Lancement des projets miniers et industriels : le Pr Fuh Calistus Gentry fixe le cap pour 2026

Lancement des projets miniers et industriels : le Pr Fuh Calistus Gentry fixe le cap pour 2026 Le Professeur Fuh Calistus Gentry, Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, a dévoilé, le mercredi 28 janvier 2026 à Yaoundé, les grandes orientations de son département ministériel à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An. Une rencontre marquée par l’annonce d’une année charnière pour les secteurs minier et industriel au Cameroun. C’est dans le grand amphithéâtre de l’École Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) que s’est tenue cette cérémonie, en présence d’un parterre de responsables administratifs, de Directeurs généraux, de partenaires institutionnels et de collaborateurs du ministère. Au-delà de l’échange de vœux, l’événement a servi de tribune stratégique pour exposer les ambitions et les projets structurants qui devront impulser la croissance économique nationale en 2026. Dans son allocution, le ministre a dressé un panorama des projets miniers majeurs en cours, citant notamment Sinosteel, Grand-Zambi, Minim-Martap, Bidzar, Colomine et Mborguene. Il a, par ailleurs, annoncé le lancement officiel de nouveaux projets d’envergure, Caminco et Camina, confirmant ainsi la volonté du gouvernement d’accélérer la valorisation du potentiel minier du pays. Le Pr Fuh Calistus Gentry a également mis en lumière les efforts engagés pour la restructuration de l’industrie minière artisanale, avec pour objectifs l’amélioration de la gouvernance, l’augmentation de la productivité et une meilleure intégration de ce secteur dans l’économie formelle. Sur le plan industriel, le ministre a révélé une ambition forte : la mise en place d’environ 30 nouvelles chaînes de valeur par an. Une orientation stratégique qui s’inscrit dans la politique nationale d’industrialisation et vise à renforcer durablement le tissu industriel camerounais. La cérémonie a été ouverte par le Secrétaire Général du MINMIDT, qui a présenté le bilan des réalisations de l’année écoulée, mettant en exergue les acquis et les performances enregistrées. Elle a également été marquée par l’installation officielle des nouveaux délégués du personnel, signe d’un engagement renouvelé en faveur du dialogue social au sein du ministère. Placée sous le sceau de la mobilisation collective et de l’optimisme, la rencontre s’est achevée par un cocktail convivial, symbole de la confiance partagée et de l’espoir suscité par les perspectives prometteuses annoncées pour l’année 2026. La cérémonie s’est également distinguée par une forte dimension culturelle, magnifiant l’unité nationale à travers une série d’intermèdes artistiques soigneusement orchestrés. Des pas de danse cadencés, portés par des gestuelles authentiques, ont mis en lumière la richesse et la diversité du patrimoine culturel camerounais. Les rythmes issus de plusieurs aires culturelles du pays se sont succédé, offrant un véritable voyage au cœur des traditions nationales et faisant dialoguer culture et savoir, sous le sceau de la science et de la modernité. Ces prestations, hautement appréciées, se sont déroulées sous le regard émerveillé des responsables administratifs, des invités de marque, des professionnels des médias ainsi que de nombreux curieux venus partager cet instant de communion et de célébration de l’identité camerounaise.

Prévisions climatiques : un levier stratégique pour une agriculture résiliente au Cameroun

