à craquer, réunissant de nombreux journalistes culturels issus de la télévision, de la radio, de la presse écrite et des médias en ligne camerounais, signe de l’intérêt manifeste suscité par cet événement à portée internationale. Promoteurs, partenaires et vision partagée Cette conférence a permis aux initiateurs du festival de lever le voile sur la vision, les contours et les ambitions de ce projet culturel structurant. Étaient notamment présents Carmel Tapa, promoteur du festival, son épouse Alice Tapa, présidente de la Fondation Alice Tapa, le Professeur Bingono Bingono, patriarche et intellectuel respecté, ainsi que Prince Debangoua Legrand Tchatchouang, promoteur de Kamerun Haus Berlin et Yaoundé. Les échanges, riches et interactifs, ont été brillamment modérés par Eric Christian Nya, journaliste à la CRTV, qui a su instaurer un dialogue fluide entre les promoteurs et les professionnels des médias. Des intermèdes culturels comme avant-goût de Washington Au-delà des prises de parole institutionnelles, la conférence de presse a également offert au public de superbes intermèdes artistiques, véritables éclats de culture vivante, représentant plusieurs aires culturelles du Cameroun. Sous des applaudissements nourris et incessants, les filles et fils du terroir ont littéralement séduit l’assistance. Coups de reins maîtrisés, pas de danse authentiques, gestes ancestraux et mouvements de corps synchronisés ont exalté la beauté, la richesse et la diversité culturelle du Cameroun. Ces prestations constituent l’avant-goût saisissant de ce qui attend le public à Washington. Elles ont plongé la salle dans une atmosphère festive et profondément identitaire. C’était tout simplement magnifique, un moment d’intense communion culturelle qui a conquis journalistes et invités. Un carrefour des cultures camerounaises en Amérique du Nord Pensé comme un véritable pont culturel entre le Cameroun et sa diaspora nord-américaine, le festival ambitionne de mettre en lumière la diversité des cultures camerounaises, de l’Extrême-Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Pendant trois jours, le public découvrira un programme riche mêlant arts culinaires, musiques et danses traditionnelles, expressions vestimentaires ancestrales et savoir-faire culturels, dans une dynamique de transmission intergénérationnelle. Prenant la parole, le Professeur Bingono Bingono a rappelé avec force que « aucun peuple ne s’est durablement développé en reniant sa langue et sa culture », soulignant ainsi la place centrale de l’identité culturelle dans le progrès des nations. Le Cameroon Cultural Festival of North America se veut également une vitrine du “Label 237” à l’international, offrant à la diaspora camerounaise un espace de célébration, de transmission et de rayonnement culturel au-delà des frontières. Il vise à rassembler les Camerounais vivant en Amérique du Nord, tout en favorisant leur intégration harmonieuse dans les sociétés d’accueil, à travers une culture assumée, vivante et fédératrice. Des ambitions culturelles, sociales et économiques Les organisateurs poursuivent plusieurs objectifs majeurs : la transmission des valeurs culturelles aux enfants de la diaspora ; le renforcement de la cohésion et de l’intégration sociale des Camerounais d’Amérique du Nord ; la promotion des échanges économiques et solidaires entre Camerounais ; et, à long terme, la création d’une cité camerounaise à Washington, à l’image de celles développées par d’autres communautés à travers le monde. Avec cette conférence de presse réussie, ponctuée de discours inspirants et de prestations culturelles hautement symboliques, le Cameroon Cultural Festival of North America s’impose déjà comme un événement majeur du rayonnement culturel camerounais à l’international. Rendez-vous est pris du 29 au 31 mai 2026 à Washington DC.

