Gouvernance minière : le Pr Fuh Calistus annonce un tour de vis sur l’or camerounais

Gouvernance minière : le Pr Fuh Calistus annonce un tour de vis sur l’or camerounais Entre soupçons de fuite, écarts statistiques troublants et porosité des frontières, la gestion de l’or camerounais interpelle. Face aux révélations du rapport ITIE 2023 faisant état d’un décalage massif entre les volumes officiellement exportés et ceux enregistrés à l’international, le gouvernement sort de sa réserve. Dans un communiqué rendu public ce lundi 29 décembre 2025 à Yaoundé, le ministre des Mines par intérim, le Pr Fuh Calistus Gentry, annonce une série de mesures correctives pour restaurer la traçabilité, renforcer la gouvernance et sécuriser les recettes de l’État. D’entrée de jeu, le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique rappelle son rôle régalien : définir et mettre en œuvre la politique minière nationale. La Société nationale des mines (SONAMINES) est, pour sa part, chargée du contrôle de la production et détient l’exclusivité de la commercialisation de l’or produit au Cameroun. Cette clarification figure en bonne place dans le communiqué signé par le ministre. Le document s’appuie sur les conclusions du rapport ITIE 2023, qui met en évidence un écart préoccupant. Selon la Direction générale des Douanes, seuls 22,3 kilogrammes d’or ont été officiellement exportés. À l’inverse, les statistiques internationales font état de 15,2 tonnes d’or arrivées aux Émirats arabes unis en provenance du Cameroun. Un décalage qui pose avec acuité la question de la traçabilité de la production aurifère nationale. Le ministère explique que cette situation découle en grande partie de la prédominance de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée. Ces activités se développent souvent sans études de faisabilité préalables, rendant impossible toute estimation fiable des volumes réellement produits. Les déclarations des exploitants demeurent, dans bien des cas, partielles ou imprécises. Dans ce contexte, la SONAMINES procède au prélèvement des taxes et droits pour le compte de l’État sur la base des déclarations disponibles. Le communiqué reconnaît toutefois les limites actuelles de l’entreprise publique, qui ne dispose pas encore des moyens financiers et technologiques nécessaires pour racheter l’ensemble de la production nationale et assurer un suivi exhaustif des quantités extraites. À ces contraintes s’ajoute la porosité des frontières terrestres. Une partie de l’or quitte le territoire camerounais par des circuits non officiels. Des exploitants venus de pays voisins empruntent ces voies pour acheminer l’or vers les Émirats arabes unis, en le déclarant indûment comme étant d’origine camerounaise. Pour mettre fin à ces dysfonctionnements, le gouvernement annonce un ensemble de mesures fortes. Dès janvier prochain, les sites d’exploitation artisanale et semi-mécanisée ne disposant pas de systèmes de traitement en vase clos seront fermés. Les capacités financières et technologiques de la SONAMINES seront renforcées, tandis que le contrôle de la production à distance sera amélioré grâce à des outils modernes. Le développement de la mine industrielle figure également parmi les priorités. L’objectif est clairement affiché : améliorer la traçabilité de l’or, réduire les pertes de recettes pour l’État et sécuriser durablement les finances publiques. Le communiqué souligne que des avancées sont déjà perceptibles, les réserves d’or du Cameroun étant passées de 37 kilogrammes à près de 1 500 kilogrammes au cours des dernières années. Enfin, le ministre rassure l’opinion publique. Sous les Très Hautes Instructions du Chef de l’État, le gouvernement entend faire de l’or une ressource stratégique, appelée à générer des revenus durables, à renforcer l’économie nationale et à contribuer, à terme, à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Dr Blaise MOUSSA, DG de l’année 2025

