Au cœur de l’agenda africain de l’eau, Blaise Moussa imprime sa marque

Au cœur de l’agenda africain de l’eau, Blaise Moussa imprime sa marque de
En accueillant à Yaoundé le 23ᵉ Congrès international et exposition de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (AAEA), le Cameroun n’a pas seulement servi de cadre à une grande rencontre sectorielle. Il a surtout donné à voir une dynamique de leadership continental portée par le Dr Blaise Moussa, président en exercice de l’AAEA et Directeur général de la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER), dont l’action place désormais la question de l’eau au rang des priorités stratégiques africaines.
À la tribune du Palais des Congrès, devant une assemblée de décideurs publics, d’opérateurs, de chercheurs et de partenaires internationaux venus de tout le continent, le président de l’AAEA a rappelé que l’eau et l’assainissement ne relèvent plus de politiques sectorielles isolées, mais constituent un socle de développement, de stabilité sociale et d’intégration régionale. L’événement, placé sous le Très Haut Patronage du Président de la République, Paul Biya, a ainsi pris une dimension à la fois technique et politique, traduisant l’importance accordée à cette ressource vitale dans les stratégies nationales et continentales.
Élu à l’unanimité à la tête de l’AAEA en février 2025 à Kampala, le Dr Blaise Moussa conduit aujourd’hui une organisation qui fédère plus de 237 membres issus de plus de 40 pays africains. Cette responsabilité, loin d’être honorifique, s’est rapidement traduite par une volonté d’action : renforcer la coopération interafricaine, structurer le partage d’expériences entre opérateurs publics, et promouvoir des solutions adaptées aux réalités économiques et climatiques du continent.

Sous son impulsion, l’AAEA s’affirme comme une plateforme de concertation capable d’influencer les politiques publiques, de mobiliser des financements et d’accompagner les réformes institutionnelles nécessaires à l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. Le congrès de Yaoundé s’inscrit dans cette logique : au-delà des échanges scientifiques et techniques, il vise à faire émerger des engagements concrets, fondés sur l’innovation, la formation des ressources humaines et une gouvernance plus performante.
Cette approche trouve un prolongement direct dans son action à la tête de CAMWATER. Depuis sa nomination en 2022, l’entreprise publique camerounaise s’est engagée dans une dynamique de modernisation et de partenariats stratégiques. La convention signée avec le Palais des Congrès de Yaoundé pour l’amélioration des infrastructures d’alimentation en eau, en amont du congrès, illustre cette volonté de joindre les actes aux discours et de faire des grands rendez-vous internationaux des leviers d’amélioration durable des services publics.
Pour le président de l’AAEA, l’efficacité des politiques de l’eau passe également par une administration publique renforcée, capable de planifier, d’anticiper et de répondre aux défis croissants liés à l’urbanisation, au changement climatique et à la pression démographique. Il n’a eu de cesse de souligner le rôle des réformes administratives, de la formation continue et de la professionnalisation des acteurs comme conditions essentielles d’une gestion performante et transparente du secteur.
En plaçant l’eau au cœur de l’agenda africain, le Dr Blaise Moussa défend une vision transversale : celle d’une ressource qui structure la santé publique, l’éducation, l’économie et la cohésion sociale. Son leadership à l’AAEA ambitionne ainsi de faire émerger un cadre panafricain plus solidaire, où les États et les opérateurs conjuguent leurs efforts pour transformer les défis hydriques en opportunités de développement.
À travers le congrès de Yaoundé, un message clair s’est imposé : l’eau est une cause stratégique, qui exige une vision politique assumée, une coopération active et des dirigeants capables de porter cette ambition au-delà des frontières nationales. Dans ce rôle, le président en exercice de l’AAEA entend inscrire son action dans la durée, en phase avec les objectifs de développement durable et les aspirations d’une Afrique en quête d’émergence inclusive.



















































