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Coopération Cameroun – BID : de nouveaux engagements pour accélérer les chantiers routiers stratégiques

Coopération Cameroun – BID : de nouveaux engagements pour accélérer les chantiers routiers stratégiques

La coopération entre le Cameroun et la Banque islamique de développement (BID) s’intensifie autour des infrastructures routières, pilier essentiel de la transformation économique du pays. Le 18 février 2026 à Yaoundé, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a reçu une délégation de la Banque islamique de développement (BID) pour faire le point sur les projets en cours et identifier de nouvelles priorités.
Conduite par Hammad Hundal, directeur du hub régional d’Abuja, la mission comprenait également Oussema Trigui, Country Operation Manager pour le Cameroun, le Tchad et le Niger, Bekzod Permanov, Operation Team Leader, ainsi que Mohamadou Awal, Field Representative. Les échanges ont porté sur le renforcement de la connectivité nationale, le désenclavement des zones de production et la consolidation de l’intégration sous-régionale.

Un partenariat au service de la modernisation du réseau routier

Au cours de l’audience, le ministre a présenté un état d’avancement détaillé des projets financés par la BID, qu’ils soient achevés, en cours d’exécution ou en préparation. Il a souligné que l’amélioration du réseau routier demeure un levier déterminant pour stimuler la croissance, fluidifier les échanges commerciaux et améliorer les conditions de vie des populations.
Parmi les réalisations déjà livrées figurent les axes Lena–Nsengbe–Tibati–Ngatt (167,3 km) et Olama–Bingambo (106 km). Au-delà de la construction des routes, ces projets ont intégré des infrastructures socio-économiques destinées à renforcer leur impact local. Résultat : une réduction significative des temps de trajet et un meilleur accès aux marchés pour les producteurs ruraux.
Des projets structurants en phase de lancement
Deux chantiers majeurs s’apprêtent à entrer en phase opérationnelle : la phase II de la route Batchenga–Ntui–Yoko–Lena–Tibati–Ngaoundéré et la réhabilitation de l’axe Douala–Bafoussam. Ce dernier constitue un corridor stratégique reliant le port de Douala aux régions des hauts plateaux de l’Ouest, zone à forte activité agricole et commerciale.
D’autres projets prioritaires sont en cours d’études ou de mobilisation de financements, notamment les axes Mamfé–Akwaya, Yaoundé–Bertoua–Garoua Boulaï et Pont de la Mape–Banyo–Tibati–Meiganga. Ces infrastructures visent à renforcer la cohésion territoriale et à soutenir l’intégration économique nationale.

l’intégration régionale

La BID a réitéré sa volonté d’accompagner le Cameroun dans le développement du corridor Douala–Bangui, maillon essentiel des échanges entre le Cameroun et la République centrafricaine. L’institution s’est également dite disposée à soutenir le financement de la route Mamfé–Akwaya, sous réserve de la finalisation des études techniques nécessaires.
Au-delà des considérations techniques et financières, l’enjeu demeure profondément humain. Faciliter la mobilité, rapprocher les bassins de production des centres de consommation, améliorer l’accès aux services sociaux de base : autant d’objectifs qui confèrent à ces projets une dimension stratégique.
Dans un contexte où la qualité des infrastructures conditionne l’attractivité et la compétitivité d’un pays, la coopération entre le ministère des Travaux publics et la Banque islamique de développement s’affirme comme un instrument clé de la politique nationale de développement et d’intégration régionale.

Denise Ebelle

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