Dr Blaise MOUSSA, DG de l’année 2025 L’homme qui a fait bouger les lignes et remis l’eau au cœur des priorités nationales   L’année 2025 marque un tournant décisif pour la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER). Sous l’impulsion de son Directeur général, Dr Blaise MOUSSA, l’entreprise publique a connu une dynamique de transformation sans précédent, plaçant l’accès à l’eau potable au centre des réformes structurelles et de l’action publique. Plus qu’une simple année de gestion, 2025 s’impose comme l’année de l’action, du courage managérial et des résultats concrets. Dr Blaise MOUSSA n’a pas seulement administré CAMWATER : il a profondément fait évoluer ses méthodes, ses infrastructures et sa relation avec les populations. 2025 : l’année où CAMWATER a accéléré Dès les premiers mois de l’année, les chantiers se sont multipliés. À Yaoundé, le remplacement de canalisations vétustes a permis de réduire significativement les pertes d’eau et d’améliorer la pression dans plusieurs quartiers. À Douala, l’extension des réseaux et la densification des conduites ont rapproché le service de milliers de ménages supplémentaires. Dans des zones longtemps marginalisées comme Nkolfoulou, Nsam ou certaines périphéries urbaines, l’eau potable est enfin devenue une réalité quotidienne. Symbole fort de cette nouvelle dynamique : la campagne nationale des 200 000 nouveaux branchements neufs, lancée en 2025. Sur le terrain, les équipes de CAMWATER ont travaillé sans relâche pour connecter des foyers, installer des bornes-fontaines dans des écoles et des centres de santé, et répondre à une attente sociale longtemps exprimée.   Une gestion de crise qui a révélé le leadership L’épreuve majeure de 2025 restera sans doute la grave panne survenue au nœud central de l’usine de production et de distribution d’eau de Yato, à Douala. Ce qui semblait initialement être une défaillance technique s’est révélé être un acte de sabotage, visant à déstabiliser un système déjà sous forte pression. Face à cette situation critique, Dr Blaise MOUSSA a fait preuve d’un leadership opérationnel remarquable. Mobilisation immédiate des équipes techniques, coordination renforcée, sécurisation des installations et collaboration avec les forces de maintien de l’ordre : la riposte a été rapide, structurée et efficace. Résultat : le piège a été évité, et l’eau est revenue progressivement et durablement dans les ménages de Douala. « Il était impensable d’imaginer les populations de Douala privées d’eau à l’approche de la fête de la Nativité », a-t-il déclaré, résumant ainsi sa vision du service public : l’humain avant toute chose   Des projets structurants pour aujourd’hui et pour demain L’année 2025 ne s’est pas limitée à la gestion de l’urgence. Elle a surtout été celle de l’accélération des grands chantiers structurants : Construction de quatre forages industriels à Cité des Palmiers, Ndogbong, Logbessou et Koumassi, avec un débit de 140 m³/h chacun ; Renforcement de la capacité de l’usine de Yato avec un apport supplémentaire de 15 000 m³/jour ; Lancement du vaste projet de réhabilitation et d’extension de la station de Japoma, avec une capacité additionnelle projetée de 68 000 m³/jour ; Signature d’un accord international pour la réhabilitation des systèmes d’approvisionnement en eau potable dans dix villes du pays, visant près d’un million de bénéficiaires. Une CAMWATER modernisée, plus proche des usagers Sous l’impulsion du DG, la relation avec les abonnés a également changé. Digitalisation de la facturation, paiements par monnaie électronique, partenariat avec CAMPOST pour élargir l’accès aux services : CAMWATER est entrée de plain-pied dans une logique de modernité et de proximité. À l’interne, le climat social s’est amélioré. Les agents bénéficient de formations, d’outils adaptés et d’une meilleure coordination. Les équipes se sentent écoutées, valorisées et responsabilisées, ce qui se traduit par une réactivité accrue sur le terrain. L’impact du travail accompli en 2025 dépasse les frontières nationales. En février, Dr Blaise MOUSSA a été élu Président de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA), consacrant son leadership et renforçant la visibilité du Cameroun dans la gouvernance continentale du secteur de l’eau. 2025, l’année où les lignes ont bougé Dans les quartiers reconnectés, dans les agences commerciales, sur les chantiers et au sein des équipes techniques, les effets de 2025 sont visibles, tangibles et durables. L’eau coule davantage, plus régulièrement, et l’espoir renaît là où la pénurie était devenue une fatalité. En faisant de l’efficacité, de la rigueur et de la proximité sociale les piliers de son action, Dr Blaise MOUSSA s’impose en 2025 comme un Directeur général qui a su faire bouger les lignes, transformer une entreprise stratégique et redonner toute sa place à l’eau potable comme levier de développement. 2025 restera l’année de la reconquête de l’eau potable au Cameroun.