Prévisions climatiques : un levier stratégique pour une agriculture résiliente au Cameroun Face à la variabilité croissante des saisons et à l’irrégularité des précipitations, l’agriculture camerounaise, essentiellement pluviale, est plus que jamais confrontée aux effets du changement climatique. C’est dans ce contexte que le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé, de l’Environnement, du Genre et des Droits humains (REMAPSEN-Cameroun) a organisé, le 15 janvier 2025, un webinaire consacré à la vulgarisation et à la compréhension des prévisions climatiques, avec un accent particulier sur leur utilité en saison sèche. Informer à temps pour mieux produire Au cœur des échanges, les experts ont souligné la nécessité pour les producteurs agricoles de disposer d’informations climatiques fiables, compréhensibles et diffusées à temps. Selon le Dr René Ramsès Meyong, climatologue à l’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC), la forte variabilité de la durée des saisons et la mauvaise répartition spatiale et temporelle des pluies rendent désormais risqués les choix agricoles faits à l’aveugle. « On ne peut plus cultiver les mêmes variétés de maïs sans tenir compte de la longueur annoncée de la saison. Il faut savoir si l’on s’oriente vers des cycles de 90 ou de 120 jours », a-t-il expliqué, insistant sur le rôle stratégique des services climatologiques dans l’aide à la décision. Des outils climatologiques au service des producteurs L’ONACC met à la disposition des acteurs du monde rural plusieurs produits, notamment des bulletins climatologiques décadaires (tous les 10 jours) et des bulletins saisonniers (trimestriels). Ces documents fournissent des tendances, des alertes et des indications sur les anomalies possibles telles que les fortes précipitations, les vents violents ou les périodes de sécheresse. Ces informations couvrent l’ensemble des cinq zones agro-écologiques du Cameroun, tout en tenant compte des spécificités locales. Une même zone peut en effet connaître des réalités climatiques différentes selon la localité, ce qui impose une approche fine et territorialisée. Produire en saison sèche : contraintes et opportunités L’ingénieur agronome Armand Elom a, pour sa part, mis en lumière les techniques de production agricole en saison sèche, une période marquée par le stress hydrique mais aussi porteuse d’opportunités économiques. Les cultures maraîchères telles que la tomate, le piment, le gombo, la laitue, le chou ou l’oignon sont particulièrement adaptées, à condition de maîtriser l’accès à l’eau, la conservation de l’humidité et le choix de variétés à cycle court. « La contre-saison offre un avantage de prix considérable, car la demande reste forte alors que l’offre est limitée », a-t-il relevé, soulignant que les producteurs bénéficient également d’une meilleure maîtrise des maladies liées à l’humidité. Mieux diffuser pour mieux agir Les panélistes ont unanimement insisté sur l’importance de la vulgarisation des informations climatiques. Pour être utiles, ces données doivent être traduites dans un langage accessible aux producteurs et relayées par des canaux adaptés, notamment les radios communautaires, les services de vulgarisation agricole, les réseaux sociaux, WhatsApp ou encore les collectivités territoriales décentralisées. Cependant, des défis subsistent, notamment la faiblesse des infrastructures numériques en zones rurales et la nécessité de renforcer les capacités des acteurs locaux à interpréter et utiliser efficacement ces informations. Un enjeu de sécurité alimentaire Le webinaire a rappelé que les services climatologiques constituent un outil stratégique de résilience, non seulement pour l’agriculture, mais aussi pour la gestion de l’eau, la santé et les infrastructures. Leur intégration systématique dans les politiques locales de développement apparaît comme une condition essentielle pour renforcer la sécurité alimentaire et faire face aux effets du changement climatique au Cameroun.

EAU ET ASSAINISSEMENT : YAOUNDÉ ACCUEILLE LE 23ᵉ CONGRÈS INTERNATIONAL DE L’AAEA

EAU ET ASSAINISSEMENT : YAOUNDÉ ACCUEILLE LE 23ᵉ CONGRÈS INTERNATIONAL DE L’AAEA Yaoundé sera, du 9 au 13 février 2026, le centre névralgique des réflexions africaines sur l’eau et l’assainissement à l’occasion du 23ᵉ Congrès international et exposition de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA). Organisé au Palais des Congrès de Yaoundé, en partenariat avec le Gouvernement camerounais et la CAMWATER, l’événement se tiendra sous le thème : « Eau et Assainissement pour tous : des actions fortes pour l’Afrique ». Près de 3 000 participants issus de plus de 50 pays — décideurs politiques, opérateurs, experts, industriels, chercheurs et partenaires au développement — sont attendus pour ce grand rendez-vous panafricain, qui s’inscrit dans la dynamique de l’Objectif de Développement Durable n°6, visant l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2030. À quelques années de cette échéance, le défi demeure immense : trois Africains sur cinq n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre. Face à cette urgence, le Congrès ambitionne de promouvoir des solutions concrètes, d’encourager l’innovation technologique et de renforcer les partenariats stratégiques à l’échelle du continent. Les travaux s’articuleront autour de six axes majeurs, allant de la gestion intégrée des ressources en eau à la gouvernance, au financement, à la recherche et à l’innovation. Le programme prévoit des sessions plénières, plus de 600 communications techniques, une exposition internationale, un village de l’innovation, ainsi que des forums dédiés aux jeunes professionnels, aux start-ups et aux dirigeants d’entreprises du secteur. Au-delà des échanges scientifiques et techniques, le Congrès offrira un cadre privilégié de dialogue avec les décideurs, de renforcement des réseaux et de valorisation des meilleures initiatives, notamment à travers la remise des Prix de l’AAEA pour l’innovation et le mérite. Avec cet événement d’envergure, Yaoundé se positionne comme un pôle stratégique de la coopération africaine pour relever l’un des défis majeurs du développement durable : garantir l’eau et l’assainissement pour tous.

