Présidentielle 2025 : Issa Tchiroma accusé de violation du Code électoral et d’incitation à la révolte
Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a affirmé que le candidat du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), Issa Tchiroma Bakary, s’est rendu coupable de violations répétées du Code électoral et d’actes de provocation à l’ordre public à la suite de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.
S’exprimant après la proclamation officielle des résultats le 27 octobre 2025 par le Conseil constitutionnel, le membre du gouvernement a rappelé que le président Paul Biya, candidat du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), a été déclaré vainqueur du scrutin avec 53,66 % des suffrages valablement exprimés.
Selon le ministre, M. Tchiroma aurait délibérément violé la loi électorale en s’autoproclamant président élu dès le 14 octobre, alors même que le processus de compilation et de validation des résultats n’était pas achevé. Il aurait, dans la foulée, multiplié les appels à l’insurrection sur les réseaux sociaux, invitant ses partisans à descendre dans la rue pour « défendre sa victoire ».
Vagues de violences
Ces appels auraient entraîné, selon le gouvernement, une série de troubles dans plusieurs localités du pays. Des scènes de violence et de pillage ont été enregistrées à Douala, Dschang, Garoua, Bandja, Ngong, Figuil et Mandjou. Plusieurs édifices publics et privés — sous-préfectures, brigades de gendarmerie, antennes d’ELECAM, mairies et commerces — ont été incendiés ou saccagés.
Paul Atanga Nji a fait état de pertes en vies humaines et de plusieurs blessés graves parmi les forces de l’ordre, tout en saluant « le professionnalisme et la réactivité des autorités administratives et sécuritaires » qui ont, selon lui, « évité le pire ».
Des poursuites annoncées
Le ministre a précisé que le candidat du FSNC devra répondre de ses actes devant les juridictions compétentes pour autoproclamation illégale, incitation à la révolte et destruction de biens publics. Il a également mis en garde ceux qu’il qualifie de « médias de la haine », accusés de relayer les messages séditieux et de contribuer à la désinformation.
« Les services spécialisés rassemblent actuellement toutes les preuves – messages, vidéos, publications – pour identifier et traduire leurs auteurs devant la justice », a-t-il averti, soulignant que l’État ne tolérera aucune atteinte à la paix et à la stabilité nationales.
Malgré les tensions observées dans certaines zones, la situation sécuritaire reste globalement sous contrôle, a assuré le ministre. Il a invité les citoyens à « tourner la page des divisions », à vaquer normalement à leurs occupations et à « demeurer des artisans de paix ».
Pour conclure, Paul Atanga Nji a réaffirmé la détermination du gouvernement à faire respecter la légalité républicaine et à préserver la cohésion nationale après un scrutin qu’il a qualifié de globalement calme et transparent, selon les rapports des observateurs nationaux et internationaux.









