Noël 2025 : CAMRAIL donne du sourire à 150 enfants de cheminots

Noël 2025 : CAMRAIL donne du sourire à 150 enfants de cheminots Noël 2025 : CAMRAIL donne du sourire à 150 enfants de cheminots. Tel est le message fort porté par la cérémonie de l’Arbre de Noël organisée le lundi 22 décembre 2025 dans les jardins de la gare centrale de Bessengué, à Douala. Un rendez-vous devenu une tradition au sein de l’entreprise ferroviaire, marqué par des instants de partage, de communion et de joie en famille. Placée sous le haut patronage du Directeur Général de CAMRAIL, Joël HOUNSINOU, cette cérémonie s’est tenue en présence de la marraine de l’événement, Madame Nancy NTAH MBE, ainsi que de nombreux directeurs et responsables de l’entreprise. Elle a réuni 150 enfants de cheminots, âgés de 5 à 7 ans, accompagnés de leurs parents, dans une ambiance féerique et conviviale. L’événement a été organisé par la Composante Femmes de la CSTC, avec l’appui du porte-parole des travailleurs, Paul Emmanuel NWAHA, également président de la CSTC Rail du Wouri, et le soutien constant de la Direction Générale de CAMRAIL, illustrant l’importance accordée aux actions sociales et familiales. Tout au long de la journée, les enfants ont été émerveillés par une série d’animations ludiques et éducatives : jeux gonflables (châteaux, toboggans, trampolines), récitals, prestations d’un clown et moments de rires partagés. Le temps fort est resté la remise solennelle des cadeaux, effectuée en présence du Père Noël par les membres du top management et les responsables de l’entreprise. Ces présents, minutieusement sélectionnés par le top management de CAMRAIL, ne relevaient pas du simple divertissement. Les tablettes d’étude visent à accompagner les enfants dans leur apprentissage scolaire et à favoriser leur ouverture au numérique éducatif. Les pianos et instruments ludiques contribuent à l’éveil artistique et au développement de la sensibilité musicale. Les ateliers de confection stimulent la créativité, la dextérité manuelle et l’esprit d’initiative, tandis que les jeux électroniques et ludiques participent au développement cognitif, à la socialisation et à l’apprentissage par le jeu. À travers ce choix réfléchi, CAMRAIL affirme sa volonté d’investir dans l’éducation, l’épanouissement et l’avenir des enfants de ses cheminots. Un candy bar dédié aux enfants et un buffet des grands jours pour les parents ont parachevé cette journée festive, renforçant l’esprit de famille et de solidarité cher à l’entreprise. Dans son message, la marraine de l’événement, Madame Nancy NTAH MBE, a rappelé la portée symbolique de cette célébration : « This celebration reminds us of the importance of family values, unity and solidarity. Enjoy the games, the gifts and the festive atmosphere prepared just for you. Your commitment and dedication help to keep the spirit of Christmas alive within our community. Congratulations! » Pour sa part, la Présidente de la Composante Femmes CSTC de CAMRAIL, Madame Marie Laure NOUKEU, a salué l’engagement constant de l’entreprise : « Le crédit de cette célébration revient surtout à CAMRAIL, qui se positionne comme une entreprise soucieuse du bien-être des enfants et des familles. Nous exprimons notre profonde gratitude à Monsieur le Directeur Général et à l’ensemble du management, qui ne ménagent aucun effort pour nous soutenir. Votre rétribution, ce sont ces sourires que votre engagement et votre humanisme dessinent sur ces visages enfantins et innocents. » C’est aux environs de 16h30 que s’est refermée cette nouvelle édition de l’Arbre de Noël des enfants de cheminots à CAMRAIL, laissant place à des souvenirs inoubliables et à des sourires radieux, témoins de l’attachement de l’entreprise aux valeurs de solidarité, de responsabilité sociale et de cohésion familiale.

Noël 2025 : CAMRAIL donne du sourire à 150 enfants de cheminots

Noël 2025 : CAMRAIL donne du sourire à 150 enfants de cheminots Noël 2025 : CAMRAIL donne du sourire à 150 enfants de cheminots. Tel est le message fort porté par la cérémonie de l’Arbre de Noël organisée le lundi 22 décembre 2025 dans les jardins de la gare centrale de Bessengué, à Douala. Un rendez-vous devenu une tradition au sein de l’entreprise ferroviaire, marqué par des instants de partage, de communion et de joie en famille. Placée sous le haut patronage du Directeur Général de CAMRAIL, Joël HOUNSINOU, cette cérémonie s’est tenue en présence de la marraine de l’événement, Madame Nancy NTAH MBE, ainsi que de nombreux directeurs et responsables de l’entreprise. Elle a réuni 150 enfants de cheminots, âgés de 5 à 7 ans, accompagnés de leurs parents, dans une ambiance féerique et conviviale. L’événement a été organisé par la Composante Femmes de la CSTC, avec l’appui du porte-parole des travailleurs, Paul Emmanuel NWAHA, également président de la CSTC Rail du Wouri, et le soutien constant de la Direction Générale de CAMRAIL, illustrant l’importance accordée aux actions sociales et familiales. Tout au long de la journée, les enfants ont été émerveillés par une série d’animations ludiques et éducatives : jeux gonflables (châteaux, toboggans, trampolines), récitals, prestations d’un clown et moments de rires partagés. Le temps fort est resté la remise solennelle des cadeaux, effectuée en présence du Père Noël par les membres du top management et les responsables de l’entreprise. Ces présents, minutieusement sélectionnés par le top management de CAMRAIL, ne relevaient pas du simple divertissement. Les tablettes d’étude visent à accompagner les enfants dans leur apprentissage scolaire et à favoriser leur ouverture au numérique éducatif. Les pianos et instruments ludiques contribuent à l’éveil artistique et au développement de la sensibilité musicale. Les ateliers de confection stimulent la créativité, la dextérité manuelle et l’esprit d’initiative, tandis que les jeux électroniques et ludiques participent au développement cognitif, à la socialisation et à l’apprentissage par le jeu. À travers ce choix réfléchi, CAMRAIL affirme sa volonté d’investir dans l’éducation, l’épanouissement et l’avenir des enfants de ses cheminots. Un candy bar dédié aux enfants et un buffet des grands jours pour les parents ont parachevé cette journée festive, renforçant l’esprit de famille et de solidarité cher à l’entreprise. Dans son message, la marraine de l’événement, Madame Nancy NTAH MBE, a rappelé la portée symbolique de cette célébration : « This celebration reminds us of the importance of family values, unity and solidarity. Enjoy the games, the gifts and the festive atmosphere prepared just for you. Your commitment and dedication help to keep the spirit of Christmas alive within our community. Congratulations! » Pour sa part, la Présidente de la Composante Femmes CSTC de CAMRAIL, Madame Marie Laure NOUKEU, a salué l’engagement constant de l’entreprise : « Le crédit de cette célébration revient surtout à CAMRAIL, qui se positionne comme une entreprise soucieuse du bien-être des enfants et des familles. Nous exprimons notre profonde gratitude à Monsieur le Directeur Général et à l’ensemble du management, qui ne ménagent aucun effort pour nous soutenir. Votre rétribution, ce sont ces sourires que votre engagement et votre humanisme dessinent sur ces visages enfantins et innocents. » C’est aux environs de 16h30 que s’est refermée cette nouvelle édition de l’Arbre de Noël des enfants de cheminots à CAMRAIL, laissant place à des souvenirs inoubliables et à des sourires radieux, témoins de l’attachement de l’entreprise aux valeurs de solidarité, de responsabilité sociale et de cohésion familiale.