Dédicace à Yaoundé : Le Magnificat de la Pensée Blanche, un livre-manifeste qui interpelle les consciences

Dédicace à Yaoundé : Le Magnificat de la Pensée Blanche, un livre-manifeste qui interpelle les conscience La capitale camerounaise a vibré, jeudi dernier, au rythme de la dédicace de <<Le Magnificat de la Pensée Blanche>>, paru aux Editions de Midi, œuvre de l’essayiste et éducateur Oscar Elimby. La cérémonie, tenue dans une atmosphère à la fois studieuse et passionnée, a réuni une pléthore de journalistes issus de tous les horizons médiatiques : télévision, radio, presse écrite et médias en ligne, témoignant de l’intérêt suscité par une œuvre qui ne laisse personne indifférent. Originaire de Douala et établi à Montréal, Oscar Elimby, Maître ès Arts en éducation, spécialiste de l’administration de l’éducation, enseignant, gestionnaire et formateur agréé, est une voix singulière au croisement de l’éducation, de la spiritualité et de la réflexion critique sur la violence et l’injustice dans nos sociétés contemporaines. Fondateur à Montréal-Nord d’un organisme de charité engagé dans la lutte contre le décrochage scolaire à travers le Programme Sport-École, destiné aux jeunes de 6 à 16 ans, l’auteur a clairement affirmé que les jeunes constituent le cœur et la cible principale de son message. Dès l’entame de la rencontre, l’auteur a rappelé l’essence de son livre : une conviction profonde selon laquelle la violence qui traverse le monde n’est pas seulement politique ou économique, mais intérieure, mentale et spirituelle. « On ne guérit pas les sociétés sans guérir les consciences », a-t-il martelé devant un auditoire attentif. Un échange franc et intense La phase de questions-réponses, particulièrement riche, a été l’un des temps forts de la cérémonie. Sans détour, Oscar Elimby a balayé d’un revers de main les procès d’intention, répondant avec calme, assurance et profondeur à toutes les interrogations. L’homme était manifestement dans son élément. Face à un public composé d’intellectuels, d’étudiants, de journalistes et de jeunes curieux, il a défendu ses idées avec clarté, fermeté et une remarquable cohérence intellectuelle. Parmi les questions posées, l’une des plus marquantes fut : « Votre livre ne risque-t-il pas d’être perçu comme un appel à la révolte ou à la haine contre l’Occident ? » À cela, l’auteur a répondu sans ambiguïté : « Mon intention est d’informer, de prévenir et d’éveiller, jamais d’inciter à la haine ou à la violence. Je critique un système de domination, pas des peuples. La transformation que je propose est d’abord intérieure. » Une autre question, très applaudie, portait sur la jeunesse : « Quel message adressez-vous aux jeunes Africains qui vivent la colère, la frustration et le sentiment d’injustice ? » Oscar Elimby a alors insisté sur la connaissance comme pouvoir, invitant les jeunes à refuser la vengeance et à choisir la lucidité, la responsabilité et la non-violence comme chemins de libération durable. Un livre pour comprendre sans haïr À travers Le Magnificat de la Pensée Blanche, sous-titré La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale, l’auteur propose une déconstruction sans haine, une critique radicale mais consciente d’un système idéologique qu’il nomme la « Pensée Blanche », non pas comme une couleur, mais comme une architecture mentale de domination. Inspiré du Magnificat biblique — chant de renversement par la conscience — l’ouvrage appelle à transformer sans détruire, à penser un monde nouveau sans reproduire la violence du passé. Loin des discours incendiaires, le livre aborde des thèmes essentiels : fierté nègre, rejet de la vengeance, spiritualité, méditation, réconciliation et paix, en croisant histoire, psychologie et introspection. Un appel à lire et à réfléchir Au terme de la cérémonie, une certitude s’est imposée : Le Magnificat de la Pensée Blanche n’est pas un livre de plus, mais un appel à la réflexion et à l’élévation, particulièrement adressé aux jeunes générations en quête de sens, de repères et de dignité. Lire cet ouvrage, c’est accepter de regarder le monde autrement, sans soumission ni haine, mais avec conscience et responsabilité. Pour les jeunes, les éducateurs, les militants, les décideurs et tous ceux qui refusent la fatalité de la violence, ce livre apparaît comme une lecture nécessaire, capable d’ouvrir des chemins de paix et de réconciliation, à commencer par soi-même.