CDHC : la jeunesse au cœur de la transformation du système éducatif

CDHC : la jeunesse au cœur de la transformation du système éducatif À l’occasion de la 8ᵉ Journée internationale de l’éducation, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) met en avant la contribution déterminante des jeunes dans la refondation des systèmes éducatifs. L’institution appelle à une meilleure prise en compte de leurs idées, de leurs compétences et de leur créativité, tout en soulignant l’urgence de relever les nombreux défis structurels qui persistent dans le secteur de l’éducation. Le 24 janvier dernier, la CDHC a salué le thème retenu par l’UNESCO pour cette célébration mondiale : « Le pouvoir de la jeunesse dans la cocréation de l’éducation ». Pour la Commission, ce thème consacre un changement de paradigme, reconnaissant les jeunes non plus comme de simples bénéficiaires des politiques éducatives, mais comme des acteurs essentiels de la conception, de la mise en œuvre et de l’amélioration des systèmes d’enseignement. La Commission souligne que cette orientation s’inscrit pleinement dans la vision de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui promeut l’implication active des jeunes dans l’élaboration de solutions durables aux défis éducatifs du continent. Selon la CDHC, une éducation pensée avec et par les jeunes est mieux à même de répondre aux exigences actuelles et futures de l’Afrique. Par ailleurs, l’institution des droits de l’homme salue la volonté exprimée par le Président de la République, Son Excellence Paul Biya, de placer les jeunes et les femmes au centre des priorités de son nouveau mandat. L’annonce d’un budget de 50 milliards de francs CFA destiné à soutenir les projets d’initiatives de jeunes est perçue comme un signal fort en faveur de leur autonomisation et de leur contribution au développement durable. Toutefois, la CDHC relève que d’importants obstacles demeurent. Les insuffisances en infrastructures scolaires, notamment, continuent de freiner l’accès à une éducation de qualité pour tous. Face à cette réalité, la Commission appelle à la modernisation des établissements scolaires, à l’amélioration des conditions d’apprentissage et à la révision des parcours professionnels des enseignants afin de renforcer la qualité de l’enseignement. La situation des jeunes issus des milieux vulnérables retient également l’attention de la Commission. Celle-ci alerte sur les effets néfastes de la consommation de drogues et sur la stigmatisation dont sont victimes de nombreux jeunes. En réponse, elle recommande l’intégration de modules d’éducation préventive sur les drogues dans les programmes scolaires, ainsi que la formation des enseignants à la détection précoce et à l’accompagnement des apprenants en difficulté. En conclusion, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun appelle l’ensemble des acteurs du système éducatif à une action concertée pour la réforme des curricula scolaires. Elle insiste sur la nécessité de travailler étroitement avec les jeunes afin d’y intégrer des compétences pratiques, techniques et numériques, indispensables à une éducation inclusive, moderne et adaptée aux réalités contemporaines. À travers cette Journée internationale de l’éducation, la CDHC lance ainsi un appel à l’engagement collectif — pouvoirs publics, communautés éducatives et société civile — pour faire de la voix des jeunes un levier central de transformation durable de l’éducation au Cameroun.

Assainissement scolaire : quand une initiative citoyenne devient un levier de gouvernance publique

