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Lutte contre les violences faites aux femmes : ONU Femmes dresse le bilan des 16 jours d’activisme à Yaoundé

Lutte contre les violences faites aux femmes : ONU Femmes dresse le bilan des 16 jours d’activisme à Yaoundé

ONU Femmes a procédé, le 12 décembre à son siège à Yaoundé, à la clôture officielle des activités de la campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, à l’occasion d’un atelier de renforcement des capacités des acteurs sur la littératie numérique.

Cette rencontre a servi à la fois de cadre d’évaluation des actions menées depuis le lancement de la campagne, le 25 novembre, et d’espace de formation à l’intention des acteurs communautaires, des médias et des juristes engagés dans la prévention et la lutte contre les violences basées sur le genre.

S’exprimant à cette occasion, Marie-Pierre Racky Chaupin, Représentante pays d’ONU Femmes au Cameroun, a indiqué que cette activité visait à faire un bilan global de la campagne tout en renforçant les capacités des acteurs clés. Selon elle, l’initiative a permis d’évaluer les actions de communication et de sensibilisation menées sur le terrain, l’état actuel des violences faites aux femmes et aux filles, ainsi que le niveau d’engagement des communautés, des jeunes et des médias.

Elle a salué la mobilisation collective observée durant ces 16 jours d’activisme, soulignant que les efforts conjoints ont contribué à faire comprendre que les violences faites aux femmes et aux filles constituent une violation grave des droits humains. L’édition 2025 a mis un accent particulier sur les violences en ligne, dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies, qui exposent davantage les femmes et les filles à des formes inédites de vulnérabilité.

Tout en se félicitant des résultats obtenus, la Représentante pays d’ONU Femmes a reconnu l’existence de certaines insuffisances, notamment en matière de financement. Elle a relevé que les ressources disponibles restent insuffisantes pour assurer une prévention efficace et une prise en charge adéquate des survivantes. « Sans financements suffisants, il est difficile de déployer des services adaptés, de créer des espaces sûrs et d’accompagner durablement les victimes », a-t-elle expliqué, tout en exprimant l’espoir d’un engagement accru des partenaires techniques et financiers, des États et du système des Nations Unies.

La rencontre a également été marquée par une communication juridique de Yvonne Léopoldine Akoa, présidente de l’Association Camerounaise des Femmes Juristes (ACAFEJ). Elle a présenté les différentes sanctions prévues par la législation camerounaise en matière de violences en ligne, notamment les sanctions pénales et administratives, ainsi que les peines accessoires telles que l’interdiction d’exercer certaines activités liées au cyberespace, la fermeture temporaire d’entreprises ou la publication des décisions de justice.

Elle a par ailleurs rappelé que les victimes disposent de plusieurs voies de recours, allant de l’action pénale à l’action civile, en passant par des solutions amiables lorsque cela est possible. Toutefois, a-t-elle souligné, la suppression totale des contenus malveillants sur Internet demeure complexe, même avec l’intervention de spécialistes du nettoyage du web.

Au terme des travaux, les participants ont salué la pertinence de cette formation, qui a favorisé une interaction directe entre acteurs de terrain et experts juridiques, tout en leur fournissant des outils concrets pour mieux orienter et accompagner les victimes de violences basées sur le genre.

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