Quand le braille ouvre le champ des possibles : le témoignage fort d’Ekouma Esther

Quand le braille ouvre le champ des possibles : le témoignage fort d’Ekouma Esther Dans la salle, le silence s’installe. Les jeunes écoutent, attentifs, suspendus à chaque mot. Devant eux, une femme raconte sa vie, son travail, son quotidien. Ekouma Esther, 45 ans, Maréchal de Logis Chef de la Gendarmerie nationale, ne parle ni de limites ni de renoncement, mais de discipline, de responsabilités et de confiance en soi. Son témoignage, livré lors d’une conférence-partage organisée par le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC), s’est imposé comme l’un des temps forts de la commémoration de la Journée mondiale du braille. Vivant avec un handicap visuel, la gendarme a accepté de partager son parcours avec les jeunes déficients visuels invités à cette rencontre. Un moment qu’elle dit avoir vécu avec émotion, consciente de la portée symbolique de son expérience. Engagée au sein des forces de sécurité, Ekouma Esther illustre avec force qu’un handicap visuel n’annule ni la rigueur professionnelle ni l’ambition personnelle. Grâce à des outils adaptés, notamment le braille, elle poursuit son activité avec sérieux et constance, démontrant que les obstacles peuvent être surmontés. « Depuis que je suis devenue déficiente visuelle, je me rends au bureau tous les jours, conformément au règlement. Je suis mère de deux garçons dont je m’occupe normalement. Ils ne vivent pas avec moi : l’aîné est ingénieur des Mines au Brésil et le second est élève en classe de Seconde. À la maison, je fais la cuisine moi-même et je n’ai pas réellement besoin d’assistance », explique-t-elle avec assurance. Parler pour encourager, témoigner pour rassurer Face aux jeunes, Ekouma Esther ne se contente pas de raconter son histoire. Elle délivre un message clair : le handicap visuel ne doit jamais être une barrière à l’éducation ni à l’ambition. Touchée par l’écoute attentive de l’auditoire, elle se dit heureuse d’avoir pu échanger avec eux et de contribuer à renforcer leur confiance. « C’est très important pour les jeunes camerounais qui ont perdu la vue. Ils ne doivent pas être isolés ni abandonnés à eux-mêmes. Des séminaires comme celui-ci encouragent les enfants et les parents. Un enfant déficient visuel doit faire l’école comme les autres. Aujourd’hui, il existe des déficients visuels diplômés, et c’est très encourageant », souligne-t-elle. Le regard des autres, une épreuve quotidienne Si son parcours force l’admiration, la gendarme n’élude pas les difficultés sociales liées à la déficience visuelle. Elle évoque avec lucidité le sentiment d’invisibilité et d’humiliation que peut parfois provoquer le regard des autres. « Dans la société, je me sens souvent humiliée. Les questions que je pose sont parfois ignorées. À cause de mon statut de malvoyante, j’ai souvent les yeux fermés et je porte parfois des lunettes. Des connaissances ne me reconnaissent plus, et cela me blesse. Quand je suis seule, je me pose beaucoup de questions », confie-t-elle. Construire l’inclusion au-delà des symboles Le témoignage d’Ekouma Esther rappelle que l’inclusion ne se décrète pas uniquement lors des journées commémoratives. Elle se construit au quotidien, à travers le respect, la reconnaissance sociale et la valorisation des compétences de chaque citoyen, quel que soit son handicap. À travers la conférence tenue le 7 janvier 2026, dans le cadre de la Journée mondiale du braille, le CJARC réaffirme sa volonté d’agir durablement pour faire évoluer les mentalités. L’objectif est de promouvoir une société plus juste, où les personnes déficientes visuelles sont reconnues avant tout pour leur capacité à contribuer, à servir et à inspirer.