Assainissement scolaire : quand une initiative citoyenne devient un levier de gouvernance publique L’amphithéâtre de l’Institut des hautes études sur la gouvernance territoriale et de la décentralisation (IHEGTD) affichait complet ce jeudi 22 janvier. Étudiants, responsables institutionnels et jeunes porteurs de projets s’y sont retrouvés autour d’une master class inscrite dans la saison 2025-2026 des Grands Mentors de l’entrepreneuriat. À l’honneur : Yvonne Flore Belema, entrepreneure sociale et actrice engagée de la transformation du cadre scolaire au Cameroun. Au-delà d’un parcours personnel inspirant, cette rencontre a surtout mis en lumière la capacité d’une initiative locale à influencer durablement l’action publique, en articulant gouvernance territoriale, inclusion sociale et développement durable. De l’observation citoyenne à la réponse systémique À l’origine du projet Clean School, un constat simple mais alarmant : l’état de dégradation avancée des infrastructures sanitaires dans certaines écoles camerounaises. Une réalité découverte par Yvonne Flore Belema à son retour des États-Unis, lors d’une visite dans l’établissement fréquenté par sa fille. Ce choc a agi comme un révélateur des enjeux structurels liés à l’hygiène scolaire. « L’assainissement n’est pas un détail technique. Il conditionne la dignité, la santé et l’égalité des chances », a-t-elle rappelé devant l’assistance. Refusant de s’arrêter à l’indignation, elle a choisi de formuler une réponse organisée, structurée et reproductible. Clean School : un modèle opérationnel au service de l’État Le programme Clean School repose sur une approche intégrée : amélioration durable des sanitaires scolaires, sécurisation des espaces, gestion des déchets et implication des communautés éducatives. Ce modèle a rapidement suscité l’intérêt du ministère des Enseignements secondaires, conduit par la professeure Pauline Nalova Lyonga, présente à la cérémonie. Cette collaboration institutionnelle a permis au projet de dépasser le stade expérimental pour s’inscrire dans une logique de déploiement national, démontrant comment une innovation sociale peut nourrir les politiques publiques sectorielles. Femmes, emploi et impact social Un autre pilier du dispositif réside dans sa dimension inclusive. Les activités d’entretien et de maintenance générées par Clean School bénéficient majoritairement aux femmes, qui représentent près de 80 % des recrutements. « Les femmes sont à la fois les premières victimes des déficits d’assainissement et les principales actrices du changement », a souligné la mentore. À travers son ONG ACAHIJEC, Yvonne Flore Belema a structuré un partenariat durable avec les associations de parents d’élèves (APEE) et les administrations locales, renforçant l’ancrage territorial du projet. Une reconnaissance académique et institutionnelle La master class a également été marquée par une double reconnaissance. Sur le plan académique, Yvonne Flore Belema a reçu son diplôme de Master II en Ingénierie du développement des territoires, obtenu à l’IHEGTD sous la tutelle de l’Université de Dschang. Son mémoire, consacré à la gestion des déchets au Cameroun, fait écho à son engagement de terrain. Sur le plan institutionnel, son action a été saluée par plusieurs personnalités. La ministre Pauline Nalova Lyonga a loué son engagement constant en faveur de l’entrepreneuriat féminin et de l’amélioration du bien-être en milieu scolaire. De son côté, l’honorable Georgette Menana, députée et représentante du Réseau des parlementaires pour l’entrepreneuriat privé, a insisté sur la portée exemplaire de son parcours, rappelant que « l’entrepreneuriat se construit par la volonté et l’apprentissage ». Le mentorat comme outil de transformation sociale Cette rencontre s’inscrivait dans le programme Saison des Grands Mentors, coordonné par Henri Séverin Assembe, qui a invité les participants à concevoir le leadership comme un devoir d’impact. « Le développement durable commence par la responsabilité individuelle et collective », a-t-il déclaré. Récemment désignée parmi les 15 Grands Mentors de l’Assemblée nationale pour son action en faveur des femmes et des jeunes, Yvonne Flore Belema entend faire de ce rôle un espace de transmission. « Encadrer la jeunesse, surtout les filles, c’est multiplier les chances de changement durable », a-t-elle confié. Plus qu’un hommage, cette master class a posé les jalons d’une réflexion stratégique sur la place de l’entrepreneuriat social dans la gouvernance territoriale. En reliant expérience citoyenne, expertise académique et action publique, Yvonne Flore Belema incarne une nouvelle génération de leaders pour qui l’innovation naît de l’écoute attentive des besoins fondamentaux des communautés. Son parcours illustre une conviction forte : les solutions durables émergent souvent du terrain, lorsqu’elles sont portées par une vision claire, un engagement constant et une volonté de servir l’intérêt général.

Mauvaise alimentation : l’étiquetage nutritionnel, une arme clé contre les maladies silencieuses au Cameroun

