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Participation politique : parlementaires, gouvernement et ONU Femmes unis contre les VBG

Participation politique : parlementaires, gouvernement et ONU Femmes unis contre les VBG

 

Mardi 9 décembre 2025, le palais de verre Paul Biya à Yaoundé a accueilli un atelier de haut niveau réunissant le Gouvernement, le Caucus des Femmes Parlementaires et ONU Femmes Cameroun. Cette rencontre stratégique, dédiée à la lutte contre les discriminations et les violences basées sur le genre (VBG) dans le champ politique, a rassemblé plusieurs personnalités, parmi lesquelles la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), Mme ABENA ONDOA née OBAMA Marie Thérèse, accompagnée de ses proches .

La cérémonie d’ouverture a été présidée par l’Hon. Mary Mujuli Epse MEBOKA, représentante du Pan-African Parliament (PAP), aux côtés de l’Hon. Laurentine Koa Fegue, présidente du Caucus des Femmes Parlementaires. Dans son allocution, cette dernière a rappelé que les VBG demeurent « un fléau persistant, nourri par les inégalités entre les sexes, les rapports de pouvoir déséquilibrés et des normes sociales discriminatoires ».

La présence de la Représentante Résidente d’ONU Femmes Cameroun, Mme Racky Chauptin, a permis d’enrichir les échanges sur les actions conjointes à mener pour bâtir un espace politique plus sûr, inclusif et respectueux des droits des femmes.

 

Cadres juridiques et défis persistants

Dans son intervention, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a rappelé les nombreux instruments juridiques internationaux et nationaux ratifiés par le Cameroun pour garantir les droits des femmes. Elle a insisté sur la nécessité de :

  1. renforcer les capacités de leadership féminin,
  2. améliorer la connaissance de l’environnement sociopolitique,
  3. mobiliser davantage de ressources financières pour soutenir durablement les femmes engagées en politique.

Elle a toutefois souligné les obstacles persistants à leur pleine participation : discrimination, violences de genre, pauvreté, faible niveau d’éducation, stéréotypes sexistes, insuffisance de moyens, et manque d’appui institutionnel. Autant de freins qui entravent la liberté d’expression des femmes et fragilisent les communautés qu’elles représentent.

 

Un projet de loi en préparation

Dans cette dynamique, le MINPROFF a annoncé l’élaboration d’un projet de loi spécifique sur les violences faites aux femmes et aux filles, conçu en collaboration avec l’ensemble des administrations sectorielles. Actuellement en cours d’adoption, ce texte vise à consolider le cadre juridique national en introduisant des dispositions adaptées aux formes traditionnelles mais aussi émergentes de violence.

Le projet accorde une attention particulière à la prévention, à la protection des survivantes, à la poursuite des auteurs et à la prise en charge globale des victimes, constituant ainsi une avancée majeure dans la lutte contre les VBG au Cameroun.

À l’issue des travaux, participantes et partenaires ont réaffirmé leur détermination à poursuivre les efforts conjoints afin de renforcer la participation politique des femmes, condition indispensable à un développement démocratique véritablement inclusif et équitable.

 

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