Vœux de nouvel an : le coordonateur du Cnddr salue l’engagement du gouvernement pour la paix

Vœux de Nouvel An : le coordonnateur du Cnddr salue l’engagement du gouvernement pour la paix   Le coordonnateur du Comité national de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration (Cnddr), Faï Yengo Francis, a adressé ses vœux de Nouvel An au Premier ministre du Cameroun, dont il dépend directement. Les deux hommes se sont rencontrés pour l’occasion et ont échangé une poignée de main symbolique.   Cette rencontre a permis à Faï Yengo Francis de réaffirmer l’engagement du Cnddr à poursuivre les efforts de désarmement, de démobilisation et de réintégration des ex-combattants, dans le cadre de la stratégie nationale de paix et de sécurité. Le Premier ministre a, pour sa part, salué les efforts du CNDDR et a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les initiatives de paix et de réconciliation dans le pays.   La poignée de main entre les deux hommes a été interprétée comme un symbole de collaboration et de coopération entre le CNDDR et le gouvernement pour un Cameroun plus stable et plus pacifique.   Le Cnddr est un organe public rattaché directement au service du Premier ministre, chargé de coordonner les efforts de désarmement, de démobilisation et de réintégration des ex-combattants dans le cadre de la résolution des conflits armés dans le pays.   Line TCHAKOUNTE

Droits de l’Homme : la CDHC et la Grande-Bretagne consolident leur partenariat

Droits de l’Homme : la CDHC et la Grande-Bretagne consolident leur partenariat   Le Président de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC), le Pr James Mouangue Kobila, a reçu en audience, le 14 janvier 2026 à Yaoundé, le Haut Commissaire de la Grande-Bretagne au Cameroun, Son Excellence Matt Woods. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme. La rencontre, tenue dans une atmosphère cordiale et respectueuse, a permis d’aborder les principaux enjeux liés aux droits de l’Homme au Cameroun, notamment les réformes du système judiciaire, le renforcement de l’État de droit, la lutte contre les violences basées sur le genre et la protection des droits de l’enfant. Les efforts du gouvernement camerounais dans ces différents domaines ont également été examinés. À l’issue de l’audience, le diplomate britannique a salué la disponibilité du Président de la CDHC et le rôle central de cette institution indépendante. Il a souligné l’importance des valeurs partagées entre les deux pays et exprimé la volonté d’engager une collaboration durable et mutuellement bénéfique, fondée sur le dialogue et l’échange d’expériences. Cette rencontre ouvre la voie à un renforcement significatif de la coopération entre le Cameroun et la Grande-Bretagne en matière de droits de l’Homme. Parmi les retombées attendues figurent un appui technique accru à la CDHC, la mise en œuvre de programmes de formation et de sensibilisation à l’endroit des forces de sécurité et des acteurs de la société civile, ainsi qu’une amélioration progressive de la situation des droits de l’Homme au Cameroun.

AIGLES: A Major Reform for the Modernization of Public Administration

AIGLES: A Major Reform for the Modernization of Public Administration The Minister in charge of the Public Service held a special press briefing today in Yaoundé on the AIGLES project (Computerized Application for Logical Management of State Personnel and Payroll). On this occasion, tribute was paid to the High Vision of the Head of State, His Excellency Paul BIYA, as well as to the constant support of the Prime Minister, Head of Government, Chief Dr Joseph DION NGUTE, whose strategic guidance made the effective implementation of this historic and far-reaching reform of Cameroon’s Public Administration possible. Operational since 1 January 2025, AIGLES embodies the presidential ambition to equip the State with an integrated, sovereign and high-performance system for managing public service personnel and payroll. It addresses key challenges related to staff control, payroll database clean-up, administrative transparency and good public governance. Since its deployment, AIGLES has ensured the regular, secure and traceable payment of salaries to more than 503,000 public servants, global payroll staff and pensioners. From January to December 2025, a total amount of 1.753 trillion FCFA was disbursed, with payroll now fully aligned with career data. The automation of major career management processes, including promotions and tenure confirmations, has significantly improved efficiency, fairness and reliability, while considerably reducing processing delays and errors. Today, AIGLES stands as the State’s single integrated human resources management system, replacing former platforms. In 2026, priority will be given to the completion of biometric and electronic archiving modules, as well as to consolidating achievements, in support of a more modern, efficient and citizen-oriented Public Administration.