Mauvaise alimentation : l’étiquetage nutritionnel, une arme clé contre les maladies silencieuses au Camerou Au Cameroun, les maladies non transmissibles progressent à un rythme inquiétant, nourries par une alimentation de plus en plus riche en produits ultra-transformés. Face à cette menace sanitaire, experts et journalistes ont sonné l’alerte lors du premier « Rendez-vous du REMAPSEN », plaidant pour l’adoption urgente de politiques alimentaires saines, notamment l’étiquetage nutritionnel et la taxation des produits malsains. Une bombe sanitaire à retardement Diabète, hypertension, maladies cardiovasculaires, cancers… Ces pathologies, longtemps perçues comme des maladies de pays développés, frappent désormais durement le Cameroun. Les maladies non transmissibles (MNT) représentent aujourd’hui plus de 43 % des décès annuels, avec un risque de mortalité prématurée estimé à 22 % chez les adultes âgés de 30 à 69 ans. La cause est largement identifiée : la mauvaise alimentation, marquée par une consommation croissante de produits emballés riches en sucres, en graisses, en sel et en calories, souvent sans information claire pour les consommateurs. REMAPSEN–RADA : une rencontre pour agir C’est pour répondre à cette urgence qu’a été organisé, le 24 janvier 2026, le 1er “Rendez-vous du REMAPSEN” Cameroun, réunissant journalistes et experts de santé autour du thème : « Étiquetage nutritionnel et enjeu de prévention des maladies non transmissibles ». Prenant la parole, le président et CEO de RADA-Cameroun, Mbiydzenyuy Ferdinant Sonyuy, a insisté sur la nécessité d’impliquer les médias dans la prévention : « Ce qui est doux au goût n’est pas toujours bon pour le corps », a-t-il rappelé, soulignant la perte de repères alimentaires au sein des populations. Informer pour mieux protéger Selon RADA, une grande partie des risques nutritionnels découle d’un manque d’information fiable et lisible sur les produits alimentaires. D’où la nécessité d’adopter : un étiquetage nutritionnel frontal clair, des restrictions de marketing sur les produits malsains, et une taxation sanitaire ciblant les aliments à forte teneur en nutriments nocifs. Ces mesures, recommandées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), figurent parmi les interventions les plus efficaces pour réduire la charge des MNT à l’horizon 2030. Des chiffres qui inquiètent sérieusement Les données présentées lors de la rencontre confirment l’ampleur du problème : 26 % des adultes camerounais sont en surpoids, 15,1 % souffrent d’obésité, Chez les enfants de moins de cinq ans, le surpoids est passé de 5 % en 1991 à 11 % en 2018, En milieu urbain, 12,5 % des enfants de 3 à 13 ans sont en surpoids, avec une prévalence plus élevée chez les filles. Parallèlement, le pays continue de lutter contre la sous-nutrition, révélant une double charge nutritionnelle de plus en plus préoccupante. Contrairement aux idées reçues, la taxation des produits alimentaires malsains n’a pas pour objectif de pénaliser les consommateurs, mais de réduire leur consommation et d’inciter les industriels à reformuler leurs produits. « Si nous ne faisons pas de la nourriture notre médicament, nous ferons des médicaments notre nourriture », a averti le président de RADA, rappelant que la prévention reste toujours préférable au traitement. Les médias, acteurs de changement Pour RADA, les médias doivent devenir des alliés stratégiques dans la lutte contre les MNT. Leur rôle va au-delà de l’information : ils façonnent les comportements, influencent les décisions publiques et amplifient les messages de prévention. « Les médias relient les réalités des populations aux décideurs et contribuent à sauver des vies », a souligné Mbiydzenyuy Ferdinant Sonyuy. La rencontre a également été l’occasion de saluer les efforts du Ministre de la Santé Publique, Dr Manaouda Malachie, et de ses équipes, pour l’élaboration du plan national de promotion des régimes alimentaires sains, intégrant la question de la fiscalité nutritionnelle. L’enjeu désormais est de mobiliser l’opinion publique afin de renforcer l’adhésion sociale à ces politiques de santé. À travers cette collaboration entre RADA et le REMAPSEN, un message fort a été lancé : lutter contre les maladies non transmissibles commence dans l’assiette. Informer, prévenir et agir aujourd’hui permettra d’éviter des drames sanitaires demain. Les médias sont appelés à porter ce message jusque dans les zones les plus reculées, afin de permettre à chaque citoyen de faire des choix alimentaires éclairés et protecteurs de sa santé.

Action humanitaire : près de 3 millions de Camerounais auront besoin d’assistance en 2026, selon l’ONU