Projet minier de Nkout : l’État et DELTA GROUP ouvrent la voie à l’emploi des jeunes diplômés

Projet minier de Nkout : l’État et DELTA GROUP ouvrent la voie à l’emploi des jeunes diplômés Le gouvernement camerounais et la société DELTA Resources Cameroon PIC ont officiellement clôturé, le vendredi 19 décembre à Yaoundé, la mission consacrée au lancement de la campagne de présélection des jeunes diplômés pour les bourses de formation liées au projet d’exploitation du fer de Nkout, dans la région du Sud. Présidant la cérémonie, le Pr Fuh Calistus Gentry, Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique , a salué une initiative en parfaite cohérence avec la vision du Chef de l’État visant à faire du secteur minier un levier majeur de croissance économique et d’industrialisation. Le projet de fer de Nkout, situé dans le département du Dja-et-Lobo, a fait l’objet d’une restructuration complète par le MINMIDT. Il n’attend plus que la signature de la convention minière et du permis d’exploitation pour entrer dans sa phase de production, à un rythme accéléré. Ce projet s’inscrit dans le portefeuille des quinze projets miniers prioritaires identifiés par le gouvernement, dont plusieurs sont déjà opérationnels à travers le pays. Nkout figure parmi ceux appelés à transformer durablement l’économie de la région du Sud. DELTA GROUP, un partenaire industriel de dimension internationale La mise en œuvre du projet est portée par un consortium international conduit par DELTA GROUP, un holding présent dans plusieurs pays d’Asie et du Moyen-Orient, fort de plus de trois décennies d’expérience dans la logistique, le transport maritime et l’exploitation minière. Le consortium regroupe notamment Fomento Resources, KIOCL Limited et VPR Mining Infrastructure, des entreprises de référence mondiale. Cette solidité industrielle a permis la conclusion de contrats de vente avec sept grands acheteurs internationaux, majoritairement asiatiques, garantissant ainsi des débouchés sûrs pour la production.   Formation, emploi et priorité à la jeunesse locale Point central de la mission : l’annonce du lancement, dès janvier 2026, d’une campagne de présélection de jeunes diplômés camerounais pour des bourses de formation et de perfectionnement entièrement financées par DELTA Resources Cameroon. Vingt jeunes seront retenus dans un premier temps, avec une priorité accordée aux ressortissants de la région du Sud, en vue de leur intégration progressive dans le projet. À terme, 1 500 emplois directs sont annoncés dès la première phase d’exploitation. Les collectivités locales se sont engagées à accompagner cette dynamique, notamment par la mise à disposition d’infrastructures destinées à accueillir un centre de formation professionnelle spécialisé dans les métiers miniers. Vers une École supérieure des mines à Ebolowa Face à la concentration exceptionnelle de projets miniers dans la région, le gouvernement a également engagé des démarches pour la création d’une École supérieure des Mines, de Géologie et de Pétrochimie, rattachée à l’Université d’Ebolowa. DELTA Resources Cameroon a réaffirmé son engagement à financer intégralement la construction de cette école, ainsi que la mise en place d’un fonds dédié aux projets sociaux au bénéfice des communautés riveraines. Un appel à l’anticipation et à la compétence Clôturant son propos, le ministre a lancé un appel à la jeunesse camerounaise, et particulièrement aux femmes, à saisir les opportunités offertes par l’essor du secteur minier industriel. Il les a invitées à se former, à renforcer leur capital humain et à se préparer aux exigences du marché. Il a par ailleurs annoncé que le CIMEC 2026 intégrera un guichet spécial dédié à l’emploi minier, afin dep faciliter la mise en relation entre investisseurs, entreprises et jeunes talents.