AIGLES : une réforme majeure au service de la modernisation de l’Administration publique

AIGLES : une réforme majeure au service de la modernisation de l’Administration publique Le Ministre en charge de la Fonction publique a tenu, le 12 janvier dernier à Yaoundé, un Point de Presse spécial consacré au projet AIGLES (Application Informatique de Gestion Logique des Effectifs et de la Solde). À cette occasion, il a salué la Très Haute Vision du Chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA, ainsi que l’accompagnement constant du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Chief Dr Joseph DION NGUTE, dont les orientations stratégiques ont permis la mise en œuvre effective de cette réforme structurante et historique de l’Administration publique camerounaise. Entrée en production effective le 1er janvier 2025, l’application AIGLES constitue la matérialisation de la volonté présidentielle de doter l’État d’un système intégré, souverain et performant de gestion des personnels et de la solde. Elle répond aux impératifs de maîtrise des effectifs, d’assainissement du fichier solde, de transparence administrative et de bonne gouvernance publique. Depuis son déploiement, AIGLES assure le paiement régulier, sécurisé et traçable des salaires de plus de 503 000 agents publics, personnels à solde globale et pensionnés. De janvier à décembre 2025, une enveloppe globale de 1 753,5 milliards FCFA a été versée, avec une paie désormais entièrement adossée aux données de carrière. L’automatisation des principaux actes de carrière, notamment les avancements et les titularisations, a permis des gains significatifs en célérité, en équité et en fiabilité, tout en réduisant considérablement les délais et les erreurs de traitement. Aujourd’hui, AIGLES s’impose comme l’unique application intégrée de gestion des ressources humaines de l’État, en remplacement des anciens systèmes. Pour l’année 2026, les priorités porteront sur la finalisation des modules de biométrie et d’archivage électronique, ainsi que sur la consolidation des acquis, dans la perspective d’une Administration publique plus moderne, plus performante et résolument tournée vers l’intérêt général.  

Libération des voies à Yaoundé IV: le Maire lance l’opération de dégagement

Libération des voies à Yaoundé IV: le Maire lance l’opération de dégagement   Le Maire de la Commune d’Arrondissement de Yaoundé IV, S.M Gabriel B. EFFILA, a lancé une opération de dégagement des emprises de la voie publique sur le tronçon Ékié dernier poteau jusqu’à la sortie Petou. Cette opération, financée par la Présidence de la République, vise à libérer le terrain pour le projet de construction de la route.   Les constructions illégales, notamment les commerces et dépôts, ont été démolies en présence du Sous-préfet de l’Arrondissement de Yaoundé IV, M. AKONDI Elvis MBAHANGWEN, et d’autres autorités locales. Le Sous-préfet a rappelé l’importance de se munir d’un permis de bâtir et de respecter les procédures de construction.   La prochaine étape de l’opération est prévue sur le tronçon Essomba boulangerie weme jusqu’au lieu dit entrée Tchad. Cette initiative vise à améliorer la circulation et la sécurité routière dans la zone.   Line TCHAKOUNTE