Action humanitaire : près de 3 millions de Camerounais auront besoin d’assistance en 2026, selon l’ONU Le Cameroun fait face à une pression humanitaire croissante. Selon les Nations Unies, 2,9 millions de personnes auront besoin d’une assistance humanitaire en 2026, en particulier dans les régions du Sud-Ouest, du Nord-Ouest et de l’Extrême-Nord. Cette alerte a été au cœur des échanges entre le gouvernement camerounais et le système des Nations Unies. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a reçu ce mercredi 22 janvier 2026 à Yaoundé Issa Sanogo, Coordonnateur résident des Nations Unies au Cameroun. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des préparatifs du plan de réponse humanitaire 2026, destiné à faire face aux multiples vulnérabilités observées sur le terrain. D’après les projections présentées par l’ONU, 1,9 million de personnes devraient bénéficier directement de l’assistance onusienne, pour un budget estimé à 319 millions de dollars américains. Une enveloppe jugée essentielle pour répondre aux besoins urgents des populations affectées par les crises sécuritaires, les déplacements forcés et les catastrophes naturelles. Issa Sanogo a rappelé que l’année 2025 a été particulièrement éprouvante pour l’action humanitaire. La réduction des financements a fortement limité les capacités d’intervention, compromettant parfois la réponse rapide aux urgences. Face à cette situation, le Coordonnateur résident a lancé un appel pressant à la communauté internationale et aux partenaires nationaux, les exhortant à maintenir et renforcer leur soutien financier. Une nouvelle approche opérationnelle a également été annoncée. Désormais, la gestion des interventions humanitaires sur le terrain sera davantage confiée aux acteurs locaux, notamment le gouvernement et les organisations de la société civile. Cette orientation vise à améliorer la réactivité, l’efficacité et la coordination de l’aide, tout en tenant compte des réalités locales. Les régions du Sud-Ouest, du Nord-Ouest et de l’Extrême-Nord demeurent les zones les plus critiques. À ces foyers de vulnérabilité s’ajoutent les réfugiés centrafricains et nigérians, ainsi que les personnes déplacées internes. Dans ces zones, de nombreuses familles vivent dans une extrême précarité, où l’accès à la nourriture, à l’eau potable ou à des kits d’hygiène reste un défi quotidien. Le diplomate onusien a par ailleurs salué la solidarité du gouvernement camerounais et des populations envers les personnes en situation de détresse. « Le Cameroun montre l’exemple en ouvrant ses portes aux personnes vulnérables, sur toute l’étendue de son territoire », a-t-il souligné. Pour 2026, le plan humanitaire se veut ambitieux, inclusif et concerté, reposant sur une collaboration étroite entre l’ONU, l’État camerounais, les partenaires techniques et financiers, ainsi que la société civile. Toutefois, sa réussite dépendra largement de la mobilisation des ressources. Au-delà des statistiques, l’enjeu est humain : transformer les chiffres en vies sauvées, garantir que l’aide parvienne effectivement à ceux qui en ont le plus besoin et renforcer durablement la capacité du Cameroun à faire face aux crises humanitaires.Action humanitaire : près de 3 millions de Camerounais auront besoin d’assistance en 2026, selon l’ONU

Vœux 2026 au MINSEP : unité nationale, performances et ambitions renouvelées pour le sport camerounais