Destruction d’un marché solidaire à Nsam : violences, pertes économiques et crise de gouvernance locale

Destruction d’un marché solidaire à Nsam : violences, pertes économiques et crise de gouvernance locale Aux premières heures du mercredi 17 décembre 2025, les installations de la foire organisée par l’Association des Bayam Sallam du Cameroun, au quartier Nsam dans l’arrondissement de Yaoundé III, ont été détruites par la police municipale. Cette opération musclée a plongé des centaines de commerçantes dans la détresse et ravivé de profondes interrogations sur la gestion des marchés publics et la protection des acteurs de l’économie populaire. Deux témoignages majeurs, celui de la présidente de l’association et celui d’une commerçante, révèlent l’ampleur des dégâts humains, économiques et sociaux. Marie Mbala Biloa : « En une nuit, ils ont détruit un projet construit pendant sept ans » Présidente de l’Association des Bayam Sallam du Cameroun, Marie Mbala Biloa revient sur un projet initié depuis 2018, visant la construction d’un marché écologique moderne avec crèche, entrepôts et système de tri des déchets, grâce à l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de plusieurs ministères sectoriels. Dans l’attente du démarrage officiel du marché prévu en 2026, l’association organisait chaque année une foire solidaire, destinée à permettre aux populations vulnérables d’accéder à des produits de première nécessité à moindre coût. La 12ᵉ édition, qualifiée d’exceptionnelle, avait mobilisé des productrices venues des dix régions du Cameroun, avec l’accompagnement du système des Nations Unies. Mais dans la nuit du 16 au 17 décembre 2025, le site a été entièrement détruit. Selon Marie Mbala Biloa, l’intervention s’est déroulée en présence d’autorités municipales et des forces de sécurité. La présidente affirme avoir été violemment brutalisée, malgré un état de santé déjà fragile. Elle souffre aujourd’hui d’un bras et d’un pied fracturés, témoignant de l’ampleur des violences subies lors de l’opération. Traînée au sol, dénudée en public selon son récit, elle dit avoir été humiliée et blessée sous les yeux des commerçantes. Son fils, venu à son secours, a été interpellé et placé en détention, accusé d’avoir porté atteinte à un agent des forces de l’ordre. Elle dénonce également la destruction d’infrastructures construites à crédit, pour un montant estimé à plusieurs dizaines de millions de francs CFA, et l’interruption brutale d’une foire qui devait s’achever le 20 décembre, avec une cérémonie de distinction prévue pour les participantes. Christine Nicole, Bayam Sallam : « On nous enlève le droit de travailler et de nourrir nos enfants » Commerçante et mère de sept enfants, Christine Nicole décrit les conséquences immédiates de cette opération sur les petites vendeuses. Elle affirme avoir perdu l’ensemble de ses marchandises ( manioc, noix de palme, produits vivriers) représentant plusieurs dizaines de milliers de francs CFA, soit l’unique source de revenus de sa famille. Selon elle, de nombreuses Bayam avaient été précédemment déguerpies du marché public, avec des coûts de comptoirs et de taxes jugés inaccessibles pour des femmes en situation de précarité. Faute de moyens, elles se seraient installées sur le site de la foire, avec l’accord de l’association et sur la base de documents légaux, notamment un bail authentique datant de 2018. Christine Nicole s’interroge ouvertement : Un marché public peut-il devenir la propriété d’un individu ? Peut-on contraindre des citoyens à vendre exclusivement dans un site déterminé ? Elle dénonce des violences, des arrestations arbitraires et la détention de plusieurs personnes pour des motifs liés au non-paiement de taxes, malgré la présence de plus de cent commerçantes sur le site au moment des faits. Au-delà de la destruction matérielle, cet événement met en lumière un malaise profond : celui de la précarité des femmes de l’économie informelle, du dialogue rompu entre autorités locales et initiatives communautaires, et de la vulnérabilité des projets sociaux pourtant soutenus par des partenaires institutionnels. Pendant ce temps, des centaines de femmes venues de toutes les régions du pays se retrouvent sans marchandises, sans ressources et sans perspectives immédiates, alors que leur principale responsable est hospitalisée avec des fractures au bras et au pied, symbole d’une violence qui dépasse le simple cadre administratif. Denise Ebelle

Education, solidarité et espoir : Nkolossananga offre un Noël inoubliable à ses enfants et à ses veuves