Journée mondiale du braille : des parcours inspirants au service de l’inclusion

Journée mondiale du braille : des parcours inspirants au service de l’inclusion Journaliste, enseignant, doctorant… Leurs parcours académiques et professionnels forcent l’admiration et déconstruisent les préjugés liés au handicap visuel. Tous ont en commun la maîtrise du braille, cet outil qui leur a ouvert les portes du savoir, de l’information et d’une insertion professionnelle réussie. Ces trajectoires inspirantes étaient au cœur de la conférence-partage organisée, le 7 janvier dernier, par le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC), en partenariat avec la Mission Évangélique Braille, à l’occasion de la 25ᵉ édition de la Journée mondiale du braille. Placée sous le thème « Témoin et transformateur : le braille comme moteur d’inclusion entre journalisme et enseignement », cette rencontre engagée avait pour objectif de promouvoir le braille comme levier fondamental d’inclusion scolaire, professionnelle et sociale des personnes vivant avec un handicap visuel. Dans un monde marqué par une digitalisation accélérée des savoirs, le CJARC a tenu à rappeler que le braille demeure un pilier incontournable de l’autonomie intellectuelle des personnes aveugles ou malvoyantes. Loin d’être un outil dépassé, il constitue une véritable passerelle vers l’éducation de qualité, l’accès à l’information et l’exercice de métiers exigeants. « Nous avons voulu saisir cette 25ᵉ Journée mondiale du braille pour favoriser un échange entre personnes expérimentées et jeunes utilisateurs du braille. L’objectif est de transmettre des connaissances, mais surtout de motiver ceux qui doutent encore de son utilité », explique COCO Bertin, Directeur du CJARC. « En invitant des profils professionnels variés, nous avons voulu démontrer que la maîtrise du braille permet une insertion sociale réussie et ouvre de réelles perspectives d’avenir », ajoute-t-il. Journalisme et enseignement : des parcours qui brisent les préjugés Au cœur de cette conférence-partage, des professionnels non-voyants ont livré des témoignages édifiants sur leurs parcours académiques et professionnels. Journalistes, enseignants et formateurs ont démontré que la maîtrise du braille, combinée aux outils numériques adaptés, permet d’exercer des fonctions de haute responsabilité. « Le braille est fondamental. Après avoir perdu la vue très jeune, je n’avais d’autre choix que de l’apprendre. C’est grâce à lui que j’ai obtenu mes examens officiels au secondaire. Aujourd’hui, grâce à ce même braille, je suis candidat au doctorat, journaliste et enseignant. Le braille est comme le stylo qui nous permet d’écrire notre avenir », témoigne Pascal Somb Lingom, journaliste en service au poste national. Braille et numérique : une complémentarité gagnante Le numérique ne signe pas la fin du braille. Le CJARC a démontré que les deux outils se renforcent mutuellement. Les plages braille, les logiciels de lecture d’écran et les supports numériques adaptés élargissent aujourd’hui les opportunités académiques et professionnelles. « Le braille est un outil de base que j’utilise notamment pour la préparation de mes cours. Associé à l’informatique braille, il améliore considérablement la qualité de mes enseignements. Je me bats pour prouver que le handicap visuel n’est pas une limite à l’accès aux métiers de l’enseignement », confie Gabriel, enseignant de philosophie. À travers cette commémoration, le CJARC et la Mission Évangélique Braille entendent sensibiliser les pouvoirs publics, les établissements scolaires et les médias à l’urgence d’investir dans l’enseignement du braille dès le plus jeune âge. « De nombreux jeunes souhaitent apprendre le braille mais se heurtent au manque de matériel didactique spécialisé, encore très coûteux et peu accessible dans notre pays. Dans nos organisations, nous faisons de notre mieux pour pallier ce déficit », déplore COCO Bertin. Selon lui, le Cameroun compte environ 200 000 personnes déficientes visuelles qui ont besoin d’apprendre le braille, mais restent limitées par l’insuffisance de matériel tel que les tablettes braille, poinçons, cubarithmes et autres outils spécialisés. Un appel est ainsi lancé aux décideurs publics afin qu’ils prennent des mesures concrètes pour rendre ces équipements accessibles et favoriser une inclusion durable.