Vœux 2026 au MINSEP : unité nationale, performances et ambitions renouvelées pour le sport camerounais Dans une atmosphère solennelle et festive, portée par la richesse des expressions culturelles du Cameroun et une forte mobilisation institutionnelle, la grande famille du sport s’est réunie au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé pour adresser ses vœux de Nouvel An au Ministre des Sports et de l’Éducation Physique, le Professeur Narcisse Mouelle Kombi. Bien au-delà d’un rituel républicain, la cérémonie du jeudi 22 janvier 2026 s’est imposée comme une démonstration d’unité nationale, de vitalité culturelle et d’ambition collective pour l’avenir du sport camerounais. Le Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé a ainsi servi de cadre à cette rencontre majeure, qui a rassemblé les services centraux et déconcentrés du MINSEP, les structures rattachées, les organismes sous tutelle ainsi que les responsables du mouvement sportif national. Une mobilisation exceptionnelle, traduisant la cohésion retrouvée au sein du département ministériel et l’adhésion des acteurs à une vision commune. Rarement le Palais des Sports avait connu une telle affluence autour d’un même objectif. Placée sous la supervision du Secrétaire Général du MINSEP, Joseph Yerima, la cérémonie a été marquée par la présentation du bilan des activités de l’année 2025. Ce bilan met en évidence une administration sportive en pleine transformation, portée par des réformes structurelles, une gouvernance renforcée et une dynamique de performance assumée. Sur le plan des résultats, l’année 2025 s’inscrit comme l’une des plus prolifiques de l’histoire sportive nationale. Le Cameroun a engrangé 650 médailles toutes catégories confondues, tandis que le Septennat 2018-2025 affiche un total remarquable de 3 030 médailles remportées lors des compétitions sous-régionales, africaines et mondiales. Ces performances traduisent l’efficacité de l’accompagnement de l’État et le renforcement de l’encadrement administratif et technique des athlètes. Cette dynamique s’est également matérialisée par le soutien constant aux fédérations sportives civiles nationales, dont le nombre est passé de 54 à 58, avec l’attribution en 2025 d’agréments provisoires à quatre nouvelles disciplines : Krav Maga, Maracana, e-sport et floorball, élargissant ainsi le spectre du sport camerounais. Dans le domaine de l’éducation physique et des infrastructures sportives, d’importants investissements ont été consentis. La construction du Parcours Vita de Kribi, ainsi que ceux de Maroua et Bafoussam, ayant reçu le Très Haut Accord du Président de la République, viendra renforcer l’encadrement de proximité des populations. À cela s’ajoutent près d’une centaine de plateformes sportives et gymnases construits ou réhabilités dans les dix Régions, sans oublier les grands complexes et stades réalisés dans les différentes aires culturelles du pays, véritables leviers de modernisation et d’épanouissement pour la jeunesse. La gouvernance du mouvement sportif a également connu des avancées notables. Le processus de renouvellement des exécutifs des fédérations sportives s’est déroulé dans un climat de transparence et d’apaisement, contribuant à renforcer la stabilité institutionnelle et la confiance entre les acteurs. Prenant la parole, le Professeur Narcisse Mouelle Kombi a fixé le cap pour l’année 2026, appelant à la consolidation des acquis et au dépassement des performances enregistrées. Placée sous le thème « Activités Physiques et Sportives : levier de la cohésion sociale, socle de la mise en œuvre du Septennat des Grandes Espérances », l’année 2026 s’annonce décisive pour le rayonnement du sport camerounais. Parmi les priorités évoquées figurent la préparation des athlètes aux Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, la mise en œuvre d’un programme de préparation quadriennale en vue des Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, la création d’une Commission Nationale du Sport de Haut Niveau, ainsi que la poursuite et l’achèvement de plusieurs chantiers d’infrastructures sportives à travers le pays. Une cérémonie sublimée par la richesse culturelle nationale Fidèle à l’esprit de rassemblement et d’unité qui a marqué l’événement dès son ouverture, la cérémonie a été ponctuée de riches intermèdes culturels, véritables tableaux vivants de l’âme camerounaise. Des rythmes envoûtants des peuples Peulhs et Arabes-Choa du Septentrion aux danses majestueuses des communautés Tikar et Bamiléké des Hautes Terres, en passant par les expressions corporelles des peuples Bassa, Beti, Fang, Sawa et Maka, chaque prestation a célébré la diversité culturelle et la fraternité nationale. Ces manifestations artistiques, hautement symboliques, ont rappelé que le sport, à l’instar de la culture, demeure un puissant vecteur de cohésion sociale, de transmission des valeurs républicaines et de fierté nationale. La cérémonie s’est achevée dans une ambiance conviviale. Pour les participants, ces vœux de Nouvel An ont confirmé la dynamique engagée au sein du ministère. Sous l’impulsion du Professeur Narcisse Mouelle Kombi, le sport camerounais entend poursuivre sa structuration, renforcer son organisation et consolider durablement son rayonnement, tant sur le plan national qu’international. Denise Ebelle

La CDHC condamne fermement l’assassinat de quatorze civils à Gidado (Nord-Ouest)

La CDHC condamne fermement l’assassinat de quatorze civils à Gidado (Nord-Ouest) La Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) a exprimé sa profonde indignation à la suite de l’assassinat de quatorze civils dans le village de Gidado, arrondissement de Ndu, région du Nord-Ouest. Cette position a été rendue publique à travers un communiqué de presse publié en français et en anglais le 21 janvier 2026, signé par le Professeur James Mouangué Kobila, Président de la Commission. Une attaque meurtrière perpétrée à l’aube Selon les conclusions préliminaires de l’enquête menée par la CDHC, les faits se sont produits à l’aube du 14 janvier 2026. Des hommes armés, identifiés comme des terroristes sécessionnistes, ont fait irruption dans le village de Gidado et ouvert le feu de manière indiscriminée sur des populations civiles alors qu’elles dormaient encore. Le bilan humain est particulièrement lourd : quatorze personnes ont perdu la vie, majoritairement issues de la communauté Mbororo. Parmi les victimes figurent six femmes et sept enfants, tandis que plusieurs autres civils ont été grièvement blessés. Cette attaque d’une extrême violence a plongé la localité dans l’effroi et un profond deuil. Des meurtres prémédités et ciblant des civils Pour la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun, les circonstances de cette attaque traduisent un acte prémédité. Le choix de l’aube, période de grande vulnérabilité des populations, ainsi que le caractère indiscriminé des tirs, témoignent d’une volonté manifeste de semer la terreur. Les victimes n’étaient ni des combattants ni impliquées dans le conflit armé qui sévit dans la région. Ces assassinats constituent de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire, lequel impose, en toutes circonstances, la protection des civils, en particulier des femmes et des enfants. La communauté Mbororo, déjà fragilisée par l’insécurité persistante et les déplacements forcés, se retrouve une fois de plus durement éprouvée. Une condamnation ferme et un appel à la justice Dans son communiqué, le Professeur James Mouangué Kobila condamne avec la plus grande fermeté ce qu’il qualifie d’« acte barbare et lâche ». La CDHC appelle les autorités compétentes à diligenter des enquêtes approfondies afin que les auteurs, coauteurs et complices de ces crimes soient identifiés, arrêtés et traduits devant les juridictions compétentes. Pour l’institution nationale des droits de l’homme, la lutte contre l’impunité demeure un impératif majeur pour restaurer la confiance des populations, prévenir la répétition de telles atrocités et consolider l’État de droit. Au-delà de la condamnation, la Commission exhorte à une mobilisation accrue, tant au niveau national qu’international, afin de lutter efficacement contre le terrorisme et de renforcer la protection des populations civiles dans les zones affectées par l’insécurité. Elle plaide également pour le renforcement des mécanismes de prévention des conflits, d’assistance humanitaire et de prise en charge des victimes, en particulier au bénéfice des communautés vulnérables durement touchées par la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Tout en présentant ses sincères condoléances aux familles endeuillées, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun réaffirme, par la voix de son président, son engagement à suivre de près cette affaire et à poursuivre son plaidoyer en faveur du respect de la vie humaine, de la dignité et des droits fondamentaux de tous les citoyens.

