Action humanitaire : près de 3 millions de Camerounais auront besoin d’assistance en 2026, selon l’ONU

Action humanitaire : près de 3 millions de Camerounais auront besoin d’assistance en 2026, selon l’ONU
Le Cameroun fait face à une pression humanitaire croissante. Selon les Nations Unies, 2,9 millions de personnes auront besoin d’une assistance humanitaire en 2026, en particulier dans les régions du Sud-Ouest, du Nord-Ouest et de l’Extrême-Nord. Cette alerte a été au cœur des échanges entre le gouvernement camerounais et le système des Nations Unies.
Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a reçu ce mercredi 22 janvier 2026 à Yaoundé Issa Sanogo, Coordonnateur résident des Nations Unies au Cameroun. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des préparatifs du plan de réponse humanitaire 2026, destiné à faire face aux multiples vulnérabilités observées sur le terrain.
D’après les projections présentées par l’ONU, 1,9 million de personnes devraient bénéficier directement de l’assistance onusienne, pour un budget estimé à 319 millions de dollars américains. Une enveloppe jugée essentielle pour répondre aux besoins urgents des populations affectées par les crises sécuritaires, les déplacements forcés et les catastrophes naturelles.
Issa Sanogo a rappelé que l’année 2025 a été particulièrement éprouvante pour l’action humanitaire. La réduction des financements a fortement limité les capacités d’intervention, compromettant parfois la réponse rapide aux urgences. Face à cette situation, le Coordonnateur résident a lancé un appel pressant à la communauté internationale et aux partenaires nationaux, les exhortant à maintenir et renforcer leur soutien financier.
Une nouvelle approche opérationnelle a également été annoncée. Désormais, la gestion des interventions humanitaires sur le terrain sera davantage confiée aux acteurs locaux, notamment le gouvernement et les organisations de la société civile. Cette orientation vise à améliorer la réactivité, l’efficacité et la coordination de l’aide, tout en tenant compte des réalités locales.
Les régions du Sud-Ouest, du Nord-Ouest et de l’Extrême-Nord demeurent les zones les plus critiques. À ces foyers de vulnérabilité s’ajoutent les réfugiés centrafricains et nigérians, ainsi que les personnes déplacées internes. Dans ces zones, de nombreuses familles vivent dans une extrême précarité, où l’accès à la nourriture, à l’eau potable ou à des kits d’hygiène reste un défi quotidien.
Le diplomate onusien a par ailleurs salué la solidarité du gouvernement camerounais et des populations envers les personnes en situation de détresse. « Le Cameroun montre l’exemple en ouvrant ses portes aux personnes vulnérables, sur toute l’étendue de son territoire », a-t-il souligné.
Pour 2026, le plan humanitaire se veut ambitieux, inclusif et concerté, reposant sur une collaboration étroite entre l’ONU, l’État camerounais, les partenaires techniques et financiers, ainsi que la société civile. Toutefois, sa réussite dépendra largement de la mobilisation des ressources.
Au-delà des statistiques, l’enjeu est humain : transformer les chiffres en vies sauvées, garantir que l’aide parvienne effectivement à ceux qui en ont le plus besoin et renforcer durablement la capacité du Cameroun à faire face aux crises humanitaires.Action humanitaire : près de 3 millions de Camerounais auront besoin d’assistance en 2026, selon l’ONU



















