Education, solidarité et espoir : Nkolossananga offre un Noël inoubliable à ses enfants et à ses veuves À environ quatre kilomètres du centre-ville de Monatélé, le village Nkolossananga a accueilli la 11ᵉ édition de la cérémonie de l’Arbre de Noël des écoles publiques maternelle et primaire, associée à la remise des prix aux meilleurs élèves du primaire. Cette célébration, devenue un rendez-vous annuel incontournable, s’est tenue dans une atmosphère chaleureuse, marquée par la joie, le partage et une forte mobilisation communautaire. Pensée comme un levier de promotion de l’éducation et de renforcement de la cohésion sociale, cette initiative revêt une portée particulière pour les enfants vivant en milieu rural. Dans un contexte où les opportunités de célébration et de loisirs sont souvent limitées, l’Arbre de Noël permet à ces élèves de vivre pleinement la magie des fêtes, au même titre que les enfants des zones urbaines. Ce moment festif contribue à leur épanouissement, renforce leur estime de soi et constitue une source de motivation supplémentaire pour leur parcours scolaire. La cérémonie a réuni de nombreuses personnalités et forces vives du village, notamment Monsieur le Maire, fils de Nkolossananga, plusieurs anciens élèves dont Madame Blandine Lema Ngono, Monsieur le Maire de la commune de Monatélé, Sa Majesté Mbassi Bessala Prosper, ainsi que la marraine de l’événement, Madame Laure Atangana, dont l’engagement constant en faveur de l’éducation et du développement communautaire a été salué. L’un des temps forts de cette 11ᵉ édition a été la remise des prix aux meilleurs élèves du primaire. En valorisant le mérite, la discipline et la persévérance, cette reconnaissance encourage une saine émulation et incite les apprenants à cultiver l’excellence scolaire. Pour les tout-petits de la maternelle, la cérémonie a été ponctuée par la distribution de cadeaux, offrant des instants de bonheur, essentiels à leur développement émotionnel et social. Au-delà de la dimension éducative, l’événement a également mis l’accent sur la solidarité sociale. Du matériel agricole ainsi qu’un moulin à écraser ont été remis aux veuves du village de Nkolossananga afin de soutenir leurs activités génératrices de revenus. Cette action vise à renforcer leur autonomie économique, à réduire la pénibilité de leurs tâches quotidiennes et à améliorer durablement les conditions de vie de leurs ménages, tout en favorisant leur inclusion et leur dignité au sein de la communauté. Très touchées par ce geste, les femmes bénéficiaires ont exprimé leur reconnaissance à travers des dons symboliques, notamment du plantain, du bâton de manioc et d’autres produits du terroir. Ces présents traduisent l’esprit de gratitude, de solidarité et de vivre-ensemble qui anime la communauté de Nkolossananga. À travers cette 11ᵉ édition de l’Arbre de Noël, Nkolossananga réaffirme son engagement en faveur de l’éducation des enfants, de la valorisation de l’excellence scolaire et du soutien aux couches sociales les plus vulnérables, démontrant que la solidarité communautaire demeure un pilier essentiel du développement local durable.

Personnes aveugles et emploi : l’urgence d’un passage à l’acte au Cameroun

  Personnes aveugles et emploi : l’urgence d’un passage à l’acte au Cameroun Le 16 décembre 2025, le Cercle des Jeunes Aveugles Réunis du Cameroun (CJARC) a rendu public un plaidoyer stratégique en faveur du recrutement des personnes handicapées visuelles (PHV). Plus qu’une revendication sectorielle, cette initiative met en lumière une contradiction persistante : un pays doté de textes protecteurs, mais encore incapable de transformer ces engagements en opportunités économiques réelles. À travers cette sortie, le CJARC appelle à repenser l’inclusion non comme un acte de solidarité, mais comme une exigence de développement et de performance nationale. Des compétences formées, mais écartées du marché du travail Le Cameroun dispose d’un cadre juridique avancé en matière de protection des droits des personnes handicapées. La ratification des instruments internationaux et l’adoption de textes nationaux sur l’emploi protégé traduisent une volonté politique affirmée. Toutefois, sur le terrain, les diplômés aveugles et malvoyants demeurent largement absents des administrations et des entreprises. Selon l’analyse du CJARC, cette situation s’explique en grande partie par des perceptions erronées. De nombreux employeurs associent encore handicap visuel et faible rendement, tout en surestimant les coûts liés à l’aménagement des postes. Ce décalage entraîne une perte de compétences pourtant qualifiées et immédiatement mobilisables. Le plaidoyer adressé aux institutions publiques et au secteur privé propose une approche pragmatique du recrutement inclusif. Employer une personne aveugle aujourd’hui implique l’intégration d’outils numériques adaptés, favorisant la dématérialisation et l’optimisation des procédures de travail. Dans cette dynamique, l’accessibilité ne bénéficie pas uniquement aux PHV. Elle accélère la transformation digitale des administrations et améliore les conditions de travail pour l’ensemble du personnel. L’inclusion devient ainsi un facteur d’innovation et d’efficacité organisationnelle.   La canne blanche, symbole d’une citoyenneté incomplète Le CJARC a élargi la réflexion en reliant la question de l’emploi à celle de la mobilité et de l’inclusion sociale. La reconnaissance de la canne blanche comme symbole de droit et de sécurité révèle une réalité essentielle : la performance professionnelle est indissociable de la capacité à se déplacer librement et dignement dans l’espace public. L’inaccessibilité des infrastructures urbaines, la stigmatisation sociale et l’insécurité quotidienne constituent des obstacles majeurs à l’insertion professionnelle. À travers le message « Un code pour tous », le CJARC rappelle que l’inclusion économique ne peut être dissociée d’une politique urbaine réellement inclusive. De l’intention politique aux obligations concrètes Pour éviter que ce plaidoyer ne reste sans effets, le CJARC plaide pour des actions structurantes. Parmi elles figurent l’instauration d’incitations fiscales en faveur des entreprises aménageant des postes accessibles, ainsi que la mise en place de quotas effectifs dans les recrutements de la Fonction publique, accompagnés de mécanismes de suivi et de sanctions. Ces mesures visent à faire évoluer l’inclusion d’un principe déclaratif vers une obligation mesurable et vérifiable. Le plaidoyer du CJARC ne cherche pas à susciter la compassion, mais à provoquer un changement de regard. En plaçant la compétence au centre du débat, il rappelle que l’exclusion des personnes handicapées visuelles constitue un frein silencieux au développement du Cameroun. À l’horizon 2026, l’enjeu est clair : une nation ne progresse pleinement que lorsqu’elle choisit d’intégrer tous ses talents, sans exception.