Gouvernance : le GECAM presse pour un gouvernement d’action et de résultats

Gouvernance : le GECAM presse pour un gouvernement d’action et de résultats  À l’heure où s’annonce un réaménagement de l’équipe gouvernementale, le Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM) hausse le ton. Dans une déclaration rendue publique ce 19 janvier à Douala, le patronat camerounais appelle à la mise en place d’un gouvernement de rupture, capable de restaurer la confiance, relancer l’investissement et répondre efficacement aux attentes économiques et sociales du pays. S’inscrivant dans la dynamique ouverte par l’élection présidentielle et par l’adresse à la Nation du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, le 31 décembre 2025, le GECAM rappelle que le véritable enjeu ne se limite pas à la nomination de nouveaux ministres. Pour l’organisation patronale, seule une action gouvernementale claire, cohérente et orientée vers les résultats permettra de refonder le pacte de confiance entre l’Exécutif, le secteur privé et les citoyens. Sans remettre en cause les prérogatives constitutionnelles du Chef de l’État, le GECAM souligne l’urgence d’une gouvernance efficace dans un contexte économique mondial de plus en plus contraignant. Les tensions géopolitiques persistantes, la volatilité des marchés des matières premières, le durcissement des conditions financières et le ralentissement de la croissance mondiale exercent une pression croissante sur les économies africaines, dont celle du Cameroun. Sur le plan national, le patronat reconnaît des perspectives de croissance globalement positives, tout en alertant sur la persistance de faiblesses structurelles majeures. Le climat des affaires demeure entravé par des lourdeurs administratives, une pression fiscale jugée excessive, un accès difficile au financement, un déficit énergétique préoccupant, la dégradation des infrastructures, des coûts logistiques élevés et une instabilité réglementaire qui freinent l’initiative privée. À ces contraintes s’ajoutent, selon le GECAM, les répercussions de la période post-électorale, dont les effets continuent de peser sur le moral des entrepreneurs et sur la confiance des ménages. L’incertitude prolongée et l’absence de signaux forts ont favorisé une attitude d’attentisme, marquée par des investissements différés et une consommation en retrait. Le Groupement rappelle avoir, avant l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, insisté sur la nécessité pour les entreprises de bénéficier de visibilité, de sécurité juridique et de lisibilité dans l’action publique. Des conditions indispensables, souligne-t-il, pour engager des investissements durables et créer des emplois. Dans cet esprit, le GECAM plaide pour la formation d’une équipe gouvernementale resserrée, pragmatique et orientée vers l’efficacité, attentive aux préoccupations exprimées par le secteur privé, notamment dans l’appel d’août 2025 et dans les nombreuses propositions formulées en vue de l’amélioration du climat des affaires. Malgré un environnement économique tendu, le patronat se veut confiant quant au potentiel du Cameroun. Il met en avant les atouts du pays, parmi lesquels une population jeune et entreprenante, des ressources naturelles importantes, une position géographique stratégique et un secteur privé résilient. Pour le GECAM, ces leviers ne pourront toutefois produire des résultats tangibles que si les réformes structurelles sont menées avec courage, constance et détermination, dans un esprit de justice sociale. L’organisation réaffirme enfin sa disponibilité à accompagner les pouvoirs publics dans un cadre de dialogue constructif et de responsabilité partagée.

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