Gouvernance de l’or : clarifier les responsabilités, relever les défis en 2026

Gouvernance de l’or : clarifier les responsabilités, relever les défis en 2026 Les écarts entre les quantités d’or déclarées par les États africains producteurs et les volumes enregistrés dans les statistiques internationales suscitent depuis plusieurs mois interrogations et controverses. Au Cameroun, cette situation a parfois été présentée comme une anomalie nationale, mettant en cause le Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (MINMIDT). Pourtant, l’examen attentif des données disponibles et des procédures en vigueur permet de replacer le débat dans son véritable contexte. Un phénomène continental Les statistiques publiées par l’organisme onusien UN Comtrade, relayées par Swissaid pour l’année 2024, montrent que ces écarts sont largement répandus en Afrique. Ils atteignent notamment 29 tonnes au Soudan, 52 tonnes au Togo, 18 tonnes au Tchad, 19 tonnes au Rwanda, 9 tonnes en Libye et en Ouganda. Au Ghana, près de 80 % de l’or importé ne transiterait pas par les circuits formels. Dans ce contexte, le Cameroun apparaît loin d’être un cas isolé ou extrême. Les différences relevées entre les chiffres reconnus par l’État dans le rapport ITIE 2023 et ceux publiés au niveau international traduisent une problématique structurelle commune aux pays producteurs d’or : poids de l’informel, faiblesse de la traçabilité et circulation transfrontalière incontrôlée des produits miniers. Des sorties frauduleuses hors du champ d’action du MINMIDT Il convient de rappeler que le MINMIDT n’est ni à l’origine ni le facilitateur des sorties frauduleuses de l’or du territoire national. Ces pratiques relèvent d’activités illégales menées en marge du cadre réglementaire : exploitation clandestine, contrebande, exportations non déclarées ou fausses déclarations. L’intervention du MINMIDT s’opère uniquement lorsque les produits miniers entrent dans une procédure administrative régulière. À ce titre, les documents relatifs au traitement des saisies d’or en contrebande apportent un éclairage précis sur le rôle du ministère. L’affaire des lingots d’or : la loi appliquée sans exception L’affaire des 44 lingots d’or saisis à l’Aéroport International de Douala en octobre 2023 a donné lieu à de nombreuses interprétations. Elle illustre pourtant une application rigoureuse du Code minier de 2016. Conformément aux textes en vigueur, la saisie donne lieu à un procès-verbal établi par les services compétents, à la mise sous scellés de l’or, puis à la saisine d’une Commission interministérielle associant le MINMIDT et le ministère des Finances pour expertise. Le mis en cause dispose d’un délai légal pour produire les justificatifs attestant de la détention régulière de l’or. Dans ce dossier, les justificatifs requis ont été fournis, les expertises réalisées et les obligations fiscales et douanières acquittées. La restitution des lingots, accompagnée d’un certificat d’exportation, est donc intervenue conformément à la loi. l’affaire des lingots d’or montre le respect de la loi par le MINMIDT. 2026 : des défis clairs pour une gouvernance renforcée À l’horizon 2026, le MINMIDT est confronté à des défis majeurs : renforcer la traçabilité de l’or, réduire l’emprise des circuits informels, améliorer la coordination entre les administrations concernées et assurer une meilleure cohérence entre les données nationales et internationales. Les réformes structurelles annoncées traduisent une volonté de rupture et d’amélioration durable de la gouvernance minière, avec l’ambition de positionner le Cameroun comme un acteur crédible et responsable dans la gestion de ses ressources aurifères. Les éléments disponibles montrent que les dysfonctionnements observés relèvent moins d’une défaillance institutionnelle que d’un environnement régional complexe. Le véritable enjeu pour les pouvoirs publics n’est donc pas de nourrir les amalgames, mais de consolider une gouvernance minière plus transparente, plus efficace et adaptée aux réalités du terrain.

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