Validation d’une étude clé sur les violences faites aux femmes et aux filles au Cameroun : Un atelier à Ebolowa pour affiner les résultats

  Validation d’une étude clé sur les violences faites aux femmes et aux filles au Cameroun : Un atelier à Ebolowa pour affiner les résultats   Du 16 au 19 décembre 2025, un atelier national de validation du rapport de l’étude qualitative sur les violences faites aux femmes et aux filles (VFF) au Cameroun se tient à Ebolowa, dans la région du Sud. Cet événement réunit une trentaine de participants issus d’institutions publiques, d’universités et d’organisations de la société civile. L’objectif principal de l’atelier est de renforcer la compréhension des différentes formes de violences subies par les femmes et les filles, et de promouvoir une réponse plus efficace à ce phénomène à l’échelle nationale.   Une problématique nationale d’envergure Les violences faites aux femmes et aux filles au Cameroun sont un enjeu majeur, avec des statistiques alarmantes sur les violences domestiques. Les crises sécuritaires dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord, ainsi que l’afflux de réfugiés, exacerbent les risques et vulnérabilités des femmes et des filles. Ces dernières sont fréquemment exposées à des violences sexuelles, à l’exploitation et à la traite. Malgré des avancées significatives, telles que la Politique nationale genre (2022-2030) et la Stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre (2022-2026), le manque de données récentes constitue un frein. Les dernières statistiques officielles remontent à 2018, ce qui rend difficile une évaluation précise de la situation.   Une étude qualitative inédite à l’échelle nationale Pour combler ce déficit d’informations, ONU Femmes a soutenu le gouvernement camerounais dans la réalisation d’une étude qualitative nationale sur les violences faites aux femmes et aux filles. Menée par le cabinet Research Action Consulting (Re-Act), cette étude s’est déroulée du 10 au 25 novembre 2025 dans toutes les régions du pays. Intitulée « Autopsie socio-anthropologique des violences faites aux femmes et aux filles au Cameroun », l’étude offre une analyse approfondie des différentes formes de violences, du profil des victimes et des auteurs, tout en évaluant la qualité des services d’accompagnement. C’est la première fois qu’une étude aussi complète est menée à l’échelle du pays.     Un atelier pour valider et enrichir le rapport L’atelier d’Ebolowa vise à examiner et valider les résultats préliminaires de l’étude avant leur publication officielle. Les participants, issus de divers secteurs (ministères, forces de sécurité, société civile, universités et agences des Nations Unies), sont invités à apprécier la validité des résultats, à discuter des méthodologies employées et à proposer des améliorations. Cet exercice de validation est essentiel pour garantir que les conclusions de l’étude soient solides, cohérentes et pertinentes, et qu’elles servent de base pour des actions concrètes en matière de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.   Une « pandémie mondiale », selon l’ONU Lors de la cérémonie d’ouverture, Raky Chaupin, Représentante résidente d’ONU Femmes au Cameroun, a souligné que les violences faites aux femmes et aux filles représentent une « pandémie mondiale », citant les propos du Secrétaire général des Nations Unies. « Aucune société n’est épargnée. Les victimes n’ont souvent pas le courage de dénoncer par peur de représailles. Cette étude permettra d’améliorer les services d’accompagnement et de mieux comprendre les mécanismes de ces violences », a-t-elle précisé. Les travaux ont été ouverts par Matip Matip Alain, représentant du MINPROFF, qui a réaffirmé l’engagement du gouvernement camerounais dans la lutte contre les violences basées sur le genre et dans l’élaboration de politiques publiques fondées sur des données fiables. Cet atelier est un moment clé pour affiner les politiques publiques en matière de violences faites aux femmes et aux filles, avec un impact à la fois local et national.

Lutte contre le VIH au Cameroun : plaidoyer, pharmacovigilance et réponses communautaires au cœur du débat

