Cap sur Dakar 2028 : Yaoundé passe le témoin et referme le 23e Congrès de l’AAEA

Cap sur Dakar 2028 : Yaoundé passe le témoin et referme le 23e Congrès de l’AAEA
Dakar en ligne de mire, l’Afrique garde le cap
C’est désormais officiel : le 24e Congrès international et Exposition de l’Association africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA) se tiendra en février 2028 à Dakar, au Sénégal.
À Yaoundé, la flamme a été transmise dans un moment hautement symbolique, scellant la continuité d’un engagement continental en faveur de l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement.
La cérémonie de passage de flambeau entre le Cameroun et le Sénégal, ponctuée de danses et d’expressions culturelles des deux pays, a illustré l’unité africaine et la solidité institutionnelle de l’Association. Un geste fort, porteur d’espoir et de responsabilité.
Yaoundé 2026 : quatre jours pour consolider une vision
Pendant quatre jours, le 23e Congrès international et Exposition de l’AAEA a transformé la capitale camerounaise en carrefour stratégique du secteur eau et assainissement en Afrique. Experts, ministres, opérateurs, partenaires techniques et financiers y ont croisé leurs analyses autour de priorités désormais claires :
Sécurisation durable des ressources en eau
Amélioration de la performance des services
Reconnaissance de l’assainissement comme pilier du développement
Mobilisation de financements innovants
Accélération de la transformation numérique
Dans sa synthèse, le Directeur exécutif de l’AAEA, Olivier Gosso, a salué la maturité institutionnelle du secteur et la richesse du programme scientifique, soulignant la forte mobilisation des États, des collectivités, des femmes et des jeunes.

Le numérique comme accélérateur de transformation
L’innovation technologique s’est imposée comme l’un des fils conducteurs du Congrès.
Le Directeur général de MTN, Wanda Matandela, a mis en avant le rôle stratégique de la connectivité, de la digitalisation et de la valorisation des données pour améliorer la transparence, renforcer la performance des opérateurs et étendre les services aux zones isolées.
Un plaidoyer en faveur d’une modernisation
structurelle du secteur, appuyée par de
partenariats public-privé solides.
Un appel à transformer les paroles en actes
Prenant la parole au nom de l’Association, le Président de l’AAEA, Dr Blaise Moussa, a rappelé que le Congrès de Yaoundé devait marquer un tournant:
« Ce rendez-vous n’est pas une fin en soi, mais un point de départ. »
Il a insisté sur la nécessité de renforcer le leadership africain et de traduire les recommandations issues des travaux en actions concrètes au bénéfice des populations.
Une dimension politique assumée
Les interventions ministérielles ont donné une portée stratégique à la clôture.
Le ministre tchadien en charge de l’Eau et de l’Assainissement, Passalé Kanabé Marcelin, a salué l’utilité de l’AAEA comme cadre de coopération africaine face aux défis climatiques et démographiques.
Clôturant les allocutions, le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, représentant le gouvernement hôte, a souligné que l’Afrique est entrée « dans le temps de l’action », appelant à transformer les engagements en investissements structurants et en services durables.

Yaoundé, non pas une fin… mais une impulsion
En refermant ses portes, le 23e Congrès de l’AAEA laisse derrière lui une conviction partagée : l’Afrique dispose désormais d’une expertise affirmée, d’une vision consolidée et d’une volonté politique renforcée pour accélérer la transformation du secteur.
Yaoundé n’a pas marqué une conclusion.
Elle a donné une impulsion.
Prochaine étape : Dakar, février 2028.
Denise Ebelle



















