À l’occasion d’un échange stratégique tenu en marge de la Journée mondiale de lutte contre le sida, représentants gouvernementaux, experts onusiens et organisations communautaires ont mis en lumière les avancées, les défis et les priorités urgentes pour garantir un accès continu et sécurisé aux traitements antirétroviraux (ARV) au Cameroun. L’accent a été particulièrement mis sur la pharmacovigilance, les intolérances médicamenteuses, les ruptures de stock, ainsi que les besoins spécifiques de certaines populations, notamment les jeunes et les personnes souffrant de maladies chroniques.   «Nous devons travailler ensemble pour finaliser le plaidoyer » — Taoufik Bakkali, ONUSIDA   Le représentant pays de l’ONUSIDA, Taoufik Bakkali, a salué la qualité des échanges et insisté sur la nécessité d’un plaidoyer structuré et collectif.   « C’est ensemble que nous trouverons des solutions. Certaines problématiques mériteraient à elles seules une demi-journée de débat. D’où l’importance de documenter, de dialoguer et de construire un dossier de plaidoyer solide. »   Il a rappelé que le plaidoyer ne doit pas uniquement cibler le ministère de la Santé, mais aussi les partenaires internationaux, dont certains exercent parfois une pression au niveau des stratégies thérapeutiques. Il a insisté sur l’importance de la communication proactive pour informer les populations, lutter contre la désinformation et renforcer les partenariats communautaires :   « Il ne s’agit pas seulement de réagir aux fake news, mais de préparer les communautés, d’adapter l’information selon les besoins et d’impliquer les médias et les organisations communautaires. »   Le SP/CNLS rappelle les priorités nationales : efficacité des ARV, pharmacovigilance et élimination du sida à l’horizon 2030   Le Secrétaire permanent du Comité national de lutte contre le sida (CNLS) a réaffirmé l’engagement du Cameroun :   « Éliminer le sida comme problème de santé publique d’ici 2030, c’est viser zéro décès, zéro nouvelle infection et zéro discrimination. »   Il a rappelé que le pays progresse vers l’atteinte des « trois 95 » d’ici fin 2025, et que la pharmacovigilance fait partie des 10 interventions prioritaires définies par le ministre de la Santé, Dr Manaouda Malachie.   *Tolérances et intolérances rapportées par les communautés*   Les données issues du monitoring communautaire montrent :   certaines prises de poids excessives,   des cas d’hypertension artérielle,   des insomnies,   et d’autres plaintes isolées.   « Nous ne pouvons pas démontrer la causalité à ce stade, mais toute plainte doit être prise en compte. Le contrôle du poids et de la tension artérielle doit être systématique. »   Il précise :   « S’il y a une intolérance, nous pouvons basculer vers un autre protocole. Ce qui compte, c’est la continuité du traitement et l’efficacité des ARV disponibles. »   Maintien de l’offre malgré la baisse des financements externes   Le SP note que malgré une baisse des financements américains et du Fonds mondial :   aucune rupture critique n’a affecté la disponibilité des ARV,   un plan de mitigation a permis d’éviter toute interruption,   le pays a mis en place depuis 2025 la prise en charge de la maladie avancée, incluant les tests CD4.   Le Cameroun affiche aujourd’hui 93 % de suppression virale, un indicateur majeur de succès.   « Si nous atteignons 95 %, nous franchirons un cap décisif. La suppression virale montre que les médicaments fonctionnent. »   Il plaide aussi pour la lutte contre la stigmatisation, encore responsable de retards dans le dépistage et le suivi.   Les organisations communautaires alertent : intolérances au Dolutégravir et besoin urgent de Telétravir 400 oui   Makoutcha Odile, présidente de la Task Force des organisations communautaires du Centre, a lancé un plaidoyer appuyé pour le retour du Telétravir 400.   « Le Dolutégravir provoque chez certains bénéficiaires des insuffisances rénales, de l’hypertension, et des complications chez les personnes âgées souffrant de maladies non transmissibles. »   Elle souligne une situation critique survenue après la rupture du DTG 50 mg, laissant des patients fragiles sans alternative appropriée.   « Le système communautaire est prêt à accompagner l’État, mais nous avons besoin que les commandes soient accélérées. Les bénéficiaires doivent poursuivre leur traitement sans interruption. »   Elle rappelle enfin que la santé publique repose d’abord sur la ressource humaine, qu’il faut soutenir et écouter.   Jeunes vivant avec le VIH : l’émergence inquiétante de « résistances silencieuses » au TLD   Un représentant des jeunes PVVIH a soulevé un phénomène préoccupant : des résistances silencieuses au TLD, non détectables par des symptômes visibles.   « Avec les anciens protocoles, on voyait des signes : boutons, perte de poids… Mais avec TLD, la charge virale revient détectable alors même que le jeune affirme prendre correctement son traitement. »   Cette situation crée :   de la stigmatisation injuste,   des doutes sur l’adhérence,   un suivi virologique trop espacé (6 à 12 mois), insuffisant pour détecter rapidement un échec thérapeutique.   Les jeunes demandent :   un renforcement de la fréquence des charges virales,   un meilleur suivi des échecs non volontaires,   une communication plus claire sur la gestion des résistances.   une plateforme de dialogue saluée par tous   Les échanges entre bénéficiaires, décideurs, partenaires et experts ont permis :   d’identifier les défis persistants,   de valoriser l’efficacité des traitements,   d’améliorer la compréhension des mécanismes de pharmacovigilance,   et de renforcer la collaboration pour éviter toute interruption thérapeutique.   Ce dialogue continu, encouragé par le ministère de la Santé et soutenu par l’ONUSIDA, constitue un levier essentiel pour atteindre l’élimination du sida au Cameroun.en word